FeniXX réédition numérique (Perrin)

  • La bataille d'Abbeville constitue l'une des rares offensives d'ensemble de 1940. La 4e Division cuirassée du colonel de Gaulle participe à partir du 28 mai à cette offensive.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Pendant un siècle, Paris fut la capitale du monde. Dans l'entrelacs de ses mille rues, où vivent plus de 600 000 habitants, naît la grande Révolution, produit d'une fermentation d'abord sourde, puis terrible. On y croise d'abord des bourgeois, puis des artisans, des ouvriers, et enfin des aventuriers et des étrangers venus observer le spectacle d'une aventure politique sans précédent. C'est le temps de la Terreur, des complots, de la disette, et des enrichis que le coup d'État de Brumaire dénoue en 1799. Vient alors le règne de Paris, capitale de l'Europe continentale, où même le pape, sous la contrainte, vient faire allégeance à Napoléon. Paris, versatile, qui acclame à tour de rôle l'Empereur et les Bourbons, avant de congédier le dernier. C'est le Paris de la Révolution qui resurgit, qui se divise entre les légitimistes du faubourg Saint-Germain, les orléanistes de la rive droite, et les républicains des faubourgs. Mais ces querelles n'assombrissent pas le règne de la Parisienne sur la mode ou les entreprises amoureuses, ni celui des Parisiens sur les affaires de l'esprit. Peu importe qu'on appartienne à la société du beau monde, ou que l'on côtoie les grisettes, c'est là que bat la modernité du temps. Et la fête impériale, en transformant les rues, les murs et les places, en creusant les entrailles de la ville, en étendant ses limites à ce qui n'était déjà plus sa banlieue, assure le rayonnement de la capitale jusqu'à une ultime révolution qui la laisse, en 1871, exsangue. Six fois en un siècle, des Parisiens étaient partis à l'assaut des Tuileries : cette fois, les flammes emportaient le rêve.

  • Un tableau d'ensemble de la vie à Toulouse sous l'Ancien Régime (du XVIe au XVIIIe siècle). Après une description du paysage urbain, un rappel de l'organisation des institutions municipales et une analyse des structures démographiques et sociales, l'auteur évoque les diverses facettes de l'existence quotidienne : la naissance, la maladie et la mort, le logement, l'alimentation, l'hygiène...

  • Éric Perrin s'est attaché à démêler le vrai et le faux dans la vie de François-Eugène Vidocq, ce personnage extraordinaire, dont la légende a été complaisamment nourrie par lui-même, grâce à ses fameux Mémoires (1827-1828), par les romanciers - Balzac en tête - qu'il a fascinés, par certains de ses biographes et, en dernier lieu, par une magistrale série télévisée. Vidocq, né à Arras en 1775, mort à Paris en 1857, acquiert dans sa jeunesse quelque notoriété dans la pègre, mais plus par ses évasions de la prison de Douai - et des bagnes de Brest et Toulon - que par ses délits. Las d'être en cavale, il propose, en 1809, à la Préfecture de police de trahir ses anciens amis en échange de sa liberté. Mouchard à l'essai dans les prisons de Bicêtre et de La Force, puis lâché dans Paris, il montre une telle efficacité, une telle intelligence et une telle intuition que, au grand scandale de beaucoup de monde, il devient le premier chef de la brigade de sûreté, en 1812. Nommé sous Napoléon, il le restera sous Louis XVIII et Charles X, en dépit de multiples ennemis, et malgré les pièges qui lui sont constamment tendus pour le faire tomber. Écarté en 1827, il publie des Mémoires qui achèvent d'en faire une grande vedette de son époque, et fonde la première agence privée de renseignements, où la clientèle afflue, et dont les résultats spectaculaires lui valent les attentions de la presse, de la justice et de la police officielle jalouse de ses succès. Les policiers "honnêtes" sont exaspérés par l'ancien forçat et par ses agents, tous issus du "milieu", ce qui n'empêche par Vidocq de redevenir, sous Louis-Philippe, chef de la Sûreté. Grand policier, manipulateur, dissimulateur, provocateur, opportuniste..., il passionne les journalistes et les écrivains. Il inspire son Vautrin à Balzac, son Jean Valjean à Hugo, et fournit l'essentiel de sa matière à Eugène Sue pour "Les mystères de Paris". Grâce à un gros travail de recherche, à de nombreux documents inédits qu'il confronte aux travaux de ses prédécesseurs, et aux écrits de Vidocq, Éric Perrin apporte un nouvel éclairage sur une des personnalités les plus célèbres et les plus controversées de son temps.

  • Des destins souvent anonymes témoignant de ce que fut la justice révolutionnaire pendant la Terreur. Ecrit à partir des registres d'écrou, des liasses de notaires, des dossiers militaires.

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  • A. Castelot a eu la merveilleuse idée de renouveler la formule de l'almanach. Le lecteur gourmand le dévorera d'un coup. Personne ne résistera au charme de Clio!

  • André Castelot a écrit une Marie-Antoinette qui, constamment rééditée depuis trente ans, s'est vendue à ce jour à 450 000 exemplaires, sans compter les éditions de poche et de club. À l'occasion du bicentenaire de l'exécution de la Reine, il raconte minutieusement son arrestation, sa captivité, son procès et son exécution, dont Napoléon dira qu'elle fut pire qu'un régicide.

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  • Ce livre est le fruit de vingt années de recherches en histoire africaine. Il s'attaque à la désinformation et à la contre-histoire que certains médias et certains historiens véhiculent depuis des décennies. L'auteur, spécialiste du passé du continent noir, remet en question de nombreux tabous. Ainsi explique-t-il que, dans une grande partie de l'Afrique, les Noirs n'ont nullement été les premiers occupants, que les guerres tribales sont une constante de l'histoire africaine, que l'Europe n'a pas brisé l'équilibre des sociétés paradisiaques; qu'en Afrique du Sud, les Blancs ont précédé les Noirs sur 50 pour 100 du territoire ; que le credo normalisé par les historiens officiels et par l'Unesco repose trop souvent sur des à-priori idéologiques qui réduisent la valeur scientifique de leurs démonstrations. Il estime que la colonisation fut une chance historique pour l'Afrique noire qui n'a pas toujours su la saisir. Il montre que dans les années 1950 l'Afrique sub-saharienne était la partie la plus paisible du monde, que le continent noir ignorait alors les famines, que l'indépendance - trop brutale - eut pour l'Afrique des aspects négatifs, que l'on attribue à de fausses causes les maux dont elle souffre. La production alimentaire y croît plus lentement que la population, les intérêts de la dette ne peuvent plus être remboursés et l'ethnisme enraye le progrès. Au terme de son analyse, Bernard Lugan conclut qu'il faut cesser d'accuser le climat ou le prétendu pillage colonial. Il constate que tous les projets de développement ont échoué en Afrique et que, pour le monde développé, la question est désormais la suivante : que faire de plus pour sauver l'Afrique, pour éviter de continuer à dilapider une aide qui, détournée de ses objectifs, finit par aggraver la situation.

  • Après une analyse des racines de l'identité française (héritage gaulois, gallo-romain et mérovingien), l'histoire de la France de 843, date du traité de Verdun, jusqu'au couronnement de Hugues Capet.

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  • C'est en 1800, à trente-trois ans, que Joachim Murat, douzième enfant d'une modeste famille de la Bastide-Fortunière (près de Cahors), épousa Caroline, dix-huit ans, la plus jeune soeur de Bonaparte. Sans son intervention musclée, le coup d'État de Brumaire, où Napoléon jouait son avenir, aurait probablement échoué. Michel Lacour-Gayet, avec rigueur et minutie, raconte, à partir de sources nombreuses et les plus sûres, la trajectoire ambitieuse, fastueuse, et finalement tragique, du plus brillant cavalier de l'Empereur et de son épouse, une jeune femme intelligente et artiste, dont les écarts amoureux - qu'ils soient dus à la passion ou simplement à l'intérêt - ne mirent jamais à mal le profond attachement qu'elle portait à son mari. Maréchal et prince d'Empire en 1804, grand-duc de Berg en 1806, Murat, comme Caroline, aspirait à des positions encore plus prestigieuses. Ambitionnant le trône de Pologne, puis celui d'Espagne, ils durent « se contenter » de celui de Naples. Mais Murat se voulait roi à part entière, et non simple vassal de l'Empire : c'était répondre à l'aspiration profonde des Napolitains, mais aller à l'encontre des vues de Napoléon. Ces conflits d'intérêt n'empêchèrent pas Murat de rejoindre l'Empereur, pour commander sa cavalerie avec un incomparable brio au cours des campagnes de 1812 et 1813, tandis que Caroline, à Naples, assurait la régence. Quand les revers militaires vinrent confirmer que l'ambition de Napoléon était allée trop loin, Murat le supplia de répondre aux offres des puissances coalisées, qui auraient permis de sauver l'essentiel. Jamais Napoléon ne répondit à ces appels. Murat et Caroline cherchèrent alors à sauver leur royaume. Un revirement de dernière minute, lors des Cent-Jours, rejeta Murat dans le camp de l'Empereur, mais il était trop tard. Son ambition de réaliser l'unité italienne était elle-même prématurée. La fin de Murat est pathétique. Réfugié en Provence, puis en Corse, il tenta l'impossible reconquête de son merveilleux Naples. Le roi Bourbon, rétabli sur son trône, le fit fusiller. Caroline lui survivra une quinzaine d'années, sous le nom de comtesse de Lipona. Louis-Philippe, roi des Français, saura reconnaître ses mérites.

  • L'histoire en images de la famille d'Orléans, depuis la fin du règne de Louis-Philippe jusqu'au retour d'exil du comte de Paris en 1951.

  • L'homme d'aujourd'hui a domestiqué la nuit grâce à l'électricité. Mais qu'en est-il de la vie de l'homme médiéval à la ville ou à la campagne, quand l'obscurité règne du coucher au lever du soleil ? Riche en anecdotes, cet ouvrage raconte ce qui se passe la nuit, au temps où seule la chandelle lutte contre l'obscurité. La nuit, on craint le diable, les brigands, les revenants, les sorcières et les loups-garous. Rixes, homicides, conspirations, adultères et viols ne sont pas rares. Le travail nocturne, bien qu'interdit, existe. On se distrait : il y a les veillées, les chahuts, les feux de joie, les tavernes et les fêtes qui ne s'achèvent qu'avec le jour. L'auteur décrit aussi le lit, la chambre, les vêtements de nuit, le sommeil et les remèdes contre l'insomnie, les rêves. Mais la nuit est surtout propice à la spiritualité : il est recommandé de prier tard le soir, quand tout est calme ; les règles monastiques comportent des cérémonies nocturnes et une mystique de la ténèbre affirme qu'il faut traverser la nuit (nuit des sens, nuit de l'esprit) pour atteindre la lumière, Dieu.

  • Lorsque Joseph Joffre, solide fils d'un tonnelier catalan, sort de Polytechnique, il choisit d'abord le Génie, puis la "Coloniale" avant de devenir - avec Gallieni, son "patron" - et Lyautey, l'un des grands soldats civilisateurs de l'Empire français. Nommé commandant en chef des armées françaises, après une ascension sans faille, Joffre gagne la bataille de la Marne, et sauve Paris à l'automne 1914, galvanisant ses troupes par le verbe et l'exemple de son incroyable sérénité. Puis, c'est la guerre des tranchées, la naissance du "Poilu". Joffre "grignote" les armées du Kaiser sur la Somme, résiste au choc de Verdun. Mais, la guerre s'enlisant, il est remplacé fin 1916. Il voyage aux USA, ralliant définitivement le gouvernement et le peuple américain à la cause alliée. Roc humain, caractère de fer au coeur tendre, incroyablement populaire, tant il semble incarner les "vertus de la race", le "Bonhomme Joffre" appartient à jamais au Panthéon français. Arthur Conte redonne vie à ce héros national, avec la minutie et la chaleur humaine qui ont fait le succès de son Verdun.

  • Noblesse et châteaux ! Le couple paraît indissociable et suggère des visions nostalgiques sur la vie de château ou, au contraire - ne sommes-nous pas au pays de Jacquou le Croquant ? -, des réactions de rejet, à l'égard d'un groupe social renvoyé aux oubliettes du passé. Joëlle Chevé présente la première synthèse sur la noblesse du Périgord, au cours des quatre derniers siècles de son histoire. À travers l'analyse de représentations sociales, économiques, politiques et littéraires, confrontées au matériel brut des archives publiques et privées et aux données de la recherche universitaire, l'auteur restitue les réalités de la noblesse du Périgord, ses modes majeurs d'identification, de fonctionnement et d'insertion dans l'espace - les châteaux - et dans la société, ses relations avec la monarchie, ses valeurs de référence, et ses capacités d'adaptation à la société post-révolutionnaire. Autant de questions et de réponses, illustrées par l'étude de quelques-unes des plus grandes familles de la province et de tant d'autres lignages de ce païs plein de noblesse. Des entretiens avec des aristocrates d'aujourd'hui, et les voix croisées de nombre d'écrivains illustres, tel Saint-Simon, ou trop oubliés, tel Eugène Le Roy, donnent chair et vie à un groupe social qui retrouve, par ce livre, toute sa place dans l'Histoire et dans la construction identitaire du Périgord.

  • S'il prend une part active à la fondation de l'Unesco, sa grande oeuvre restera néanmoins d'avoir été le rédacteur principal de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, texte qui, à ses dires, constitue le premier manifeste d'ordre éthique que l'humanité organisée ait jamais adopté. Sa vie et son oeuvre lui vaudront de recevoir le prix Nobel de la paix en 1968.

  • Une reconstitution de toutes les étapes du voyage, à partir des témoignages et une analyse des principaux acteurs.

  • Une revue de presse de la période révolutionnaire, ses caractéristiques, ses inspirateurs comme Marat, pour l'Ami du peuple, ou Camille Desmoulins, pour le Vieux Colombier.

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  • Documents d'époque, récits, analyses, commentaires des historiens de cette période capitale servent de trame à une narration précise des faits essentiels qui, de la fin du XVe siècle au début du XVIIe, tissèrent la mainmise des Espagnols, des Portugais, des Français, des Britanniques et des Allemands sur le continent américain.

  • Lorsqu'il a écrit Le coût de la Révolution française - un succès persistant - René Sédillot a couvert une période de vingt années, de 1789 à 1815. Avec Le coût de la Terreur, il n'embrasse que les deux années qui vont de septembre 1792 (Valmy, la naissance de la Convention, l'an I de la République, les massacres), à juillet 1794 (Thermidor, la chute de Robespierre). Deux années qui marquent le sommet de la Révolution. Sommet de tension politique, avec le comité de Salut public, la Commune, le Tribunal révolutionnaire, les sections sans-culottes, les Jacobins. Sommet de tension économique et financière, avec l'inflation des assignats, la taxation des denrées, le rationnement. Sommet de tension guerrière, avec l'invasion, les batailles aux frontières, la révolte des Vendéens, sommet de la répression avec la loi des suspects, sommet du vandalisme. Le coût de la Terreur ne vise pas à refaire l'histoire linéaire de ces deux années. René Sédillot, dont on admire toujours la clarté de pensée et d'expression, analyse, avec autant de sérénité qu'il se peut, chacun de ces drames, alors portés au paroxysme. Il en remonte les rouages. Il n'ignore pas les apports de ce temps troublé (le système métrique, l'ébauche du franc de germinal), mais il en évalue le prix culturel (Lavoisier guillotiné), le prix spirituel (la déesse Raison, l'Être suprême), le prix culturel et le prix démographique. L'ouvrage s'achève sur un double bilan : celui de Thermidor, qui met un terme à la dictature jacobine ; celui que permet la confrontation des Terreurs postérieures de l'Histoire - de la Commune de 1871, à l'holocauste cambodgien de Pol Pot.

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