• Les médias ont orchestré l'essentiel de la dramaturgie politique du second tour des élections présidentielles de 2002 et de 2017. Au débat démocratique qu'ils chérissent tant - et qu'ils piétinent si allègrement -, ils ont préféré asséner leurs leçons de bienséance républicaine, de morale civique et de tactique électorale aux électeurs déviants.
    En collaboration avec les communicants politiques, les médias fixent l'agenda électoral, influent sur ce à quoi il faut penser et disposent du pouvoir de consécration (ou de stigmatisation) des candidats. Ce journalisme de prescription des choix électoraux légitimes et d'écrasement des opinions dissidentes, on l'a déjà connu en 1992 et en 2005 avec les référendums sur le traité de Maastricht et sur le Traité constitutionnel européen.
    S'ils ne font pas toujours une élection, les médias cherchent à imposer un choix qui semble inéluctable. Le choix des maîtres. En 2002 et 2017, le rappel à l'ordre médiatique de l'entre-deux-tours eut pour fonction d'effacer le désastre du premier tour : « La récréation est finie ! Au nom de la démocratie, votez ! Mais surtout, votez bien ! »

  • Après un bref historique et le rappel des différentes fonctions des bibliothèques selon leur environnement administratif, social et culturel, expose les aspects fondamentaux du métier de bibliothécaire : accueil et information du public, recherche documentaire, acquisition, conservation... Une large place est faite aux outils et aux techniques actuelles de traitement et de gestion des documents.

  • Rien, dans les 17 règles du football codifiées par l'International Football Association Board en 1886 et toujours en vigueur, ne dit que les femmes ne peuvent pas y jouer. Pourtant l'histoire du football féminin est loin d'avoir été un long fleuve tranquille : s'il a eu ses heures de gloires après la Première Guerre mondiale, il est retombé dans l'anonymat jusqu'aux années 1960 avant de redevenir aujourd'hui l'objet de beaucoup d'intérêts.
    La Coupe du monde en France en 2019, de par son succès populaire et économique, a sans doute été un tournant dans l'histoire de ce sport. L'évènement est sorti du cadre sportif en suscitant diverses polémiques, notamment celle des inégalités de revenus entre footballeurs et footballeuses.
    Mais en France comme ailleurs, alors que les sélections nationales semblent avoir trouvé leur public, les meilleurs clubs n'enthousiasment que rarement les foules : financièrement, comparé à son homologue masculin, le football féminin demeure une très petite « affaire ».
    Ce livre fournit des outils d'analyse pour mieux comprendre l'économie du football féminin et envisager son développement.


  • Résumé :

    En 2019, l'entreprise Insilico Medecine a réussi, grâce à l'intelligence artificielle, à élaborer un médicament contre la fibrose en moins de 50 jours, là où les laboratoires les plus puissants de la planète ont besoin d'une décennie pour mettre au point un nouveau traitement. Avant 2023, grâce à l'IA, le secteur bancaire pourrait économiser jusqu'à 440 milliards et sera capable de prédire les crises financières. À l'ère du capitalisme cognitif gouverné par l'IA, l'information devient la matière première et par chance pour nous, elle est infinie. C'est la fin de notre mode de production insoutenable et le début d'une croissance éternelle nécessaire à l'humanité dans tous les secteurs.
    L'intelligence artificielle est la révolution du XXIe siècle. Dans un contexte de faible croissance et de tension sociale, l'auteur nous propose un essai d'espoir qui lance un appel à bâtir une société de développement par l'information fondée sur l'intelligence artificielle, garantie par une Charte universelle du « consutoyen » (néologisme conceptuel qui associe "consommation" et "citoyenneté").

    Auteur : Économiste et politologue de formation et membre du Management Committee du Belgian Finance Center, Badr Boussabat questionne les dynamiques qui transforment nos vies.


  • Quarante ans après sa création, le langage documentaire Rameau subit une réforme en lien avec la transition bibliographique. L'évolution de cette indexation, pour une exploitation améliorée dans les systèmes de gestion, les catalogues et sur le web, mène à une transformation des missions des professionnels des bibliothèques qu'il est nécessaire d'appréhender au mieux.


  • Ces trente dernières années, l'organisation administrative française a fait l'objet de nombreuses transformations, tant au niveau des compétences que de la reconfiguration des territoires. Présentation de cas d'organisation ainsi que de formules de coopération des bibliothèques publiques, universitaires et nationales, adaptant leurs offres de services ainsi que leurs pratiques professionnelles.

  • Pour faire évoluer les catalogues selon les nouveaux modes de recherche des lecteurs sur le web, les bibliothécaires qui rédigent des notices ou les récupèrent vont changer leurs pratiques. Des experts en normalisation et membres du programme Transition bibliographique proposent un accompagnement pour la mise en oeuvre du code de catalogage RDA-FR concernant les oeuvres, expressions et personnes.

  • Présentation de bibliothèques remarquables et au rayonnement important. Quarante monographies illustrées de photographies invitent le lecteur à un cheminement à travers l'histoire et l'architecture de ces bibliothèques. Découverte de la "Humboldt" de Berlin, du centre culturel Rozet aux Pays-Bas, de la Vasconcelos au Mexique ou encore de la Bibliotheca Alexandrina en Egypte.

  • La mondialisation est une notion théorique et une réalité, celle de l'après-guerre froide. Elle domine à la fois une grande partie des analyses en sciences sociales et les rapports économiques et politiques qui se tissent continuellement entre ses principaux acteurs, comme les États, les firmes multinationales et les organisations internationales. Malgré cette domination, jamais la mondialisation n'a été aussi sévèrement critiquée - souvent par les pays riches, les mêmes qui, a priori, devaient en retirer le plus de bénéfices. Elle a créé de vastes inégalités et des maux qui nous imposent la réflexion sur la conceptualisation de ce phénomène qui est toujours difficile à cerner.

    Le présent ouvrage rassemble les contributions de chercheurs du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM) portant sur la mondialisation et trois de ses enjeux : le commerce, l'investissement et le travail. Il se présente comme un bilan des recherches des auteurs, mais aussi comme un outil visant à inciter et à faciliter l'établissement de liens de complémentarité entre les nombreuses études faites sur le sujet. La mondialisation est une réalité dont l'essence est globale. De son analyse effectuée dans cet ouvrage se dégagent de multiples liens interdisciplinaires.

    Éric Boulanger est codirecteur de l'Observatoire de l'Asie de l'Est (OAE) et chargé de cours en politique asiatique et en relations internationales au Département de science politique de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Il se spécialise dans l'économie politique asiatique et la politique intérieure et étrangère du Japon.

    Éric Mottet est professeur de géopolitique au Département de géographie de l'UQAM, codirecteur de l'OAE et directeur adjoint du Conseil québécois d'études géopolitiques. Ses recherches portent principalement sur les concepts, les méthodes et les outils de la géopolitique ainsi que sur les dynamiques géopolitiques en Asie du Sud-Est et de l'Est.

    Michèle Rioux est professeure titulaire au Département de science politique de l'UQAM et, depuis octobre 2011, directrice du Centre d'études sur l'intégration et la mondialisation (CEIM). Elle s'intéresse, notamment, aux organisations internationales et à la gouvernance globale, aux firmes transnationales, à la concurrence, à la société de l'information, au régionalisme et à l'intégration économique.

  • Réflexions pluridisciplinaires sur la place des religions dans les pratiques professionnelles des bibliothécaires. Les auteurs présentent le paysage religieux français du début du XXIe siècle, puis s'interrogent sur la façon dont les bibliothèques peuvent, grâce à des politiques documentaires adaptées, favoriser la coexistence pacifique entre les confessions dans une société sécularisée.

  • Depuis une trentaine d'années, les bibliothèques territoriales se sont développées, renforcées, structurées. Au fur et à mesure que se multipliaient ainsi les équipements et que s'intensifiaient l'intérêt et l'investissement des collectivités territoriales, l'identité même des bibliothèques se modifiait sous la pression de l'élargissement de leurs objectifs, de la diversification de leurs activités et de la massification de leurs publics. Rappeler les héritages qui sont ceux des bibliothèques publiques, analyser les valeurs qui fondent leur action, décrire les rôles qu'elles assument, situer les responsabilités des différents acteurs, évoquer les partenariats qui se mettent en place, identifier les enjeux de l'aménagement du territoire : en réunissant ces données souvent diffuses voire implicites, c'est l'identité et l'environnement des bibliothèques territoriales que met en valeur cet ouvrage. Ainsi, il tente de rendre justice à la complexité des facteurs qui influencent la vie des bibliothèques, que ce soit dans le domaine culturel, éducatif, urbain, politique, économique ou social. Cette nouvelle édition, révisée et enrichie, prend en compte l'évolution récente du paysage des bibliothèques, de l'ouverture de la Bibliothèque nationale de France au développement des nouvelles technologies de l'information, en passant par les questions qu'affronte aujourd'hui un service public toujours animé par l'ambition de démocratisation culturelle mais soumis à de vives pressions, tant politiques qu'économiques.

  • Le sentiment confus de l'histoire « en train de se faire » ne nous quitte désormais plus. La perception planétaire du quotidien, la quasi-simultanéité de l'actualité et de son écho médiatique nous rendent témoins permanents des grandes évolutions internationales. Elles aiguisent notre conscience et la brouillent en même temps. Cette conscience de la dimension historique de l'actualité du XXe siècle nous est devenue indispensable. Non pour prévoir - ce serait illusoire - mais pour comprendre, trouver matière à réfléchir et parfois même à réagir. L'exigence requiert des ressources qu'isolément chaque individu, chaque citoyen, ne peut trouver en lui. Elle suppose une veille permanente, une attention de tous les instants à ce qui, partout dans le monde, change. Elle réclame une collecte d'information respectueuse de l'absolue diversité des sources, officielles et d'opposition, publiques, privées ou clandestines... Elle nécessite leur organisation et leur exploitation objective et compétente. Elle impose aussi la sauvegarde de patrimoines fragiles, mémoires collectives de groupes entiers ou de nations, traces d'identités menacées ou disparues. La BDIC remplit passionnément, depuis plus de quatre-vingts ans, ces tâches avec la même exigence. La nouvelle BDIC veut prolonger cette tradition et offrir désormais à l'ensemble des publics intéressés les ressources nécessaires à la compréhension d'un monde en mouvement. Joseph Hüe, Directeur

  • Prendre l'ouvrage et le feuilleter... On y trouvera le décor mais surtout l'échafaudage des opérations successives de l'organisme BDIC durant 80 ans et particulièrement de 1984 à 1998. Pendant ces quinze dernières années, on parcourra l'itinéraire de ce qui a compté dans le siècle, d'évènements, de situations, des personnages et de leurs motivations : c'est souvent un bout de route avec tel ou tel intellectuel, et tel ou tel témoin de l'histoire nationale et internationale. C'est aussi le bonheur de comprendre grâce à leur aide ce qui semblait indéchiffrable ou restait obscur. Il n'y a pas d'autre ordre que celui de l'envie à exprimer ce qui s'imposait au poste d'observatoire du maître d'ouvrage et de ses maîtres d'oeuvre. C'est un catalogue d'un nouveau type, un catalogue des catalogues, le plaisir parfait de la découverte, aiguisé par les solutions de continuité de l'espace et du temps historiques.

  • Au-delà de la « galaxie de Gutenberg » préconisée par Me Luhan, est-il encore temps de maîtriser l'explosion qui s'annonce dans le « Big Bang de la Communication » et qui fait peser des menaces mortelles sur l'avenir des métiers de l'écrit ? Pas facile de regarder le devenir en face. Ce devenir qui s'offre à toute une profession, comme à tant d'autres qui l'entourent ou s'en approchent. L'écrit va-t-il devenir un sous-produit de l'écran ? Avec « Gutenberg assassiné », l'auteur tente de dépasser avec courage l'humour noir qui s'installe dans un secteur atteint. Ce « cri pour un métier en crise » propose de nouveaux horizons. Avec d'autres approches technologiques. Et la compréhension de nouveaux systèmes et de nouvelles orientations. Incontournable l'arrivée de nouveaux langages ? Formidable message d'espoir, ce livre touchera au coeur tous ceux qui s'intéressent à la Culture et à la Communication, et comme le proclame avec force dans sa contribution au débat Gérard Blanchard, chancelier des Rencontres Internationales de Lure : « oui, je crois à la naissance d'un Gutenberg II ».

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