Lethielleux Editions

  • « Plus peut-être que celle de l'homme d'autrefois, la mentalité contemporaine semble s'opposer au Dieu de miséricorde, et elle tend à éliminer de la vie et à ôter du coeur humain la notion même de miséricorde. » Ces mots de saint Jean-Paul II résument bien la raison pour laquelle le thème de la miséricorde s'est de plus en plus imposé dans l'enseignement du Magistère.Il existe pourtant dans notre société une véritable promotion de la compassion, qui semble même être devenue la seule norme admise pour construire une éthique. De fait, cette disposition touche à ce qu'il y a de plus intime à l'homme, son agir moral et sa dignité de personne humaine. Elle ne peut laisser indifférent.Pour répondre aux appels de l'Église comme aux défis que lance la société contemporaine, cet ouvrage s'attache à dégager les principaux aspects de la vertu de miséricorde. Comment passer d'un simple sentiment à une vertu efficace ? La miséricorde se rattache-t-elle à la justice ou à la charité ? Est-ce une vertu essentiellement chrétienne ou existe-t-il une miséricorde naturelle ? Quel rôle joue-t-elle sur le plan social? Voilà les questions auxquelles ce livre tente de répondre en scrutant la pensée de saint Thomas d'Aquin.
    Né en 1983, le père Jean-Baptiste Cazelle est entré au monastère bénédictin de Notre-Dame de Fontgombault en 2003. Il a achevé ses études de théologie à l'institut Saint-Thomas-d'Aquin (Toulouse) en 2018.

  • Préfet de la congrégation pour la Doctrine de la Foi, successeur de Pierre, J. Ratzinger-Benoît XVI a côtoyé aussi bien qu'habité la fonction pétrinienne. Benoît XVI a pensé le ministère qu'il a accompli et il a illustré par des gestes concrets la conception qu'il en avait. Il a notamment mis en exergue la dimension martyrologique du primat, jusqu'à, selon l'intuition profonde du philosophe G. Agamben, user tragiquement de son pouvoir par mode du renoncement à son exercice. Dans son enseignement, il a préféré s'appuyer sur l'autorité de la vérité plutôt que sur l'investissement ou le titre de l'organe magistériel qui propose cette vérité.« Le livre de l'abbé Christian Gouyaud représente une somme désormais incontournable pour qui veut comprendre en profondeur le pontificat de Benoît XVI. Christian Gouyaud a eu l'intuition novatrice de faire une véritable lecture théologique de ce pontificat. Il a su en dégager la cohérence interne et en exposer les lignes fondamentales en une synthèse magistrale. Il a également montré comment Joseph Ratzinger a élaboré, dès les premières années de son enseignement, une conception originale du ministère pétrinien et de la fonction épiscopale. Je désire le remercier pour ce travail qui fera date » (cardinal Robert Sarah).
    L'abbé Christian Gouyaud, prêtre du diocèse de Strasbourg, est curé de paroisse à Strasbourg et coordinateur de la dimension intellectuelle de la formation au grand séminaire de Strasbourg. Docteur en théologie, il enseigne dans plusieurs instituts de formation, a publié notamment L'Église, instrument du salut (Téqui, 2005), Le sacerdoce selon Benoît XVI (La Nef, 2010), La catéchèse, vingt ans après le Catéchisme (Artège, 2012) et collabore au mensuel La Nef.

  • On dit souvent que le mal n'est pas justifiable, qu'il ne peut être réduit à une solution simple, tant il demeure incompréhensible. Il est scandale et provocation pour la conscience humaine. Or, la question de Dieu donne à celle du mal des proportions redoutables qui ne placent cependant pas la raison dans l'incapacité de dire quelque chose d'intelligible et de sensé sur ce qui apparaît à la fois comme un problème et un mystère. La théologie, qui est exercice de la raison dans la lumière de la foi, n'est pas condamnée à se taire. Dieu, certes, est inconnu en lui-même, et le mal demeure irréductible à toute entreprise de réduction, mais, à partir de tout ce que nous pouvons affirmer de Dieu par la raison et par la réflexion croyante, il est possible de donner quelques repères à ce qui demeure pour l'esprit un défi. Ces balises ne cherchent pas à justifier ou expliquer le mal, mais sont comme des tentatives raisonnées de comprendre et dégager de l'intelligibilité dans ce qui se présente, surtout en christianisme, comme un rapport difficile à penser : Dieu et le mal.
    Professeur de théologie et directeur de la Revue thomiste, le frère Philippe-Marie Margelidon, o.p., dirige le studium de théologie des dominicains de la province de Toulouse.

  • La foi chrétienne va-t-elle résister à l'analyse des contradictions internes entre les évangélistes et des écarts entre ce que disent les historiens et ce qui est raconté dans les Évangiles ? Oui, répondent Colette et Jean-Paul Deremble, Car la foi chrétienne n'a rien à craindre de la recherche historique ; au contraire, elle n'en devient que plus lucide, mieux armée pour faire comprendre sa spécificité et sa grandeur aux générations à venir.
    En un temps où la transmission de la foi chrétienne est en péril, péril du fondamentalisme, péril de l'oubli des textes, ce livre propose une lecture de l'évangile de Matthieu qui regarde en face les données de l'histoire et tient compte des résultats des recherches actuelles. Il s'adresse à l'homme de bonne volonté, chrétien ou non, pratiquant ou non, qui cherche à comprendre sans a priori et sans problématique le sens que les évangiles avaient en leur temps.
     

  • La profondeur peu commune de la vie intérieure des mystiques est, à certains égards, une énigme. Au point qu'on hésite à voir en eux des exemples à suivre et des témoins de la perfection de la vie chrétienne à laquelle nous sommes tous appelés ! Faut-il, alors, soutenir que ce ne sont que des exceptions ? D'autre part, comment expliquer une telle différence entre eux et nous, si les vertus théologales de foi, d'espérance et de charité sont les mêmes chez tous ceux qui sont en état de grâce ?Ces questions sont lourdes de conséquences ! Et, qu'on le veuille ou non, on ne peut les éluder, pour la bonne et simple raison qu'elles sont au coeur de la définition de la sainteté. Le théologien n'a donc pas le choix : il doit les affronter. Encore faut-il qu'il ouvre son intelligence aux vérités mises en lumière par les docteurs mystiques, faute de quoi son analyse ne sera pas pertinente. Ce qui, pour un disciple de saint Thomas, devrait aller de soi ; à condition tout de même qu'il ne reste pas prisonnier de l'« esprit de géométrie». C'est aussi un des enjeux de ce livre !
    Né en 1952, le Père Benoît-Marie Simon entre chez les Dominicains en 1972. Docteur en théologie (Rome, 1989), il enseigne pendant plusieurs années à la faculté de théologie de Bologne où il est le modérateur, ainsi qu'au studium de philospohie des dominicains de Bordeaux et dans plusieurs séminaires. Il vit actuellement au couvent de Montpellier et continue de prêcher des retraites et animer des sessions de théologie auprès de communautés religieuses en France et en Italie.

  • La théologie du droit est une matière académique récente dans le cursus des études en droit canonique. Les canonistes savent pourtant que la théologie est essentielle à leur démarche scientifique et pratique. La loi canonique sert la Révélation et est finalisée ultimement par le salut des âmes. L'ouvrage entend proposer aux étudiants en droit canonique une analyse des notions théologiques éclairant leur objet d'étude et leurs futurs offices dans l'enseignement ou la pratique du droit.L'analyse des notions fondamentales vise une juste découverte du droit canonique. La première partie est consacrée à l'étude de la justice, de la loi et du droit dans la Révélation et dans la théologie. La deuxième partie s'intéresse plus spécifiquement à la question de la théologie du droit canonique. Pourtant, ce manuel pourra aussi intéresser les enseignants et praticiens de droit civil et public, leur permettant de comprendre sous une lumière nouvelle leur propre matière.Enfin, la justice, la loi et et le droit sont appréhendés comme des notions du champ de la théologie éclairant la compréhension de l'Église et de son autonomie juridique.
    Frère Loïc-Marie Le Bot, né en 1969, dominicain et docteur en droit canonique. Il enseigne à l'Angelicum à Rome après avoir enseigné à la faculté de droit canonique de l'Institut catholique de Toulouse et au Studium des Dominicains de Toulouse.

  • Pendant plus de dix ans, Jocelyne Tarneaud a raconté la Bible sur les ondes de Radio Notre-Dame. Pour elle, la Bible est fondamentalement une histoire de famille, avec tous ces moments de l'histoire d'Israël où la Création elle-même est venue au secours de la foi : la colombe de Noé, la baleine de Jonas.... Puiser aux sources de l'exégèse hébraïque permet d'entrer plus avant dans l'intelligence de la Parole comme le Christ nous y invite à travers la Samaritaine, lui qui est l'accomplissement des Ecritures, en affirmant : "le salut vient des juifs". C'est pourquoi, "raconter" est la nourriture indispensable à la croissance de la foi. Ce premier tome propose de cheminer d'Adam à Jacob à travers les symboles qui jalonnent le livre de la Genèse. Il sera suivi d'autres tomes permettant d'avancer dans tout l'Ancien et le Nouveau Testament et d'aider les lecteurs à acquérir les clés d'interprétation qui ouvrent au mystère des Ecritures.

  • Si la souffrance humaine appelle avant tout le chrétien à la compassion et à l'engagement, elle n'en exige pas moins un effort de réflexion de la part du théologien. En effet, la manière dont nous concevons l'origine et la fin de la présence du mal dans notre monde conditionne notre vision de Dieu et de son dessein d'amour sur l'humanité. Il y a ici un véritable défi pour l'intelligence de la foi, défi que cet ouvrage s'attache à relever.On ne saurait, certes, présenter une solution rationnelle et suffisante à ce qui demeure le secret de Dieu. Cependant, un esprit en recherche ne peut esquiver des questions brûlantes : comment concilier amour divin et permission du mal ? Dieu est-il affecté par notre souffrance ? La passion du Christ était-elle nécessaire à notre salut ? Sans tomber dans une apologétique facile, l'auteur apporte des réponses claires et argumentées, offrant au lecteur une vaste synthèse inspirée par l'enseignement de saint Thomas d'Aquin.Cette étude magistrale nous invite non seulement à une réflexion renouvelée sur le drame de la souffrance, mais encore à la contemplation du visage d'un Dieu innocent et miséricordieux, un Dieu qui a daigné prendre sur lui la peine des hommes afin d'en faire un instrument de salut.
    Le Père Robert Augé, né en 1977, est moine de l'abbaye Sainte-Madeleine du Barroux et docteur en théologie (Institut Saint-Thomas-d'Aquin). Il a déjà publié Connaître Dieu par expérience (Artège-Lethielleux, 2016).
    Préface du cardinal Robert Sarah

  • Qui suis-je ? Quel est le sens de ma vie ? Comment vivre ? À ces questions fondamentales, l'Église catholique répond par l'annonce cette bonne nouvelle : Dieu nous aime et nous a créés pour que nous partagions sa vie divine.Avec À l'école du Christ, le père Louis Pelletier rend la révélation intelligible dans sa beauté et sa cohérence.Il touche les coeurs en conduisant au Christ par sa parole claire et vivante. Il nous accompagne dans un chemin de conversion concrète, qui tient compte des difficultés actuelles et unifie nos vies.
    « L'enseignement de la foi et celui de la conversion de notre coeur constituent un seul et même chemin de vie. Le Père Pelletier aspirait à vivre et à transmettre - car on ne donne que ce que l'on porte en soi - cette unification progressive de toutes nos facultés de mémoire, d'intelligence et de volonté comme une éducation à l'amour. »Mgr Michel Aupetit, Archevêque de Paris
    À l'école du Christ comprend trois volumes :Volume 1 : S'ouvrir au PèreVolume 2 : S'enraciner dans le ChristVolume 3 : Vivre dans l'Esprit Saint
    Le Père Louis Pelletier (1960-2015) a été enseignant à l'École Cathédrale de Paris pendant 15 ans. Il a accompagné spirituellement tant de personnes d'horizons différents. Les conversions ont été extrêmement nombreuses, car il touchait les intelligences et les coeurs. Il a consacré les dernières années de sa vie à la rédaction d'À l'école du Christ.

  • Les deux premiers tomes de la Bible pas à pas ont mis en lumière les grandes figures de l'Ancien Testament d'Adam à Jacob, puis celle de Joseph et son combat contre l'idolâtrie en Égypte. Dans ce troisième volume consacré à l'Exode, surgit la puissante stature de Moïse, le prophète par excellence. Les symboles qui le concernent, bien qu'universellement fameux, sont en réalité assez méconnus quant à leur rôle dans l'économie de la Révélation : les dix plaies, la Pâques, le passage de la mer des Joncs, la manne et les cailles, les tables de la Loi, et tant d'autres... Évoquer Moïse et l'Exode, c'est brosser la fresque épique de « l'homme le plus humble que la Terre ait porté » (Nb 12,3), lequel a libéré le peuple hébreu non seulement de la servitude d'Égypte, mais bien davantage d'un esclavage plus profond que tous les hommes ont en partage, à savoir la « peur de la mort » (Hb 2,15). En effet, Dieu n'a eu aucun mal à faire sortir le peuple d'Égypte, même au prix de la mer fendue en deux, afin qu'il y passe à pied sec ! À l'inverse, faire sortir l'Égypte du coeur de l'homme, tel est le défi véritable dévolu à Moïse sans qu'il parvienne à le relever. Jésus, nouveau Moïse, l'a accompli, lui, pour toute l'humanité, au prix de sa Passion et de sa résurrection. Scruter Moïse, c'est voir se dessiner en filigrane le visage du Christ, « le grand prophète » promis par Dieu au Sinaï (Dt 18,15) afin que quiconque l'écoute, vive éternellement (Jn 5,24).

  • Lors de la béatification de John Henry Newman, le 19 septembre 2010, le pape Benoît XVI soulignait que le nouveau bienheureux trouvait place dans une longue lignée de saints et d'érudits des Îles britanniques car en lui « cette tradition d'élégante érudition, de profonde sagesse humaine et d'ardent amour du Seigneur a porté des fruits abondants, signe de la présence pleine d'amour de l'Esprit Saint dans les profondeurs du coeur de peuple de Dieu, faisant mûrir d'abondants dons de sainteté ». Ce «service particulier » consistant « à appliquer son intelligence fine et sa plume féconde », le cardinal Newman l'a rempli tout au long d'une « vie consacrée au ministère sacerdotal, et spécialement en prêchant, en enseignant et en écrivant », tant comme ministre de l'Église anglicane, que comme prêtre de l'Église catholique. La prédication fut ainsi une réalité qui a caractérisé toute sa vie, dans une continuité dont son travail d'édition de sa prédication anglicane, alors qu'il était devenu prêtre catholique, offre un témoignage. En publiant pour la première fois en français, dans ce volume « Neuf sermons catholiques », nous espérons contribuer à cette prise de conscience que le pape Benoît XVI appelait de ses voeux : comprendre que les intuitions de Newman n'étaient « pas seulement d'une importance capitale pour l'Angleterre de l'époque victorienne », mais qu'elles « continuent à inspirer et à éclairer bien des personnes de par le monde », et ici, particulièrement, un public francophone.Arnaud Mansuy co

  • La pratique et la notion d'initiation ont des racines plus vieilles que le christianisme. Elles naissent en milieu païen, dans la Grèce archaïque. Depuis, la notion a été reprise et réinterprétée dans diverses traditions, dès l'Antiquité et jusqu'à nos jours. Actuellement, l'idée d'initiation désigne tout à fait globalement « les premiers pas » dans à peu près n'importe quelle discipline ou activité. Or, à voir de plus près, il s'agit plus précisément « du premier pas », « le pas décisif », essentiellement cultuel et communautaire, par lequel un sujet est agrégé à un nouveau corps social.La notion d'initiation n'est pas biblique, et les auteurs chrétiens des premiers siècles paraissent éviter délibérément le vocabulaire typique lié aux pratiques d'un paganisme encore bien vivant, alors qu'à la même époque les modalités d'intégration de la communauté chrétienne - essentiellement rituelles et communautaires - se fixent.Le thème de l'initiation chrétienne est relativement récent : il date de la fin du XIXe siècle. L'un des rituels majeurs de l'Église catholique en porte d'ores et déjà le nom. Cette étude se pose trois questions : qu'est-ce que l'initiation en tant qu'acte humain, en-deçà de la polyvalence actuelle du terme ? En quoi la pratique appelée « initiation chrétienne » est-elle une initiation ? Comment la Révélation de Dieu en Jésus Christ appelle-t-elle une pratique de ce genre ?
    Jean-Marie Brauns (1969) est Docteur en théologie. Prêtre de la Compagnie de Saint-Sulpice, il enseigne au séminaire Saint-Sulpice d'Issy les Moulineaux.

  • Nous croyons en un Dieu qui s'est révélé, c'est-à-dire qui s'est fait connaître aux hommes, et cette caractéristique met la foi chrétienne tout à fait à part des autres religions, qui sont une recherche de Dieu.Cet ouvrage cherche à comprendre ce qu'est la Révélation à travers la présentation qu'en donne la Bible, afin de saisir ce que signifie « croire », qui est l'acte essentiel du disciple du Christ.Dans une perspective qui s'intéresse aux fondements de la foi, nous verrons ensuite comment cette Révélation peut aujourd'hui nous toucher, et aussi ce qu'est la compréhension de la foi, ou « théologie », et pourquoi elle est indispensable au croyant s'il veut progresser dans la foi.
    Prêtre de la communauté Saint-Martin, docteur en théologie, l'abbé François-Régis Moreau est directeur de l'école supérieure de philosophie et de théologie de la maison de formation de la communauté à Évron. Dernière publication : Guide de lecture du concile Vatican II, 7 volumes, Perpignan, Artège, 2014.

  • Le droit de l'Église est une réalité informée en amont par la théologie de l'Église mais également en aval par la pratique pastorale qu'il veut servir pour le bien des âmes.C'est dans cette optique que la Faculté de droit canonique de l'Institut catholique de Paris édite ces « vademecum » pour accompagner les pasteurs, et tous ceux qui leur apportent leur aide, pour aider à la conduite du peuple de Dieu.Aujourd'hui, l'Église catholique accueille avec joie de plus en plus de catéchumènes adultes. Leur vie est quelquefois marquée par tel ou tel événement ou situation qu'il convient d'accompagner au mieux pour permettre un discernement de qualité qui respecte la liberté de chacun, tant le catéchumène que l'Église, dans le chemin parcouru ensemble. A travers les différentes contributions de cet ouvrage, expériences de terrain, pastorale diocésaine et apport du droit de l'Église se conjuguent pour le service de tous.
    Catéchuménat et droit de l'ÉgliseAbbé Ludovic DANTOCatéchuménat, catéchumène et liberté de conscienceAbbé Philippe GREINERLe statut canonique du catéchumène et l'intérêt du pré-catéchuménat dans l'ÉgliseR.P. Laurent TOURNIER, c.i.mCritères canoniques et pastoraux pour l'admission au catéchuménatMadame Catherine CHEVALIERLe catéchumène en prise avec différentes situations matrimoniales : état des lieux.Abbé Cédric BURGUNLa résolutions canoniques de situations matrimoniales complexes dans le cadre du catéchuménat.R.P. Bruno GONÇALVES c.o.
    Sous la direction de Bruno Gonçalves c.o. et Laurent Tournier c.j.m.

  • Le travail du théologien Thomas d'Aquin a consisté en partie à commenter des oeuvres d'autres auteurs, et certains livres bibliques. Ces commentaires venaient compléter l'enseignement ex professo des Sommes et des Questions, qui ont donné lieu à un premier recueil : Thomas d'Aquin, Penser le politique (Dalloz, 2015, 608 p).À part la Politique d'Aristote, les oeuvres commentées par s. Thomas ne traitaient pas uniquement de questions de cet ordre, mais certaines de leurs parties y avaient trait : Sentences de Pierre le Lombard, synthèse, au XIIe siècle, des questions suscitées par l'explicitation du contenu de la foi chrétienne ; Éthique à Nicomaque et Métaphysique d'Aristote ; passages du Nouveau Testament importants pour l'évangélisation de la Cité humaine.Traitant de politique, Thomas use de références philosophiques plutôt que théologiques. Car la foi théologale ne dispense pas du travail d'analyse rationnelle dont les philosophes grecs ont été les premiers promoteurs : elle stimule ce travail comme une condition et un moyen de sa propre intelligence. La foi ne disqualifie pas plus la raison que la grâce ne supprime la nature : elles apportent un surcroît de perfection à ce qu'elles présupposent.
    Michel Nodé-Langlois, ancien élève de l'École Normale Supérieure, agrégé de philosophie, professeur honoraire de philosophie en Première supérieure (khâgne classique) au lycée Pierre-de-Fermat, et chargé d'enseignement honoraire à l'Institut Catholique de Toulouse.

  • Depuis le concile Vatican II les fidèles reçoivent de nombreuses missions dans l'Église et sont appelés à fonder, innover et développer des initiatives selon leur charisme propre. Pour cela l'Église a prévu dans son droit de nombreuses possibilités de collaboration entre les structures ecclésiales et laïques afin de soutenir de telles initiatives. Ce livre recense les règles juridiques qui organisent une telle collaboration et donne concrètement les éléments pour créer puis gérer en harmonie de telles structures, de la plus modeste à la plus développée. Il propose des modèles de statuts, de demandes écrites et de décrets. Un ouvrage essentiel pour tous ceux qui veulent s'engager en tant que chrétiens dans la société en collaboration avec l'Église. Traduit en plusieurs langues et réédité de nombreuses fois c'est la référence dans ce domaine.
    Lluís Martínez Sistach, né à Barcelone le 29 avril 1937, est cardinal archevêque de Barcelone depuis 2015. Docteur en droit canon, il a écrit plusieurs ouvrages dans ce domaine. Il est consulteur dans différentes congrégations romaines et membre du Tribunal suprême de la Signature apostolique.

  • " Qui lit saint Paul aujourd'hui perçoit non seulement une forte personnalité au caractère parfois difficile, une belle intelligence, un homme complètement donné au Christ... mais aussi un souffle missionnaire impressionnant et communicatif : " Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile ! " (1 Co 9,16). Grâce à lui, l'Évangile s'est répandu autour du bassin méditerranéen comme une traînée de poudre. Rien de tel que de méditer dans le Nouveau Testament les textes pauliniens, pour réveiller en nous l'élan missionnaire en découvrant la personnalité exceptionnelle de l'Apôtre des Nations. La trajectoire de son ministère, de ses voyages et de ses fondations montre à quel point la Parole est " vivante, énergique, et plus coupante qu'une épée à deux tranchants; elle pénètre au plus profond de l'âme, jusqu'aux jointures et jusqu'aux moelles..." (He 4, 12)... Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon.

  • Le présent volume rassemble les écrits des années 1959-1961, à l'exception du livre Le Mal, paru en 1961, qui, ouvrira le volume XVII (1961-1963). Le seul livre de ce volume est Entretiens sur la grâce, chef d'oeuvre à bien des égards. On pourra aussi découvrir trois opuscules. Deux d'entre eux, sur l'Église et sur la messe, sont des « petits catéchismes ». Le troisième, L'Église et la Bible, traite des rapports de l'Écriture et de la Tradition dans l'Église. On trouvera en outre plusieurs ensembles de textes qui poursuivent dans l'oeuvre du théologien des sillons anciens, essentiels et féconds : le mystère des noms de Dieu, l'histoire des religions, la rencontre des religions et une étude sur « Palamisme et thomisme », confrontation de la théologie du docteur byzantin et de celle de Thomas d'Aquin. Enfin, c'est la substance de plusieurs traités - notamment celle qui est au coeur des deuxième et troisième tomes de L'Église du Verbe incarné - qui se trouve, ici, transmise et méditée. Ces écrits révèlent le prédicateur lumineux qu'était Charles Journet, pour qui le travail de théologien n'était jamais disjoint des préoccupations du pasteur.
    Prêtre, théologien, cardinal, Charles Journet (1891-1975) laisse une oeuvre intellectuelle considérable. Il avait aussi la capacité d'une merveilleuse tendresse humaine dotée de la douce lumière d'un ami de Dieu. Il participa activement au concile Vatican II. En France, une étroite collaboration l'associe à Jacques et Raîssa Maritain. Il fut aussi très proche, ou le protecteur, d'un très grand nombre d'artistes, poètes, peintres, sculpteurs ou musiciens.

  • Qui sont donc les chrétiens orthodoxes ? Quelle est leur originalité au regard des autres grandes familles du christianisme, catholique et protestante en particulier ? D'après l'étymologie, le mot orthodoxie " signifie " ce qui est conforme à la vérité, qui suit une voie droite " ; mais aussi, " ce qui relève de la juste louange, de la célébration de la vérité ". Pour la première fois depuis la chute de Byzance en 1453, les Églises orthodoxes ont recouvré leur liberté à l'échelle planétaire. Cette liberté impose à celles qui ont souvent vécu en milieu fermé d'affirmer leur présence. Quelques-unes ont traversé, dans les pays totalitaires de l'Est, l'épreuve de la persécution. D'autres sont présentes aussi à l'Ouest. Michel Evdokimov fait ainsi mieux connaître cette Église, qui remonte aux premiers temps apostoliques, et la richesse de sa tradition.".

  • On pourrait être déconcerté devant le mutisme général des chrétiens face à la question pourtant incontournable : comment se fait-il que la grande tradition donne tant d'importance à la Vierge, alors que le Nouveau Testament n'en parle pratiquement pas ? Ce paradoxe est souvent éludé. Quelle réponse alors donner à ceux qui, loyalement, perçoivent la tradition mariale comme une excroissance injustifiée ?Cet ouvrage, en scrutant les textes, s'efforce de retrouver comment la Tradition a été amenée progressivement à une telle confession. Les Évangiles synoptiques laissent pressentir en creux que le silence du Christ, à propos de sa mère, a d'abord intrigué les apôtres. Il s'éclaire par un autre silence : celui du secret messianique, bien visible celui-là. De même que Jésus ne pouvait dévoiler son propre secret messianique avant le temps, de même il lui était impossible de révéler la profondeur de la part prise par sa mère. Ce fut, plus tard, le rôle de l'Esprit Saint. De là découle entre Jésus et sa mère une vie de conjurés partageant un secret qui les force à une double identité, celle publique de Jésus et Marie tels que les connaissent les habitants de Nazareth et l'identité secrète qui couvre tout le mystère. Cet ouvrage montre comment, en dépit de nombreux travaux de grande valeur, une partie de la recherche actuelle et récente, en soumettant la tradition à des exigences prétendument «scientifiques », se fourvoie loin d'une compréhension saine des Écritures telle que Dei Verbum voulait la promouvoir.François-Michel Rigot est prêtre et religieux contemplatif. Spécialiste de saint Maxime le Confesseur, il enseigne dans le cadre de sa communauté.

  • Voici un ouvrage qui aborde la question délicate du rapport entre les clercs et les laïcs, dans la lumière de Vatican II et de Lumen Gentium. Il ne s'agit pas de les mettre en opposition, comme s'il s'agissait d'une lutte de pouvoir entre clercs et laïcs, mais de considérer comment ils sont ordonnés l'un à l'autre dans une belle complémentarité. Encore faut-il comprendre et expliciter cette complémentarité, tel est l'objet de ces interventions chorales qui s'enrichissent mutuellement pour donner une vision large et complète de la question.La Société Jean-Marie Vianney est une association cléricale publique de droit pontifical fondée en 1990 par Mgr Guy-Marie Bagnard, évêque émérite de Belley-Ars.

  • Comment parler d'un salut pour tous les hommes dans une société où le relativisme et le pluralisme religieux sont la règle ? Depuis le Concile Vatican II, la question est brûlante en théologie. De nombreuses tentatives ont été faites pour penser et annoncer le salut en notre temps. Elles insistent moins sur la prééminence de l'appartenance à l'Église comme voie de salut et plus sur le Christ, unique médiateur et sauveur de tous les hommes. Mais certaines tentatives, mettant en avant la volonté salvifique de Dieu, ont oublié l'universalité du mystère du Christ. Comment, dans un retour à l'Ecriture et à la Tradition, John Henry Newman (1801-1890) envisage-t-il le salut de toute l'humanité ? Son intuition le conduit à une conception sacramentelle de l'histoire qui permet de considérer l'histoire comme le lieu du salut. Dans cette histoire la présence de Jésus-Christ atteint les aspirations de l'humanité et les attentes des nations. À partir des principes dogmatique et sacramentel Newman démontre la vérité d'une économie sacramentelle de salut qui s'est rendu visible dans l'événement Jésus-Christ.
    John Alwyn DIAS, vicaire provincial des Capucins du Karnataka depuis 2013, directeur d'institut universitaire à Bangalore. Il poursuit en parallèle des recherches en théologie en co-tutelle entre l'Institut Catholique de Paris et la Katholieke Universiteit Leuven, et obtient le titre de docteur en 2018. Le présent ouvrage est la publication de sa thèse.

  • Le présent volume poursuit l'approfondissement théologique et le tour personnel pris par la pensée de Charles Journet dans les années de guerre. L'oeuvre principale des années 1948-1951, parallèlement à la publication du grand tome II de L'Eglise du Verbe incarné, est Vérité de Pascal, qui, loin de se contenter de reprendre dans une perspective historienne le débat janséniste, dépasse celle-ci pour proposer une confrontation avec la doctrine de saint Thomas et éclairer l'apologétique pascalienne grâce à la lumière du mystère de Jésus.

  • Publié au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, ce titre est apparu selon les termes de Michel Sales comme " l'emblème d'une nouvelle ère de la théologie catholique ". A travers ces études majeures (sur le surnaturel, l'augustinisme et le baianisme, l'esprit et la liberté...), le théologien jésuite Henri de Lubac (1896-1991) remettait en question des pans entiers des interprétations dominantes du thomisme, en reprenant le dossier d'un point de vue historique. Il invitait ainsi la démarche théologique à un profond renouveau. Travail de fonds qui remet en question toute une part de la tradition scolastique, travail aussi de méthode qui reprend les textes pour se confronter à l'esprit de la source. A l'époque, le livre fit débat dans le monde théologique... Des années plus tard, Henri de Lubac sera associé aux travaux du Concile Vatican II.

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