Desclée de Brouwer

  • Pourquoi parler du Dieu inattendu " lorsqu'on évoque le Dieu de la Bible ? Ne connaissons-nous pas déjà suffisamment les textes de l'Ancien Testament, les grands moments de l'histoire biblique, qui ont tant marqué notre culture, notre histoire commune et nos traditions religieuses ? C'est que, comme l'explique Marie-Noëlle Thabut, " Dieu est toujours différent de ce que nous imaginons spontanément : nos ancêtres dans la foi biblique ont fait cette découverte peu à peu, dans une longue histoire spirituelle ". Il nous est difficile de connaître Dieu par nous-mêmes et il faut bien souvent nous débarrasser de l'image d'une divinité hiératique et vengeresse. Marie-Noëlle Thabut nous accompagne dans la découverte de cette révélation à travers une galerie de portraits des grands témoins de la foi : Noé, Abraham, Moïse, David, Elie, Jonas, Ruth, Osée... Loin des propos exégétiques ou techniques, ce livre propose une approche chaleureuse du message biblique, confronté toujours aux grandes questions de l'existence.".

  • La personnalité si singulière de l'Auvergne fait d'elle un monde à part depuis des siècles. Avec des paysages parmi les plus beaux de France, elle est habitée par un peuple fier et riche de vie intérieure qui préserve un contact intime avec la terre et les animaux.À l'automne 2015, François Cassingena-Trévedy a arpenté en solitaire les chemins de randonnée du massif sauvage du Cézallier. Il nous livre ici le récit de sa marche.Le vent, la neige et le froid sont vaincus par l'enchantement au contact d'une nature devenue une compagne aimée. Lors des étapes en des gîtes, il cherche à rencontrer les rares habitants de la région. Accueilli dans leur vie familiale, il trace d'eux, paysans ou aventuriers, des portraits truculents d'où se dégage un humour généreux. De courtes citations liées aux événements vécus accompagnent son itinérance et, parfois, d'une langue lyrique, il s'élance en des éloges inspirés sur la marche, les pieds ou le sacré, qui prend alors une dimension inattendue.À travers la sensibilité de l'auteur, l'Auvergne apparaît sous un jour nouveau et le lecteur ne saurait résister à l'envie de découvrir volcans, forêts ou pâturages décrits avec un enthousiasme communicatif.Moine bénédictin en l'abbaye de Ligugé près de Poitiers, François Cassingena-Trévedy est également un écrivain exceptionnel et un vaillant marcheur.

  • Cette édition en langue française des Évangiles extraits de la Peshittâ est une authentique nouveauté : en effet, elle présente pour la première fois et dans son intégralité la traduction directe des textes écrits dans la langue quotidienne de Jésus, l'araméen, qu'il a donc parlé, comme il lisait et parlait l'hébreu dans le Temple et dans les synagogues.Patrick Calame et son fils, Joachim Élie, sont juifs hébraïsants et aramaïsants, passionnés par la beauté des deux langues de leur tradition. Ils ont enrichi leur traduction de nombreuses notes inspirées de la Torah et nous offrent ici un document important pour retrouver et approfondir le sens sémitique du texte des Évangiles, ce trésor que les chrétiens d'Orient ont conservé dans leur propre langue.Patrick Calame a publié plusieurs ouvrages aux éditions Albin Michel, en particulier sur les Psaumes et le Cantique des cantiques.

  • Qui donc est Dieu ? Où est ton Dieu ? Nombre de jeunes reprennent à l'envi cette interrogation plus actuelle que jamais.De quel Dieu les athées sont-ils athées ? C'est la question que pose ici Stan Rougier. Ce livre offre moins des réponses qu'un dialogue amical, une expérience spirituelle. Pour Stan Rougier, il importe de révéler Dieu et son amour prodigieux, illustrant la parole de Paul Valéry : " Le mot Dieu et le mot amour n'ont été associés que depuis Jésus-Christ. " Le chrétien n'est pas sans connivence avec le Dieu hindou, le Dieu de l'islam et, bien sur, le Dieu du judaïsme.Pour lui, Dieu est encore au-delà : c'est un Dieu amoureux qui nous aime à en mourir. Au fil des pages, ces appels se font de plus en plus pressants et finissent par faire tomber nos ultimes résistances. Ainsi donc, Stan Rougier relit avec une sincérité brulante le message chrétien dans son originalité et conduit son lecteur jusqu'à la découverte joyeuse et libératrice de cet amour fantastique qui travaille chaque jour au coeur de tout être humain en quête du vrai bonheur.

  • Depuis plus d'un siècle, on assiste à un retour aux Pères de l'Eglise. Le souci de l'oecuménisme a conduit à remettre en valeur leurs écrits, mais leur lecture peut paraître un peu ardue. Pour connaître les Pères de l'Eglise, il faut lire leurs oeuvres ; rien ne remplace le contact direct. Mais en fonction de quoi faire un choix et s'orienter ? La liturgie romaine en est une voie d'accès possible : de très nombreux extraits des ouvrages des Pères sont proposés pour la deuxième lecture de l'Office de lecture. Ces lectures n'ont pas été choisies au hasard : un équilibre a été trouvé entre Pères grecs et Pères latins. Il est donc possible de s'initier aux Pères de l'Eglise à travers les textes que l'Eglise propose à tous les chrétiens pour leur prière, à partir du Livre des Jours, Office des Lectures romain. Les lectures patristiques de l'office sont donc étudiées ici en suivant un ordre non pas liturgique, mais chronologique, en les regroupant par auteur. Ce premier tome regroupe l'étude des Pères antérieurs au concile de Nicée (325).

  • Cette édition de la correspondance entre Amélie Soulacroix et Frédéric Ozanam réunit en un seul document les deux voix du couple, les lettres d'Amélie jusque-là inédites et celles de Frédéric, déjà publiées.On connaît Frédéric Ozanam : le principal fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, le serviteur de la Vérité, le défenseur de la question sociale, celui qui s'agenouillait devant les pauvres, « images sacrées de ce Dieu que nous ne voyons pas ». Mais on redécouvre l'homme, l'amoureux, le père, l'universitaire, le poète, un homme plus simple, sans autres fards que ceux de son éloquence.Amélie nous était jusque-là presque inconnue : cette correspondance fait sortir de l'ombre une femme attachante par sa simplicité et son naturel, étonnante par ce qu'elle révèle à la fois d'elle-même mais aussi de Frédéric, véritable compagne qui a fait avec lui ce cheminement vers la sainteté.Par-delà ce regard intime qui éclaire une facette plus secrète d'un homme public, c'est un amour conjugal qui se découvre, sans pour autant être indiscret. Comme l'écrit Xavier Lacroix : « ce qu'expriment Frédéric et Amélie est tellement beau, Vrai surtout, juste, que cela en quelque sorte, par le haut, ne leur appartient plus. Le Vrai est universel. Il exprime une vérité de l'humain qui est en chacun de nous. »
    Don Léonard de Corbiac est prêtre de la communauté Saint-Martin, vicaire en paroisse à Biarritz. Il a consacré ses travaux universitaires de mémoire à Frédéric et surtout à Amélie Ozanam.

  • Pourquoi une telle violence dans la Bible, tant d'êtres brutaux au fil de ses pages ? Pourquoi souvent son Dieu ne cède-t-il en rien aux hommes sur ce plan ? La présence massive de la violence, en particulier dans le premier Testament, dérange en effet. A cause d'elle, d'aucuns voudraient que les croyants renvoient ce livre aux oubliettes de l'Histoire, comme un sombre témoignage du potentiel destructeur que constitue toute religion. Et des chrétiens préfèrent ignorer des pans entiers de ce livre, pourtant au centre de leur foi, indispensable pour saisir le message du Nouveau Testament. Bibliste de renom, André Wénin répond à cette critique : tout le paradoxe de la sagesse de la Bible est justement d'indiquer à l'humanité des impasses à éviter, en premier lieu la violence. Pour cela, il lui faut cultiver la justice et, lorsque celle-ci connaît des dérives, aller plus loin, vers la fraternité, la sagesse véritable. Car le Dieu de la Bible ne veut pas le malheur de l'homme, mais sa vie et son épanouissement.

  • Du plus haut qu'il put atteindre au plus caverneux où il osa descendre, l'homme a donné le nom de Marie à de vertigineuses cathédrales comme à de ténébreux tréfonds (je songe entre autres au puits Notre-Dame des houillères de Ronchamp, ou à la fosse Notre-Dame de la Compagnie des mines d'Aniche), à des communautés vivant l'appel du silence comme à des formations de rock parmi les plus hurlantes (l'un des groupes du heavy metal suédois ne s'est-il pas appelé Notre Dame ?).Je ne dis pas cela par goût des paradoxes, mais parce que Marie ne serait pas Marie si Elle n'était pas partout, si Elle n'avait pas les bras - et le coeur, donc ! - ouverts au plus large pour embrasser toutes les activités des hommes sans exception aucune.En voici une nouvelle preuve avec ce Dictionnaire encyclopédique de mariologie dont Marie est l'antienne, la source et la racine, Dictionnaire aussi complet et complexe, aussi florissant, aussi surabondant, aussi audacieux, aussi défiant, aussi priant qu'une cathédrale de pierre.Ah oui, sans doute était-ce un pari fou que d'ériger ce monument de littérature et de spiritualité ! Mais ce pari, Pascal-Raphael Ambrogi et Dominique Le Tourneau l'ont gagné. Et que leur lecteur soit un de ces enfants éblouis qui savent la joie de danser dans les pas de Marie, ou l'un de ces pauvres Poucets qui ont perdu jusqu'au dernier de leurs petits cailloux d'espérance et de foi, ce livre apporte une certitude : rencontrer Marie n'est pas un vain mot, c'est possible dès aujourd'hui, possible dès ici-bas, ces pages en sont la promesse, le guide, l'itinéraire.Comme la cathédrale, cet ouvrage (j'aime ce mot qui sent bon l'effort, le travail, la recherche du chef-d'oeuvre) chante l'élévation, la verticale, il libère la lumière et les couleurs mariales. On doit en tourner les pages, en égrener les entrées, avec la même déférence mais aussi le même enthousiasme que l'on met à pousser la porte des nefs ouvertes à la foule innombrable des amoureux de Marie - amoureux, oui, et ce livre est justement l'une des plus accomplies, des plus brillantes, des plus fertiles et des plus riches lettres d'amour entre Elle et nous...

  • En avril 1940, Hans Urs von Balthasar écrit sa première lettre à Karl Barth. C'est le début d'un dialogue qui durera plusieurs années entre l'un des plus grands théologiens catholiques et l'un des plus grands théologiens protestants. C'est aussi le début d'une amitié avec un enthousiasme commun pour Mozart et une estime réciproque. Quels sont les sujets abordés ? Comment la conversation a-t-elle évolué ? Où les a-t-elle menés ? Sachant que l'encyclique du pape Léon XIII Satis Cognitum insiste sur le fait que l'unité de l'Église est celle de l'Église catholique romaine, on comprend combien était audacieuse l'oeuvre de Hans Urs von Balthasar quand il prônait le dialogue inter religieux notamment dans son expression « Église déchirée ». Il se souviendra du défi lancé par Karl Barth : si le catholicisme est aussi assuré de soi-même, en quoi devrait-il craindre de se laisser interroger ? Karl Barth quant à lui, comprend bien la théologie catholique, c'est pourquoi il ne manque pas de la critiquer de manière pertinente et incisive. Il lui reproche ce qu'il considère comme une manière de toujours vouloir concilier deux sources de vérité : la théologie et la philosophie, la grâce et la nature, la foi et la raison, la Révélation et la théologie naturelle, l'autorité divine d'une part et d'autre part celle de Marie (presque célébrée comme corédemptrice), du Pape (avec son infaillibilité), et de l'Église (dispensatrice des moyens du salut). Le catholicisme est pour lui le seul véritable défi auquel la théologie protestante doit se confronter. Un dialogue entre deux grands maîtres de la théologie chrétienne.

  • Tout au long de l'histoire, la mémoire chrétienne hésite entre le Paul dépeint par les Actes des Apôtres et celui qui se profile dans les épîtres. D'emblée, cet essai fait le choix de rejoindre à travers ses lettres la figure d'un missionnaire hors pair des origines du christianisme. Car Paul se signale comme le seul auteur du Nouveau Testament à s'exprimer à la première personne de manière réelle et pratique, jusqu'à confier à ses correspondants ses projets de voyages, des salutations nominales ou des souvenirs concrets. Comment alors cerner sa personnalité, parvenir à une vision d'ensemble, d'autant plus que les recherches actuelles sur la théologie paulinienne sont en plein bouillonnement ? C'est le défi relevé ici par Claude Tassin.

  • Bien souvent au cours de la messe, le credo se trouve récité de manière mécanique, sans guère d'attention aux formules qui le composent. Pour beaucoup, cette profession de foi apparaît plus comme un ensemble de concepts théologiques ou intellectuels que comme l'invitation à une expérience spirituelle... A rebours de cette approche immédiate, Mgr Michel Dubost propose de " prier le Credo ", c'est-à-dire de revenir à sa source, sa profondeur. C'est l'occasion d'éclaircie des expressions difficiles ou qui peuvent sembler abstraites, de voir plus clair dans des textes qui prennent leur origine dans les premiers temps de l'Eglise. Les prier, les méditer, mais aussi les proclamer en communauté, autant de richesses qui sont accessibles à tout chrétien.

  • Cet ouvrage s'inscrit dans la droite ligne des grandes études théologiques sur le baptême. Il présente une théologie de ce sacrement à partir de l'événement majeur du baptême de Jésus au Jourdain, et de ce qu'en dit saint Thomas d'Aquin dans ses commentaires bibliques. En effet, pour saint Thomas, « le baptême reçu par le Christ est l'ébauche et la consécration de notre baptême ».D'où la nécessité préalable d'une étude approfondie de l'événement du baptême de Jésus au Jourdain et de la théophanie trinitaire qui l'accompagne : que révèlent, en particulier, la vision d'une colombe et la voix céleste à propos de l'identité de Jésus ?En suivant le développement de l'histoire du salut, le lecteur est conduit des préfigurations baptismales de l'Ancien Testament, par le baptême donné par Jean, au baptême que reçoit et institue Jésus, puis au baptême conféré par l'Église apostolique, jusqu'au « baptême de gloire ».Cet ouvrage, riche et didactique, est un excellent outil pour découvrir ou approfondir la théologie du baptême.Préface de Gilles Emery, o.p.Né en 1969, l'abbé Étienne Dumoulin estprêtre du diocèse de Versailles, tertiaire dominicain, et licencié en théologiede l'Université de Fribourg (Suisse). Après avoir exercé son ministère enparoisse et en aumôneries de lycée, il consacre aujourd'hui la majeure partie de son temps à l'enseignement de la théologie dans plusieurs séminaires et monastères.

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