Albin Michel

  • « Le mot dieu est ambivalent. Il a un adret et un ubac. Une face sud et une face nord. Quand Nietzsche annonce : « Dieu est mort », il fait référence au dieu personnel, bon, jaloux ou miséricordieux, que le croyant prie dans les églises, mosquées et synagogues. C'est la face sud. La face nord, il n'en souffle mot. Elle est abrupte, lisse, vertigineuse, sans filet, sans contour, sans fond, nocturne. C'est elle que nous voyons aujourd'hui pointer à l'horizon. Cela pourrait être le sens, encore caché, de notre modernité. » Hervé Clerc Dans une démarche et un style uniques en leur genre, Hervé Clerc nous invite à un voyage ascendant vers une réalité ineffable et cachée, qui a peu de chose à voir avec le « Dieu » que l'on nie ou confesse habituellement. Depuis toujours certains mythes, contes ou légendes nous livrent des indices qu'il nous aide à décrypter.

  • On appelait autrefois "Fleur des saints" un livre de piété qui offrait au lecteur "une vie de saint pour chaque jour de l'année". Reprenant cette tradition éditoriale qui connut jadis un très grand succès populaire, l'abbé Omer Englebert la renouvela il y a un demi-siècle en multipliant le nombre de saints présentés, et en y ajoutant, au-delà du Martyrologe romain, quelques dizaines de bienheureux particulièrement honorés dans les autres Eglises.
    Cette Fleur des saints se présente donc comme une fresque, haute en couleur, des saints les plus illustres, ceux qu'honore la liturgie et qui ont inspiré les écrivains et les artistes, ceux dont nos villes, nos villages, nos familles parfois, perpétuent le nom, ceux dont nous portons souvent le prénom. Pour chacun, Omer Englebert nous raconte ce qu'en dit l'histoire ou la légende, et nous indique les oeuvres et les vertus qui leur valut d'être célèbres en leurs jours mortels, ou de le devenir après leur mort.

  • Il arrive que l'on soit témoin du monde de l'Invisible. Mais quelle que soit l'intensité de cette expérience, pourquoi cesserait-on d'être en quête, interroge Lytta Basset ? « On serait alors tenté d'invalider le témoignage d'autrui : ne s'étripe-t-on pas encore et toujours entre témoins qui, persuadés d'avoir trouvé Dieu , ne Le cherchent plus ? En revanche, on s'enrichit d'autant plus des expériences spirituelles des autres qu'on demeure profondément des chercheurs. Personnellement, j'ai beau avoir plusieurs fois vécu des rencontres lumineuses avec Lui, mon pain quotidien reste la quête. Impossible de thésauriser. » Pour Lytta Basset, il importe d'avantage d'être crédible pour autrui par son comportement que croyant déclaré. La Vie nous offre bien des manières de nourrir notre désir de la Source, pour autant que nous acceptions d'endurer le vide que creuse en nous le retrait des autres, de l'Autre. L'auteur d'Aimer sans dévorer et d'Oser la bienveillance a mis beaucoup d'elle-même dans cet essai remarquable qui renverse les idées reçues sur la perception du divin, nous montre les impasses d'une certaine théologie trop sure d'elle-même, et nous invite à nous découvrir ou nous re-connaître comme des assoiffés d'infini.

  • Depuis des décennies, Gabriel Ringlet travaille à « ré-enchanter les rites ». Il invite à ses célébrations, celles de la semaine sainte en particulier, des témoins issus de tous les horizons et de toutes les convictions. Dans ce livre étonnant, il nous confie comment des romanciers, poètes, chanteurs, cinéastes et artistes se sont prêtés au jeu de ces liturgies hors des sentiers battus. Il fait aussi mémoire de célébrations plus intimes, avec quelques proches, dans une chambre d'hôpital ou autour d'un berceau, et il ajoute qu'aujourd'hui plus que jamais chacun peut être appelé à célébrer.
    Bien entendu, la parole partagée peut n'être pas « religieuse » car, croyants ou incroyants, « nous avons autant besoin de rites que de pain », dit encore Gabriel Ringlet. Alors, en certaines situations, il se fait célébrant au sens large, trouvant les mots adéquats, les gestes, les musiques, les symboles, les personnages de cette intrigue de la vie qui est à raconter. Riche de moments inoubliables, cet éloge de la célébration nous invite à redonner sens, sel et rythme à l'existence.

  • Parmi les figures célèbres de l'Evangile, Judas continue d'incarner le mal, la traitrise et la cupidité. Mais sur quels versets se fonde une telle vision du personnage, et pourquoi cette lecture ? Anne Soupa reprend point par point ce dossier instruit à charge par la tradition chrétienne, et manipulé pour alimenter vingt siècles de haine anti-juive. Si Judas a bien fait entrer Jésus dans le temps du malheur, il a aussi son « côté soleil ». Lui, l'un des Douze apôtres, il a suivi son Maître depuis le début de sa vie publique, il l'a aimé, il a participé à son dernier repas et a eu les pieds lavés par lui. Selon les évangélistes, il l'a « livré » et non « trahi ». Alors pourquoi cette diabolisation ? Ne vise-t-elle pas à faire de lui le bouc émissaire qui libère les disciples de la culpabilité d'avoir abandonné Jésus ? En somme, Judas était le coupable idéal...Anne Soupa mène une enquête passionnante qui nous fait sentir, dans toute son épaisseur et sa complexité, l'éternelle énigme du mal.

  • On parle beaucoup aujourd'hui du développement des capacités cybernétiques de l'être humain menant vers un éventuel Homo Deus. Jean-Yves Leloup propose une alternative à ce projet transhumaniste : la voie de la transfiguration, chère à tous les mystiques. Il est pour cela nécessaire de passer par un processus de transformation de soi menant à la métamorphose de notre être, afin de donner du sens à notre existence et transfigurer notre corps. Il faut ouvrir les portes de notre perception afin de tout transformer en conscience et en amour, c'est-à-dire en lumière intérieure. C'est à cette alchimie que nous introduisent les pratiques de silence et de méditation.« L'esprit saint qui se joint à notre esprit » n'est pas un phénomène virtuel mais bien une participation consciente à ce qui est à la fois plus grand que nous et au-delà de tout. Il s'agit de retrouver l'infini qui nous informe et nous contient.
    Dans cet essai passionnant et pertinent, Jean-Yves Leloup nous invite à trouver le Royaume céleste qui est en nous, sans céder aux mirages de la technologie, mais en nous recentrant sur notre être.

  • " Il y a plus de quinze ans, j'ai ouvert le manuscrit d'un moine du
    Moyen ge, Le Plerinage de Vie Humaine, et ma vie a pris un cours inconnu et
    magique. L'univers des enluminures, dont j'ai cherch percer les
    symboles, m'a rvl un monde oubli qui transmet une connaissance
    essentielle, celle de soi-mme.
    Cette aventure a fait de moi un tre diffrent. Elle m'a conduite
    carter le sable qui encombre le passage de la vie pour trouver les poussires
    d'or de mon humanit. Le moine en prvient chaque lecteur qui ouvre son
    livre : " Lecteur, fais attention toi qui va lire ce livre. la fin de
    l'ouvrage, tu ne seras plus le mme. "

    /> Cette histoire est bien trop importante pour la garder secrte. Elle concerne
    chacun, je suis juste le lien entre le moine et vous. Tous les petits secrets
    et les grands, les sourires du plerin, ses clarts et ses dons du ciel, je
    vous les offre pour votre usage car chacun de ses pas, s'il devient le
    vtre, sera une clef de vie. "
    Paule Amblard


  • Après nous avoir initiés à un aspect méconnu de la tradition chrétienne dans son Petit traité de la prière silencieuse, Jean-Marie Gueullette nous fait découvrir plus avant ce patrimoine à travers les écrits et témoignages de ceux qui ont pratiqué celle-ci. à travers plus d'un millénaire et demi d'histoire, l'auteur nous invite à rencontrer Macaire l'Egyptien, Evagre le Pontique, Anselme de Canterbury, Jeanne de Chantal, Maître Eckhart, François de Sales, Ignace de Loyola, Thérèse d'Avila, Jean de la Croix, Henri Le Saux... Ce parcours thématique nous ouvre au « combat de la prière », à l' « oraison du simple regard », à la « contemplation de l'invisible » ou encore à « la connaissance de soi au service de la relation ». Nourri des paroles des plus grands mystiques, il constitue une véritable initiation à la vie intérieure et à la disponibilité pour l'Infini.

  • La Théologie mystique est l´oeuvre d´un auteur anonyme connu sous le nom de Denys l´Aréopagite ou Denys le théologien. Ce court traité du VIe siècle fut le texte le plus lu et médité des penseurs du Moyen Age aussi bien occidental qu´oriental. Son influence fut déterminante pour les différents courants de la mystique rhénane et flamande et continue de se fait sentir jusqu´à aujourd´hui.Jean-Yves Leloup nous en offre ici une traduction intégrale augmentée des sept Lettres de Denys qui en prolongent la réflexion. Il propose un commentaire suivi du texte, et poursuit la réflexion par une mise en résonnance de la théologie apophatique du Corpus dyonisiacum avec différents auteurs et traditions, issus du christianisme mais aussi du judaïsme, de l´islam et des mystiques orientales, qui nous invitent à contempler un avant et un au-delà de toutes pensées, un « obscur et lumineux silence », présence/absence du Réel Un, et infini, au coeur des réalités diverses et impermanentes.

  • Ce livre retrace la rencontre intense de deux écrivains avec une personnalité marquante du christianisme, Enzo Bianchi, et avec la communauté monastique, oecuménique et mixte, qu'il a fondée en Italie dans les années 1970. Au coeur d'un vallon du Piémont, le monastère est devenu un haut lieu du christianisme, où la saveur de la spiritualité irrigue le temps partagé et les heures de recueillement. Les auteurs y découvrent un véritable chemin d'humanisation, emprunté par la communauté ainsi que par les hôtes de passage : « Le sens de la vie intérieure et du décentrement de soi, le gout de la solitude et de la vie en commun, l'attention au silence et à la parole vivante, tous ces éclats de vie monastique sont des expériences riches d'enseignements pour construire une vie humaine apaisée parce que reconnue dans ses dimensions les plus paradoxales. » Un voyage inattendu au coeur d'une spiritualité ouverte à notre temps.

  • Les premières colonies américaines furent fondées par des Puritains anglais férus de la Bible hébraïque qui se proposaient de créer outre-Atlantique une nouvelle Terre promise. Dans ce nouvel Israël, ils respectent strictement les règles du Sabbat et leurs enfants portent des prénoms hébraïques. Mais c'est la révolution  à la fin du XVIIIe siècle qui va illustrer toute l'importance de ce texte dans la société américaine : les héros bibliques deviennent alors une puissante source d'inspiration dans la guerre  contre les forces britanniques et la libération des Hébreux de l'esclavage en Égypte imprègne de son esprit la lutte pour l'indépendance américaine ; ainsi, George Washington sera fréquemment surnommé le Moïse américain. À travers cette fresque qui va du Mayflower jusqu'à la naissance des États-Unis d'Amérique, Lionel Ifrah nous fait découvrir un aspect méconnu de la psyché américaine, à l'heure où la question religieuse y occupe plus que jamais une place prépondérante.

  • Notre cerveau est ainsi fait que, dès la première seconde de notre vie, nous imitons les autres et, sans le savoir, copions nos désirs sur les leurs. Les envies d'autrui éveillent les nôtres. C'est ainsi que nous pouvons apprendre, communiquer, ressentir, compatir... devenir humain. Mais l'imitation est aussi le moteur premier de nos rivalités, de nos jalousies, de nos violences - que nous justifions après coup au nom de nos émotions ou de notre raison. Neuropsychiatre et psychologue, Jean-Michel Oughourlian a été l'un des premiers à explorer la spirale mimétique qui nous domine. La découverte des neurones miroirs a corroboré sa théorie de façon spectaculaire. Il en a tiré les bases d'une nouvelle psychologie qu'il a brillamment exposée dans son essai Notre troisième cerveau. Comprendre le fonctionnement de notre cerveau pour nous en libérer : c'est ce qu'il nous apprend aujourd'hui, de manière simple et pratique. Afin de faire du mimétisme un atout plutôt qu'un handicap.

  • Auteurs d'un remarquable Maître Eckhart ou l'empreinte du désert, Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean Labarrière présentent ici, après celle des Traités, la traduction des trente premiers sermons du maître dominicain. Le grand mystique

  • Prenant la suite de L'Étincelle de l'âme, voici le deuxième volume des sermons allemands de Maître Eckhart, traduits et présentés par Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean Labarrière. Nous y retrouvons, avec force et éclat, le maître dominicain dans sa

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