Le Livre de Poche

  • Dumas séduit, fascine, intéresse, amuse, enseigne.Victor Hugo.Tout le monde connaît la verve prodigieuse de M. Dumas, son entrain facile, son bonheur de mise en scène, son dialogue spirituel et toujours en mouvement, ce récit léger qui court sans cesse et qui sait enlever l´obstacle et l´espace sans jamais faiblir. Ilcouvre d´immenses toiles sans jamais fatiguer ni son pinceau, ni son lecteur.Sainte-Beuve.Les Trois Mousquetaires... notre seule épopée depuis le Moyen Age.Roger Nimier.Les Trois Mousquetaires forment le plus divertissant des romans d´aventures. Leurs personnages, Athos, Porthos, Aramis et d´Artagnan, sont sortis des bibliothèques pour descendre dans la rue. Ils ont enseigné l´insolence et l´amitié à beaucoup de jeunes Français qui ont aussi découvert les fatalités de l´amour en rêvant aux belles épaules de Milady et à ses regards de perdition.Kléber Haedens.Edition de Simone Bertière. 

    1 autre édition :

  • Vérone, XVIe siècle. Les deux plus puissantes familles de la ville, les Montague et les Capulet, se vouent une haine implacable. Mais lors d'un bal, Roméo Montague croise le regard de Juliette Capulet. Malgré la guerre qui déchire les deux clans, les deux adolescents tombent éperdument amoureux l'un de l'autre. Ils décident de vivre cet amour, quoi qu'il advienne, à la vie à la mort.

  • Gargantua

    François Rabelais

    Edition enrichie (introduction, notes et bibliographie)Rabelais, c'est la vie même qui impose ses lois et éclate de toutes parts comme la sève de la vigne au printemps. « Rabelais, dans Gargantua, a mis le meilleur de lui-même, un rire sain, plus gaulois qu'athénien, un réalisme de bon aloi, un esprit satirique où il y a surtout de la gaieté, un art supérieur de conteur et de portraitiste, une philosophie faite d'épicurisme souriant et modéré. Il n'y a pas de hors-d'oeuvre et les éléments très variés qui composent cette épopée en prose sont fondus dans une unité parfaite. Le Gargantua est le chef-d'oeuvre de Rabelais. » R. Morçay.
    Edition établie par Pierre Michel. 

  • Au cours de la guerre de Sécession, cinq Nordistes : l'ingénieur Cyrus Smith et son chien Top, le reporter Gédéon Spilett, le Noir Nab, le marin Pencroff et le jeune Harbert, prisonniers des troupes séparatistes, se sont enfuis en balIon. Pris dans la tempête, ils échouent sur une île déserte, en plein océan Pacifique.Ingénieux, persévérants, les cinq compagnons, pourtant privés de tout, ne tardent pas à s'organiser, à vivre presque normalement. D'ailleurs, l'île, qu'ils baptisent du nom de Lincoln, offre des ressources admirables et tout à fait inattendues. Mais une série de faits inexplicables, des coïncidences troublantes les obligent à croire à la présence d'une puissance mystérieuse qui les épie sans cesse et conduit leur destinée, leur imposant sa volonté par des voies détournées, intervenant pour les sauver aux moments critiques...L'Ile mystérieuse, un des très grands romans de Jules Verne, cet enchanteur aux charmes inépuisables. 

  • Phèdre

    Jean Racine

    Edition enrichie (Préface, notes, dossier, lexique, glossaire, chronologie et bibliographie)PhèdreTu vas ouïr le comble des horreurs.
    J´aime... A ce nom fatal, je tremble, je frissonne. J´aime...

    OEnone Qui ?

    Phèdre Tu connais ce fils de l´Amazone, Ce prince si longtemps par moi-même opprimé.

    OEnone Hippolyte ? Grands dieux !

    Phèdre C´est toi qui l´as nommé !

    La légende de cet amour interdit, puisque Hippolyte est le fils de Thésée à qui Phèdre est mariée, Racine l´emprunte à Euripide et à Sénèque. Mais alors que la tradition théâtrale plaçait Hippolyte au devant de la scène, en 1677, Racine l´en écarte au profit de Phèdre, pour écrire la tragédie d´une femme torturée, sans doute coupable mais également frappée par la fatalité, qui lutte de toutes ses forces pour combattre une passion qui la submerge et finit par porter la mort autour d´elle - et sur elle.
    Edition d´Alain Viala. 

  • Marseille, 1815. Jamais Edmond Dantès n'a été aussi près du bonheur. Bientôt capitaine du trois-mâts le Pharaon, fiancé à la belle Mercédès, il voit ses espérances comblées. Mais soudain son rêve se brise. Une dénonciation anonyme et le voilà emprisonné au château d'If. Sa vengeance sera terrible et il prendra le temps qu'il faut pour l'accomplir.

  • Les métamorphoses

    Ovide

    OEuvre majeure de la littérature mondiale, Les Métamorphoses rassemble en près de 12 000 vers le récit des métamorphoses des dieux et des héros, depuis le chaos originel jusqu'à la mort de Jules César. Ovide pioche dans l'immense répertoire des mythologies grecques et romaines et recompose sa propre épopée pour raconter le monde : Icare trop près du Soleil se brûlant les ailes ; Daphné se transformant en laurier pour fuir Apollon ; Orphée descendant aux Enfers pour retrouver sa femme Eurydice... Ces histoires mythiques irriguent encore de nos jours la littérature et la culture occidentale. Dans une nouvelle traduction, Marie Cosnay nous donne à lire le texte d'Ovide comme un immense roman d'aventures.Magique est la dernière métamorphose des Métamorphoses, sous la nouvelle apparence que leur confère la traduction remarquable de Marie Cosnay. Bertrand Leclair, Le Monde.Préface d'Hélène Vial.Postface de Marie Cosnay.Traduit du latin par Marie Cosnay.

  • Dans le pays, on l'appelait la petite Fadette, car elle avait la taille d'un farfadet et les pouvoirs d'une fée. Comme sa grand-mère, elle guérissait les hommes et les animaux. Landry, l'un des jumeaux de la ferme voisine, tombe amoureux d'elle. Mais l'amour d'une sorcière est mal vu dans cette famille, et il rend malade de jalousie Sylvinet, l'autre «besson». Après La Mare au diable et François le Champi, c'est le troisième roman champêtre de George Sand. Elle y exprime tout ce que la vie lui a appris. L'apparence des êtres ne compte pas, il faut percer l'écorce. La richesse des filles ne fait pas leur bonheur et l'amour est difficile à construire. Son désir inassouvi est là, aussi, d'un amour qui durerait toujours. La Petite Fadette illustre le grand dessein de George Sand : enseigner le respect de Dieu, de la nature, de la sagesse, de l'amour. 

  • Edition enrichie (Préface, notes, commentaires sur l'oeuvre, lexique et chronologie)Plutôt que «Britannicus», victime assez falote de Néron et d´Agrippine, Racine aurait dû donner à sa tragédie le nom de l´un ou l´autre des deux monstres qui s´affrontent à travers lui.
    Leur «ambition», aujourd´hui nous l´appellerions plus volontiers «goût du pouvoir». Un goût de mort et de sang dont les Romains, hélas ! n´ont pas emporté le secret avec eux. Chacun, ici, reconnaîtra les siens...

  • Edition enrichie (Préface, notes et commentaires sur l'oeuvre, variantes, lexique, chronologie et bibliographie) A l'issue de la guerre de Troie, Andromaque, veuve d'Hector, est devenue, en même temps que son jeune fils Astyanax, la captive de Pyrrhus, roi d'Epire. Epris d'elle alors qu'il devait épouser Hermione, il lui donne à choisir : le mariage avec lui ou la mort de son fils. Mais sacrifier l'enfant qu'Hector lui a confié ou le sauver en épousant Pyrrhus, c'est toujours trahir la mémoire de son époux défunt.
    Fidélité ou trahison est aussi le dilemme d'Oreste épris d'Hermione. Chargé d'une ambassade auprès de Pyrrhus qui doit lui livrer Astyanax, il espère essuyer un refus : si Pyrrhus par amour garde le fils d'Andromaque, il renverra Hermione.
    En 1667, toute l'originalité d'Andromaque, qui remporte un éclatant succès, est sans doute de construire face à face deux univers si différents et dont les tensions s'entrecroisent : celui d'Hermione, de Pyrrhus et d'Oreste, portés par la plus aveugle passion, tout entiers tendus vers l'accomplissement de désirs trop humains, et celui d'Andromaque qu'habite seul l'amour d'un enfant et d'un mort - Andromaque silhouette sombre dressée sur un fond d'incendie.

    Edition de Patrick Dandrey. 

  • Édition illustrée et enrichie (illustrations originales de la collection Hetzel et dossier sur l'auteur)Dans le Pacifique, un yacht, le Sloughi, est en perdition. A bord, quinze enfants de huit à quatorze ans. Pas un adulte avec eux ; le bateau a rompu mystérieusement ses amarres dans un port de la Nouvelle-Zélande alors que les enfants s'apprêtaient à entreprendre une croisière, et que tout l'équipage se trouvait à terre. La tempête précipite le Sloughi sur des écueils et les enfants, non sans peine, arrivent sur une île déserte. Les longues « vacances » commencent... Pour subsister, les enfants n'ont rien, que leur courage : ils chassent, pêchent, inventent des pièges, dressent des animaux, cultivent. Hélas ! des rivalités divisent la petite colonie, les caractères se heurtent, la scission est accomplie quand de redoutables bandits abordent le rivage. Une lutte implacable s'engage : enfants contre hommes sans foi ni loi... De multiples aventures, l'intelligence et la force de caractère des jeunes héros font de Deux ans de vacances un beau roman, très attachant.
     

    1 autre édition :

  • Une première moitié de vie occupée à préparer un livre, l'autre à le corriger et à l'amender. Comme Montaigne, et peut-être un peu plus que lui, La Bruyère est bien l'homme d'un seul livre, et ce livre est celui d'une vie. Entre le projet et le dernier état revu par l'auteur - sur lequel est fondée la présente édition -, les encouragements renouvelés d'un public ravi qui ne semble pas en avoir voulu à La Bruyère de l'avoir si sévèrement morigéné.C'est que Les Caractères sont tout d'abord le chef-d'oeuvre d'un genre pratiqué depuis l'Antiquité, le portrait, et d'une veine, la littérature morale, dans lesquels le Grand Siècle ne pouvait que se reconnaître et s'accomplir. Sous Louis xiv, on s'attache volontiers aux notations, ces marques où se découvrent les passions et rien n'intéresse plus que les passions. D'un mot, là où nous avons pu croire que La Bruyère fixait des images, il s'employait en vérité à nous donner à les lire. On ne sait en effet ce qui nous sollicite le plus : ce que regarde La Bruyère ou la manière dont il regarde.Cette oeuvre subtile et neuve appelait un soin tout particulier dans l'établissement du texte comme dans l'annotation. Elle bénéficie donc des progrès considérables accomplis dans ce domaine au cours des dernières décennies dans la connaissance du classicisme.Edition d'Emmanuel Bury.

  • San Diego, 1875. Le capitaine John Branican part en campagne à bord du Franklin, laissant derrière lui sa femme Dolly et leur jeune fils, Watt. Les semaines passent et Dolly reste sans nouvelles de son mari. Trois ans et bien des drames plus tard, elle décide de mettre à profit un héritage inattendu en montant une expédition pour sillonner les mers du globe à la recherche de son époux disparu. Sa quête la mènera jusqu'aux confins de l'Australie où, lors d'une périlleuse équipée à dos de chameau, elle devra affronter mille et un dangers avant de découvrir la vérité.Grand roman d'amour et d'aventure paru en 1891, écrit en hommage à la femme de John Franklin - grand explorateur disparu en 1845 lors d'une expédition à la recherche du passage du Nord-Ouest -, Mistress Branican dresse le flamboyant portrait d'une femme de caractère, prête à affronter toutes les formes d'adversité par amour.Illustrations de l'édition originale Hetzel

  • Dorante aime en secret Araminte, une riche et jolie veuve, qui est hélas d´une classe sociale supérieure à la sienne et s´apprête à épouser un vieux comte. Aidé de son valet Dubois, il imagine alors un stratagème pour conquérir en une journée le coeur de la jeune femme. Représentée pour la première fois en 1737 par les Comédiens Italiens, Les Fausses Confidences est la dernière grande pièce de Marivaux. À travers les demi-vérités et les manipulations de Dubois, cette comédie douce-amère révèle que l´amour est bien souvent affaire d´amour-propre.

  • Avril 1860. L'équipage du Forward embarque pour une expédition secrète à destination d'une région inconnue. Mené par le mystérieux et taciturne capitaine Hatteras, ce voyage haletant les mènera jusque dans les terres hostiles et reculées du Grand Nord, à la rencontre d'Esquimaux et d'ours sauvages. Mais la quête éperdue du capitaine vers le pôle sera semée d'embûches et de dangers et, bientôt, leur survie deviendra un combat de chaque instant.Écrit fondateur de la série des « Voyages extraordinaires », publié en 1866 - après Cinq semaines en ballon et juste avant Voyage au centre de la Terre -, qualifié de chef-d'oeuvre par Julien Gracq, Voyages et aventures du capitaine Hatteras est l'un des romans majeurs de Jules Verne. La description détaillée, sourcée, d'une région encore mal connue et le portrait du fascinant capitaine Hatteras en font un inoubliable récit d'aventures.  Illustrations de l'édition originale Hetzel.

  • Edition enrichie (Postface)
    S'estimant proche de la mort, un roi décide de partager en trois son royaume afin d'en doter ses filles, Goneril, Régane et Cordélia. Lors d'une vaste cérémonie où se décident à la fois le partage et les noces des trois héritières, il exige de chacune une déclaration d'amour officielle qui scellera toutes ces donations. Mais, alors que les deux premières le flattent avec ostentation et démesure, la troisième tient des propos raisonnables qui mettent le vieillard en fureur et l'amènent à maudire sa préférée...Un récit où le tragique le dispute à la folie, mis en lumière par une traduction résolument moderne et tournée vers la mise en scène.Traduction et postface de Jean-Marc Lanteri.

  • Édition enrichie (Présentation, notes, chronologie et bibliographie )Lorsqu´en 1847 George Sand, qui a déjà fait paraître ses plus grands romans, entreprend à quarante-trois ans son Histoire de ma vie, elle définit ainsi son futur livre : « C´est une série de souvenirs, de professions de foi et de méditations dans un cadre dont les détails auront quelque poésie et beaucoup de simplicité. Ce ne sera pourtant pas toute ma vie que je révélerai. » Son modèle n´est pas Rousseau, ni d´ailleurs les Mémoires d´outre-tombe qui vont commencer à être publiés et où elle voit trop de pose et de drapé. Son ambition n´est pas d´inscrire sa vie dans le mouvement de l´Histoire, mais d´offrir le récit d´une existence de femme et d´écrivain qui côtoie rapidement Balzac et Sainte-Beuve, l´abbé de Lamennais et le socialiste Pierre Leroux - et bien sûr Musset et Chopin.
    Le lecteur trouvera ici le tiers, environ, de cette oeuvre immense dont les vingt volumes commencent à paraître en 1854 et qui occupe une place essentielle dans l´histoire de l´autobiographie. Car si d´autres femmes, avant Sand, ont écrit des mémoires, la singularité de son Histoire de ma vie est qu´on y découvre pour la première fois le récit de formation d´une jeune fille qui a voulu être artiste - mais un récit sans égotisme parce que au miroir de sa propre existence elle désire que se retrouvent tous les autres enfants du siècle :
    « Ecoutez ; ma vie, c'est la vôtre. » Edition de Brigitte Diaz.

  • Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Balzac Lorsque, en 1846, Balzac publie La Cousine Bette, le roman doit constituer avec Le Cousin Pons le diptyque des Parents pauvres, l'un et l'autre accablés d'injures. Mais à la différence de Pons, qui sera le vieux musicien plein de coeur, dès l'origine La Cousine Bette devait voir la vieille fille disgraciée se venger de ses douleurs, ce qu'elle fera jusqu'à la ruine des siens. Le premier projet s'est cependant élargi. Non seulement parce que les amours du baron Hulot vieillissant font de La Cousine Bette un roman érotique, et la dénonciation des affairistes dans le Paris de la monarchie de Juillet un roman de l'argent, mais parce que Balzac, renouvelant ses habitudes narratives pour mieux rivaliser avec les feuilletonistes, écrit là un livre d'action - un livre sombre, aussi, et qui n'écarte ni les ressorts ni les rebondissements du roman noir. Edition de Roger Pierrot.

  • A la fin d´une chasse, pendant la curée, les chiens dévorent les entrailles de la bête tuée. Pour le jeune Zola, qui déteste son époque, c´est le coeur de Paris, entaillé par les larges avenues de Napoléon III, que des spéculateurs véreux s´arrachent. Ce deuxième volume des Rougon-Macquart, histoire naturelle et sociale d´une famille sous le Second Empire, est l´un des plus violents. Zola ne pardonne pas ces fortunes rapides qui inondent les allées du Bois d´attelages élégants, de toilettes de Worms et de bijoux éclatants. Aristide Saccard a réussi. Mais tout s´est dénaturé autour de lui : son épouse, Renée, la femme qui se conduit en homme, si belle et désoeuvrée ; son fils, Maxime, l´amant efféminé de sa belle-mère. On accusa Zola d´obscénité. Il répliqua : « Une société n´est forte que lorsqu´elle met la vérité sous la grande lumière du soleil. » Edition de Philippe Bonnefis. 

  • Mauprat

    George Sand

    « Il y avait la branche aînée et la branche cadette des Mauprat. Je suis de la branche aînée. Mon grand-père était ce vieux Tristan de Mauprat qui mangea sa fortune, déshonora son nom, et fut si méchant que sa mémoire est déjà entourée de merveilleux. »
    À l'aube de la Révolution française, dans une province reculée du Berry, Bernard de Mauprat est élevé dans la violence et la dépravation par son grand-père et ses oncles. Un soir, dans de sinistres circonstances, il fait la connaissance de sa cousine Edmée. Intelligente et volontaire, élevée dans l'esprit des Lumières, elle parvient à prendre son rustre cousin sous son aile. Commence alors un long apprentissage pour Bernard, qui devra s'éduquer et s'amender pour espérer, un jour, devenir digne d'Edmée.Tout à la fois saisissant portrait de femme, conte philosophique et roman d'éducation, Mauprat marque un tournant résolument socialiste et féministe dans l'oeuvre de George Sand.Préface, notes et dossier de Marie Baudry.

  • Les amours Nouv.

    Les amours

    Pierre Ronsard

    En 1584, un an avant sa mort, Ronsard rassemble et organise ce qui sera la dernière édition de ses oeuvres parue de son vivant. Sous le titre désormais habituel Les Amours, on trouvera ici l'ensemble des poèmes (principalement des sonnets) figurant dans la première des sept parties ; soit, en particulier, les Amours de Cassandre, les Amours de Marie et les Sonnets pour Hélène. Se dessine un vaste parcours qui montre la maîtrise de celui qui, en un peu plus d'une trentaine d'années, alors que la France passe des guerres contre l'Empire aux guerres de Religion, construit une oeuvre ample et complexe où se mêlent les influences des poètes grecs, latins et italiens. Quand il meurt en 1585, Étienne Pasquier considère qu'« il a en notre langue représenté un Homère, Pindare, Théocrite, Virgile, Catulle, Horace, Pétrarque » et conclut : « Bref, tout est admirable en lui ». Le lecteur pourra en juger avec ces Amours, la part la plus célèbre de son oeuvre.Édition présentée et annotée par François Roudaut

  • Edition enrichie (présentation, notes, appendices, chronologie et biblioggraphie)Lorsque Baudelaire publie Les Paradis artificiels en 1860, l´expérience du hachisch n´a guère été pour lui qu´une curiosité passagère, quand l´opium, au contraire, accompagne depuis longtemps le traitement de ses souffrances. Le Poème du hachisch précède donc, dans les Paradis, Un mangeur d´opium, recomposition assez libre des Confessions d´un opiomane anglais de Thomas De Quincey, où Baudelaire a tenté de fondre ses « sensations personnelles avec les opinions de l´auteur original ».
    Le livre fut jugé extravagant et immoral. On aurait tort pourtant d´y lire une apologie de la drogue - et l´adjectif artificiels a sa pleine valeur de dénigrement. Car s´ils transcrivent des expériences, les Paradis touchent à la quête de l´infini : art poétique dissimulé, traité moral marqué d´anecdotes, ils sont la clef d´un monde où la volonté et la volupté entrent en concurrence pour que finalement triomphe une lumière supérieure qui refuse l´abandon trop facile à de fantasmagoriques jouissances. Et c´est le livre d´une poésie fondatrice.

    Edition de Jean-Luc Steinmetz. 

  • « Rire est le propre de l'homme », disait Rabelais et, pour nous faire rire, il invente Pantagruel, le fils de Gargantua. Gargantua était le héros d'un livret de colporteur publié avec succès à Lyon : Les Grandes et Inestimables Chroniques de l'énorme géant Gargantua. Pantagruel est, lui aussi, un géant, qui, par mégarde, comble une carie dentaire en avalant des soldats ! Il a pour ami Panurge, un fieffé voleur vivant de la vente des indulgences et du mariage des vieilles femmes.
    Par cette farce énorme, Rabelais lutte avec humour contre un certain obscurantisme du Moyen Age. Manger du lard en Carême avait conduit Marot en prison. Rabelais, en humaniste, s'intéressait à tout : médecine, philosophie, éducation, géographie. Sa verve, sa truculence et sa fantaisie sont restées inégalées. Et il y a aujourd'hui dans le monde autant d'intolérants et d'ignorants qu'en son époque pour que son livre fasse toujours rire.

    Edition établie par Pierre Michel. 

  • L'art d'aimer

    Ovide

    Edition enrichie (Introduction, notes, glossaire, chronologie et bibliographie).
    « Romains, si quelqu'un parmi vous ignore ce qu'est l'art de l'amour, qu'il lise mon poème pour s'y instruire et apprendre à aimer. »
    Brillant par son humour et sa modernité, L'Art d'aimer rencontra dès sa parution aux alentours de l'an 1 apr. J.-C. un succès immense - en témoignent des extraits retrouvés gravés sur les murs de Pompéi. Ovide s'y fait le chantre de l'art subtil de la séduction et, avec une audace extraordinaire pour son époque, dispense aux jeunes gens de Rome une leçon d'amour dans les règles de l'art. Nourri d'exemple mythologiques, de conseils et de techniques pour faire naître puis entretenir la passion dans son couple, L'Art d'aimer vaudra à son auteur d'être banni de l'Empire, avant de devenir l'un des textes érotiques les plus célèbres au monde.Édition présentée, établie et annotée par Sylvie Laigneau-Fontaine.

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