La Piterne

  • L´ouvrage, publié à titre posthume en 1805, est le précurseur de la science-fiction ; son sujet est absolument neuf.


    Le titre annonce le dénouement du plus grand de tous les drames : le grand architecte de l´univers a déterminé l´époque où la Terre doit finir et l´histoire se déroule lorsque le dernier des hommes rend le dernier soupir ; le globe devenu stérile n´offre plus qu´un petit nombre d´hommes languissants, épuisés et privés de la faculté de se reproduire. Il ne reste que deux individus à avoir conservé cette faculté : l´ homme Omégare en Europe, l a femme Sydérie en Amérique.

    Le génie de la terre, Ormus doit éloigner la destruction du monde, il a le plus grand intérêt à voir l´espèce humaine se reproduire, car son destin est lié à celui de la terre ; il cherche les moyens d´opérer la réunion des deux êtres seuls capables de perpétuer le genre humain.

    L a seconde édition, publiée en 1811, fut accueillie par la critique comme d'une grande et étonnante conception d'esprit.

  • Claire Daulnay espère connaître le « grand amour » avec un homme qu'elle aimerait et qui le lui rendrait.
    Ses parents la destinent à un notaire, Maître Hilaire, plus soucieux de la prospérité de son étude que du bonheur de son épouse.
    Son coeur déçu continue à rêver de l'âme soeur.
    L'histoire pleine de bovarysme est la version féminine de l'oeuvre de Flaubert. (Livre publié en 1859)

  • Éloge de l'humilité et de la simplicité, face au pouvoir, à la connaissance, et tout simplement à la vie. L'intrigue est simple : un docteur anglais cherche à rendre l'humanité plus heureuse en se lançant dans la collecte de tous les savoirs ancestraux du monde entier.
    Le conte philosophique, publié en 1790, est précédé d'un avertissement d'Alexandre Piedagnel, de l'avant-propos de l'auteur et il est suivi de "le café de Surate".

  • Clotilde

    Alphonse Karr

    Tony Vatinel, fils du maire de Trouville, est amoureux de Clotilde de Sommery, rien de bien original ! Sauf que Clotilde est mariée, certes mal mariée, et qu'elle refuse de donner son corps à deux hommes, même si son coeur préfère son amant ! À sa publication, un critique estimait : la passion de Tony exaltée jusqu'au meurtre, l'ardente coquetterie de Clotilde sont décrites dans un récit vif et coquet où il est impossible de ne pas se plaire. (La Revue de Paris, 1839)

  • Lors d´une conspiration des Légitimistes contre la monarchie de Juillet, la duchesse de Berry débarque en Provence. Bien que pourchassée par la police, elle réussit à gagner la Vendée, puis Nantes où elle est découverte par trahison le 6 novembre 1832 et transférée à la forteresse de Blaye. Cette histoire véridique est mise en relief sous la plume d´un partisan, officier resté fidèle au camp des Bourbons.


    C e n´est point un roman que j´écris ; c´est une histoire que je viens vous raconter.
    Il y a de tout dans cette histoire ;
    Tels sont les premiers mots du récit publié dès 1832, à chaud . Les épisodes sont ensuite narrés comme dans un roman de traque et de fuite.

  • Yvonnette était une blondine de cinq ans, aux cheveux couleur de genêt, coiffée d'un petit bonnet serre-tête, chaussée de sabots mignons : la plus jolie bambine que l'on pût trouver en toute la Vendée.

  • Le calvaire conte l'enfer de la passion, source de souffrances, de déchéance morale et de tarissement de l'inspiration créatrice. Sébastien Roch est une violente critique des Jésuites et des moeurs provinciales. Mirbeau décrit la lente soumission de l'esprit qui conduit au viol physique.

  • Eulalie

    Ulric Guttinguer

    Une femme raconte les malheurs successifs qui l'ont amenée au milieu des femmes affligées. La nouvelle aborde les motifs de déchéance féminine du XIXe siècle : être mère sans mari, abandonner son enfant, être le jouet des hommes.

  • L'abbé Jules : Jules, enfant, se révèle tracassier et cruel. Intelligent, il sera premier de la classe. Grand garçon à la carcasse dégingandée, il apparaît une indéchiffrable énigme. À peine l'âge de la première communion, il annonce son désir d'être prêtre !


    L


    e jour de sa première messe, Jules monte en chaire et s'accuse des pires fornications. Cette attitude non conformiste ne l'empêche pas de devenir secrétaire d'un vieil évêque compassé qui aura la faiblesse de l'aimer.


    Ce livre de 1888 montre une phobie hallucinée de la prêtrise ; pourtant, Mirbeau rend sympathique son prêtre bohème.
    Le jardin des supplices : Véritable catalogue des perversions de l'imaginaire de 1899, le livre exprime l'ambiguïté d'un Européen libéral, devant le colonialisme et les peuples orientaux. La Chine apparaissait alors comme le lieu des plaisirs mortels et, par un système pénal et l'invraisemblable raffinement de leur cruauté, les habitants ne peuvent être que des barbares.
    Mais les Chinois vivent dans une société plus solidaire et matériellement moins asservie que la nôtre. Et surtout ils sont d'admirables artistes.
    Chaque titre est préfacé par Yannick LEMARIÉ, Université d'Angers

  • Le journal d'une femme de chambre accompagne Dans le ciel publié seulement en feuilleton de presse : le plus classique et le plus discret de l'auteur sulfureux.

  • Dans la petite ville de X..., anonyme pour ne pas la personnaliser, on s'ennuie avec art !
    Henri Bersac, le percepteur des contributions directes, organise des parties de valet noir, auxquelles participent tous les notables et où le perdant met un sou sous le chandelier.
    Mais comment employer la cagnotte des amendes ?
    Les joueurs décident d'organiser un pantagruélique repas de Noël, servi après la fin de la messe de minuit ; c'est un usage et, en province, les usages ont force de loi.

  • 1785, la frégate américaine The Liberty s'apprête à quitter le Havre pour les États-Unis. Un huissier monte à bord et interdit à Jean Givet de Honfleur de quitter le pays.
    Endetté, le père de famille est conduit en prison, plutôt qu'autorisé à chercher fortune en Amérique. Benjamin Webb accepte de payer la dette et change la vie du malheureux normand.

  • Le soir de ses noces, la jeune mariée s'enferme par fantaisie dans la chambre nuptiale.
    Au moment où elle promet de lancer la clé par la fenêtre, les invités entendent "un cri effroyable, un de ces cris d'horreur et de détresse".

  • La saxifrage

    Stanislas Millet

    Un vieux botaniste retiré dans la montagne, n'acceptera de se séparer de sa fille adorée, qu'au bénéfice de celui qui apportera la plante rare qui manque à sa collection ! Le scénario est classique en apparence.Ce qui l'est beaucoup moins, c'est la précision apportée aux lieux, à la flore et à la science de l'herbier. 'Publié en 1904)

    Un excellent divertissement de vacances.



  • - Revenons à notre affaire : on offre donc 500,000 dollars à qui donnera des renseignements sur ce M. Géard ; il me semble que, mieux que personne, tu es en mesure de satisfaire le monsieur qui promet cette belle récompense ; il se nomme...


    Le commandant relisait l'annonce.



    - Atkins... il demeure à Oil City, dans la Pennsylvanie... Mais quel intérêt ce monsieur a-t-il à payer aussi généreusement ?... Peut-être cet article va-t-il nous l'apprendre.



    Et le commandant lut tout haut la note qui accompagnait l'annonce.

    Cet extrait, ao coeur du récit, pose l'enjeu de ce "road movie" avant l'heure qui va mener toute une équipée en Amérique du Nord, en Afrique et en France, en plein XIXe siècle

  • Le boudin de Pâques : Le dernier coup de dix heures tintait à l'horloge de Saint-Eustache, quand une vieille femme déboucha d'une de ces allées humides et obscures qui servent d'entrées à quelques maisons de la rue Rambuteau. Elle était vêtue de cette grande mante noire à capuchon dont s'affublent les veuves ou les aïeules dans certaines provinces de France. Une petite fille d'une douzaine d'années lui donnait la main...
    Le dernier des Penn-Môr : Le savant et courageux comte Jehoël de Penn-Môr, qui, sans le secours d'aucun gouvernement et avec ses seules ressources personnelles, avait entrepris de traverser l'Afrique, de la côte orientale à la côte occidentale, est mort sur les bords du lac Tanganyika.
    Les deux nouvelles fort différentes ont été publiées dans le Journal de la jeunesse, en 1886.

  • Lucile et Marie étaient surnommées les inséparables. C'était une angélique union, que de fois elles s'étaient juré de s'aimer toujours !
    Dans leurs rêves, si beaux dans les têtes de seize ans, elles se promettaient de rester ensemble : « Je voudrais qu'une de nous fût homme, nous ne séparerions pas notre amitié de notre amour ! » Ôtant un anneau de son doigt, Marie le passa à celui de Lucile : « Voilà notre anneau de fiançailles ! Que ce soit le gage de notre amitié. »

  • La famille de Bellemare est heureuse dans sa riche propriété de l'Anjou. Mais les problèmes vont se succéder : Lucie s'éteint d'une longue maladie, Jean disparait en Afrique et le père meurt subitement.
    Solange se retrouve seule pour soutenir sa mère, subvenir aux études de son frère Adrien. Sa détermination et son abnégation suffiront-elles pour la soutenir ? Aura-t-elle le fruit de ses efforts ?
    Fernande de Nocé conte "une vie de jeune fille" avec son âme de féministe du XIXe siècle.

  • Amélie Merval improvise des romans et souhaite marier ses deux filles. Un soir de bal, Philidor Moulin, l'entend formenter un meurtre.
    Comment ce fils d'honnête magistrat provincial pourrait-il épouser la fille d'une criminelle ?

  • Un anniversaire

    Amable Bapaume

    Le conteur et poète se souvient du jour où il étaut au Bois de Boulogne, près de la mare d'Auteuil. Il n'avait rien emporté avec lui, pas même le moindre cigare.
    Il avait tout pour s'ennuyer, quand il aperçut un jeune homme, affairé à écrire et fumant un Havane !

  • Les rois blancs

    Jules-Adrien de Lérue

    Un vieil homme, veuf et avare, chasse de son toit son fils unique pour la seule raison qu'il se montre trop généreux avec un pauvre hère...

  • La rue Porte-aux-rats

    Paul Baudry


    L'histoire fut contée sur les bords du Rhin, mais l'auteur assure qu'elle se produisit aussi à Rouen. À une date incertaine, les rats pullulaient et se répandaient en se moquant de la race féline et la race humaine ! La famine ravageait la ville...

  • Crevette

    Fernand Hue


    On l'appelait Crevette. Pourquoi ?

    Est-ce parce qu'elle était maigre et chétive ? ou bien parce que l'été elle allait chaque jour à la pêche aux crevettes et qu'elle courait de maison en maison, offrant sa marchandise aux baigneurs, en criant :

    - Crevettes, crevettes ! Achetez-moi des crevettes.

    Elle n'avait ni père ni mère, la pauvre Crevette : c'était une enfant trouvée. Des braves gens l'avaient ramassée sur le chemin, elle n'avait pas deux ans.

    Une vieille femme infirme l'avait recueillie, la soignait de son mieux et mendiait pour la nourrir.

  • La main d'ombre

    Jean Lorrain



    Quand éclata l'imprévu scandale du meurtre de la comtesse d'Orthyse, notre hôtesse commençait à donner les signes d'une méchante humeur. Tramsel proposa le jeu de la Main d'ombre. Un moyen sûr d'entrer en communication avec les esprits.













    Il fallait des conditions particulières de local, le salon les remplissait avec sa grande baie vitrée communiquant à la salle à manger. L'épreuve était impressionnante et demandait des nerfs solides, des caractères trempés.










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