Frémeaux & Associés

  • Edgar Allan Poe est l'un des grands auteurs du XIXème siècle. Archétype de l'écrivain maudit, trop génial pour être compris, il a mis dans son oeuvre la tristesse, la solitude et le désespoir qui caractérisent tous les incompris. Ses Histoires Extraordinaires ne dérogent pas à cette règle, ni d'ailleurs à son goût prononcé pour la découverte scientifique, comme en témoigne La descente dans le Maelstrm, sujet du présent enregistrement. Poe y dévoile ses connaissances physiques, en digne précurseur de Jules Verne, et pousse son lecteur aux limites de son imaginaire. C'est une oeuvre folle qui ravit, terrifie et ensorcelle. Le texte magique de Poe, sous la traduction de Baudelaire, est un brillant témoignage du génie de l'écrivain maudit. Jean Topart prête ici sa voix au texte intense et déchirant de Poe, mettant en valeur à la fois le style propre à l'auteur et la magnifique traduction qu'en a faite Baudelaire. Sa voix grave colle au texte en offrant à l'auditeur une place, non de spectateur mais de témoin passionné du drame, alimentant une nouvelle fois le mystère Edgar Allan Poe.

  • "Quatre hommes auront eu une vie immense : Napoléon, Cuvier, O'Connell, et je veux être le quatrième. Le premier a vécu de la vie de l'Europe; il s'est inoculé des armées; le second a épousé le globe; le troisième s'est incarné un peuple; moi, j'aurai porté une société toute entière dans ma tête". Honoré de Balzac
    "Quand Balzac publie en 1835 "Le Contrat de Mariage", il publie un roman de formation, un roman stratégique, un roman social, mais surtout une critique acerbe et lucide de sa société, faite de rivalités, d'intérêts, de rapports de forces... L'auteur y fait montre de son génie de l'observation du monde qu'il fréquente, décrivant les trois vices du monde, le plaisir, l'argent et la puissance. A travers l'histoire de ce mariage ruiné et vicié par l'hypocrisie, les mensonges, la haine, Balzac distille également ses conseils maritaux, se montrant très virulent à l'encontre des moeurs de sa société." Claude Colombini
    En lisant le texte de Balzac, Jean Debucourt en fait ressurgir une époque, une ambiance, une atmosphère. Sa voix adopte toutes les variations d'une langue française si richement mise en valeur par le génial écrivain. Et offre ainsi à l'auditeur un moment de grâce et de littérature à part entière. Guillaume Leclère

  • Alphonse Allais trompe son monde. Il a l'humour des désespérés, écrit sans y croire, en journaliste, se laisse piquer ses idées, vit une vie sans lendemain. En marge de l'institution littéraire de son vivant, la postérité le rattrape. On le prend pour un rigolo, conteur sans prétention, chroniqueur divertissant. Il est plus que cela. Breton l'introduit dans le panthéon des modernes à côté de Lautréamont, de Rimbaud : "il excelle à mettre en difficulté l'individu satisfait, ébloui de truismes et sûr de lui qu'il côtoie chaque jour dans la rue."
    Ses contes, en apparence, sont bien trop légers pour être de l'art. Et pourtant, c'est leur insignifiance ou nullité qui les élève au rang d'objets résolument modernes. Allais insiste sur des détails insignifiants (la manière de dormir avec sa barbe par exemple). Résultat : le quotidien devient absurde. Mis hors contexte, vu à la loupe, le normal n'est pas si normal. Le réel est déplacé. Alexandre Wong & Claude Colombini

  • "Si Fernandel n'est pas le plus grand comédien ni le plus grand technicien de diction alors à l'oeuvre en France, la générosité dont il fait preuve en tant qu'artiste et personnalité médiatique en fait l'une des plus grandes icones d'après-guerre. Fernandel incarne une certaine joie de vivre au micro (voir ses célèbres enre gistrements des Lettres de mon moulin, auxquels font échos les deux Contes du lundi que nous proposons en supplément ici). L'acteur propose en 1957 un Médecin malgré lui réalisé par Max de Rieux dans la grande tradition comique. Gérard Roig, rédacteur en chef de Phonoscopies et spécialiste de l'histoire de l'édition phonographique, nous propose de découvrir ces enregistrements avec un livret documenté sur ces pages historiques de l'enregistrement sonore." Patrick FRÉMEAUX

  • "Paul et Virginie, qui s'inscrit dans la vogue des romans exotiques est "une espèce de pastorale", comme l'affirme son auteur. Un récit - rousseauiste - d'accord entre l'homme et la nature, entre la morale et l'univers. Ce roman pré-révolutionnaire fut l'occasion d'intéresser la société française aux changements salutaires à mettre en oeuvre pour s'arracher aux moeurs aristocratiques. Il fallait la chaleur, la générosité et le talent de Marie-Christine Barrault pour nous faire vivre avec intensité les aventures des personnages de ce récit et nous faire vibrer au travers de leurs émotions." Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

  • "Ces quelques nouvelles témoignent de la précision avec laquelle Maupassant s'attache à observer les femmes et de l'intérêt qu'il porte à leurs diverses existences. Elles trouvent toujours un angle de vision original pour nous faire toucher du doigt la vérité des expériences réinventées par la fiction. Elles soulignent enfin la présence en Maupassant d'un véritable amoureux des femmes, qui les critique ou qui les plaint, mais qui surtout tente de les comprendre. La lecture de Miou Miou, chaleureuse et intimiste, nous fait partager profondément l'histoire de ces femmes, et nous permet de vivre au coeur de ces des­tinées racontées par l'un de nos plus grands écrivains."
    Mariane Bury et Claude Colombini-Frémeaux

  • "Vers 1500 un assassinat ou un empoisonnement n'inspiraient pas la même horreur qu'ils inspirent aujourd'hui (Préface de la Chronique du temps de Charles IX)". 
    Prosper Mérimée 
    Prosper Mérimée "Mateo Falcone" suivi de Djoumane", "L'Enlèvement de la redoute".
    "C'est l'identité des modernes que Mérimée dérange : ses contes sont des comparaisons qui mettent côte à côte en les reliant historiquement les comportements humains anciens et présents. De ces comparaisons ressort le chemin parcouru par une civilisation qui reconnaît mal ses crimes barbares, rejetés en des contrées ou dans un passé lointains."
    Claude Colombini-Frémeaux & Alexandre Wong 
    Pierre Bellemare trouve dans les récits du XIXe, publiés pour bon nombre d'entre eux dans les revues et les journaux de l'époque, l'occasion de nous faire réentendre une voix qu'on associe volontiers à l'esprit de la narration populaire, et ici, en particulier, à la forme du roman-feuilleton qui permit aux journaux, à partir de 1836, de s'assurer de la fidélité de leurs lecteurs et d'en accroître le nombre. Tous les grands romanciers sont passés par là : Hugo, Balzac, Dumas, Eugène Sue...


  • Pierre Bellemare trouve dans les récits du XIXe, publiés pour bon nombre d'entre eux dans les revues et les journaux de l'époque, l'occasion de nous faire réentendre une voix qu'on associe volontiers à l'esprit de la narration populaire, et ici, en particulier,à la forme du roman-feuilleton qui permit aux journaux, à partir de 1836, de s'assurer la fidélité de leurs lecteurs et d'en accroître le nombre. Tous les grands romanciers sont passés par là : Hugo, Balzac, Dumas, Eugéne Sue. Alexandre Wong & Claude Colombini
    Pierre Bellemare est souvent associé au monde consumériste de la télévision, et à juste titre puisqu'il en a créé le concept marketing. Néanmoins, Pierre Bellemare, reste un de nos plus grands techniciens de diction, et ses interprétations auraient pu faire de lui un sociétaire de choix de la Comédie Française. Frémeaux & Associés va éditer l'ensemble des grandes oeuvres littéraires qui ont fait l'objet d'enregistrements de la part de Pierre Bellemare.
    Patrick Frémeaux

  • "Parce que j'ai maintenant des petits enfants, j'ai souvent envie de raconter des histoires. C'est la fonction naturelle des grand-pères, et peut-être leur plus grand mérite." Marcel Pagnol
    "Marcel Pagnol assure au début des Secrets de Dieu que l'histoire qu'il transmet n'a pas pu être "déformée", qu'il garde les secrets des grands-mères qui l'ont racontée avant lui, qu'il permet au temps de passer, qu'il n'en arrête pas le cours, n'étant qu'un passeur, un porteur de message, le contraire d'un censeur. L' Agneau de la Noël, quant à lui, a servi de préface à Angèle dans l'édition des OEuvres complètes de Marcel Pagnol publiées à partir de 1965 aux Editions de la Provence puis au Club de l'Honnête Homme. Cette préface est moins un commentaire du scénario qu'un récit du tournage de Regain." Alexandre Wong
    "Jacqueline Pagnol et l'Agneau de la Noël en couverture de cet enregistrement nous révèle l'authenticité de la célèbre histoire de cet agneau que Marcel Pagnol immortalisa dans "Angèle" en racontant le tournage de "Regain". Poru la premère fois porté à l'attention du public, l'enregistrement inédit des deux nouvelles incarnées par Marcel et Jacqueline Pagnol" Patrick Frémeaux

  • "Les Lettres de mon moulin, interprétées par Fernandel ne relèvent pas seulement du livre sonore ou de l'histoire du disque parlé mais aussi de la mémoire collective. Ce disque est l'hommage généreux rendu à la Provence par un comédien dont la voix seule évoque les mondes d'Alphonse Daudet et de Marcel Pagnol. En présence d'une oeuvre qui constitue un véritable héritage de l'histoire racontée, Frémeaux & Associés a utilisé les techniques de restauration les plus sophistiquées, pour offrir dans le souci de l'acoustique de l'époque, la voix d'Alphonse Daudet incarnée par Fernandel."
    Patrick Frémeaux & Claude Colombini

  • Nuit après nuit, conte après conte, la voix enchanteresse de Shéhérazade fait voyager. Ses histoires sont si passionnantes que même le roi Shahriar au coeur de pierre ne peut s'empêcher de les écouter, et de les aimer. Au son des mots et de la musique, des personnages pleins de courage et d'ingéniosité prennent vie. C'est tout un monde de magie et de génies qui nous accueille ; un monde d'imaginaire pour passer mille et une excellentes nuits. Véritable conteuse, Rachida Brakni, avec un accompagnement musical à l'oud, révèle toute la beauté de ce chef-d'oeuvre traditionnel oriental. Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

  • Charles Dickens : Le Grillon du foyer, suivi de Nouvelles de Scotland Yard : La Paire de gants, Une Manoeuvre astucieuse, Le Canapé.
    "Charles Dickens est un romancier de proximité : il se met dans la peau de chacun de ses lecteurs-personnages, partage tellement leur vie qu'il parle de lui en parlant d'eux. 
    Il veut se reconnaître dans ses personnages comme il veut que les classes moyennes qu'il connaît et décrit se reconnaissent en eux.  Sa fille raconte qu'un jour, admise dans le bureau de son père, alors qu'il écrivait, à maintes reprises, elle le vit se lever précipitamment de sa table de travail pour aller grimacer devant une glace en marmonnant des paroles incompréhensibles pour revenir écrire aussitôt ce qu'il venait de voir de lui-même. Ses personnages, c'est lui."
    Claude Colombini-Frémeaux & Alexandre Wong
    Pierre Bellemare trouve dans les récits du XIXe, publiés pour bon nombre d'entre eux dans les revues et les journaux de l'époque, l'occasion de nous faire réentendre une voix qu'on associe volontiers à l'esprit de la narration populaire, et ici, en particulier, à la forme du roman-feuilleton qui permit aux journaux, à partir de 1836, de s'assurer de la fidélité de leurs lecteurs et d'en accroître le nombre. Tous les grands romanciers sont passés par là : Hugo, Balzac, Dumas, Eugène Sue...

  • L'Aiglon

    Edmond Rostand

    En 1962, Pierre Vaneck triomphe dans le rôle l'Aiglon au Théâtre du Chatelet. La critique est unanime à l'égard de son interprétation : "la meilleure de tous les temps"; elle exprime toute la puissance de l'oeuvre de Rostand. Face au talent exceptionnel de Pierre Vaneck, Moshé-Naïm décide d'immortaliser la pièce à travers une création sonore unique. Les textes écrits et lus par Maurice Clavel permettent à l'auditeur de visualiser la mise en scène telle que l'avait imaginée Rostand ; il fait la liaison entres les personnages et offre à cet enregistrement toute la magie du théâtre. Les acteurs, après deux ans de scène, sont réunis en studio pour enregistrer et immortaliser l'Aiglon. Magistrale, cette oeuvre sonore nous plonge dans l'oeuvre de Rostand, auteur à la créativité incontestée, figure prépondérante de la littérature française. Claude Colombini Frémeaux

  • La Princesse de Clèves, premier des grands romans historiques, écrit par une femme du XVIIè siècle, marque également le début de la place des femmes en littérature. Dans toute son oeuvre, Madame de Lafayette énonce les ravages des passions, qui ne font que révéler les faiblesses des hommes. La Princesse de Clèves obéit à cette règle. Madame de Lafayette analyse les étapes du sentiment amoureux chez les trois personnages, ses effets sur leur comportement et la lutte de la princesse qui, pour ne pas tomber dans des intérêts et des plaisirs qui la rendraient méprisables à ses yeux, accepte le seul destin qu'on réserve aux âmes nobles, la mort. Annie Ducaux, après avoir incarné La Princesse de Clèves à l'écran pour Jean Cocteau, interprète cette oeuvre et nous fait vivre toute la force de ce chef-d'oeuvre de la préciosité classique. Claude Colombini Frémeaux

  • Après le succès de Boule de Suif, tout le monde attendait Maupassant au tournant. La Maison Tellier, peinture d'un moment exceptionnel dans la vie d'un bordel de province, fait taire les détracteurs. Nous sommes bien en présence d'un maître. Il en va de même pour les nouvelles qui font de Maupassant l'un des auteurs les plus connus de la planète. Dans Au printemps et dans Pétition d'un viveur malgré lui ressort une certaine misogynie, mais quel brio. Le père Milon - bouleversant - et Un normand - du grand comique - confirme ce que savent les amateurs. Maupassant peint bien les paysans parce qu'il les aime.

  • « Sous l'effet de la volonté et des excitants, les hommes forment une "comédie humaine", société d'autant plus saine qu'elle conserve la force vitale qui, en la soudant, la traverse de part en part : "L'idée première de la Comédie humaine... vint d'une compa­raison entre l'Humanité et l'Animalité... Si quelques savants n'admettent pas encore que l'animalité se transborde dans l'Humanité par un immense courant de vie, l'épicier devient certainement pair de France" Honoré de Balzac. Étant donné que l'"immense" fluide volontaire passe d'un règne animal structuré en espèces à celui de l'homme, Balzac déduit que la société imite la nature en la prolongeant : il y a des épiciers et des pairs de France comme il y a des loups et des agneaux. » Claude Colombini-Frémeaux & Alexandre Wong

  • "Miguel de Cervantès (1547-1616) publie en 1613 le recueil de "Nouvelles Extraordinaires" dont sont tirées "Le licencié de verre" et "La force du sang". C'est alors un homme usé et fatigué par la vie d'aventures qu'il a mené. Cet ancien soldat reconverti dans l'écriture, auteur du premier best-seller de l'histoire de la littérature, "L'Ingénieux Hidalgo don Quichotte de la Manche", livre dans ces nouvelles une véritable leçon d'écriture, alliant l'humour froid et la critique politique, mêlant dans son texte toutes les facettes de son génie littéraire. C'est Michel Bouquet qui conte l'histoire de ces héros. Le comédien, dont l'immense talent de narrateur ne pouvait que servir une incroyable histoire, offre une vision du récit probablement très proche de l'idée de Cervantès, car, comme il le dit lui même, 'Je demande toujours aux personnages de jouer pour moi, ils le font tellement mieux'."
    Claude Colombini-Frémeaux

  • Colomba

    Prosper Mérimée

    "A la fois récit d'aventures et roman anthropologique, Colomba nous conte dans un style dépouillé et direct, l'histoire d'une vendetta, dont le principal protagoniste est assurément l'île de Beauté, ses moeurs, ses pierres, ses paysages. Le lieu d'action est peu à peu transfiguré en continent des origines, en siège archétypal de la « pure nature » de l'homme. Dans l'esprit du classicisme mériméiste, Serge Reggiani lit Colomba en témoin des moeurs sauvages de la Corse : ton assis, presque confidentiel, sans lyrisme déplacé." Claude Colombini-Frémeaux

  • Pourquoi Boule de suif ? Parce qu'avec cette nouvelle, Maupassant entre comme un boulet de canon dans la littérature du XIXe siècle. Suivront dix années d'une prodigieuse activité avant l'écroulement final.
    Pourquoi Maupassant ? Parce que c'est peut-être l'écrivain du XIXe siècle qui a le mieux résisté à l'érosion du temps. C'est aussi celui qui a la plus grande audience internationale. Surtout, sa prose est si accordée au souffle qu'elle semble faite pour être lue. Pouvait-on trouver mieux dans le cadre d'une collection de livres lus ?

  • Figure lointaine et floue de la première des "Filles du Feu" publiée en 1854, Angélique entraîne l'auditeur au coeur de l'Idéal et du Romantisme (l'ouvrage est d'ailleurs dédié à Alexandre Dumas, autre grande figure du romantisme). Ce récit, entrecoupé de digressions, à la manière des contes orientaux, agace et retient comme un philtre du temps passé. On ne peut s'arrêter, s'empêcher de continuer à chercher, à la manière de Gérard de Nerval, pour entr'apercevoir finalement Angélique, cette figure d'un amour mythique. Le récit, conçu comme un écrin, invite, au travers d'une quête de documents historiques, à une introspection révélatrice : l'Amour.

  • Pour la première fois, un éditeur, Frémeaux & Associés, présente l'essentiel de l'oeuvre de Marcel Proust à travers une écoute choisie d'À la recherche du temps perdu. La quintessence du chef-d'oeuvre de Marcel Proust est ici sélectionnée avec soin et fi nesse par Paul Desalmand puis transmise, avec une justesse et une maîtrise de la langue remarquables, par Daniel Mesguich qui met tout son talent au service de la beauté et du sens du texte. Un voyage au coeur de cette oeuvre immense et grandiose dans laquelle Marcel Proust peint avec précision et subtilité les circonvolutions de la psychologie humaine. La prisonnière - La fugitive. C'est au coeur de Paris que nous retrouvons notre narrateur en compagnie de l'insaisissable Albertine, fi gure féminine centrale de ce cinquième volume. De la sensualité et de la complicité amoureuses naissent peu à peu la jalousie et la méfi ance. Marcel Proust révèle avec une lucidité acerbe la cruauté du sentiment amoureux dont l'ardeur n'est qu'une illusion masquant la solitude qui nous emprisonne. Au-delà de l'amour c'est d'ailleurs la mort qui exacerbe cette solitude en frappant irrévocablement les êtres chers. Daniel Mesguich rend palpable, par sa lecture poignante, la suffocation d'un narrateur cerné par les deuils. Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

  • Pour la première fois, un éditeur présente l'essentiel de l'oeuvre de Marcel Proust, en présentant une écoute choisie d'À la recherche du temps perdu. Frémeaux & Associés propose une anthologie d'À la recherche du temps perdu. La quintessence du chef-d'oeuvre de Marcel Proust est ici choisie avec soin et finesse par Paul Desalmand puis transmise, avec une justesse et une maîtrise de la langue remarquables, par Daniel Mesguich qui met tout son talent au service de la beauté et du sens du texte. Un voyage au coeur de cette oeuvre immense et grandiose dans laquelle Marcel Proust peint avec précision et subtilité les circonvolutions de la psychologie humaine. Sodome et Gomorrhe. Ce quatrième volume offre une plongée au coeur des mystérieuses contrées de Sodome et Gomorrhe qu'explore avec curiosité le narrateur à travers Charlus et Albertine. Plus largement, nous est peint une société de masques où l'hypocrisie et l'individualisme creusent un fossé entre les êtres. L'incompréhension passe par le langage, qu'il soit comique et touchant comme la parlure de la fille de Françoise et celle des deux courrières de l'hôtel de Balbec, ou maladroit et cinglant comme celui des Verdurin. L'acuité du regard de Proust, enrichi par le talent de Daniel Mesguich, exacerbe ici l'incommunicabilité entre les êtres, leur incapacité à se comprendre et donc leur profonde solitude. Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

  • Frémeaux & Associés propose une anthologie d'À la recherche du temps perdu. La quintessence du chef-d'oeuvre de Marcel Proust est ici choisie avec soin et finesse par Paul Desalmand puis transmise, avec une justesse et une maîtrise de la langue remarquables, par Daniel Mesguich qui met tout son talent au service de la beauté et du sens du texte. Un voyage au coeur de cette oeuvre immense et grandiose dans laquelle Marcel Proust peint avec précision, humour et subtilité les circonvolutions de la psychologie humaine. Le côté de Guermantes. Ce troisième volet de la Recherche est marqué par l'installation du narrateur et de sa famille dans un nouveau foyer, près de la demeure des Guermantes. Le quotidien de notre héros se trouve rythmé par la vie de ses prestigieux voisins, qu'il ne tarde pas à côtoyer grâce à la bienveillance de Saint-Loup. L'entrée dans le « jeu de la vie mondaine » s'accompagne chez le narrateur d'un éveil à la sensualité. Entre idéalisation et fantasme, il voit renaître sa passion pour la duchesse et renoue avec Albertine. Figure amoureuse ou maternelle, jeune ou vieillissante, la femme devient source d'attirance, de mystère et d'admiration. Avec finesse et profondeur, Daniel Mesguich donne vie à ces caractères tout en laissant poindre la finitude des êtres et des choses. Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

  • Frémeaux & Associés propose une anthologie d'À la recherche du temps perdu. La quintessence du chef-d'oeuvre de Marcel Proust est ici choisie avec soin et finesse par Paul Desalmand puis transmise, avec une justesse et une maîtrise de la langue remarquables, par Daniel Mesguich qui met tout son talent au service de la beauté et du sens du texte. Un voyage au coeur de cette oeuvre immense et grandiose dans laquelle Marcel Proust peint avec précision, humour et subtilité les circonvolutions de la psychologie humaine. À l'ombre des jeunes filles en fleurs. De Paris à Balbec, ce deuxième volet de la Recherche évolue de l'univers parental rassurant au petit Monde de Normandie où voyage le narrateur au côté de sa grand-mère. Temps du changement et des émois amoureux, il s'éloigne de Gilberte pour mieux rencontrer Albertine. C'est en bord de mer, là où l'écrêtement des vagues laisse voguer la mélancolie, que notre héros proustien, encouragé par le Marquis de Norpois, se consacre à sa vocation littéraire. Comme une mise en abyme de cette inclination artistique, Daniel Mesguich continue ici à manier avec brio la langue dense et majestueuse de Marcel Proust, poursuivant ainsi sa déambulation littéraire dans cette oeuvre intemporelle. Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

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