Collection XIX

  • Un jour qu'Aristide S * * *, un garçon tout à fait distingué, était en veine de confidences, il me dit ceci : - Figure-toi, mon cher, - l'amour déçu cause parfois de ces agacements - qu'un matin de printemps, à la campagne, après avoir lu la lettre qu'une jolie dame daignait m'écrire, je fus assez peu galant homme pour m'écrier, devant mon domestique, avec une énergie à la Cambronne :« Ah !... zut !... non, par exemple !... »Et je jetai dans une coupe quelconque, avec un mouvement bien net de folle colère, la lettre mignonne que je venais de parcourir.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • De loin et de près

    Alphonse Karr

    Conte groënlandais.Qui est-ce donc qui a publié dernièrement une histoire groënlandaise ? J'en sais une aussi, et je voudrais la raconter. - J'espère que ce n'est pas la même. - Il paraît que l'autre narrateur a pris, pour savoir son histoire, un procédé et un chemin tout différents des miens. Il est allé dans l'océan Arctique - 70 degrés de latitude nord - et a subi les fatigues d'un rude voyage, tandis que, moi, j'ai lu autrefois mon histoire dans un bouquin au coin d'un bon feu de houille, ou couché sur l'herbe, du temps que j'habibitais la France et la Normandie.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Les Enfants

    Hector Malot

    Le Plessis est un petit village bâti au milieu d'une de ces plaines de grande culture, qui sont la richesse plutôt que la beauté de l'Ile-de-France.Il y a quelques années, il était continuellement plein de mouvement et de fracas : c'était la deuxième poste qu'on rencontrait en sortant de Paris.Sur la route, entre deux rangées de vieux ormes tortueux, les voitures se suivaient dans un éternel défilé : malles-postes, diligences, chariots de roulage, berlines aux panneaux armoriés, fourgons de mareyeurs, charrettes de paysans, fardiers, tombereaux, baraques de saltimbanques, cabriolets de commis-voyageurs ; ni le jour ni la nuit, ni l'été ni l'hiver, ni jamais, le mouvement ne s'arrêtait ; et les unes après les autres les voitures passaient ; toujours des voitures.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Comédienne ! - je l'étais hier, et célèbre et fêtée ? - Je pourrais l'être encore demain... - Je ne le veux pas... - J'abdique. - Trop tôt ! - dira-t-on sans doute.Eh bien, soit ! - Il vaut mieux cent fois s'éclipser trop tôt, volontairement, que de disparaître trop tard et de se survivre à soi-même.Aucune des joies de ce monde ne m'a fait défaut dans ma carrière si bien remplie,J'ai connu les plaisirs du luxe, les orgueils de la beauté triomphante, les fièvres de l'amour heureux, les enivrements du succès.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Nouvelles

    Paul Féval

    La nuit tombait, et aussi la pluie. Il faisait un fichu temps. Dans la petite cuisine du presbytère d'Aolbach, Catherine, la vieille servante de M. le curé, mettait tout en ordre avant d'aller se reposer, sans soupçonner qu'il lui faudrait veiller cette nuit-là.On était aux derniers jours d'août 1870. La campagne, solitaire d'habitude, paraissait habitée. Çà et là, une pointe d'acier, le poli d'un casque scintillaient aux rayons d'un foyer invisible.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Comte du Pape

    Hector Malot

    Rome.Qu'il soit ignorant ou savant, chrétien ou athée, artiste ou bourgeois, ce n'est pas de sang-froid que l'étranger approche de la Ville Éternelle.L'ignorant s'attendrit à l'idée du pape captif qui gémit sur la paille d'un cachot ; le savant fouille la campagne romaine ; l'artiste rêve des stanze de Raphaël ; le bourgeois qui a usé quelques fonds de culotte sur les bancs du collége pense au fameux S.P.Q.R.Qu'on monte en wagon à Pise, à Ancône ou à Florence pour venir à Rome, et l'on aura des chances pour voir ces divers sentiments se traduire sur la physionomie des compagnons de voyage que le hasard vous a donnés.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La Main du diable

    Alphonse Karr

    Par une pesante soirée du mois de juillet, l'air était surchargé de nuages d'un gris cuivré, et si bas qu'en s'avançant lentement ils touchaient la cime des arbres, dont le feuillage frissonnait sans qu'il s'élevât le moindre souffle. De temps à autre un bruit lointain et sourd suivait un éclair à peu de distance.Involontairement soumis à ce respect et à cet air d'attente que l'orage qui va éclater donne à toute la nature, trois hommes, enfermés dans une chambre, s'entretenaient à voix basse.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Les Vertes-Feuilles

    Auguste Maquet

    Au déclin de cette paix menteuse que le roi Louis XV acheta si cher de l'Angleterre, alors que, perdant le Canada, la Louisiane, l'Acadie et les meilleurs comptoirs du Sénégal, nous perdîmes la mer et notre marine, pour longtemps dégoûtée, un de ces marins, le chevalier comte Gilbert de la Blinais, humilié ou plutôt ulcéré dans l'âme, quitta le service et remit son épée au fourreau pour ne pas céder à la tentation de la briser.Il avait alors soixante ans, ayant employé quarante années à gagner la croix de Saint-Louis et le grade de capitaine de frégate.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La Comédie de l'apôtre

    Champfleury

    Une chambre de maison bourgeoise en province. - Aux murs le portrait de l'apôtre.MARTHE travaille à une broderie. AMICIE, puis LÉTOCARTAMICIE, en peignoir, coiffée à l'enfant, passe la tête dans l'entrebâillement de la porte de son appartement.Marthe, le journal est-il arrivé ?MARTHEPas encore, ma tante... Comment vous portez-vous ce matin ?AMICIEMal, tant que le journal n'arrivera pas.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • En fumant

    Alphonse Karr

    Quand j'ai quitté la France, j'ai prié mon ami Paillard de Villeneuve de me faire envoyer la Gazette des Tribunaux ; c'est une recette que je recommande aux absents plus ou moins volontaires : elle est excellente contre la nostalgie ; - nostalgie... effaçons ce mot pédant, et mettons en sa place le mot vulgaire, qui est si beau : le mai du pays. Dans la Gazette des Tribunaux, - cette lecture tellement saine pour les absents, - que voit-on ?Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Toulouse est encore, à l'heure qu'il est, une des curieuses villes de France. Profils de constructions civiles et religieuses plus espagnoles que françaises, vieilles tours d'église qui tiennent de la forteresse, façades de cloîtres aux symboles mystiques taillés dans le triangle des frontons, moines et religieuses cheminant, font de Toulouse une ville ayant résisté aux secousses de la civilisation, malgré les courants vitaux que laisse après elle la machine à vapeur.

  • EH bien, mon vieux Elie, nous revoilà donc encore une fois su' l'tapin, comme dit l'autre. - Qu'est-ce que tu dis, Planchut ?... - Ben quoi !... nous voilà revenus au front, que j'dis !... Mais si c'temps-là continue, t'sais, ça va être comme l'année dernière, en avril 1915, où qu'nous étions déjà ensemble aux Eparges. Quelle bouillasse, te rappelles-tu ?... - D'abord, répondit posément le poilu qui s'appelait Elle, ici, à Bar-le-Duc, nous ne sommes pas encore au front, mais bien à quinze lieues pour le moins.

  • MADAME PRAXITÈLE fut une vertu inouïe, si on pense qu'elle vivait avec un homme comme Praxitèle.Ce grand sculpteur, élevé sous la république athénienne, mais à la cour d'Aspasie, avait un harem plutôt qu'un atelier. S'il pétrissait si bien la pâte de chair, c'est qu'il se faisait la main sur les femmes - depuis les seins jusqu'aux jambes - aussi sa sculpture répandait-elle une forte senteur de volupté.Est-ce de lui que Préault - ce sculpteur de mots - disait : « Praxitèle part tous les matins d'Athènes pour arriver le soir rue Notre-Dame-de-Lorette.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Manuel garde toute une aise de ce spectacle inopinément offert en guise, d'accueil, par le hasard, dans la ville familiale qui va prendre sa jeunesse bachelière et diserte. Présage de pittoresque existence active, avec quelque patine d'âges défunts où facilement se réfugiera la pensée surprise par le spleen, par les déboires peut-être.Doucement, en peur d'éveiller sa folâtre soeur, il sort de la chambre, et, par les couloirs profonds blanchis d'une teinte d'aube, gagne le vieil escalier fleuri de fer.

  • Sacs et Parchemins

    Jules Sandeau

    La sottise humaine est incurable : Molière n'a corrigé personne. M. Levrault s'était enrichi à vendre du drap près du marché des Innocents. Une fois retiré des affaires, l'orgueil et l'ambition lui montèrent par folles bouffées au cerveau. Il faut croire que les écus ont, comme le vin, des vapeurs enivrantes. Quand il se vit à la tête de trois millions, honnêtement et laborieusement acquis dans la boutique de ses pères, ce brave homme, pris de vertige, découvrit que la richesse, qu'il avait considérée longtemps comme le but de sa destinée, n'en était que le point de départ : il éprouva le besoin de faire peau neuve, de sortir des régions obscures où il avait vécu jusque-là et de s'élancer, comme un papillon échappé de sa chrysalide, vers les sphères brillantes pour lesquelles il se sentait né.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Il y a juste dix ans, ma chère âme, que je t'ai conté mes premiers contes. Quels beaux amoureux nous étions alors ! J'arrivais de cette terre de Provence, où j'ai grandi si libre, si confiant, si plein de tous les espoirs de la vie. J'étais à toi, à toi seule, à ta tendresse, à ton rêve. Te souviens-tu, Ninon ? Le souvenir est aujourd'hui l'unique joie où mon coeur se repose. Jusqu'à vingt ans, nous avons battu ensemble les sentiers. J'entends tes petits pieds sur la terre dure ; j'aperçois des bouts de ta jupe blanche au ras des herbes folles ; je sens ton haleine parmi de lointains souffles de sauge, qui m'arrivent comme des bouffées de jeunesse. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Les Convictions

    Maxime du Camp

    SONNETLorsque le laboureur, marchant sous les rayons D'un soleil de novembre, au loin répand la graine Où dorment les épis qui jauniront la plaine, Et qui seront plus tard fauchés sur les sillons ;Il ne sait si le grain qu'il disperse à main pleine Ira nourrir le riche ou le pauvre en haillons, Ou si, dans le flanc noir des âpres tourbillons Le vent l'emportera ! - Qu'il aille où Dieu le mène !Comme le laboureur jetant la graine au vent, Jetons notre pensée à travers tous les hommes Sans nous lasser jamais, ô semeurs que nous sommes !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Aux Champs-Élysées, août 1818.MES CHERS FRANÇAIS,J'ai lu, dans les feuilles périodiques que nous recevons ici très régulièrement, que vous daigniez vous occuper beaucoup là-haut du vieux philosophe de Ferney. Cette nouvelle m'a fait plaisir, et m'a fait concevoir ridée de vous adresser une épître en prose, et non en vers, quoique cette manière de s'exprimer me soit devenue familière.On m'a apporté un exemplaire de toutes les éditions complètes de mes ouvrages qui paraissent en ce moment, et j'ai vu, avec satisfaction, qu'on y réunissait la, correction et l'élégance ; j'ai observé qu'on avait suivi dans le classement de toutes ces productions, si différentes les unes des autres, un ordre clair et lumineux, qui ne peut qu'honorer les éditeurs, et assurer le succès de leur entreprise.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Paris aime à déplacer son Forum. Il change de grande artère à chaque siècle ; son coeur a battu un peu partout. Il y a encore, parmi nous, des vieillards qui ont vu trois de ces déménagements et entendu les derniers chansonniers du Temple, les élèves de La Fare et de Chaulieu, ce poëte égrillard à qui Voltaire adressait ces vers :A vous, l'Anacréon du Temple, A vous, le sage si vanté, Qui nous prêchez la volupté Par vos vers et par votre exemple.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Fanny Minoret

    Champfleury

    - Encore ce lion ! On ne parle que du lion dans les journaux... Ce lion abrégera mes jours ! s'écriait, le 21 juin 1827, à huit heures du matin, un personnage qui, assis devant son bureau, chiffonnait un journal avec les signes de la plus violente irritation. - Assez de lion ! Il faut en finir avec ce fauve ! reprit M. Pardessus, administrateur du Jardin du Roy.Se levant de son fauteuil, il se secoua comme s'il eût porté l'animal sur les épaules.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Contes d'été

    Champfleury

    Laon est une petite ville de six mille âmes qu'un rien agite. Le moindre événement, les comédiens qui viennent y passer un mois, un cirque, des marionnettes occupent démesurément les esprits de ce maigre chef-lieu, qui doit à sa position élevée sur la montagne l'honneur de primer les autres villes beaucoup plus importantes du même département. Bâtie sur le plateau d'une montagne très-élevée, la ville défie un siège redoutable, mais malheureusement elle défie les voitures d'arriver dans son sein.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Mlle Rosa

    Arsène Houssaye

    La Champagne est un pays qu'on aime beaucoup à table. C'était autrefois quand sautait le bouchon, aujourd'hui c'est quand on apporte le vin frappé à la glace. Mais quelque gai et jaseur que soit le vin de Champagne, il ne donne pas l'idée, on ne sait pourquoi, de pérégriner dans ce beau pays dont la vraie capitale est Reims, ville gourmande et rieuse comme toutes les villes archiépiscopales.On a tort de ne pas se promener un peu par ce pays de La Fontaine, où il n'allait d'ailleurs qu'en prenant le chemin le plus long, comme à l'Académie, dans la peur d'arriver, ici avant la fin de la séance, et là quand sa femme était encore chez elle.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Je voudrais1 qu'un bel esprit ayant du loisir et armé d'une érudition délicate, s'avisât d'écrire les annales de la presse, considérée dans ses rapports avec la politique, l'histoire et la morale. Quel sujet dramatique ! sans rappeler l'échafaud de Servet, le bûcher du malheureux Estienne Dolet, et de tant d'autres ; - en Angleterre seulement le pilori de Daniel de Foë, la mort cruelle de ce pauvre journaliste Tutchin que l'on roua de coups, le supplice effroyable de l'éditeur Twyn composent une légende aussi intéressante que douloureuse.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La Pasquette

    Champfleury

    A l'heure où la rosée du matin est pompée par les premiers rayons du soleil, au moment où les nuages aux teintes délicates font place à un ciel à l'intérieur duquel semble s'allumer un brasier incandescent, apparaît, au coin de la haie qui entoure le petit jardin des paysans de la Gironde, le podécammbre. C'est un signe particulier à cette partie de la France, une sorte de borne qui annonce au voyageur qu'à l'endroit où le podécammbre se dresse, à l'extrémité d'un échalas, le territoire girondin commence ou finit :Les peintres japonais qui ont appris à nos artistes que tout objet, si vulgaire qu'il soit, est admis à faire sa partie dans le concert du Beau, ne manqueraient pas de donner au podécammbre une place importante dans leurs compositions en plein air.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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