Bouquins

  • Les célèbres Mémoires de Casanova, dans une nouvelle édition établie d'après le manuscrit original acquis par la BnF, accompagnée d'un appareil critique et renouvelé.Cette nouvelle édition, remaniée en profondeur, de l'Histoire de ma vie est entièrement fondée sur le manuscrit acquis par la BnF en 2010. Elle en respecte le découpage et procure pour la première fois un texte fiable, corrigé des erreurs de transcription de la précédente édition Brockhaus-Plon de 1960 (reprise dans la collection " Bouquins " par Francis Lacassin en 1993). Ce premier volume reproduit les tomes 1 à 3 des Mémoires, depuis l'enfance de Giacomo jusqu'à son évasion de la prison des Plombs, en novembre 1756.
    Une nouvelle préface présente un Casanova éloigné des clichés pour faire apparaître l'importance de l'écrivain et du penseur. L'appareil critique, lui aussi renouvelé et enrichi, se concentre sur le travail d'écriture de Casanova : il restitue l'histoire de la langue, éclaire son choix d'écrire en français sans renoncer à l'italianité (" La langue française est la soeur bien-aimée de la mienne ; je l'habille souvent à l'italienne ", écrit-il) et retranscrit dans la mesure du possible les passages biffés sur le manuscrit. Ce volume 1 reproduit trois variantes importantes : les différents projets de préface de l'auteur, les deux versions du premier séjour parisien (1750-1752), et le récit de l'évasion publié en 1788 sous le titre Histoire de ma fuite des Plombs.
    Enfin, on y trouvera plusieurs documents permettant de mieux comprendre le monde de Casanova : évaluation de ses revenus, tables de conversion des monnaies européennes, règles de jeux comme le pharaon, cartes illustrant les déplacements du Vénitien (monde méditerranéen, quartiers de Venise et de Paris).

  • Les essais

    Michel de Montaigne

    À bien des égards, Les Essais constituent l'oeuvre fondatrice des lettres françaises et de la pensée occidentale moderne, dont Montaigne est l'un des pères. Or rares sont ceux qui, en France, peuvent vraiment lire Montaigne, hormis les spécialistes, à cause des difficultés du moyen français. Une nouvelle édition des Essais s'imposait, non pas " modernisée " et encore moins " traduite en français moderne ", mais rajeunie et rafraîchie, pour rendre enfin accessible l'oeuvre du plus contemporain de nos classiques, le seul qui sache allier savoureusement des réflexions sur l'amour, la politique, la religion, et des confidences plus intimes sur sa santé ou sa sexualité.
    L'objectif de cette monumentale entreprise conduite par Bernard Combeaud, avec le concours de Nina Mueggler, est d'offrir des Essais restaurés et revitalisés, à partir de l'édition de 1595, pour que chacun puisse s'entretenir commodément avec un écrivain aux idées foisonnantes, salué par Stefan Zweig comme " l'ancêtre, le protecteur et l'ami de chaque homme libre sur terre ".
    Les traductions du grec et du latin sont toutes originales, les notes ont été réduites au minimum. Seules la ponctuation, l'accentuation, l'orthographe ont été systématiquement modernisées dans le souci constant de préserver la saveur originelle d'une langue si singulière, de préserver les images, les jeux de mots, les idiotismes gascons ou latinisants propres au style de Montaigne.
    Dans une longue préface inédite et percutante, Michel Onfray désigne l'auteur des Essais comme l'un de ses maîtres à penser et à vivre. Il explique " pourquoi et comment il faut lire et relire Montaigne ", philosophe qui apprend à " savoir jouir loyalement de son être ".

  • Voltaire " entreprit de rassembler, sous la forme de dictionnaire, toutes les idées, toutes les vues qui s'offraient à lui sur les divers objets de ses réflexions, c'est-à-dire sur l'universalité presque entière des connaissances humaines. Dans ce recueil, intitulé modestement Questions à des amateurs sur l'Encyclopédie, il parle tour à tour de théologie et de grammaire, de physique et de littérature ; il discute tantôt des points d'antiquité, tantôt des questions de politique, de législation, de droit public. Son style, toujours animé et piquant, répand sur ces objets divers un charme dont jusqu'ici lui seul a connu le secret... "
    Ainsi salué par Condorcet, le dernier chef-d'oeuvre de Voltaire est aussi son texte le plus méconnu. Inaccessible au grand public depuis 1775, il n'était familier jusqu'ici que des chercheurs, grâce à l'édition critique conçue par la Voltaire Foundation sous l'autorité de Nicholas Cronk et Christiane Mervaud, qui ont également dirigé la présente publication.
    Passé maître dans l'art de la forme brève, le philosophe donne libre cours tout au long de ce volume à sa virtuosité littéraire et intellectuelle dans le maniement des sujets et des genres les plus divers. Il y traite entre autres d'" Art poétique " et de " Métaphysique ", de " Justice " et d'" Honneur ", du " Mariage ", de l'" Amour " et de l'" Onanisme ", du " Beau ", de l'" Enthousiasme " et de la " Curiosité ", à travers de simples articles, des dialogues ou des contes, mêlés souvent de poésie. Voltaire déploie dans ces quelque quatre cents articles l'énergie toujours vivifiante d'une pensée en constante évolution. Les lecteurs d'aujourd'hui y trouveront avec bonheur un modèle de sensibilité, d'intelligence critique et de liberté d'esprit, contre toutes les formes de mauvais goût et d'intolérance.

  • Établi d'après le manuscrit originel et accompagné d'un appareil critique entièrement renouvelé, le deuxième volume de l'Histoire de ma vie contient les tomes IV à VII. Le Vénitien y relate son arrivée à Paris en 1757 après sa spectaculaire évasion des Plombs, les moyens employés pour faire fortune, ses voyages et ses rencontres à travers la Hollande, l'Allemagne, la Suisse, la Provence, ses retrouvailles avec ses anciennes connaissances en Italie...
    Casanova contribue à la création de la loterie à l'École militaire parisienne dont il défend le projet en présence de d'Alembert. Il s'entretient avec Haller et Voltaire, se fait passer pour un cabaliste aux pouvoirs surnaturels auprès de la richissime marquise d'Urfé. Le récit de cette période faste ne cesse de dialoguer avec les grands textes littéraires et les idées philosophiques de son siècle.
    Cette édition comporte plusieurs variantes : un chapitre du manuscrit non transcrit dans les précédentes éditions, des brouillons conservés aux Archives de Prague, ainsi qu'une autre version des chapitres manquant dans le tome VI, publiés dans une traduction allemande en 1825 et retraduits ici en français par Laurent Cantagrel. On trouvera aussi en annexe un texte de Casanova sur Pétrarque, des lettres de sa " fi ancée parisienne " Manon Balletti et de Mme du Rumain, ainsi que plusieurs documents qui permettront d'apprécier la richesse littéraire et culturelle de ce deuxième volume. Il constitue, comme le précédent, l'édition de référence des Mémoires de Casanova.

  • Établi d'après le manuscrit et accompagné d'un appareil critique entièrement renouvelé, ce troisième et dernier volume de l'Histoire de ma vie contient les tomes VIII à X, couvrant les années 1763-1774. Casanova voyage à travers l'Europe (Angleterre, Russie et Pologne, Espagne...) avant de se fixer à Trieste où il devra attendre deux ans l'autorisation de revenir dans sa patrie. L'aventurier fréquente les cours et s'entretient avec les princes (Frédéric II, Catherine II) mais, souvent chassé des villes où il séjourne, il éprouve les effets du vieillissement. Retrouvailles avec d'anciennes connaissances, retour sur des lieux déjà parcourus... les temporalités, littéraires et vécues, se juxtaposent à l'écoulement continu du temps. Le récit s'interrompt avant le retour tant désiré à Venise.
    On lira également en annexe la première narration publiée du haut fait de cette période : le duel à Varsovie contre le comte Branicki, moment qui entre en résonance avec l'évasion des Plombs. Paru en italien en 1870, ce texte figure ici dans une nouvelle traduction, accompagnée de documents et de témoignages des premiers lecteurs de l'Histoire de ma vie (le prince de Ligne, Musset, Sainte-Beuve...).
    S'ajoutent enfin un répertoire de toutes les citations latines et italiennes qui ponctuent ces Mémoires ainsi que des tableaux de la géographie casanovienne. " Bouquins " offre ainsi la nouvelle édition de référence du chef-d'oeuvre de Casanova.

  • La Fontaine s'est généreusement inspiré des sources les plus variées : les sujets de ses Fables sont tirés d'Ésope, Phèdre, Abstemius ou Pilpay, et les thèmes de ses Contes d'Ovide, l'Arioste, Rabelais, Marguerite de Navarre...
    Cette édition présente, pour la première fois, les Fables et les Contes accompagnés des textes de leurs sources. Par ces rapprochements, non seulement nous mesurons ce " miracle de culture " dont parle Gide, mais surtout nous pénétrons dans le laboratoire poétique de La Fontaine : la comparaison nous fait saisir au vol l'imagination qui arrive, la philosophie qui s'introduit, la gaieté qui s'insinue, l'originalité qui fleurit...
    Son oeuvre se déploie à travers mille façons de raconter des histoires cocasses, des drames, des contes scabreux, des fables narquoises et des aventures érotiques. Dans un style tour à tour tendre, grivois, enjoué, rêveur, enthousiaste, mélancolique, complice, insouciant ou âprement critique. " La Fontaine est notre Homère, a écrit Taine, nous n'en avons point d'autre. Et ses Fables sont notre épopée. " Épopée dans laquelle le conteur fait vivre des hommes, des dieux, des animaux et la société du temps avec ses rois, ses riches, ses misérables, chacun dépeint dans son état, trivial ou noble : La Fontaine n'écarte aucune face de la condition humaine.
    Si elle permet de suivre la progression de l'oeuvre à travers ses modèles, cette édition célèbre surtout le créateur de l'une des langues les plus libres de notre littérature.
    Ce volume contient : Fables - Contes - Le Songe de Vaux - Relation d'un voyage de Paris en Limousin - Poème du Quinquina - Lettres - Pastiches.


  • Après le volume des oeuvres de La Fontaine publié en 2017, " Bouquins " accueille, dans la série des grands classiques de notre littérature, la majeure partie de l'oeuvre romanesque de Gustave Flaubert.

    Ce volume rassemble les chefs-d'oeuvre d'un observateur implacable de la vie provinciale, des moeurs de la société de son temps, des grandeurs et misères du coeur humain. Le grand romancier côtoie ici le satiriste et le moraliste qui sut aussi tourner en dérision la bêtise de ses contemporains, leurs prétentions et leurs préjugés.
    Dans la préface qu'il consacre à cette édition, Michel Winock, auteur d'une magistrale biographie de Flaubert, apporte un éclairage passionnant sur l'ensemble de ces textes comme " contribution à l'histoire de leur époque ". Il montre à quel point l'exigence de l'écrivain lui imposait de concilier le souci du beau et celui du vrai dans le choix de ses personnages et l'analyse de leur caractère.
    C'est ainsi qu'Emma Bovary et Frédéric Moreau, dans L'Éducation sentimentale, sans parler de Bouvard et Pécuchet, sont devenus les archétypes d'une France bourgeoise et républicaine saisie par Flaubert avec ce souci primordial de " peindre le monde tel qu'il est " qui fait de lui le créateur du roman moderne.

  • Oeuvres complètes

    Tacite

    Né en Gaule Narbonnaise, le plus grand des historiens romains a vécu entre la seconde moitié du Ier et le début du IIe siècle. Une période sombre durant laquelle se succèdent à la tête de l'Empire des souverains fous et sanguinaires, comme Tibère, Caligula et Néron, et des empereurs plus respectueux de la morale et du peuple, tels Vespasien, Titus et Domitien.
    Historien, Tacite l'est à part entière. Il s'appuie sur des informations vérifiées, évitant les deux écueils principaux qui menacent la relation exacte des faits : la flatterie et la haine du pouvoir. C'est aussi un portraitiste admirable de précision et de vitalité, un moraliste au patriotisme intransigeant qui dénonce les turpitudes des empereurs comme celles de la plèbe, un conteur dont les évocations de la Rome antique restent inégalées.
    Tacite s'est mis tardivement à la composition littéraire, vouant d'abord son talent à l'art oratoire. L'oraison funèbre qu'il consacre à son beau-père, La Vie de Julius Agricola, est un véritable manifeste politique contre le régime. Dans le Dialogue des orateurs, il traite des problèmes de fond et de forme liés à l'exercice de l'éloquence. Ces premières oeuvres et la suivante, De la Germanie, ont pour trait commun une analyse riche et documentée de l'histoire de son temps ; les trois livres sont présentés ici dans de nouvelles traductions de Catherine Salles. Suivront Les Histoires et Les Annales, sommes fondamentales dans lesquelles transparaissent les deux préoccupations majeures de l'auteur : la dégénérescence du pouvoir impérial et la menace étrangère aux frontières.
    Cette édition des oeuvres complètes de Tacite témoigne de la vigueur et de la puissance stylistiques d'un écrivain que Racine et de Gaulle, notamment, considéraient comme un de leurs maîtres.

  • La vie et l'oeuvre de Germaine de Staël se situent sous le double signe de l'empire du coeur et du pouvoir de la raison, à la jointure de la philosophie des Lumières et du romantisme naissant. Toutes deux convergent vers une passion raisonnée, celle de la liberté. C'est à la conquérir que Mme de Staël a employé une énergie débordante, une intelligence acérée et un immense talent d'expression. Elle n'a cessé de travailler, en faveur des peuples et des individus, à l'avènement de toutes les libertés, publiques et individuelles, notamment celles des femmes. Combat incessant dont elle fut l'une des pionnières en France et dans l'Europe éclairée, au point d'apparaître comme la principale " rivale " de Napoléon. Depuis la publication en 1820 de ses OEuvres complètes, en partie tronquées, ses ouvrages n'ont plus été regroupés dans un ensemble cohérent et accessible au grand public. Publiés entre 1796 et 1817, ils témoignent de l'engagement de leur auteur dans des débats dont les termes demeurent actuels : comment l'homme peut-il trouver les voies du bonheur au sein de la société ? Existet- il un équilibre entre violence et justice, entre expression de la volonté populaire et gouvernement des meilleurs ? Jusqu'où peut conduire une révolution ? La réflexion philosophique et l'analyse de situations concrètes se mêlent ici à un art de la description et du portrait qui laisse transparaître le bouillonnement des sentiments. Ce volume contient : De l'influence des passions sur le bonheur - Des circonstances actuelles qui peuvent terminer la Révolution - Considérations sur la Révolution française - Dix années d'exil.

  • En rassemblant pour la première fois les oeuvres complètes de Rivarol ainsi que la majeure partie des textes de Chamfort et de Vauvenargues, ce volume permet de redécouvrir le génie littéraire de trois écrivains ayant en commun une parfaite liberté d'esprit alliée à un art consommé de l'insolence. Auteur d'une oeuvre singulière entre toutes, penseur et prosateur d'exception, Rivarol (1753-1801), " le Français par excellence ", selon Voltaire, fut le témoin de la fin d'un monde et le peintre implacable de la politique et de ses moeurs. Du Discours sur l'universalité de la langue française au très ironique Almanach de nos grands hommes, du Traité de la connaissance au Journal politique national et aux Tableaux de la révolution, on trouvera ici ses ouvrages les plus provocateurs, ses canulars, ses pamphlets et ses recueils d'aphorismes comme ses traités philosophiques. Au XVIIIe siècle, deux autres jeunes réfractaires, Vauvenargues (1715-1747) et Chamfort (1741-1794), portèrent l'art de l'insolence à son paroxysme. L'essentiel de leurs oeuvres - discours, poèmes, lettres, dialogues philosophiques -, devenues introuvables, est ici exhumé par Maxence Caron dans une édition qui les situe à leur juste place dans notre histoire littéraire et intellectuelle. Cet ensemble inédit et sans équivalent révèle un autre siècle des Lumières, à rebours de tous les conformismes, illustré par trois auteurs qui combattirent les préjugés de leur époque et incarnèrent, selon la formule de Chantal Delsol, " la grâce de la langue française la plus pure ".

  • Renan voyait en Lucien de Samosate " la première apparition de cette forme du génie humain dont Voltaire a été la complète incarnation ". Provocateur et démystificateur, cet avocat et intellectuel grec vécut au IIe siècle dans un Empire au sommet de sa puissance dont il sut mieux qu'un autre dépeindre et railler les vices et les vertus. Ses textes empruntent à la comédie et à la satire leur ton enjoué et leur saveur toute particulière.
    Lucien sait parler de tout et de rien, un peu à la manière de Montaigne. D'une réflexion sur l'art, il passe à un essai sur la manière d'écrire l'histoire, sur la vie en société, les affaires politiques ou l'éducation sportive, au gré d'une inspiration primesautière, fantaisiste et toujours inattendue. Ses écrits offrent le large éventail d'une comédie humaine vive, incisive, parfois grinçante, où l'on côtoie les figures et caractères les plus divers : atrabilaires et misanthropes (Timon), charlatans et faux devins (Pérégrinos, Alexandre), parvenus incultes (Le Bibliomane ignorant), dames de petite vertu (Dialogues des courtisanes) et la riche galerie des maîtres de philosophie dont les actions comme les moeurs démentent la doctrine en croyant faire fi de la nature et de la vérité... En dépit d'une certaine gravité, le rire affleure toujours chez Lucien, qui manifeste un goût immodéré pour le bon sens et la raison face aux folies des hommes et à leurs illusions.
    Son oeuvre, publiée ici dans son intégralité, nous entraîne dans un extraordinaire périple au coeur de la culture grecque, qui a traversé les siècles sans rien perdre de sa grâce, de sa légèreté, ni de son inépuisable vitalité.

  • Le quartette d'alexandrie Nouv.

    Le quartette d'Alexandrie est une somme appelée à faire date sur l'Égypte ancienne grâce à la combinaison de quatre regards : celui de trois Grecs, voisins curieux et assidus, et celui d'un stoïcien Égypto-grec qui leur répond avec autorité sur son histoire et ses coutumes.Entre Grecs et Égyptiens, c'est une longue histoire qui n'a cessé de s'écrire à travers le temps. Ce volume réunit les oeuvres de quatre figures majeures de ce dialogue fondamental : Hérodote, Diodore de Sicile, Strabon, dans des traductions nouvelles, qui ont visité l'Égypte à des époques différentes, entre le Ve siècle av. J.-C. et le Ier siècle de notre ère, et Chérémon d'Alexandrie, philosophe stoïcien, historien et sociologue avant l'heure, qui rend cet échange possible en usant vis à vis des trois premiers d'une sorte de droit de réponse. Son témoignage inédit apporte un éclairage essentiel sur les sources premières de la double histoire dont les continents européen et africain sont issus.
    L'ensemble des textes ici rassemblés ne donne pas seulement une connaissance ethnologique précieuse sur l'Égypte. Il permet de mieux percevoir l'histoire de cette rencontre décisive entre une Grèce éblouie et sceptique qui crut voir dans la terre du Delta son premier grand modèle, et une Égypte à la fois plurielle et égocentrique qui abrita le foyer le plus éclatant et inattendu du multiculturalisme d'Alexandrie.
    La richesse d'une telle confrontation entre deux univers distincts, dotés de peu de dénominateurs culturels communs mais non dénués de convergences religieuses, offre l'une des plus curieuses et fascinantes introductions à la vie égyptienne dans l'Antiquité, de ses croyances et de ses savoirs et de la place irremplaçable qu'ils occupent dans le patrimoine de l'humanité.

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