Éditions des femmes-Antoinette Fouque

  • « Distrait, inattentif, ennuyé », Adolphe, à 22 ans, trouve « qu'aucun but ne vaut la peine d'aucun effort ». Un beau jour, pourtant, il a envie d'être aimé et décide de conquérir Ellénore. Bien vite, « le charme de l'amour » lui pèse comme une chaîne. Ellénore, lui sacrifiant « fortune, enfants, réputation », empoisonne de remords sa belle indifférence. La souffrance d'Ellénore n'est pour Adolphe qu'un moyen de se connaître et d'éprouver sa propre lucidité. Plus elle l'aime et lui donne, plus il se refuse, écrasé par sa propre inaptitude à aimer. Cet éternel pas de deux se répète à satiété. Mais, tandis que pour Adolphe il suscite invariablement le même état d'âme et l'absence de véritable émoi, il est pour Ellénore, rongée par l'amertume et l'horreur du non-amour, l'accomplissement d'une fatalité mortelle.

  • « Enfin la délivrance approche. Certainement j'ai été maladroite, j'ai mal tiré, j'ai failli me manquer. Certainement il aurait mieux valu mourir du premier coup, mais enfin on n'a pas pu extraire la balle et les ennuis ont commencé. Cela ne peut plus être bien long. Huit jours pourtant ! Cela peut encore durer huit jours ! Pendant lesquels je ne pourrai faire autre chose que m'efforcer de ressaisir l'horrible enchaînement. Si je n'étais pas si faible, si j'avais assez de volonté pour me lever, pour partir, je voudrais aller mourir aux Oublis, dans le parc où j'ai passé tous mes étés jusqu'à quinze ans. Nul lieu n'est plus plein de ma mère, tant sa présence, et son absence plus encore, l'imprégnèrent de sa personne. » M.P.

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    À Madame de La Fayette, on ne doit pas seulement le premier roman d'analyse, mais une révolution des lettres françaises : pour la première fois, le coeur du roman, c'est la vie d'une femme, La Princesse de Clèves ; pour la première fois, dans la société aristocratique du XVIIe siècle, qui la réduit au silence, elle fait entendre sa voix intérieure. « Il parut alors une beauté à la cour, qui attira les yeux de tout le monde, et l'on doit croire que c'était une beauté parfaite, puisqu'elle donna de l'admiration dans un lieu où l'on était si accoutumé à voir de belles personnes. Son père était mort jeune, et l'avait laissée sous la conduite de madame de Chartres, sa femme, dont le bien, la vertu et le mérite étaient extraordinaires. » M.d.L.F.

  • Cet article publicitaire comprend une sélection d'extraits sonores de livres audios parus entre 1980 et 2020. Pionnière en Europe, La Bibliothèque des voix est la première collection française de livres audio, créée en 1980. Ces enregistrements de grands textes lus par de grandes comédiennes et comédiens ou bien par leur auteur ou autrice sont une archive précieuse et constituent un patrimoine culturel singulier.

  • Depuis 1973, les éditions des femmes publient principalement des textes écrits par des femmes, ou sur les femmes, dans tous les domaines : fictions, essais, biographies, documents. Sa collection de livres audio « La Bibliothèque des voix », créée en 1980 par Antoinette Fouque, fondatrice de la maison, met en voix des textes classiques, lus par des comédien·ne·s de renom, ainsi que des textes contemporains lus par leur auteur ou autrice. Collection pionnière, La Bibliothèque des voix fête en 2020 son quarantième anniversaire.

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