Sciences politiques & Politique

  • L'espionnage international au XXe siècle : plus de cinquante " maîtres de l'ombre ".A sa manière, l'espionnage est un art. Comme tout art, il exige de ses pratiquants des dispositions spécifiques qui font de quelques-uns d'entre eux des virtuoses, des as. En un mot des maîtres. Ils se rattachent à des types différents, mais complémentaires : les grands patrons, les agents de terrain, les versatiles, les exécuteurs de basses oeuvres, les agents Action, les chasseurs de taupes et les fauteurs de troubles. Tous se sont adonnés en " seigneurs " à ce métier à risques entraînant parfois l'Histoire avec eux.

  • Le pouvoir et l'influence des First Ladies.Passées de l'ombre à la lumière, les
    First Ladies, flamboyantes ou méconnues, incarnent depuis 250 ans la longue marche des femmes vers l'égalité et le pouvoir. En puisant dans les meilleures sources américaines, enrichies par de nombreux entretiens et les archives présidentielles, les auteurs font défiler les plus emblématiques et révèlent leur véritable influence.
    Onze femmes d'exception, onze étapes d'une conquête qui mènera peut-être à la présidence des États-Unis : un livre sans précédent, au croisement de l'histoire et de l'actualité.

  • Dernier ouvrage de l'académicien Jacques Bainville publié de son vivant, ce texte paru en 1935 dresse l'histoire des dictateurs à travers les âges." La dictature n'a pas de causes uniformes. Elle peut être une réaction de défense contre l'anarchie et la ruine et contre les effets de la démocratie portée à sa dernière conséquence [...]. Elle peut être au contraire pour la démocratie égalitaire et anticapitaliste le moyen de vaincre les forces qui lui résistent et de s'imposer. Il y a donc des dictatures diverses. Il y en a pour tout le monde et un peu pour tous les goûts. Ceux qui en rejettent l'idée avec horreur s'en accommoderaient très bien et, souvent, s'y acheminent sans s'en douter. Ceux qui la désirent seraient parfois bien déçus si elle triomphait.
    " Qu'on l'appelle ou qu'on la déteste, il est donc essentiel de la connaître avec les visages divers qu'elle a pris au cours de l'histoire, puis, de nos jours, dans des pays si nombreux et si éloignés les uns des autres qu'on aurait probablement tort de n'y voir qu'une sorte de vogue quand elle est l'effet d'une loi ou d'une nécessité. "
    Jacques Bainville, 1935.
    Une histoire globale, toujours d'actualité.

  • Un constat cinglant de la crise et de la décomposition de la gauche depuis un demi-siècle. De la révolution matricielle de mai 1968 aux controverses actuelles et aux primaires socialistes, ce livre entend montrer comment la gauche a pu en arriver là. Après avoir scruté les principaux thèmes qui ont structuré son identité depuis le XIXe siècle et constater leur érosion, voire leur décomposition, Jean-Pierre Le Goff met en lumière la fin d'un cycle historique en même temps qu'il souligne les difficultés actuelles d'une reconstruction : le fossé n'existe pas qu'entre générations, il éloigne les couches populaires de la gauche culturelle sur fond d'agonie des idées. Autant de constats qui appellent une réappropriation de notre héritage culturel pour autoriser une reconstruction intellectuelle.

  • Une enquête inédite, incisive et parfois cocasse au royaume méconnu des Premières Dames d'Afrique. La vulgate de la compagne effacée et mutique n'est plus, et les épouses des chefs d'Etat africains ont forgé depuis 1960 - année zéro des indépendances - maints autres modèles, de la virago volcanique à la dame patronnesse postmoderne, via l'insatiable affairiste et la mère poule du fiston préféré. Elles infléchissent volens nolens le cours de l'action politique, au confluent de l'intime et des jeux de pouvoir. Pour le meilleur, parfois, et pour le pire, souvent. Nourrie de témoignages exclusifs et d'anecdotes éloquentes, cette galerie de portraits dessine aussi, en creux, les métamorphoses du rôle et de l'image de la femme sur un continent qui comptera au mitan du siècle près de 2 milliards d'âmes. Nouvelle édition, actualisée

  • " Le président de la Bibliothèque nationale de France livre un état des lieux des enjeux de la numérisation du patrimoine écrit et défend l'idée du partenariat privé avec l'Etat, Google en tête, dans une alliance raisonnée et pragmatique. " Libération
    On le sait, la révolution du numérique est en marche, y compris dans le domaine du livre. Pour nous aider à en comprendre les enjeux, Bruno Racine répond dans cet ouvrage à des questions essentielles : Google et l'édition sont-ils condamnés à s'entendre ou, au contraire, à se livrer un combat sans merci ? Quel est le rôle de l'Etat et, plus largement, de l'Europe, à l'heure où le président de la République et le ministre de la Culture font de la numérisation du patrimoine une priorité nationale ? Google peut-il nous aider à numériser et à diffuser nos oeuvres et, si oui, quelles conditions la France est-elle en droit d'exiger ?...Ce livre éclaire un débat dont l'issue conditionnera pour une bonne part la place de notre culture dans ce nouveau monde.Ancien directeur de la villa Médicis et ancien président du Centre Pompidou, Bruno Racine est président de la Bibliothèque nationale de France depuis avril 2007. Il est également l'auteur de plusieurs romans." Le président de la Bibliothèque nationale de France livre un état des lieux des enjeux de la numérisation du patrimoine écrit et défend l'idée du partenariat privé avec l'Etat, Google en tête, dans une alliance raisonnée et pragmatique. "Libération" Un essai remarquable. "Le Nouvel Observateur

  • La France a connu des hauts et des bas dans son histoire militaire. Si l'épopée napoléonienne l'a portée au sommet de l'art de la guerre, la chute n'en fut que plus cruelle en 1815. La suite n'a pas été plus tendre pour son armée, qu'elle fût professionnelle ou composée de conscrits. En soixante-dix ans, elle a été, par trois fois, envahie dès les premiers jours de combats, puis occupée, et amputée à deux reprises d'une partie du territoire national ! Elle était pourtant considérée comme une nation puissante, dotée d'une armée remarquable.
    Cherchez l'erreur ! En 1914, l'état-major avait préparé la guerre de 1870 ; en 1940, celle de 1914... A chaque fois, les chefs avaient préféré ignorer les voix discordantes.
    Y aurait-il une accoutumance nationale à la débâcle express ? De quoi ces défaites cuisantes sont-elles le nom ? En quoi nos adversaires se sont-ils montrés supérieurs ? L'examen du " modèle français de l'échec " dévoile, au-delà des seules questions militaires, les travers naturels du pays. Notamment une forme de cécité qui rend les élites incapables de lire à temps les signaux faibles ou forts de la tempête qui vient et du monde qui change.
    Pierre Servent conduit son lecteur d'une relecture corrosive du passé au décryptage vigoureux des enjeux du temps présent. Les événements militaires d'hier demeurent d'une troublante actualité : c'est du confort intellectuel et du poids des certitudes que naissent les déroutes militaires... et civiles. Ne menons-nous pas les combats politiques, économiques et militaires d'aujourd'hui de la même manière que nous avons perdu les batailles d'hier ? Prenons garde au syndrome de Sedan !

  • Ce livre retrace le parcours de l´homme qui a révolutionné la communication politique en France. Jacques Pilhan, qui a toujours cultivé le goût du mystère et la clandestinité, a traversé les années 1980-1990 dans l´ombre des présidents François Mitterrand et Jacques Chirac. François Bazin raconte comment ce Landais formé par Jacques Séguéla s´est rendu indispensable à deux chefs d´Etat successifs. Il mène une enquête passionnante sur les petits et grands secrets des trois campagnes présidentielles victorieuses (Mitterrand en 1981 et 1988 ; Jacques Chirac en 1995). Jacques Pilhan aidera notamment Mitterrand à terminer son second mandat tout en apportant des conseils décisifs à Chirac. Sa règle était celle de la rareté de la parole élyséenne. Il était en cela à l´opposé de l´omniprésence médiatique chère à Nicolas Sarkozy.

    L´auteur nous fait entrer dans les coulisses de l´Elysée, révélant les mises en scène de certaines décisions, la préparation des émissions politiques et le coaching des chefs de gouvernement et des ministres en vue.

    De Lionel Jospin à Alain Juppé, en passant par Michel Rocard, Bernard Tapie ou Martine Aubry, toute une génération politique a fait appel à ses services. Derrière le portrait du « sorcier de l´Elysée », c´est donc tout un pan de l´histoire de la Ve République qui est révélé avec lui.

  • « J´ai toujours voulu être journaliste politique et tous les lieux d´expression m´ont attiré : radio, télévision, presse écrite. La chance d´avoir pu collaborer largement à tous ces médias m´a permis de rencontrer en un demi-siècle tout ce que la France compte de personnages politiques mais aussi intellectuels, syndicaux ou religieux. Parmi eux, j´en ai privilégié une cinquantaine en me fondant sur deux critères : une connaissance directe et personnelle suffisante pour pouvoir me faire une opinion précise, et l´intérêt spécifique qu´ils me semblaient présenter pour les lecteurs. Autant dire que ma sélection est subjective et ne cherche en aucun cas à être exhaustive. J´ai laissé de côté des personnalités à propos desquelles j´avais le sentiment de ne rien apporter de neuf. J´en ai choisi quelques-unes, moins connues, mais qui me sont apparues justement dignes de l´être davantage. Les principaux personnages de ces cinquante dernières années figurent cependant pratiquement tous dans cette galerie de portraits. En tout cas, je les ai dépeints avec sincérité, sans mesquinerie je l´espère, mais aussi sans complaisance : tels que je les ai vus et connus. » Alain Duhamel

  • Le colosse aux pieds d´argile : rarement cliché a été plus approprié qu´à propos de la Chine d´aujourd´hui.

    Encore convient-il d´identifier où se repèrent les fissures superficielles et les crevasses masquées, de mesurer l´action des autorités au-delà des affiches rassurantes, de pointer quels risques sociaux ou politiques pèsent sur le pays.

    En combinant les informations acquises au cours de son long séjour en Chine et les observations in-ternationales les plus récentes, Jean-Luc Domenach livre une radiographie sans concession d´un pays qui approche d´une heure de vérité.

  • Tous les français, naguère, étaient élevés selon des valeurs identiques. Il existait une France de gauche et une France de droite, une France laïque et une France chrétienne, mais la morale de l'instituteur ressemblait à celle du curé.

    A partir des années 1970, sous l'effet d'une double révolution - celle de la société et celle des idées, - chacun a pris l'habitude de définir ses propres critères du bien et du mal. Le résultat, aujourd'hui, c'est que les règles collectives s'effacent , ouvrant la porte à une société éclatée, où le seul guide est l'intérêt personnel. Une tendance encouragée par le moralement correct : cette mentalité, entièrement fondée sur l'exaltation de l'individu, prêche le principe de plaisir, le droit à la différence, le devoir de tolérance, la transgression des traditions, la relativité des conventions.

    Mais peut-on vivre sans valeurs partagées ? Pour sortir de la crise qui se manifeste sur tous les plans - des banlieues à l'école, de l'Etat à la famille, du travail à la culture - il faudra bien réinventer des codes communs. Et sans doute renouer avec la morale élémentaire qui a longtemps garanti la stabilité du lien social.

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