Sciences du langage

  • « Que pouvons-nous dire du monde ? La thèse critique que nous nous proposons de défendre tente d'éviter tant la réponse du dogmatisme métaphysique que celle du relativisme linguistique. Nous tenterons donc ici de passer de la question : Qu'est-ce qui constitue le monde ? à la question : Que doit être le monde pour que nous puissions le dire ? Et cette conversion d'une position métaphysique à une position critique, nous tâcherons de l'effectuer à propos de chaque trait du monde « apparent » que nous envisagerons. » Qu'est-ce qui, dans le monde, existe réellement ? Peut-on tout savoir du monde ? Peut-on agir librement dans le monde ? Telles sont quelques questions que pose la philosophie populaire et les réponses se doivent d'être éclairées par l'un des acquis de la philosophie savante : le langage. Lui seul permet de dire le monde avant de pouvoir parler du monde.

  • En 2015, l'officialisation de l'Enseignement moral et civique (EMC) marque une nouvelle réforme de l'éducation civique qui vise à atteindre le terrain de la salle de classe en changeant les visions et les pratiques des enseignants qui en ont la charge. Comment une telle réforme émerge-t-elle ? Et comment les professeurs s'approprient-ils ces normes issues du ministère ? Du sommet de l'État à l'intimité du cours, en passant par les acteurs intermédiaires, cet ouvrage donne à voir les dynamiques relationnelles qui participent à la fabrique de l'éducation civique. Cette dernière se façonne dans les rapports de pouvoir à distance qui structurent l'institution scolaire, les différents protagonistes disposant de ressources symboliques et de pratiques contrastées pour déterminer la réalité de leur enseignement. En mettant en lumière les ambivalences de la performativité de la réforme, l'étude de l'EMC contribue ainsi à la compréhension des modalités du changement dans l'Éducation nationale.

  • Comment retrouver le sens du commun et préserver l'environnement naturel et l'État social, après quarante ans d'idéologie néo conservatrice et d'emballement addictif du capitalisme ? La transformation de l'économie par un changement des pratiques quotidiennes est une des réponses, mise en pratique aujourd'hui par un nombre croissant de citoyens qui tentent de se désintoxiquer du modèle de consommation et de concurrence illimitée du capitalisme. Un tel effort est nécessaire mais il ne suffit pas : comme le réclame désormais un mouvement social et écologique de plus en plus pressant, les gouvernements doivent mettre en place des mesures énergiques de protection et de régulation des communs. Cet ouvrage alimente la réflexion en retraçant l'histoire de l'abandon du commun par les adversaires de l'État social mis en place à la Libération, et propose une critique de la sacralisation de la propriété privée pour retrouver le sens de la communauté indifférenciée du contrat social. Patrick Pharo plaide pour un libéralisme social et écologique, capable d'endiguer l'intrusion dans l'intimité des outils numériques, mais aussi de garantir à tous les habitants des ressources d'existence suffisantes.

  • Qu'est-ce que le « coaching scolaire » ? Pourquoi cette pratique émerge-t-elle et qui sont ceux qui y ont recours ? Venu du monde de l'entreprise, le coaching scolaire entend permettre aux élèves de mieux vivre leur scolarité et de développer un certain nombre de compétences attendues dans l'école et dans le monde du travail. Cet ouvrage interroge l'émergence de ce nouvel accompagnement de la scolarité. Si le coaching scolaire ne se situe qu'aux « frontières de l'école », il n'en demeure pas moins que cette pratique éclaire par là même le centre, c'est-à-dire ce que produit l'institution scolaire, tant en termes d'enjeux, d'injonctions et d'attentes, que de discriminations et d'inégalités.

  • Alors que l'institution scolaire ne cesse de promouvoir la coopération ou coéducation avec les parents, force est de constater qu'une partie d'entre eux est jugée trop « éloignée » ou en décalage avec les comportements et rôles attendus. Ces parents, plus souvent membres des fractions précaires et immigrées des familles populaires, ont conscience de l'enjeu mais sans maîtriser les règles du jeu qui s'imposent à eux. Invisibles aux yeux des enseignants, ils restent aussi le plus souvent inaudibles, n'étant ni présents ni représentés. L'ouvrage ambitionne précisément de leur donner une « voix » en s'appuyant sur une enquête de deux années dans un quartier prioritaire à la rencontre de parents, enseignants de primaire et de collège mais aussi, d'enfants-élèves. La recherche montre qu'à travers l'enjeu scolaire se jouent des questions d'identité et de dignité pour des parents disqualifiés et en quête de respect. Par quels mécanismes une politique animée des « meilleures intentions » peut-elle se retourner contre ceux-là mêmes qu'elle voudrait aider davantage ?

  • La langue française est complexe et personne n'est à l'abri d'une faute. Parce que tout le monde, d'une manière ou d'une autre, est amené à rédiger, un guide accessible et efficace, répertoriant les erreurs les plus fréquentes, s'avère un outil précieux. Les fautes d'orthographe mais aussi de grammaire et de syntaxe les plus courantes sont analysées et corrigées. Afin de rendre sa consultation agréable, de nombreuses anecdotes jalonnent le propos. Des encadrés permettent d'approfondir certains points particulièrement difficiles.

  • OEuvrer en tant que « sujet éthique » serait la tâche d'un professionnel en relation avec un autre. En nommant la force des sentiments qui habitent un sujet dans son action, Mireille Cifali recommande le développement du travail éthique. Elle rappelle aux métiers de la relation leur dimension d'humanité, la puissance de leurs rencontres, qu'elles se nouent autour d'un apprentissage, d'un soin du corps et/ou de l'âme. Préserver est un mot qui cherche à « prendre soin », s'interroge sur les conséquences des gestes posés et qui oeuvre en tensions, apparaissant souvent comme une conjugaison de contraires : affirmer mais douter, savoir et savoir qu'on ignore, agir et s'abstenir, parler et se taire, avoir des certitudes et être prêt à y renoncer, accepter d'être vulnérable et conserver les forces d'affronter. Si le changement est inéluctable, demeurent des dimensions auxquelles tenir : la dimension relationnelle de nos gestes, celle affective de nos paroles et de nos regards et celle encore intérieure de nos pensées.

  • Enzo, 8 ans, passe chaque jour près de dix heures à l'école, découpées en une série d'activités d'une durée d'un quart d'heure à une heure. Du lundi matin au vendredi soir, il est encadré par huit personnes différentes en moyenne, près de vingt-cinq avec les récréations. Pendant la semaine, il est avec son enseignante à peine plus de la moitié de son temps d'école, et un quart avec des animateurs municipaux, le reste du temps étant partagé entre divers intervenants. Ce constat, s'il peut sembler commun aux habitués des écoles primaires, a de quoi surprendre. Il montre que le modèle de la division du travail, généralement associé au collège, est en réalité devenu une norme pour de nombreux élèves dès l'entrée à l'école, a fortiori depuis la réforme des rythmes scolaires de 2013. L'objet de cet ouvrage est d'interroger ce fonctionnement, de tenter d'en comprendre les raisons, d'en peser les conséquences, notamment en termes d'inégalités scolaires, et de se demander ce que l'adoption d'un tel modèle révèle de l'école et de son rôle dans la société.

  • Les récentes données nationales et internationales sont, depuis plusieurs années, sans ambiguïté : en mathématiques, les jeunes Français qui sortent de l'école primaire sont de plus en plus nombreux à ne pas maîtriser les opérations fondamentales. Nombre d'entre eux, devenus adultes, ...

  • Sous les apparences d'une série politique, House of Cards explore l'affirmation subversive de Machiavel : et si le prince était un animal féroce ? Parviendrait-il à maîtriser sa soif de sang ou serait-il fidèle à sa nature profonde ? Dans leur quête du pouvoir, les ambitions implacables de Frank Underwood, de sa femme Claire et de son adjoint Doug Stamper les conduisent à faire voler en éclats la frontière entre le bien et le mal. Dans une logique machiavélienne poussée à l'extrême, la nécessité propre à la situation l'emporte toujours sur la morale commune : ils sont des prédateurs qui entendent bien gagner la lutte pour la survie.
    Emmanuel Taïeb explore la façon dont les créateurs de la série mettent en scène des figures criminelles et monstrueuses, telles qu'on peut les trouver dans l'univers du polar ou des films d'horreur, puis les implantent dans l'univers politique qui, par sa faible résistance à la violence, devient un laboratoire de destruction systématique. Dans cette variation sur le conflit entre brutalisation et civilisation au coeur du pouvoir, la politique devient le lieu même du crime.

  • Quelles sont les pratiques d'accompagnement à la scolarité mises en oeuvre dans les familles des classes moyennes ? C'est à cette question que vient répondre ce livre en montrant notamment que, contrairement au discours qu'elles tiennent et à un apparent respect des frontières entre les prérogatives éducatives de la famille et celles de l'école, ces familles sont dans l'ensemble très actives dans le domaine de la transmission des savoirs. Elles mettent en oeuvre de véritables savoirs didactiques qui sont au principe de dispositions scolaires et d'apprentissages.

  • Les pratiques d'évaluation scolaire des élèves font l'objet de polémiques entre les partisans des notes et ses détracteurs. Certains professeurs considèrent que la notation est indispensable pour fournir des repères aux élèves. D'autres considèrent que la note peut avoir des effets contre-productifs sur les apprentissages. Comment dépasser la polémique ?

    L'ouvrage a pour objet de présenter les très nombreuses recherches menées sur les différentes pratiques d'évaluation des compétences scolaires. L'évaluation chiffrée provoque des « comparaisons sociales forcées », qui sont une source de démotivation des élèves moyens et faibles. L'évaluation est aussi susceptible de provoquer de la « résignation apprise » et de « l'illusion d'incompétence », sources de décrochage. Ces notions psychologiques centrales devraient être connues autant par les parents que les professeurs.

    Les questions les plus actuelles sont abordées, spécifiquement celles liées aux nouvelles modalités d'évaluation par compétences (« classes sans note », évaluation par « niveau de maîtrise »).

  • Décrire et expliquer les trajectoires scolaires des enfants d'immigrés en France aboutit à la remise en question de plusieurs idées reçues sur la scolarité des enfants d'immigrés. À la vision homogénéisante et misérabiliste d'une « deuxième génération » en échec scolaire, cet ouvrage oppose, sur la base de plusieurs années d'enquête, des résultats qui montrent la forte diversité des trajectoires scolaires des enfants d'immigrés et l'importance prépondérante de l'origine sociale dans l'explication des difficultés scolaires de certains d'entre eux. Il invalide également le schéma explicatif dominant de l'assimilation, dans la mesure où il ignore les conditions de vie des parents avant leur arrivée en France, pourtant fondamentales pour comprendre les aspirations et les ressources scolaires qu'ils transmettent à leurs enfants. Enfin, au-delà de la focalisation commune sur le rôle socialisateur des parents, il insiste sur l'influence, souvent bénéfique, des frères et soeurs plus âgés et les effets inégalitaires de la ségrégation scolaire.

  • Un chef mafieux se confesse à sa psy, sur fond sanglant de règlements de compte entre gangsters dans le New Jersey... En 1999, HBO diffuse l'épisode pilote des Soprano, coup d'envoi d'une série qui ne tarde pas à fasciner les spectateurs par son mélange des genres intrépide, son propos sarcastique érigeant la mafia en parangon de la middle class et son ambition esthétique inédite, qui en fait immédiatement un classique du genre.
    Saluée en son temps par Norman Mailer comme un « grand roman américain », la série créée par David Chase constitue l'un des tableaux les plus justes et les plus féroces des États-Unis du début du XXIe siècle. Cet ouvrage en dévoile la dimension de « série-monde » et souligne à quel point elle est une oeuvre charnière : en dépeignant une nouvelle étape de l'éternelle désillusion américaine, Les Soprano saisit un moment de bascule et fait le lien entre deux époques, deux siècles, deux idées de l'Amérique et deux approches de la télévision.

  • Pour la première fois dans l'histoire du monde, grâce au téléphone mobile, nous avons l'absolu dans notre poche. Mais avoir le monde en main signifie aussi, automatiquement, être aux mains du monde. Toutes les cinq secondes en moyenne, votre portable se manifeste à vous. Cet ouvrage se penche sur ce phénomène de société et montre comment cette sollicitation permanente se transforme en dispositif de mobilisation. Qui dit mobilisation dit militarisation. Ainsi le mobile nous transforme en militaires, abolissant la distinction entre public et privé, entre jour et nuit, entre travail et repos, en nous mobilisant en permanence : nous voilà sommés d'être sans cesse responsables, de ne rien oublier ni pardonner. Le portable aurait-il contribué à l'émergence d'un nouvel état de guerre ?

  • En Europe, comme aux Etats-Unis et au Canada, l'illettrisme n'est pas rare. Cet état de choses s'explique sans doute et surtout par une baisse de la valeur symbolique de ces savoirs et par le fait que, dans la pratique, le travail et les autres activités

  • Le corps n'est pas, pour la sémiotique, un domaine d'analyse parmi d'autres. L'incarnation des processus signifiants leur procure un substrat qui s'impose à toutes les élaborations cognitives et émotives?: des corps qui interagissent conservent dans leur chair ou sur leur enveloppe corporelle les empreintes de ces interactions, et ce sont ces empreintes qui doivent être identifiées, extraites, déchiffrées et interprétées. La sémiotique de l'empreinte éclaire alors d'un nouveau jour l'énonciation, la narrativité, le jeu figuratif, la mémoire et l'anticipation des formes, le sens des textes, des images et des objets.

  • The Wire débute par une enquête policière sur le trafic de drogue à Baltimore, pour y agréger peu à peu d'autres institutions et espaces (l'activité portuaire, la politique municipale, l'École, la Presse). Au fil des saisons, elle nous dessine un tableau sans concession des effets destructeurs du capitalisme ultralibéral sur cette ancienne ville industrielle devenue emblématique de la dissolution du mythe du « rêve américain ». Si la série se fonde sur une observation minutieuse de la réalité, proche des techniques du journalisme ou de l'enquête sociologique, son impact tient surtout à la manière dont elle parvient à combiner avec brio cette exigence de réalisme et une maîtrise parfaite des rouages de la fiction et du récit audiovisuel. L'humour et la précision des dialogues, les personnages complexes et ambigus, l'esthétique minutieuse et le souffle humaniste de la série permettent à The Wire de séduire les spectateurs tout autant qu'elle les fait réfléchir. En dépit d'un constat apparemment pessimiste sur une situation sociale tragique, la dimension ludique de la série invite ainsi les spectateurs à s'engager activement dans une réflexion sur les enjeux de toute représentation.

  • L´ouvrage analyse la manière dont les nouvelles générations de professeurs du secondaire s´engagent dans le métier, négocient leur activité d´enseignement et surmontent les épreuves à la fois personnelles, professionnelles et identitaires des débuts. De l´année de stage au premier poste, les nouveaux enseignants découvrent des élèves différents de ceux qu´ils avaient imaginés et font face à des situations qu´ils n´avaient guère anticipées. Cette confrontation plonge les jeunes professeurs dans le doute et les soumet à l´incertitude des rapports pédagogiques dans la classe. L´ordre scolaire est à construire sans que les savoirs ni la légitimité accordée a priori à l´enseignant ne permettent d´imposer l´autorité nécessaire. Face aux défis pédagogiques à surmonter, les nouveaux enseignants développent un rapport pragmatique à la pratique, au risque d´un certain « bricolage ». L´hétérogénéité des publics, de leur comportement comme de leurs apprentissages, implique de porter une attention particulière à la gestion de la relation avec les élèves. Chacun se forge ainsi son métier, lui donnant une forme plus individualisée en même temps qu´il s´est davantage professionnalisé.

  • Les six essais qui composent cet ouvrage portent sur des objets de sens bien particuliers et apparemment très différents : ce sont des logos, un « total look », un concept de magasin et un couteau. En fait, si ces objets sont ici soumis à une analyse sémiotique, c'est qu'ils illustrent tous, au-delà de leur commune appartenance à notre culture matérielle contemporaine, un même mode de production du sens : une même façon de concevoir et d'affirmer son identité par un bricolage de signes préexistants. Le terme de bricolage n'est pas pris dans un sens vague. Il est pris dans le sens précis que lui a donné Lévi-Strauss dans les fameuses premières pages de La pensée sauvage, où l'anthropologue oppose la démarche du bricoleur à celle de l'ingénieur pour montrer en quoi le bricolage est une démarche qui peut être rapprochée de celle de la pensée mythique. Les six identités visuelles qui sont très concrètement analysées au cours de ces pages apparaîtront dès lors comme autant de manifestations, dans notre culture contemporaine, de cette façon si particulière d'articuler le sensible et l'intelligible, dont Lévi-Strauss a pu dire qu'elle était essentielle dans le fonctionnement de l'esprit humain.

  • Cet ouvrage constitue la première synthèse sur la profession de professeur des écoles depuis vingt ans. Outre les éléments de présentation sociologique classiques, son originalité tient à ce qu'il aborde en détail la question de l'activité professionnelle au jour le jour et dresse des « portraits socio-professionnels ». Il constitue une étude scientifique objective, sans complaisance mais avec bienveillance, et traite également les questions syndicales et « politiques » en lien avec l'actualité de ces dernières années (notamment l'épineux problème des rythmes scolaires et celui du poids des prescriptions institutionnelles).

    Exigeant sur le fond, mais accessible à tous, il s'adresse donc non seulement aux sociologues, étudiants en sociologie et en sciences de l'éducation, mais aussi aux professeurs des écoles eux-mêmes comme aux étudiants des ESPE se destinant à cette profession. De même qu'aux inspecteurs de l'Éducation nationale et formateurs d'ESPE.

  • Le me?tier de conseiller d'orientation a change? cinq fois d'intitule? en l'espace de soixante ans. Le plus re?cent correspond a? celui de psychologue de l'E?ducation nationale. Comment expliquer cette e?volution ? A? quelles logiques re?pond-elle ? En quoi peuvent-elles nous renseigner sur les finalite?s des politiques e?ducatives en matie?re d'orientation ? Cet ouvrage re?pond a? ces questions en e?tudiant la professionnalisation du me?tier de conseiller d'orientation comme le re?sultat d'un double mouvement : celui que produit l'histoire de l'institution qui de?finit son rôle, et celui qu'engendre l'histoire du groupe professionnel. Dans cette perspective, ce livre montre que l'histoire du me?tier de conseiller d'orientation est traverse?e par des enjeux ide?ologiques, professionnels et scientifiques permettant sans doute de mieux comprendre l'instabilite? de leurs missions et de leur identite? professionnelle.

  • Loin d'être dépassé le texte est toujours devant nous. Agrémenté d'images ou de musique le texte demeure la dimension essentielle de la culture et de sa transmission. La linguistique a longtemps évité de prendre les textes pour objet tandis que les études littéraires ont toujours préféré l'esprit à la lettre. Pour renouveler ces problématiques et mettre fin à de stériles divisions académiques entre lettres et sciences, ce livre présente, parmi diverses approches de textes, des développements récents et inattendus de la philologie numérique à l'herméneutique matérielle. Qu'est-ce qu'un style, un thème, une figure ? En proposant de nouvelles réponses à ces questions qui intéressent toutes les oeuvres, voire tous les objets culturels, cet ouvrage veut contribuer à une sémiotique des cultures.

  • Considéré comme un précurseur de l'éducation préscolaire institutionnelle en Europe, Oberlin, pasteur et citoyen des Lumières fut reconnu pour l'originalité de ses méthodes pédagogiques adaptées à l'éducation de la petite enfance.

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