Sciences sociales / Société

  • Les femmes et le pouvoir

    Mary Beard

    • Perrin
    • 6 Septembre 2018

    Après le "triomphe romain" de SPQR, Mary Beard revient sur un sujet d'une actualité brulante : la question du pouvoir des femmes en occident, de l'antiquité à nos jours.Si la question de la place des femmes dans les structures du pouvoir est d'une actualité brûlante, la misogynie a des racines anciennes. Dès l'Odyssée d'Homère, les femmes se sont vues interdire tout rôle de premier plan dans la vie civique, le discours public, indissociable du pouvoir politique, étant défini comme masculin. Pour mieux cerner la violence exercée sur les femmes afin de leur intimer le silence, Mary Beard puisse dans l'histoire de Méduse ou de Philomèle (dont la langue fut coupée), d'Elizabeth Ire ou d'Hillary Clinton. Elle revisite ainsi, avec humour, la question de l'égalité des sexes et explique pourquoi, depuis deux mille ans, l'on a réservé aux femmes qui s'expriment et revendiquent le pouvoir une image détestable. Edifiant et salutaire !
    " Ce livre est un trésor. "
    Herald " Un manifeste pétillant et dynamique. "
    The New York Times

  • En partenariat avec France Culture, la première histoire de la marche, par un auteur -historien et journaliste- dont la surface médiatique n'est plus à prouver. Des pèlerinages aux randonnées, des drailles transhumantes aux manifestations politiques, il n'y aura guère eu d'interruption dans la pratique de la marche. La circulation pédestre fait l'homme. Elle est une activité constitutive de l'être humain. Pour en faire l'histoire, Antoine de Baecque part à la rencontre de toutes les formes de marches, et des hommes qui les pratiquent : les peuples et les métiers dont l'identité même semble nomade et pédestre, des Lapons aux Sioux, des colporteurs aux bergers ; les pèlerins, selon toutes les traditions, ceux qui remontent aux sources du Gange ou empruntent le Tôkaidô, comme les marcheurs de Compostelle et de La Mecque. Et si la marche a quasiment perdu ses professionnels, elle a inventé ses praticiens du week-end, ses usagers du temps libre, les randonneurs. Mais l'on chemine aussi en ville, depuis l'apparition des promenades urbaines du XVIIe jusqu'aux " manifs " les plus récentes. Qu'elle permette de mieux vivre, de survivre ou qu'elle soit le support incarné de revendications, la marche a une histoire. Antoine de Baecque, nourri aux sources les plus diverses, déploie ses talents d'historien et de conteur pour offrir un livre profondément original et vivant.

  • L'éclairage historique d'un sujet très actuel.Le terrorisme, s'il ne répond à aucune définition satisfaisante, a indéniablement une histoire ancienne et complexe qui ne saurait se réduire à une succession d'attentats, de revendications et de procès. Le présent ouvrage explore ce passé pluriséculaire et dresse la première synthèse de la violence politique qui frappe le monde occidental comme oriental. Loin des stéréotypes et des reconstructions idéologiques, il s'attache à étudier le poids réel du phénomène depuis la fin du XVIIIe siècle ainsi que les réponses que s'efforcent d'apporter les sociétés ou les pouvoirs qui en sont les victimes.

  • Quand le couple s'affranchit du mariage ! On étudie traditionnellement le couple à travers le prisme du mariage. Or celui-ci n'est qu'une forme de couple parmi d'autres, rejetant à la marge ce qui lui échappe : concubinage, amour libre, Pacs, relation extraconjugale, mais aussi fratrie, compagnonnage médiéval ou amitié exclusive. Notre imaginaire associe pourtant Castor à Pollux plus qu'à sa femme Hilaïre, Montaigne à La Boétie et Rodin à Camille Claudel. D'abord multiples, les unions se sont progressivement cristallisées autour de la notion d'amour héritée d'une conception chrétienne et exclusive du couple. Cette alliance indissoluble, révolution qui ne s'est pas imposée sans heurts, a inscrit le couple idéal dans la durée. Mais en définitive, qu'est-ce que le couple ? Comment se forme-t-il et sur quoi repose-t-il ? Les enjeux de nos sociétés modernes (libération de la femme, reconnaissance de l'homosexualité...), l'évolution des mentalités (libertinage, individualisme...) et les récentes réformes législatives (Pacs, mariage pour tous...) ont-ils modifié sa conception ? Entreprenant de lui rendre son ampleur, Jean Claude Bologne retrace pour la première fois son histoire de l'Antiquité à nos jours. Concise et clairvoyante, cette grande synthèse élargit le champ de réflexion d'un sujet de tout temps fondamental. Car si l'institution matrimoniale est en crise, le couple comme nouvelle forme de sociabilité n'a jamais été aussi florissant.

  • La Chine, celle d'hier comme d'aujourd'hui, est le " laboratoire " de Jean-Luc Domenach. En arpentant les rues de Pékin ou celles de Shanghai, en multipliant les rencontres avec l'homme de la rue, le chef d'entreprise, l'intellectuel ou le responsable politique ; en explorant les campagnes et les provinces oubliées des touristes, il s'est transformé en chroniqueur du quotidien, en ethnologue d'une société beaucoup moins exotique que nous ne l'imaginons.

  • A partir d'archives inédites du tribunal ecclésiastique de Troyes, une histoire de la vie quotidienne des femmes, voilà cinq siècles, où l'on constate qu'après avoir obtenu le mariage (ce qui était leur but principal), les femmes de l'Ancien Régime jouaient un rôle qui était loin d'être mineur.

  • L'évolution de cette discipline depuis ses premiers enregistrements, le développement des méthodes statistiques au XIXe siècle, l'explosion démographique à partir du début du XXe siècle et ses conséquences sur celle-ci.

  • Jane Dieulafoy (1851-1916), la dame qui s'habillait en homme, dont certains de nos contemporains se souviennent encore, est extraordinaire à bien d'autres titres : épouse inséparable de Marcel, ingénieur et archéologue, elle fait à ses côtés, en guise de voyage de noces, l'expérience de la guerre franco-prussienne sur le front de la Loire, où elle revêt l'uniforme de franc-tireur. En Perse, cette jeune femme protéiforme, qui ne quittera plus l'habit masculin, se fait exploratrice, ethnologue et grand reporter. De la mer Noire au golfe Persique, elle ne quitte pas ses bottes, son casque colonial et sa carabine automatique. À Suse, qui deviendra le plus important chantier archéologique français du Proche-Orient, elle se révèle authentique archéologue, dégage les célèbres frises des lions et des archers de Darius dont, plus tard, elle dirigera la reconstitution au musée du Louvre (où deux salles ont porté son nom). À Paris, elle raconte ses missions en Perse et fait la une des grands journaux. Jane aborde alors la carrière littéraire : relations de voyage, romans historiques et modernes, conférences et articles dans Le Temps et Le Figaro, où elle tient une rubrique de politique internationale. Le salon Dieulafoy, où Jane, coiffée à la garçonne, reçoit en redingote et pantalon, est l'un des plus vivants du début du XXe siècle, réunissant membres des différentes académies, hommes politiques, écrivains, mais aussi musiciens et artistes. Jane fréquente Pierre Loti, Juliette Adam, collabore avec Camille Saint-Saëns pour son opéra Parysatis et préside le premier jury de La vie heureuse, ancêtre de notre prix Fémina, en compagnie de Séverine, Gyp et Anna de Noailles. Elle milite pour l'accès des femmes aux services auxiliaires de l'armée et pour l'avènement de la femme moderne. Compagne de l'homme dans l'égalité, la liberté et la différence, femme d'action et d'observation, que tout intéressait, Jane Dieulafoy a voulu et connu un destin d'homme.

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