Histoire du monde

  • Portraits et destins

    Franck Ferrand

    • Perrin
    • 4 Février 2021

    Vingt histoires, vingt destins
    Après le succès de " Franck Ferrand raconte ", le prince de l'histoire revient avec vingt histoires écrites pour l'essentiel pour le magazine
    Historia. Dans la lignée des maîtres du " passé simple " - G. Lenôtre, André Castelot et Alain Decaux- il délivre des récits à la fois enlevés et d'un grand plaisir de lecture.
    Figurent notamment au menu :
    - Alexandre Le Grand, le dieu guerrier
    - La bataille de Salamine
    - Les bûchers oubliés de François Ier
    - La révolte des sabotiers
    - Colbert. L'ambitieux sans limites
    - La belle Aïssé, égérie de la régence
    - Le mystère Stradivarius
    - Louis XVI et Marie-Antoinette. Le mariage du Siècle.
    - L'énigme Louis XVII
    /> - 18 brumaire. Bonaparte prend le pouvoir
    - 1820. Le duc de Berry se meurt
    - Le sac du palais d'Eté
    - La IIIe République revoit sa copie
    - Versailles, la paix illusoire
    - La saga de Petrossian (1920)
    - Le burn-out de Paul Deschanel
    - Avril 1969. De Gaulle s'en va
    - Ils ont marché sur la lune.

  • Les grands mystères de l'histoire expliqués par les meilleurs historiens.Le 27 septembre 52 avant notre ère, tout était réuni pour que Vercingétorix l'emporte à Alésia sur les légions de César ; or, c'est tout l'inverse qui se produisit. Comment expliquer ce désastre où se joua le destin de la Gaule ? Le 29 mai 1968, le général de Gaulle disparaît ; face au mouvement social, eut-il la tentation de se retirer, et qu'est-il allé dire et faire à Baden-Baden ? Le secret de ces heures capitales n'est pas entièrement élucidé. L'Atlantide était-il une contrée emportée par un tsunami au milieu de la mer Egée, ou une métaphore platonicienne ? Certains pensent que le linceul de Turin a enveloppé le corps du Christ, d'autres sont assurés du contraire. Qui a sculpté et dressé ces monumentales figures dans une île improbable du Pacifique Sud ?
    La grande histoire est faite aussi de ces incidents, hasards et affaires qui ont défrayé la chronique et conservé leur part de mystère tout en influant sur les destinées des pays. Ces énigmes, on s'épuise, parfois depuis des siècles, à les élucider, on s'en irrite souvent, mais elles conservent le charme des secrets de famille. Certaines d'entre elles, pourtant, ont influé sur les destinées du monde. Voici enfin, en un seul volume, ce qu'il est possible de savoir et de comprendre sur quarante d'entre elles, précédemment publiés dans les deux best-sellers dirigés par Jean-Christian Petitfils.
    " Un ouvrage rigoureux, pétillant d'érudition, qui se lit comme s'il s'agissait de vingt nouvelles policières. " Le Figaro Magazine
    " Un ouvrage érudit et palpitant. " Sud-Ouest
    " Ces vingt chapitres sont autant d'enquêtes palpitantes qui enflamment l'imagination. " Géo-Histoire
    " Courant sur plus de trente siècles et sur tous les continents, leurs 20 récits restituent magistralement des moments d'Histoire qui n'en finissent pas d'intriguer ou de faire rêver. " Le Figaro Magazine
    " Passionnant. " Est Eclair
    " Chaque énigme commence comme un polar puis l'auteur expose les fruits de ses étonnantes découvertes, quitte à écorner les images d'Épinal... " Secrets d'histoire

  • Comment la longue et improbable relation entre l'Auvergnat bon vivant agrégé de lettres et le militaire sanglé devenu un géant de l'Histoire a pu influer sur les destinées de la France.
    Vingt-cinq ans les séparaient, et en vérité tout un monde. D'un côté Pompidou, l'apôtre de la France heureuse et du progrès tranquille, proche du terroir et des gens, de l'autre De Gaulle, distant et solitaire, épris de grandeur et d'histoire, plaçant toujours la France au-dessus des Français. Ce cliché ne suffit pas à expliquer pourquoi ces deux hommes, si différents, ont semblé tant s'apprécier, cheminant de conserve et partageant largement, dans l'exercice de leurs fonctions, une vision commune de la politique, de l'Etat et de la France, avant de connaître, pour finir, les effets d'un surprenant désamour soldé par mai 68, l'affaire Markovic et le référendum perdu d'avril 69. C'est le mystère de cette relation d'un quart de siècle qui est entièrement revisité ici. De son éclairage dépend peut-être la bonne compréhension de la crise démocratique que traverse notre pays. Car la vraie fracture est en fait post-pompidolienne. Ce sont les générations politiques qui ont suivi, notamment celles qui se réclamaient encore du gaullisme, qui ont fait dévier les institutions de leur ligne initiale, ont perdu les codes du régime et conduit notre démocratie dans la voie sans issue où elle semble désormais égarée.
    Une rencontre, une séduction réciproque, une confiance profonde puis, à l'épreuve du pouvoir qui révèle le fond des caractères, une rupture. Un épisode mal connu et déterminant de notre histoire contemporaine.

  • Histoire du SAC : les gaullistes de choc 1958-1969 Nouv.

    Histoire du service d'ordre gaulliste, entre politique et barbouzes.
    SAC : Service d'Action Civique. Peu d'organisations politiques ont autant défrayé la chronique et suscité les passions que le service d'ordre gaulliste, fondé en 1960. Ses milliers d'adhérents, rugueux et déterminés, protégeaient les meetings et campagnes d'affichage du parti au pouvoir. Gaullistes fidèles, anciens de la Résistance ou de la France libre pour beaucoup, ils vouaient un culte au Général dont ils se considéraient comme les grognards inconditionnels. Ce carré de la Garde était engagé lors des élections compliquées et les moments de crise du régime (putsch des généraux, barricades de 68). Mais le SAC avait aussi sa part d'ombre. Car à côté d'une majorité d'honnêtes militants figuraient des éléments douteux : membres d'extrême droite attirés par l'anticommunisme violent, aventuriers et escrocs mythomanes, malfrats à la recherche d'une impunité policière et judiciaire. Des mauvaises fréquentations expliquant les délits dans lesquels des adhérents se trouvaient impliqués : braquages, trafics de drogue, d'armes et de fausse monnaie, proxénétisme, escroqueries, rackett, agressions... Aux méfaits crapuleux s'ajoutaient à l'occasion des dérives et violences politiques : infiltration des forces de l'ordre, provocations et espionnage clandestin, coups contre les militants de gauche. Que le patron politique du SAC ait été Jacques Foccart, puissant et mystérieux conseiller du Général pour les affaires sensibles touchant aux services secrets, à l'Afrique et à l'outre-mer, achevait d'exciter les imaginaires. Le SAC n'aurait-il pas été un service d'ordre barbouzard jouant les polices parallèles ?
    Sans négliger cette part de fantasme, et fort de sources inédites, François Audigier démêle le vrai du faux et inscrit l'histoire de l'organisation dans un temps plus long. Il en réaffirme la nature politique en montrant que les gros bras étaient aussi les petites mains d'un gaullisme manquant alors de militants et en soulignant les liens personnels forts du Président avec ces " Prétoriens " du régime. Plus largement, il explore les questions sensibles du lien aux forces de l'ordre officielles, de la pratique du renseignement politique et de l'infiltration des services de sécurité. Loin des clichés, l'ouvrage se penche enfin sur les membres du SAC, des grandes figures (Charles Pasqua, Pierre Debizet, Paul Comiti...) aux adhérents les plus modestes, ces Mamelouks du Général souvent plus sensibles à l'épopée du gaullisme qu'à son programme politique, ces militants bagarreurs qui, en marge du parti, constituaient un " corps franc " dévoué à de Gaulle.

  • L'histoire de la France cartographiée, de la préhistoire à nos jours, et racontée par Jean Sévillia.En cinq parties - "Les origines", "Le royaume de France", "La nation française", "Les temps modernes" et "La France aujourd'hui" - et plus de 100 cartes inédites et richement détaillées, de celle des principaux sites préhistoriques au planisphère de la francophonie actuelle, cet ouvrage novateur donne à voir, véritablement, une autre histoire de France, vivante, presque charnelle. La bataille d'Alésia, Le partage de Verdun, la France des monastères de l'an 1000 au XIIe siècle, l'art roman ou gothique, les croisades, la France de François Ier, les princiaux monuments de la Renaissance, les résidences de Louis XIV, la frontière fortifiée de Vauban, les Lumières, les minorités religieuses aux XVIIe et XVIIIe siècles, les guerres de Vendée, la France du Premier Empire, la révolution de 1830, la construction du réseau ferré au XIXe, l'alphabétisation, l'urbanisation et les langues régionales en 1900, la Grande Guerre, ses victimes, les élections législatives de 1936, celles de 1946 - après la France occupée et la libération du territoire national -, l'Algérie française, la décolonisation, les élections présidentielles de la Ve République, le réseau autoroutier, les étapes de la construction européenne, la délinquance et les violences urbaines, les familles monoparentales, les interventions militaires récentes ou encore les gilets jaunes : autant du sujets et autant de cartes, parmi beaucoup d'autres, que commente Jean Sévillia avec maestria et concision. Conjuguant plaisir de lecture et érudition, cette première
    Histoire inédite de la France en 100 cartes - beau livre relié cartonné, en couleurs -
    permet surtout de comprendre l'évolution de notre pays, d'en comprendre les faiblesses et d'en apprécier les formidables richesses.

  • Une histoire sociale et politique de la " classe ouvrière ".
    Loin des idées reçues, cet ouvrage sans équivalent raconte et explore " le siècle ouvrier ". Faisant la part belle aux témoignages, l'auteur trace les contours du quotidien ouvrier : travail, engagements, combats, mais aussi vie de famille, logements, loisirs. Il inscrit l'histoire de ces hommes et ces femmes dans un siècle scandé par les crises, du Front populaire à Mai 1968, en passant par les deux guerres mondiales et la crise des années 1930. Balayant bien des clichés - comme les liens indéfectibles entre partis de gauche et classe ouvrière - et investissant d'autres thèmes - les femmes, les immigrés, la " centralité " ouvrière -, cette synthèse novatrice nous livre les clés pour saisir la force et la complexité d'un monde qui incarne le XXe siècle français dans son aspiration à la solidarité comme dans sa récente déstabilisation.

  • À la recherche des origines historique de la France.Cette enquête historique s'inscrit dans un débat de fond, souvent houleux, qui s'est développé en France au cours de la décennie écoulée : celui des racines et de l'identité françaises, un débat qui n'est pas achevé et semble dans une impasse aux yeux de l'auteur.
    Son ambition est de passer de la polémique à l'histoire, en abattant nombre d'idées reçues qui font obstacle à une compréhension claire et raisonnée du sujet. À partir de quand la France commence-t-elle d'être la France ? Quels sont les critères qui définissent le pays ? Le nom ? La langue ? Les paysages ? Les frontières ? Le patrimoine ? Les arts ? Les héros ? La mémoire ? Un récit national ?
    L'auteur, suivant les pistes gauloise, franque et d'autres, plus récentes, détricote l'ensemble des poncifs généralement admis et montre que la naissance du pays est continue. Une gestation et non une révélation permise par le retour à la longue durée, sans préjugés ; afin d'éclairer le présent à la lueur du passé, et non le déformer. Une synthèse pédagogique et historique qui faisait défaut.

  • Tyrans d'Afrique

    Vincent Hugeux

    • Perrin
    • 4 Mars 2021

    Le rouge et le noir
    Soixante ans après son lever, le " soleil des indépendances ", occulté par la persistance de la tentation despotique, peine à éclairer l'Afrique. Au fil des décennies, la cohorte des tyrans, adeptes du pouvoir absolu, du repli clanique et du parti unique, se seront échinés à dévoyer une souveraineté en trompe-l'oeil, moins conquise qu'octroyée.
    Qu'il s'agisse de l'Ougandais Idi Amin Dada, de Sa Majesté Bokassa Ier, empereur de Centrafrique, du Congolo-Zaïrois Mobutu ou du Zimbabwéen Robert Mugabe, les ex-tuteurs européens se repaissent des frasques, tantôt grotesques, tantôt cruelles, de satrapes qui furent leurs élèves, leurs soldats puis leurs alliés. Feignant d'oublier que tous, du bouffon ubuesque au dictateur à l'implacable froideur, n'auront été au fond que les rejetons monstrueux de l'aberration coloniale.
    Bien sûr, l'ancien tirailleur togolais Gnassingbé Eyadéma ne ressemble guère au Guinéen Ahmed Sékou Touré, l'homme qui osa défier Charles de Gaulle ; pas plus qu'au Tchadien Hissène Habré, premier chef d'Etat du continent condamné par une juridiction africaine. Pour autant, on déniche souvent aux sources de leurs dérives respectives les ingrédients du même élixir toxique : enfance chaotique, appétit de revanche, blessures narcissiques, ivresse messianique et paranoïa.
    Dans cette édifiante galerie de portraits biographiques, Vincent Hugeux croque également d'une plume incisive d'autres personnages étrangers au " pré carré " francophone mais tout aussi romanesques, fût-ce dans l'abjection : Yahya Jammeh (Gambie), Teodoro Obiang (Guinée-Equatoriale) ou Issayas Afeworki (Erythrée).
    Les uns ont disparu, d'autres règnent encore. Et chacun d'entre eux nous raconte autant notre histoire que la sienne.

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    Les deux figures de proue de l'histoire de France au prisme du meilleur historien français actuel.Napoléon Bonaparte et Charles De Gaulle sont les deux personnalités historiques préférées des Français, les deux chefs d'État emblématiques de la France moderne. Conjuguant la finesse de l'analyste, la hauteur de l'historien et la force de l'écrivain, Patrice Gueniffey offre un essai sans précédent et qui fera date croisant l'itinéraire et la personnalité des deux géants autour d'une réflexion structurante sur la figure du sauveur à la française.
    Partageant une même formation militaire, chacun a mis à profit le chaos d'un régime moribond (Directoire, IVe République) pour s'emparer du pouvoir et créer de toutes pièces un régime fondé sur le primat de l'exécutif et la centralisation administrative. Leurs deux Consulats font aujourd'hui l'objet d'une admiration générale servie il est vrai par leur génie de la propagande (bulletins de la grande-Armée et proclamations de Bonaparte ; conférences de presse du général) mise au service d'un dessein rassembleur et d'une même quête de la grandeur. Ces deux grands politiques furent aussi d'authentiques écrivains (
    Le Mémorial de Sainte-Hélène et les
    Mémoires de guerre voisinent dans la bibliothèque de la Pléiade), entrés vivants dans la légende après un règne d'une durée similaire (1799-1815 ; 1944-46 puis 1958-69). La tragédie de leur chute et la solitude de leur fin ont conspiré à créer leur mythe, écrasant leurs successeurs tout en continuant d'éblouir.
    Mais ils furent aussi profondément différents, la démesure impériale contrastant par exemple avec le pragmatisme gaullien qui sut accomplir le deuil de l'Empire pour privilégier l'Europe que l'Aigle déchira. Sur tous ces points, et bien d'autres encore, l'auteur apporte du neuf, questionne, ouvre des perspectives, interroge notre présent à la lumière de ces deux astres qui éclairent toujours notre présent à condition de ne pas se laisser éblouir.
    " Un des plus brillants essayistes contemporains " Marc Riglet,
    Lire." La plume est éblouissante, parfois féroce, à l'image de ses sujets, l'analyse fine faisant souvent son miel de textes enthousiasmants " François-Guillaume Lorrain,
    Le Point.
    " Un essai magistral " Jacque de Saint Victor,
    Le Figaro littéraire.
    " Cette lecture est passionnante, d'autant plus que l'auteur [...] écrit remarquablement bien " Maurice Szafran,
    Challenges.

  • Kadhafi

    Vincent Hugeux

    La vie tumultueuse et l'oeuvre dévastatrice du Guide libyen.Honni par les uns, adulé par les autres, Mouammar Kadhafi a inspiré une abondante littérature. Voici les faits, les actes, les thèses, les discours, les écrits, les lubies, les fantasmes, les calculs, les volte-face, passés au tamis des archives et des récits de celles et ceux qui ont connu, fréquenté, adoré ou exécré le " bouillant colonel ". De sa naissance, énigmatique, à son trépas, brutal et crépusculaire, le parcours d'un fils de berger fasciné par le raïs égyptien Nasser, succession de saisissants paradoxes. Le portrait total de l'un des personnages les plus mystérieux, déroutants et controversés du siècle écoulé. L'épopée, toute de bruits et de fureurs, d'un despote singulier.

  • Le témoignage exceptionnel et dépassionné d'un acteur de premier plan
    1990 : la guerre civile éclate au Rwanda, opposant le Front patriotique rwandais (FPR) aux Forces armées rwandaises (FAR).
    L'année suivante, le colonel Delort - conseiller Afrique du chef d'état-major des armées - se rend sur place et devient une cheville ouvrière de la politique française au " pays des mille collines ". Jusqu'en 1994 et la fin du conflit - avant donc le terrible génocide qui allait suivre -, il participe aux négociations politiques entre les deux camps, mène des missions diplomatiques et conduit des actions militaires. Il est présent lors des négociations d'Arusha, en Tanzanie, qui devaient permettre de trouver une solution politique. Il a directement négocié, pour la France, avec les dirigeants voisins ; il a été le commandant opérationnel des soldats français au Rwanda. Et c'est également lui qui pilota l'évacuation d'une partie de nos compatriotes en 1993.
    Il a choisi de raconter son expérience, d'exposer les affrontements politiques et militaires des Rwandais, de témoigner de ce que fut la politique de la France, tout en s'interrogeant avec pragmatisme sur la volonté des belligérants d'aboutir à un accord durable et sur le désintérêt de la communauté internationale pour ce pays en guerre.
    Des reconnaissances tactiques sur les frontières aux entrevues politiques à Kigali, des réunions " de crise " au Quai d'Orsay aux affrontements sur le terrain entre " gouvernementaux " et " rebelles ", des débriefings à l'état-major des armées boulevard Saint-Germain aux délicates missions d'évaluation des forces en présence, le lecteur est ainsi entraîné au coeur des événements.
    Guerre au Rwanda, L'Espoir brisé constitue le témoignage exceptionnel d'un acteur de premier plan : on comprend, en le lisant, comment ce terrible drame s'est noué et quel fut le but politique de la France.

  • Loin des clichés, l'histoire d'un pays "phare" de l'Europe.
    Patrie de la flamboyante impératrice Sissi et du compositeur de génie Mozart, l'Autriche est un pays qui fait rêver. Mais quelle réalité se cache derrière les robes de bal tournoyantes et les délicieux cafés viennois, ces belles images d'Épinal que nous connaissons tous ? Car si l'extraordinaire richesse culturelle de l'Autriche attire et séduit, le rôle qu'elle a joué dans l'histoire de l'Europe est trop souvent méconnu. Ce petit pays de quelques millions d'habitants a autrefois porté l'empire de Charles Quint, et fut le théâtre privilégié des luttes religieuses et politiques qui ont façonné l'Europe moderne. De grands souverains s'y sont succédé, tels Léopold Ier, le rival de Louis XIV, Marie-Térèse, qui tint tête à Frédéric de Prusse, ou encore l'empereur François-Joseph, dont le long règne de soixante-huit ans fut parmi les plus populaires. Objet de terribles convoitises, l'Autriche joua également un rôle crucial dans le déclenchement des grands conflits mondiaux du XXe siècle.
    De la prise de pouvoir par la maison de Babenberg au Xe siècle aux crises identitaires des années 2000, en passant par l'Anschluss qui poussa à l'exil de nombreux artistes et intellectuels - dont Stefan Zweig et Sigmund Freud -, Hélène de Lauzun, jeune historienne passionnée et passionnante, nous offre une remarquable synthèse qui nous plonge au coeur de l'histoire d'un pays fascinant, carrefour de la civilisation européenne.

  • Amours légitimes ou illégitimes, ayant connu la passion et les drames, Jean des Cars nous conte la vie des couples tragiques les plus célèbres de l'histoire.Jean des Cars, avec le talent de conteur que nous lui connaissons et qui fait son succès, nous présente la vie des couples tragiques les plus célèbres de l'histoire. Qu'ils soient mariés ou clandestins, ces couples ont connu l'amour, la gloire, le divorce, l'exil, la prison ou encore la mort.
    De Louis XVI et Marie-Antoinette au chah d'Iran, Jean des Cars fait ici revivre les amours de roi, reine, empereur, impératrice... qui ont connu les affres de la passion et la tragédie de l'histoire.
    Liste des couples tragiques :
    Dom Pedro de Portugal et Inès de Castro
    François II et Marie Stuart
    Pierre III de Russie et Catherine d'Anhalt - Zerbst (future Catherine II)
    Louis XVI et Marie-Antoinette
    Napoléon Ier et Marie Walewska
    Le duc et la duchesse de Berry
    Maximilien et Charlotte du Mexique
    Le duc et la duchesse d'Alençon
    L'Archiduc François-Ferdinand de Habsbourg et Sophie de Hohenberg (Sarajevo)
    L'empereur Charles et l'impératrice Zita
    Le roi Zog et la reine Géraldine d'Albanie
    Le roi des Belges Léopold III et la princesse Liliane de Réthy
    Le roi Umberto II et la reine Marie-José d'Italie
    Le chah d'Iran et l'impératrice Fara

  • Les historiens mènent l'enquête et se penchent sur 18 affaires criminelles, du Moyen Âge à la Ve République - de Gilles de Rais à Jacques Roseau, la dernière victime de l'Algérie française.Le crime fascine, le crime passionne et le crime fait vendre. Or depuis l'engagement de Voltaire dans l'affaire Calas, et celle des " intellectuels " dans l'affaire Dreyfus, l'histoire et les historiens ont toute leur place pour enquêter sur cette " passion française ". D'autant que l'enquête, c'est-à-dire la recherche des traces et indices pour l'établissement des faits, de la vérité, constitue justement le quotidien de la recherche historique. L'historien a tout loisir de replacer l'affaire dans l'échelle des temps, de suivre, d'analyser la naissance et la propagation des mythes et rumeurs, en bref tout ce que le fait criminel donne à lire d'une époque, de ses angoisses, de sa sensibilité, de ses phobies. On le sait, aujourd'hui encore, le blasphème peut être mortel, mais on a oublié que le vol de linge était passible de la potence sous l'Ancien Régime : qui ne s'indignerait aujourd'hui de la condamnation à mort d'un voleur de mouchoir ? Le " crime " ne se limite pas au meurtre ou à l'assassinat. Sa qualification, sa condamnation, sa définition, sa réprobation varient en fonction des lieux et des époques, il entre en résonnance avec son temps dont il dit, mieux que tout, la nature profonde.
    Du procès de Gilles de Rais à l'assassinat de Jacques Roseau - la dernière victime de l'Algérie française -, en passant par le procès du régicide Damiens, l'affaire des " chauffeurs " d'Orgères, celle de Joseph Vacher, qualifié de " Jack l'éventreur français ", des soeurs Papin ou encore de la tuerie d'Auriol, c'est en somme à un voyage à travers sept siècles qu'invite cet ouvrage. Un retour sur des affaires grandes ou petites, célèbres ou inconnues, oubliées ou mythifiées - du Moyen Âge à la Ve République - que relate avec brio l'équipe réunie sous la direction de Jean-Marc Berlière.
    Sommaire :
    Les affaires criminelles : Gilles de Rais en procès ; Le Procès de Damiens : un procès unique en son genre ; L'affreuse aventure de Calas : crime ou suicide ? Antoine Louis mène l'enquête médico-légale ; La Beauce à feu et à sang ? Les " chauffeurs " d'Orgères, autopsie d'un mythe ; Les Sauvages du Palais Royal : une affaire de moeurs en 1790 ; L'affaire Dautun : crimes et rumeurs sous la Première Restauration (novembre 1814) ; Le braconnier assassin : l'affaire Montcharmont (1850-1851) ; Retour sur le crime d'Hautefaye. Dordogne, 16 août 1870 ; Joseph Vacher, " un Jack l'éventreur français " ? (1893-1898) ; Jules Durand : un crime judiciaire, une histoire havraise (1910) ; L'énigme des servantes aux mains sanglantes. L'affaire des soeurs Papin, Le Mans, 1933 ; L'attentat de l'Étoile : la Cagoule entre en scène (11 septembre 1937) ; Le tueur en série et les commissaires : l'affaire Weidmann (1937) ; L'assassinat de Marx Dormoy : questions sur un attentat politique (juillet 1941, Montélimar) ; Meurtre en Françafrique : l'assassinat d'Outel Bono (Paris, 26 août 1973) ; La tuerie d'Auriol : un crime politique au coeur de l'été 1981 ; Jacques Roseau, la dernière victime de l'Algérie française (Montpellier, 5 mars 1993).

  • Une vaste étude du jardin, du coeur du Moyen Âge à nos jours.Jean Vassort considère " l'objet-jardin " depuis le coeur du Moyen-Âge, à travers l'ensemble de la société française. Qu'il soit rural ou urbain, populaire ou aristocratique, utilitaire ou d'agrément, à vocation religieuse ou à visée scientifique, voué au repli ou à l'ostentation, le jardin occupe de tous temps une place éminente dans la civilisation occidentale, et plus particulièrement en France.
    Inscrit entre nature et culture, l'histoire du jardin croise celle de l'économie, de la religion, de l'art et de la politique, et ne cesse de répondre aux visées les plus diverses de la société, des plus matérielles aux plus symboliques. Longtemps considéré comme un reflet du paradis perdu, il incarne tout naturellement aujourd'hui l'aspiration à un contact renouvelé avec la nature. Etabli au plus près de l'homme, le jardin est révélateur d'une société en son temps.

  • Une synthèse globale par un spécialiste incontesté.On connaît la sentence de Churchill : " La Russie est un rébus enveloppé de mystère au sein d'une énigme. " Son histoire résulte d'une longue construction de plus d'un millénaire, élaborée sous deux dynasties, celles des Riourikides et des Romanov, avant un XXe siècle placé sous l'égide de la " grande révolution d'Octobre ". Cette dernière va générer un projet sociétal, à l'échelle mondiale, prétendant construire une société plus juste, socialiste, et capable de rivaliser avec le monde capitaliste occidental. Jean-Pierre Arrignon, étudiant aussi bien les événements politiques, économiques, militaires, artistiques et culturels qu'architecturaux, décrit avec passion les spécificités de l'édification de ce pays-continent qui, à travers les siècles, a traversé les pires épreuves et a toujours su se reconstruire. Considérant la Russie comme la fille aînée de Constantinople, il rend toute sa place à une dynamique culturelle fondatrice d'une civilisation dont l'Église orthodoxe est l'un des piliers - et la langue russe le cicérone. À travers cette vaste fresque, il s'attache à ce que l'on comprenne la Russie avant de la juger - elle qui reste en effet mal connue et souvent critiquée. À ce que l'on apprenne, aussi, à apprécier ses inépuisables richesses.
    Une somme brillante et enlevée, qui fera date.

  • De la fin du Saint-Empire à nos jours, l'histoire de l'Allemagne revisitée.Cette histoire globale de l'Allemagne s'articule autour des grandes césures politiques de son histoire. Elle commence en 1871, avec la création du Kaisereich qui réalise son unité politique : l'Allemagne devient un empire, forgé entre 1850 et 1870, en un enchaînement funeste grâce aux guerres d'unification voulues par Bismarck en 1864, 1866 et 1870. Suit l'affermissement de sa puissance économique par ses révolutions industrielles. Viendront ensuite, la Première Guerre mondiale et le diktat du traité de Versailles, la République de Weimar, l'arrivée d'Hitler et son accession au pouvoir avec le NSDAP, le glissement et l'infiltration de l'idéologie nazie au coeur de la nation, la Seconde Guerre mondiale, les camps d'extermination, la défaite, le partage du pays entre RDA et RFA mais aussi ce formidable moment d'histoire, qui dépasse le cadre de la seule Allemagne,qu'est la réunification en octobre 1990.
    Tenant compte des dernières recherches historiographiques, Marie-Bénédicte Vincent relève le défi de faire comprendre cette histoire à la fois riche et douloureuse au moyen d'une grande synthèse. Retraçant de manière concise l'évolution de l'Allemagne depuis le XIXe, elle insiste notamment sur les échanges, les circulations qui traversent les frontières politiques tout en analysant les courants idéologiques, politiques et culturels. Un futur classique.

  • ' Un sommet du genre : hauteur de vue, limpidité du style, rigueur des faits narrés, désidéologisation massive des événements décrits. Un must.' Le Figaro Magazine.Troisième et dernier volume de l'oeuvre monumentale de J.M. Roberts et O.A. Westad, ce tome reprend le fil de l'histoire autour de l'année 1750 pour se conclure au xxie siècle. S'ouvre le temps des révolutions politiques, scientifiques, philosophiques, techniques ou culturelles. L'histoire s'accélère. Un homme né en 1800 et mort en 1870 aura vu le monde changer davantage au cours de son existence qu'il n'avait changé au cours des mille années précédentes.
    C'est que les impulsions en provenance d'Europe se font ressentir partout, sur le continent américain bien sûr, mais aussi par le phénomène colonial en Afrique ou en Asie, ou dans la chute de l'Empire ottoman. A la fin du XIXe siècle, le monde autrefois régulé par des cultures spécifiques et distinctes est en train de prendre une autre route. L'hégémonie européenne à travers le globe en constitue un facteur central, jusqu'au double cataclysme des deux guerres mondiales.
    Après 1945, la domination du monde par les Européens est terminée. Vient alors le temps de la décolonisation et de la guerre froide. La montée en puissance de l'URSS, puis sa chute, l'établissement de l'hyperpuissance américaine et, enfin, l'émergence de la sphère asiatique, emmenée par la Chine, structurent l'histoire de la période. Le monde, pourtant, est un, comme il ne l'a sans doute jamais été. L'humanité, riche de sa diversité, n'en développe pas moins une culture commune. Cette " mondialisation " marque un changement radical, gigantesque et rapide. Ce livre, par sa hauteur de vue, son style et sa pertinence, en donne les clés de compréhension, décryptant les derniers siècles de la passionnante histoire de l'humanité.

  • Une synthèse vivante et novatrice sur l'affrontement franco-allemand de 1870-1871.Si les images de la guerre de 1870-1871 ont fortement imprimées les consciences, la réalité et les enjeux de ce conflit demeurent méconnus. Pour éclairer cette matrice des affrontements franco-allemands consécutifs, Alain Gouttman a réouvert tous les dossiers : les circonstances du déclenchement du conflit, le déroulement des opérations jusqu'aux capitulations de Sedan, Metz et Paris, les raisons de la suprématie militaire allemande, la Commune de Paris et la réaction versaillaise... Se faisant, l'auteur resserre les liens qui unissent des événements trop souvent étudiés de manière disparate et propose une vision totale du conflit.

  • Le manoir

    Maurin Picard

    • Perrin
    • 22 Octobre 2020

    Une autre histoire des USA à travers celle de son lieu emblématique
    " Versailles " citoyenne d'une jeune république née à la force des armes, " maison du peuple " américain, la Maison Blanche exerce, plus de deux siècles après son inauguration, une fascination sans égal parmi les hauts lieux de pouvoir sur la planète.
    Rien ne lui a été épargné, du moins sur celluloïde et dans la littérature. Combien de fois a-t-elle rasée, détruite, prise d'assaut, y compris par des envahisseurs venus de l'espace ? Combien d'intrigues sanglantes s'y sont noué sur le grand ou le petit écran ? Combien de crises internationales y ont-elles trouvé leur dénouement? Combien de films et de séries télévisées lui sont-elles consacrés, à commencer par la plus célèbre d'entre elles, The West Wing ?
    Symbole de pouvoir absolu, véritable mythe constitutionnel et source de folklore du roman national américain, la grande demeure patricienne fut pourtant le théâtre d'événements singuliers et dramatiques, que le temps a fini d'estomper. La Maison Blanche attire autant qu'elle révulse les Américains, méfiants vis-à-vis du gouvernement fédéral mais passionnément attachés à leur histoire présidentielle.
    Ces dirigeants ne furent pas toujours amènes envers l'intimidant " manoir exécutif ". Harry Truman l'appelait la " grande prison blanche " et ne rêvait que de s'en échapper. Sans doute ressentait-il le poids d'un passé écrasant, éminemment glorieux mais ô combien tragique. Le fantôme d'Abraham Lincoln y déambule, dit-on, à sa guise, depuis cette funeste soirée d'avril 1865 et cette représentation théâtrale à laquelle il eût bien volontiers renoncé. Les spectres de Première dames inconsolables y rôdent, eux aussi : Jane Pierce et Mary Todd Lincoln, orphelines d'enfants arrachés trop tôt à leur affection. Tout comme ceux des esclaves qui oeuvrèrent à ériger la bâtisse entre 1792 et 1800, et dont Michelle Obama finit par honorer la mémoire en 2016.
    De cette histoire épique émerge le portrait haletant d'un lieu de pouvoir jadis ouvert aux quatre vents mais aujourd'hui inaccessible au commun des mortels.
    Une histoire , servie par une rare talent d'écriture, racontée en une vingtaine de chapitres haletants qui constituent une véritable série narrative.

  • Quinze portraits de génies militaires, de l'âge classique à nos jours.Quelle que soit sa position physique dans le combat, " le grand capitaine " reste au coeur de l'affrontement, en symbiose avec ses troupes. Mais il peut aussi être bien plus qu'un chef de guerre : il dirige les armées et élabore ses stratégies, mais son talent lui permet parfois d'accéder à une catégorie à part, une élite, qui porte l'art de la guerre à son apogée.
    C'est le cas de ces quinze chefs de guerre dont ce livre dresse le portrait, chacun usant de moyens et de techniques propres à son environnement culturel, avec un style et une touche personnels qui font toute la singularité de leur talent individuel. De l'âge classique (Alexandre le Grand, Hannibal, César) au monde contemporain (Napoléon, Joukov, Giap), en passant par le Moyen Age et l'époque moderne (Saladin, Gengis Khan, Tamerlan, Turenne)...

  • " Gouverner le peuple sans l'irriter. Là est le grand secret. Toutes les colères du peuple se retrouvent un jour donné et se soldent en révolutions. " Victor Hugo, Choses vues.Monarchie absolue, Consulat, Empires, République présidentielle : la France semble mariée depuis des siècles avec une certaine idée, verticale, du pouvoir et son corollaire, la garantie de l'ordre public. Or, cette quête marche de pair avec une instabilité chronique, témoignage d'une fronde récurrente du peuple contre les détenteurs du pouvoir. Elle se conjugue avec une autre instabilité qui, au sommet, a longtemps opposé le trône à la noblesse avant que la Révolution de 1789 ne vienne perturber le jeu et rebattre plusieurs fois les cartes jusqu'en 1870. Au final, la France aura connu en moins de deux siècles deux empires, trois types de monarchie (Ancien Régime, Constitution de 1791, Chartes de 1814 puis de 1830) et cinq républiques.
    Quel est le déroulement de ces troubles majeurs qui remontent au Moyen Âge et dont la longue crise des Gilets jaunes forme la dernière manifestation après la Ligue, la Fronde, la Révolution française, les Trois Glorieuses, la Commune, Mai 68... et bien d'autres ? Quel fut à chaque fois le détonateur ? Le rôle exact du peuple ? Et, d'ailleurs, de quel peuple parle-t-on ? Comment le pouvoir en place a-t-il répliqué et avec quelles forces ? Dans quelles circonstances précises ? Enfin, pourquoi et comment a-t-il été plusieurs fois renversé ?
    C'est à ces questions que les seize auteurs ici réunis, historiens et journalistes du Point, répondent dans des contributions qui font revivre les heures les plus mouvementées de notre histoire, afin de mieux comprendre cette autre " exception " française.
    Sommaire
    1. Les va-nus-pieds (Yves-Marie-Bercé)
    2. Etienne Marcel (Georges Minois)
    3. La Ligue (François-Guillaume Lorrain)
    4. La Fronde (Emmanuel Hecht)
    5. Octobre 1789 (Michel Biard)
    6. Août 1792 (Charles-Eloi Vial)
    7. Printemps 1793 (chute des Girondins) (Patrice Gueniffey)
    8. 1830 (Camille Pascal)
    9. Février 1848 (Marie-Hélène Baylac)
    10. Juin 1848 (Arnaud Teyssier)
    11. 4 septembre 1870 (Eric Anceau)
    12. La Commune (Hélène Lewandowski)
    13. 6 février 1934 (Renaud Meltz)
    14. 1947, La guerre civile froide (Robert Mencherini)
    15. Mai 68 (Gérard Courtois)
    16. Les Gilets Jaunes (Saïd Mahrane)

  • Quand une armée s'identifie à un pays. Depuis sa naissance, " l'armée a été, pour les Italiens, l'interprète d'un sentiment national commun, facteur de cohésion et exemple permanent d'une détermination tenace et généreuse ". C'est ainsi que, dans son discours aux soldats du 4 mai 2011 à Turin, le président de la République italienne, Giorgio Napoletano, soulignait la connexion du fait militaire et du fait politique dans le processus de
    nation building que son pays avait connu depuis cent cinquante ans. La création de l'armée, le 4 mai 1861, est en effet contemporaine de l'unification du pays sous la férule du Piémont et la proclamation du royaume d'Italie, le 17 mars.
    Un peu plus de cent cinquante ans plus tard, les forces armées sont déployées dans les Balkans, au Proche- et au Moyen-Orient, en Asie centrale, en Afrique du Nord, centrale et orientale, dans l'espace méditerranéen. Elles ont su surmonter une kyrielle de guerres éprouvantes - nationales, coloniales, mondiales, civiles... Elles ont également dû s'adapter à la monarchie, au fascisme et à la République, après avoir subi des défaites et des débâcles importantes, mais aussi remporté des victoires.
    S'appuyant sur une vaste bibliographie d'origine et sur une quantité considérable d'archives civiles et militaires, l'auteur décrit dans le détail la montée en puissance de l'armée italienne par étapes successives, et montre comment et à quel point elle incarne depuis sa création les vicissitudes de l'histoire de l'Italie - jusqu'à faire corps avec elle. Un livre magistral.

  • "Un sommet du genre : hauteur de vue, limpidité du style, rigueur des faits narrés, désidéologisation massive des événements décrits. Un must." Le Figaro Magazine. Raconter et donner à comprendre l'histoire des civilisations, de la préhistoire à l'an 2000 et sur toute la surface de la planète, tel est le pari de ce livre sans équivalent. Dès sa première édition, en 1976, il rencontre un immense succès critique et public. L'édition traduite ici est la 6e, dernière en date de 2013. C'est à une formidable narration de l'histoire humaine que nous convient les auteurs, des débuts de la civilisation, avec la naissance de l'agriculture dans le croissant fertile, jusqu'à la montée en puissance de l'espace asiatique, emmené par la Chine.
    /> OEuvre majeure divisée en trois volumes, ce premier tome couvre la période 7000 av J.C jusqu'en 500/600 après J.C. Il traite ainsi de la préhistoire, des civilisations mésopotamiennes (Sumer, Babylone), égyptienne et méditerranées (Mycènes, Phénicie, Grèce, Rome) mais aussi de la Chine et l'Inde classique, sans oublier de raconter la naissance de ces grands fondements culturels que sont les religions (judaïsme, bouddhisme, confucianisme, christianisme et hindouisme). Le second tome couvre les années 500 à 1600 ; le dernier va de 1600 à nos jours.
    Au delà des immenses qualités d'écriture et de synthèse des auteurs, qui rendent la lecture particulièrement stimulante, la force du propos tient dans sa capacité à lier les civilisations et les espace entre eux. Les auteurs soulignent, par exemple, ce que la Grèce doit à la Phénicie, comment le bouddhisme chinois est né en Inde ou pourquoi les migrations des peuples germains ont eu une incidence sur les royaumes du nord de l'Afrique. A l'heure ou le concept de " choc des civilisations " est en vogue, ou les enjeux culturels, économiques, démographiques et environnementaux se structurent à l'échelle mondiale, ce livre, par sa hauteur et sa vivacité, permet de réfléchir de manière apaisé à la passionnante histoire de l'humanité.

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