Sciences humaines & sociales

  • Banni de la communauté juive à 23 ans pour hérésie, Baruch Spinoza décide de consacrer sa vie à la philosophie. Son objectif  ? Découvrir  un bien véritable qui lui  «  procurerait pour l'éternité la jouissance d'une joie suprême et incessante.  » Au cours des vingt années qui lui restent à vivre, Spinoza édifie une oeuvre révolutionnaire. Comment cet homme a-t-il pu, en plein XVIIe siècle, être le précurseur des Lumières et de nos démocraties modernes  ? Le pionnier d'une lecture historique et critique de la Bible  ? Le fondateur de la psychologie des profondeurs  ? L'initiateur de la philologie, de la sociologie, et de l'éthologie  ? Et surtout, l'inventeur d'une philosophie fondée sur le désir et la joie, qui bouleverse notre conception de Dieu, de la morale et du bonheur  ?  
    A bien des égards, Spinoza est non seulement très en avance sur son temps, mais aussi sur le nôtre.  C'est ce que j'appelle le «  miracle  » Spinoza.
    F.  L.

  • «  Nous ne traversons pas un moment de crise anodin, nous vivons un moment décisif pour l'avenir de l'humanité. Comment s'extraire d'une dynamique qui nous échappe et d'un système qui nous conduit dans une impasse ? Nous avons chacun éprouvé combien les résistances au changement - en nous, comme dans le monde politique et économique - sont grandes. Nous avons vu la beauté de notre planète, la richesse de l'humanité, et nous avons souffert de les voir saccagées.
    Pourtant, comme tant d'autres, nous refusons de nous résigner.
    Un autre monde est à notre portée. Un monde fondé sur l'humilité, la sobriété et le partage. Un monde où les joies profondes seraient plus désirées que les plaisirs éphémères. Un monde plus équitable, plus fraternel, davantage relié à la Terre. Ce monde n'est pas une utopie. Nous pouvons tous contribuer à le faire advenir.
    Mais cela ne sera possible que par une révolution des consciences.
    C'est à cette conversion de notre esprit et de nos modes de vie qu'aimerait contribuer modestement ce livre, fruit du partage de nos réflexions et de nos expériences.  »
     
    Nicolas Hulot et Frédéric Lenoir
     
    Nicolas Hulot a passé une partie de sa vie à voyager dans les zones les plus reculées du monde au fil de son émission télévisée Ushuaïa. Engagé depuis trente ans dans la protection de l'environnement, il fut ministre d'Etat de la Transition écologique et solidaire de mai 2017  à août 2018. Auteur de nombreux ouvrages, il a créé la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme.
     
     
    Frédéric Lenoir est philosophe et sociologue, auteur de nombreux essais et romans traduits dans une vingtaine de langues. Il est notamment l'auteur des best-sellers  : Du Bonheur, un voyage philosophique  ; La Puissance de la joie, ou Le Miracle Spinoza, aux éditions Fayard. Il est cofondateur de la fondation SEVE (Savoir Etre et Vivre Ensemble) qui propose des ateliers de philosophie avec les enfants.

  • «  Il a suffi d'un virus lointain pour que le cours du monde et de nos vies soit bouleversé. `'Vivre, ce n'est pas attendre que l'orage passe, c'est apprendre à danser sous la pluie'', disaient les Anciens. Je suis convaincu que plus rien ne sera comme avant et qu'il nous faut apprendre à développer nos ressources intérieures pour vivre le mieux possible dans un monde imprévisible. Puisse ce livre écrit dans l'urgence du temps apporter lumière et réconfort à tous ceux qui le liront.  »
    F. L.
     
     
    Dans un langage accessible à tous, Frédéric Lenoir nous propose un petit manuel de résilience qui aide à vivre dans des temps difficiles. Il convoque les neurosciences et la psychologie des profondeurs, mais aussi les grands philosophes du passé - du Bouddha à Nietzsche, en passant par Epictète, Montaigne ou Spinoza - qui nous disent comment développer la joie et la sérénité malgré l'adversité. Et si nous pouvions ainsi faire de cette crise une opportunité pour changer notre regard et nos comportements  ? Pour devenir davantage nous-mêmes et mieux nous relier aux autres et au monde  ?
     
    Frédéric Lenoir est philosophe, sociologue et écrivain. Il est l'auteur de nombreux essais et romans vendus à plus de 7 millions d'exemplaires dans le monde.

  • A l'égal des oeuvres de Machiavel et de Clausevitz, ce traité de stratégie militaire, composé par Sun Tzu (VIe-Ve siècles avant J.C.), est un classique du genre. "L'Art de la guerre" ou "Les Treize Articles", où "chaque mot est une perle", pose les préceptes fondamentaux de la guerre et de la politique. Référence incontournable pour de nombreux stratèges contemporains, ce livre dangereux est un extraordinaire traité sur l'art de la tromperie et du retournement.

  • «  Depuis toujours, l'homme a besoin de savoir ce qui le menace, ce qui nuit aux autres ou les sert. Et pendant longtemps, seule une poignée de puissants, souverains, religieux, marchands, ont eu le monopole de l'information, de sa fabrication à sa circulation. Une information libre, diffusée par des médias accessibles à tous et établie par des professionnels cherchant la vérité est le fruit d'une histoire récente, inattendue, fascinante. Et elle est à présent terriblement menacée.
    Comment distinguer le vrai du faux, l'information de la distraction  ? Quel rapport entre informer, convaincre, enseigner, distraire  ? Comment la démocratie résistera-t-elle aux formes de censure et de surveillance  ? En quoi le déluge actuel et à venir d'informations, vraies ou fausses, influera-t-il sur notre façon de gérer les grands problèmes d'aujourd'hui et de demain  ? Les réseaux sociaux, outils de surveillance généralisée, qui font de chacun le journaliste de lui-même, seront-ils balayés par une vague technologique plus puissante  ? Les journalistes seront-ils remplacés par des automates ou resteront-ils des acteurs irremplaçables de la démocratie  ?
    Tels sont les sujets de ce livre. Encore une fois, comme pour tous les autres domaines dont j'ai tenté jusqu'ici de prévoir le devenir, celui des médias, vertigineux, ne peut être imaginé et maîtrisé qu'en remontant très loin dans son histoire, ou plutôt ses histoires. Ses passionnantes histoires.  »
      J. A. 

  • Des Etats-Unis à la France en passant par l'Italie et le Royaume-Uni, partout les cadeaux fiscaux en faveur des plus riches se multiplient au même rythme que les coupes budgétaires pour les plus pauvres. Une minorité d'individus, s'accaparant déjà une importante partie des richesses, semble tout mettre en oeuvre pour en récupérer encore plus. De l'autre côté, la majorité de la population subit la dégradation des services publics, les fins de mois difficiles, la précarité et le manque d'espérance.
    Des gilets jaunes aux banlieusards en passant par les cadres et les agriculteurs, cette majorité délaissée est multiple, et sa division est largement instrumentalisée par la minorité dominante et les partis politiques qui veulent s'assurer une base électorale. La lutte des classes a laissé place à une lutte entre pauvres. Et le système, intrinsèquement inégalitaire et destructeur pour la planète, ne tient qu'à ces dissensions.
    Pour sortir de l'impasse, il faut que les différentes catégories que forment « les délaissés » se constituent en une classe majoritaire à même de soutenir une lutte commune : celle d'en finir avec le modèle économique actuel pour proposer un autre projet répondant aux urgences sociale et écologique.
     
    Membre des économistes atterrés, docteur en économie de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, Thomas Porcher est professeur associé à la Paris School of Business. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et de publications dans des revues académiques internationales. Son dernier livre, Traité d'économie hérétique (Fayard, 2018), s'est écoulé à plus de 50 000 exemplaires.

  • Chacun peut éprouver le vent, sa présence, sa force, son influence. Parfois il crie et rugit, parfois il soupire ou caresse. Certains vents glacent, d'autres étouffent. Si l'homme a depuis l'Antiquité témoigné de cette expérience, il s'est longtemps heurté au mystère de ce flux invisible, continu, imprévisible. Le vent, aux traits immuables, échapperait-il à l'histoire  ?
    Il n'en est rien. Dans cet essai sensible, Alain Corbin nous guide au fil d'une quête initiée à la fin du xviiie siècle pour comprendre les mécanismes d'un élément longtemps indomptable. C'est le temps de nouvelles expériences du vent, vécues au sommet de la montagne, dans les déserts ou, pour la première fois, dans l'espace aérien. Se modifient alors les manières de l'imaginer, de le dire, de le rêver, inspirant les plus grands écrivains, à commencer par Victor Hugo.
    Un champ immense se dessine aux yeux de l'historien  ; d'autant que le vent est aussi, et peut-être avant tout, symbole du temps et de l'oubli.
     
    Historien spécialiste du xixe  siècle, Alain Corbin est mondialement reconnu pour son approche novatrice sur l'historicité des sens et du sensible, auxquels il a consacré de très nombreux ouvrages. Co-directeur d'une Histoire des émotions  (Seuil, 2016, 2 vol.), il a récemment publié La fraîcheur de l'herbe (Fayard, 2018  ; Pluriel, 2019) et Terra incognita. Une histoire de l'ignorance (Albin Michel, 2020).

  • Je vous parle d'un temps que les plus de 20 ans... ne VEULENT pas connaître.
    Celui des facs fermées, où les seuls cours délivrés sont en « distanciel », néologisme inventé par des technocrates pour rendre moins insupportables ces centaines d'heures que nous, étudiants, passons rivés devant un écran.
    Celui où les petits boulots ont été balayés par la crise. Plus d'événement, plus de restaurant, plus de musée... pour nous permettre d'arrondir nos fins de mois.
    Celui sans horizon professionnel, où les stages ont disparu, où la promesse d'un premier emploi en CDI s'éloigne chaque jour davantage.
    Le temps où le droit de sortir entre amis, de se voir, de se toucher, de s'aimer n'existe plus.
    Où les soirées et les parenthèses interdites sont taxées d'égoïsme coupable par les politiques et les bureaucrates.
     
    Au lieu de penser les solutions concrètes pour sortir notre génération de cette impasse, vous, les sachants, préférez nous discréditer.
    Cela fait maintenant un an que nous avons mis nos vies entre parenthèses pour protéger les personnes âgées.
    J'ai 22 ans. Et si je peux pester contre certains excès de ma génération, je veux aujourd'hui saluer son courage face au désastre économique, social et écologique que nous allons affronter.
     
    Ce livre est une ode à notre génération fracassée, un plaidoyer pour la liberté.
     
      Étudiant en sciences politiques et chroniqueur régulier des Grandes Gueules sur RMC depuis 2017, Maxime Lledo vit à Nantes.

  • «  À la fin d'une conférence, une femme d'une cinquantaine d'années se présente devant moi, visiblement émue, et me dit qu'elle a peur. "Peur pour samedi prochain." Son mari, Gilet jaune convaincu, prévoit d'aller manifester à Paris. Or l'unité de CRS à laquelle appartient son fils a été désignée pour y assurer le maintien de l'ordre. Ne vont-ils pas se retrouver face à face  ? Cette pensée la hante, comment ne pas la comprendre  ? À cet instant, j'ai ressenti le déchirement qui s'opère dans notre nation, l'impérieuse nécessité d'une véritable réconciliation nationale.  »
    Après ses deux premiers livres,  Servir  et  Qu'est-ce qu'un chef  ?, le général Pierre de Villiers a pris le temps d'une plongée passionnante dans la France, celle des Gilets jaunes, des habitants des villes et des banlieues. Il y a vu une nation profondément divisée et menacée par ses tensions internes, mais aussi par les ruptures d'un monde instable et dangereux. Il y a rencontré des femmes et des hommes entre angoisse et envie de s'en sortir. L'union nationale ne va plus de soi. Les Français ressentent à l'unisson qu'ils sont à un point de bascule, et que vient le moment du courage, d'un équilibre entre ceux qui exercent l'autorité et ceux qui doivent la respecter, entre humanité et fermeté, entre droits et devoirs.  C'est ainsi que nous pourrons nous réconcilier, au-delà de nos différences, sur le chemin de l'unité et de l'espérance. Il y a urgence.

  • Tout le monde en France connaît l'histoire d'Oskar Schindler, qui a sauvé un millier de juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Mais on connaît beaucoup moins l'exploit de Felix Kersten, et pourtant, un mémorandum du Congrès juif mondial établissait dès 1947 que cet homme avait sauvé en Allemagne «  100  000 personnes de diverses nationalités, dont environ 60  000 juifs, [...] au péril de sa propre vie  ». Encore, à l'issue du récit qui va suivre, de tels chiffres sembleront-t-il passablement sous-évalués.
    Un des ouvrages les moins connus et les plus émouvants de Joseph Kessel s'intitule Les mains du miracle. Ce roman retraçait déjà l'exploit du thérapeute d'Himmler qui se faisait rémunérer en libérations de juifs et de résistants   sans que le lecteur puisse toujours distinguer la part de Kessel de celle de Kersten. Pour reconstituer la véritable histoire au travers des archives, des mémoires, des journaux, des notes et des dépositions des principaux protagonistes, il fallait un historien spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, qui connaisse également l'allemand, l'anglais, le suédois, le norvégien, le danois et le néerlandais. Le résultat est un récit de terreur, de lâcheté, de générosité, de fanatisme et d'héroïsme qui tiendra jusqu'au bout le lecteur en haleine. Combien de fois dans l'existence rencontre-t-on un périple de cette envergure -  sans un mot de fiction  ?
     
      Le professeur François Kersaudy, qui a enseigné aux universités d'Oxford et de Paris I, est connu en France pour ses ouvrages sur Winston Churchill et sur le général de Gaulle. Mais il est également l'auteur d'une biographie du maréchal Goering qui fait autorité, ainsi que du best-seller Les secrets du Troisième Reich. Historien polyglotte, il parle neuf langues et a reçu douze prix littéraires français et étrangers.

  • Vous avez les plus belles jambes du monde, vous serez ma femme ou
    ma maîtresse. Voilà ce qu'est devenu l'amour de ma vie. Moi, épouser
    un Juif, jamais ! Barbara juive ? Tais-toi donc mon garçon, elle est si
    gentille. Avec un instinct sûr, vous choisirez votre siège. Vous prenez
    votre petit déjeuner à la table de ce nazi ! Comme c'est gentil de me
    reconnaître, Jacques Lacan. It's no greek ! Madame, Madame, j'ai
    compris l'étymologie de con-cierge. À partir de combien de livres est-on
    cultivé ? Que pensez-vous de ce que vous voyez ? J'aime quand tu as le
    corps gai. Arrêtez de le regarder, laissez-le partir...
    Ces phrases font passer de l'anecdote à l'idée. Elles sont comme
    /> des noms propres qui titrent les souvenirs. Elles fabriquent une
    autobiographie philosophique, racontée à mon fils Victor et
    écrite avec lui. En les disant, je comprends pourquoi et comment
    elles m'ont fait vivre-et-penser. Si dures soient-elles parfois, elles
    donnent accès à la tonalité du bonheur.
     
    Un travail mère-fils qui fait redécouvrir Char, Heidegger, Lacan,
    la Grèce, l'Afrique du Sud, la Corse, les juifs, les cathos, des
    Hongrois, des Allemands... Avec Ulysse en figure de proue,
    l'homme d'Homère qui passe là où il n'y a pas de passage, entre
    Hélène qui ravit et Barbara bla-bla-bla.

  • Le savoir n'est rien sans la raison. En rédigeant Le Discours de la méthode - en français, et non en latin -, Descartes (1596-1650) entend " libérer " la raison et la rendre à tous ses légitimes possesseurs, les êtres humains : " instrument universel ", elle peut nous " rendre comme maîtres et possesseurs de la nature ". Par son extraordinaire remise en cause des connaissances acquises, Descartes transforma et refonda la philosophie occidentale.

  • Agathon a réuni ses amis pour fêter son récent succès au concours de tragédie : les invités prononcent chacun un discours en l'honneur de l'amour. Intervenant après Phèdre, Pausanias, Eryximaque, Aristophane et Agathon lui-même, Socrate place son éloge sur un autre plan : l'amour n'est ni la beauté ni la bonté, il en est le désir. Alcibiade arrive alors, totalement ivre... La beuverie se prolonge toute la nuit.Ce dialogue, l'un des plus célèbres de Platon (428-347 av. J.-C.), exprime un aspect essentiel de sa philosophie : s'il sait dépasser la simple attraction physique, l'amour incite à la contemplation des Idées, de l'essence des choses.

  • Qu'entendons-nous par « bonheur » ? Dépend-il de nos gènes, de la chance, de notre sensibilité ? Est-ce un état durable ou une suite de plaisirs fugaces ? N´est-il que subjectif ? Faut-il le rechercher ? Peut-on le cultiver ? Souffrance et bonheur peuvent-ils coexister ? Pour tenter de répondre à ces questions, Frédéric Lenoir propose un voyage philosophique, joyeux et plein de saveurs. Une promenade stimulante en compagnie des grands sages d´Orient et d´Occident.Où l´on traversera le jardin des plaisirs avec Epicure. Où l´on entendra raisonner le rire de Montaigne et de Tchouang-tseu. Où l´on croisera le sourire paisible du Bouddha et d´Epictète. Où l´on goûtera à la joie de Spinoza et d´Etty Hillesum. Un cheminement vivant, ponctué d´exemples concrets et des dernières découvertes des neurosciences, pour nous aider à vivre mieux.

  • Il est assez curieux ce mot « centenaire  » apposé tout près du nom d'Hélène Berr et avec lequel il ose  même faire la rime. Presque inapproprié ou anachronique tant Hélène Berr est restée cette jeune femme à la grâce altière et d'éternelle jeunesse. 24 ans. 24 ans au moment où la vie lui est arrachée, en 1945, à Bergen-Belsen, laissant derrière elle son Journal, mais emportant dans le néant toutes les autres promesses d'amour et de créativité qu'elle sentait prêtes à éclore en elle. Pas une année de plus ne viendra égrener le décompte de ce temps qui passe inexorablement, vieillit les visages, mais pas le sien, dessine des projets ou conforte des vocations, mais pas la sienne.
    C'est en réponse à cette injustice qu'est née la volonté d'une publication à l'occasion de cette date symbolique. Un hommage certes, mais un hommage pleinement chargé de dire la vie et la mémoire, l'une et l'autre toujours aussi vives. Une célébration de son Journal donc, telle qu'elle l'aurait peut-être souhaitée, par des femmes et des hommes de la sphère publique ou non, sans distinction d'âge, d'appartenance sociale ou religieuse et dont le ressenti serait aussi un témoignage pour tous les autres partis avec elle, mais sans laisser le moindre mot ni la moindre trace.
     
    Préface de Mariette Job
    Regards littéraires de Karine Baranès-Bénichou
     
    Contributions de
    Haïm Korsia - Karen Taieb - Ivan Levaï - Antoine Spire - Marcel Cohen -- Isabelle Carré -- Guila Clara Kessous - Jean-Luc Marchand - le Quatuor Girard - Boris Cyrulnik - Vincent Duclerc - Robert Frank - Jérôme Pujol - Julien Coutant et ses élèves Cassandra Lobo et Ornella Neri - Benny Boret.

  • Que s'est-il passé ? Pourquoi avons-nous immolé aussi vite nos libertés, au nom de la lutte contre le virus ? Nous avons renoncé à nous déplacer, à manifester, à nous exprimer, à nous cultiver, à travailler même. Nous avons placé la santé au-dessus de tout, et percevons aujourd'hui le prix à payer. Nous avons sacrifié à la vie biologique toutes les autres vies - économique, sociale, culturelle, sportive, amicale... - et découvrons désormais l'étendue des dégâts. Abandonnés à la « servitude volontaire », nous avons accepté les oukases du gouvernement, des médecins, de l'administration. Nous avons respecté les couvre-feux et rempli nos attestations. Nous avons surtout cédé à la peur, celle de la mort et celle du gendarme. Nous avons oublié que vivre, c'est prendre des risques.
    En notre obéissance au nouvel ordre sanitaire, dans un choix collectif, nous avons préféré la sécurité des vieux à l'avenir des jeunes. Humanisme ou aveuglement, cet arbitrage aux apparences altruistes dissimule la dictature d'une génération dorée, celle des « baby-boomers ». L'épidémie cache aussi une guerre des générations.
    Face à toutes ces petites tyrannies, nous ne nous sommes pas révoltés, nous n'avons presque pas résisté, nous avons à peine râlé. Le moment est donc venu de réfléchir.
    Christophe Barbier est journaliste politique. Ancien élève de l'École normale supérieure, il est nommé rédacteur en chef du service politique de L'Express, en 1996, puis directeur de la rédaction en 2006. Aujourd'hui éditorialiste politique pour BFMTV et Actu J, Christophe Barbier est par ailleurs comédien et critique dramatique.

  • Jean Sévillia, Les vérités cachées de la guerre d'Algérie
     
    Plus d'un demi-siècle après l'indépendance de l'Algérie, est-il possible de raconter sans manichéisme et sans oeillères la guerre au terme de laquelle un territoire ayant vécu cent trente ans sous le drapeau français est devenu un État souverain  ? La conquête et la colonisation au xixe  siècle, le statut des différentes communautés au xxe  siècle, le terrible conflit qui ensanglanta l'Algérie et parfois la métropole de 1954 à 1962, tout est matière, aujourd'hui, aux idées toutes faites et aux jugements réducteurs.
    Avec ce livre, Jean Sévillia affronte cette histoire telle qu'elle fut  : celle d'une déchirure dramatique où aucun camp n'a eu le monopole de l'innocence ou de la culpabilité, et où Français et Algériens ont tous perdu quelque chose, même s'ils l'ignorent ou le nient.
     
    Journaliste, essayiste et historien, auteur de nombreux ouvrages qui ont été des succès de librairie (Zita impératrice courage, Le Terrorisme intellectuel, Historiquement correct, Historiquement incorrect, Histoire passionnée de la France), Jean Sévillia est chroniqueur au Figaro Magazine et membre du conseil scientifique du Figaro Histoire.
     

  • La conseillère

    Olivier Faye

    • Fayard
    • 3 Mars 2021

    Elle a été la femme la plus puissante de la France contemporaine, mais personne n'a jamais raconté son histoire. 
    Pendant près d'une décennie, Marie-France Garaud a régné depuis la coulisse sur la vie politique de notre pays. Conseillère de Georges Pompidou à l'Élysée, elle faisait et défaisait les carrières dans son bureau. 
    Le gaullisme tourne alors la page du Général, et une nouvelle génération cherche à se faire une place. 
    Avec son alter ego, Pierre Juillet, Garaud jette son dévolu sur Jacques Chirac, un jeune ministre ambitieux au caractère incertain, avec l'idée d'en faire un président à son image. Autoritaire et conservatrice, charmante et libre, la conseillère exerce sur lui un véritable empire. 
    Telle Agrippine, mère et régente de Néron,  cette Poitevine jouit du pouvoir par procuration. Jusqu'à la chute, et à la rupture. 
    Cette enquête documentée et vivante jette enfin la lumière sur une femme iconique, la première «  spin doctor  » à la française. 
     

  • Président cambrioleur

    Corinne Lhaïk

    • Fayard
    • 25 Novembre 2020

    « Les Français ne savent pas qui je suis. » Emmanuel Macron se plaint
    souvent de ne pas être compris. Ce livre est une enquête critique au coeur de
    sa personnalité, de son parcours, de sa manière de gouverner. Le huitième
    président de la Ve République s'est construit sur la transgression personnelle,
    familiale et politique. Son audace, son courage, son goût du risque peuvent
    fasciner. Ce président cambrioleur, on l'admire plus qu'on ne l'aime. On le
    hait plus qu'on ne le déteste.
    Son goût de la séduction jette un doute sur son authenticité. Macron prend
    la couleur du bain où il est plongé, il est l'homme de sincérités successives,
    contradictoires à force d'être multiples : quand est-il vrai ?
    Deux crises exceptionnelles, les gilets jaunes, puis la Covid-19, bouleversent
    son quinquennat. En révèlent les manques. Il tente de les combler,
    sans renier ses intentions d'origine, sans reconnaître qu'il est surpris, toujours
    dans la rationalisation a posteriori : au fond, ces choses-là, il les avait
    bien senties...
    Les crises sont pourtant un juge impitoyable et soulignent une faiblesse
    de ce président : sa difficulté à faire les choses. Elles lui offrent une scène où
    peut s'épanouir sa nature théâtrale. La normalité n'existe pas dans le métier
    de président, une bonne dose d'ego est indispensable à son exercice. À la
    condition de l'efficacité pour le pays.
    À la fois récit de l'intérieur, biographie, portrait, ce livre raconte le
    président. Il approche de près la réalité d'un homme qui verrouille
    son intimité. Fait inédit, la plupart des protagonistes de cette histoire
    romanesque, mais vraie, ont accepté de livrer leur témoignage :
    Emmanuel Macron, Brigitte Macron, leurs proches, le premier cercle
    du pouvoir, et tous ceux qui ont croisé, combattu, affronté ce président
    a-normal. Séduits ou déçus.
     
    Corinne Lhaïk est journaliste. Après avoir dirigé le service politique du
    magazine L'Express, elle rejoint la rédaction de L'Opinion en janvier 2020.
    Elle suit le parcours d'Emmanuel Macron depuis 2011.
     

  • Pourquoi devons-nous travailler ?
    Paul Lafargue (1842-1911), penseur socialiste, tente de comprendre l'amour absurde du travail, « cette étrange folie qui possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste ».
     
    Relire Le Droit à la paresse nous rappelle que la liberté d'employer le temps est fondamentale.

  • Dieu et l'Etat Nouv.

    Le peuple n'a que trois moyens de s'en sortir :  « Les deux premiers,  c'est le cabaret et l'église,  la débauche du corps  ou la débauche de l'esprit ;  le troisième, c'est la révolution sociale. » 
    Dieu et l'État est le texte fondateur de la pensée socialiste libertaire de Mikhaïl Bakounine. Sa critique violente à l'égard  de toute autorité se révèle  toujours aussi inspirante.

  • Parce que, depuis plusieurs décennies maintenant, la gauche ne cesse de stagner, de régresser, de perdre les combats qu'elle engage, il est nécessaire d'interroger nos
    stratégies, nos modes de pensée et nos manières de lutter.
    À quelles conditions les forces progressistes peuvent-elles redevenir puissantes politiquement ?

  • Mai 2017  : quinze ans après son stage d'énarque au Nigeria, Emmanuel Macron est élu président de la République française. Il promet de faire souffler un vent nouveau sur les relations avec le continent africain. Fort de sa jeunesse et de son libéralisme, il dénonce une «  Françafrique  » postcoloniale dont il ne se sent pas comptable et mise sur les nouvelles générations pour réconcilier les mémoires des deux côtés de la Méditerranée.
    Mais il se heurte vite au réel. Les autocrates, à la longévité exceptionnelle, ne tardent pas à lui rappeler qu'ils sont les derniers des Mohicans à défendre les intérêts français, en Afrique comme dans les organisations internationales. Sur un continent mondialisé redevenu géostratégique, la France ne pèse guère plus que par son armée dans le Sahel et quelques empires économiques familiaux.
    Pour échapper à cette perte d'influence globale, Emmanuel Macron joue un joker inédit : «  l'Afrique  » en France. Il crée un Conseil présidentiel pour l'Afrique composé essentiellement de Français originaires du continent, dans le dessein de dépoussiérer la politique africaine de l'Hexagone.
    Au terme d'une enquête de deux ans auprès de multiples interlocuteurs, les auteurs dressent un constat implacable : malgré des succès, l'ardoise magique de la « génération Macron » n'a pu effacer d'un trait, plus d'un demi-siècle après les indépendances, des relations ambiguës. L'offensive de charme, notamment auprès des diasporas, du chef de l'État n'a pas réussi à convaincre l'électorat des banlieues, comme il l'admet dans une longue interview exclusive. Une épine dans le pied à l'approche de la présidentielle de 2022 ?
    Ou comment, par un singulier effet boomerang, Emmanuel Macron risque d'être piégé autant en France qu'en Afrique.
     
    Journaliste et spécialiste de l'Afrique, Antoine Glaser a été directeur de la rédaction d'Africa Intelligence. Il est notamment l'auteur de Comment la France a perdu l'Afrique (avec S. Smith, Calmann-Lévy, 2005) et, chez Fayard, de Nos chers espions en Afrique (avec T. Hofnung, 2018).
    Journaliste éditorialiste à L'Opinion, Pascal Airault a réalisé de nombreux reportages pour Jeune Afrique. Il est l'auteur de Françafrique. Opérations secrètes et affaires d'État (avec J.-P. Bat, Tallandier, 2016).

  • Antoine Leiris a perdu sa femme, Hélène Muyal-Leiris, le 13 novembre 2015, assassinée au Bataclan. Accablé par la perte, il n'a qu'une arme : sa plume. À l'image de la lueur d'espoir et de douceur que fut sa lettre « Vous n'aurez pas ma haine », publiée au lendemain des attentats, il nous raconte ici comment, malgré tout, la vie doit continuer. C'est ce quotidien, meurtri mais tendre, entre un père et son fils, qu'il nous offre. Un témoignage bouleversant. Ancien chroniqueur culturel à France Info et France Bleu, Antoine Leiris est journaliste. Vous n'aurez pas ma haine est son premier livre.

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