Littérature traduite

  • Churchill

    Andrew Roberts

    • Perrin
    • 27 Août 2020

    La meilleure biographie de Churchill, abondée de documents inédits.De Churchill, croit-on, tout a été dit - en premier lieu par lui-même. Et pourtant, Andrew Roberts est parvenu à exhumer des articles de presse, des correspondances privées, des journaux intimes - le moindre n'étant pas celui du roi Georges VI, jusque-là sous clé - qui ne figurent dans aucune des mille biographies environ déjà consacrées à ce personnage essentiel de la Grande-Bretagne et du XXe siècle. Tout cela lui permet de proposer un récit extrêmement enlevé, fondé sur une abondance de citations désormais " classiques ", mais également souvent peu connues voire inédites qui apportent une éclairage parfois convergent, parfois contrasté sur l'homme Churchill. Démêlant le vrai du faux, tordant le cou aux nombreux mythes voire aux calomnies qui lui collent à la peau, mais relevant les critiques justifiées dont il est loin d'être exempt, Roberts brosse avec maestria le portrait de ce " Vieux Lion " dont toute la vie avant 1940 n'a fait que préparer le grand oeuvre que demeurent ses années de guerre.
    Il livre là ce qui est sans doute la meilleure biographie de ce géant de l'histoire.

  • Koursk 1943

    Roman Toppel

    La bataille décisive de la seconde guerre mondiale.
    Impliquant plusieurs millions de soldats allemands et soviétiques, plus de dix mille tanks et canons automoteurs, ainsi que des milliers d'avions, la bataille de Koursk fut l'une des plus grandes joutes de la Seconde Guerre mondiale. Rarement autant d'hommes, autant de matériels ont été engagés, et détruits, en si peu de jours et dans un tel espace. Koursk offre ainsi un échantillon concentré de la virulence du conflit germano-soviétique.
    Roman Tppel a repris l'ensemble de la documentation et bousculé les problématiques classiques en partant notamment de l'idée que les Mémoires des participants étaient faux, jusqu'à preuve du contraire afin d'offrir un récit démystifié des combats homériques de l'été 1943. Il explique notamment que Koursk fut un duel tout aussi bien aérien que terrestre ou qu'Hitler n'arrêta pas l'opération pour la raison longtemps avancée... Pour la première fois, le lecteur a ainsi l'occasion de voir s'assembler la gigantesque bataille de la plaine de Prokhorovka en un puzzle logique, multidimensionnel et maîtrisable.
    Un classique, traduit de l'allemand par Jean Lopez

  • Le récit et l'analyse magistrale de la première guerre moderne, par le plus grand historien de la guerre de notre temps.La guerre de Sécession (1861-1865), la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matérielles de toute l'histoire des États-Unis, marqua le passage de l'ère napoléonienne du combat à la " guerre totale ". Pour raconter ce conflit sans précédent, il fallait un historien d'envergure internationale. Dans la lignée de ses synthèses renommées sur les deux guerres mondiales, John Keegan retrace les grandes batailles (Bull Run, Gettysburg) et le duel des généraux (Lee contre Grant) tout en donnant une large part aux enjeux stratégiques, à l'analyse psychologique et à certains aspects trop souvent négligés comme l'approvisionnement, la géographie militaire ou le rôle des Noirs dans le conflit. Ce grand livre, déjà considéré comme un classique, permet ainsi de comprendre comment la déchirure de deux peuples fonda une nation.

  • Mémoires

    Otto Von Bismarck

    • Perrin
    • 28 Janvier 2021

    Les Mémoires de Bismarck - le "Chancelier de fer" - pour la première fois réédités en français dans une édition présentée et annotée par Jean-Paul Bled.
    Comme Napoléon avant lui, Bismarck domine de sa stature le XIX° siècle tant allemand qu'européen.
    Pendant 28 ans, de 1862 à 1890, il occupe la fonction de chef du gouvernement, d'abord comme ministre-président de Prusse, puis comme chancelier de l'Empire allemand. Durant ces 28 années, il façonne le visage de l'Allemagne et bouleverse le rapport des forces en Europe. Il restera d'abord dans l'histoire comme le bâtisseur de l'unité allemande. Il y parvient au moyen de deux guerres victorieuses, la première en 1866 contre l'Autriche, la seconde contre la France en 1870-1871 au terme de laquelle, achèvement de l'entreprise, l'Empire allemand est proclamé le 18 janvier 1871 dans la Galerie des Glaces du Château de Versailles.
    L'objectif de l'unité atteint, Bismarck s'emploie à l'enraciner. Cette lutte, il la mène sur deux fronts, à l'intérieur et à l'extérieur. A l'intérieur, il défend l'unité fraîchement acquise contre ceux qu'il soupçonne de vouloir la détruire, ceux qu'il appelle les " ennemis du Reich ", les catholiques et les socialistes. A l'extérieur, convaincu que le danger viendra d'une France avide de revanche, il travaille à l'isoler. A cette fin, il édifie un système diplomatique qui rassemble les grandes puissances continentales autour de l'Allemagne, un système compliqué, mais qui tient jusqu'à son départ des affaires.
    Aussitôt après avoir remis sa démission en mars 1890 au jeune Guillaume II, Bismarck entreprend d'écrire ses Mémoires qui couvriront sa vie entière, de son enfance jusqu'au terme de sa carrière politique. A l'exemple des Commentaires de César, des Mémoires de Frédéric II, du Mémorial de Napoléon, il veut dresser un monument à sa gloire. C'est aussi pour lui l'occasion de régler des comptes avec des personnalités allemandes et étrangères qui, au moment ou à un autre, se sont mises en travers de sa route. Parmi ses cibles figure en bonne place Guillaume II qui l'a contraint à la démission et s'est empressé de jeter aux orties certains pans de sa politique. Parus en 1898 aussitôt après la mort de leur auteur sous le titre Gedanken und Erinnerungen (" Pensées et Souvenirs "), les Mémoires de Bismarck connaissent immédiatement un énorme succès. De nouvelles éditions suivent rapidement. Dès l'année suivante la traduction française sort dans les librairies. Comme il l'avait voulu, ses Mémoires ont contribué à édifier la légende du Chancelier de Fer, du plus grand des Allemands contemporains. En voici enfin l'évaluation critique de référence.

  • La première histoire intégrale de la Seconde Guerre mondiale sous l'angle maritime, par l'un des meilleurs spécialistes américains : une saga aussi vaste que les océans.Sur la Seconde Guerre mondiale ont été écrits des milliers voire des centaines de milliers d'ouvrages, dans des dizaines de langues. Nombre d'entre eux traitent certes des dimensions maritimes du conflit, de la place qu'ont occupée la Royal Navy, la Kriegsmarine et la marine des États-Unis, du rôle des diverses marines sur tel théâtre d'opérations ou au cours de telle bataille, tout particulièrement en Méditerranée et dans le Pacifique, mais aucun avant celui-ci n'avait évalué l'impact des forces maritimes de l'ensemble des nations belligérantes sur le cours du conflit dans sa globalité, et même sur son issue. Pourtant, il n'y eut pas une guerre dans l'Atlantique et une autre dans le Pacifique, une troisième en Méditerranée et une autre encore dans l'Océan Indien ou en mer du Nord. Dresser la chronique de ce conflit en blocs géographiques distincts permettrait sans doute de simplifier les choses, mais ce n'est pas ainsi que la guerre s'est déroulée ou que les principaux responsables ont eu à la conduire. Les pertes de navires durant la bataille de l'Atlantique affectèrent en effet la disponibilité des unités de transports de troupe pour celle de Guadalcanal ; les convois en direction de l'île de Malte assiégée, en Méditerranée, privaient ceux de l'Atlantique d'une partie de leurs escortes ; la poursuite du cuirassé
    Bismarck imposa de ponctionner des forces basées en Islande, à Gibraltar et en Grande-Bretagne. La trame chronologique et spécifiquement navale choisie par Craig L. Symonds permet de mettre en lumière à quel point les événements maritimes ont tracé et orienté en profondeur le cours de cette guerre.
    Du traité naval germano-britannique de 1935 à la signature de l'Acte de capitulation japonais signé sur le USS
    Missouri en septembre 1945, en passant par la bataille de l'Atlantique où se distinguèrent les
    U-Boote allemands, celle de Méditerranée, l'attaque de Pearl Harbor, les batailles de la mer du Corail, de Midway, les opérations amphibies " Torch " et " Overlord " ou encore la bataille du golfe de Leyte et l'assaut amphibie sur l'île d'Iwo Jima, l'auteur dresse une synthèse inégalée du conflit sans omettre l'étude des percées technologiques - concernant les avions, les torpilles, le décryptage, le radar et finalement l'énergie atomique - qu'il a induit.
    Fort de nombreuses sources inédites, il laisse en outre les acteurs historiques s'exprimer d'eux-mêmes, afin de raconter la Seconde Guerre mondiale en mer telle que les contemporains l'ont vécue : une seule histoire gigantesque et complexe impliquant des dirigeants nationaux, des stratèges, des commandants de flottes et des capitaines de navires, des mécaniciens, des servants de tourelles, des pilotes d'avions, des marins de la marine marchande et des Marines américains, et un drame humain aux dimensions planétaires qui a exercé un impact durable, démesuré sur l'histoire du monde.
    Un futur classique.
    Traduit de l'anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj
    " L'
    Histoire navale de la Seconde Guerre mondiale est une histoire précieuse, ramassée en un seul volume, mais d'une ampleur somptueuse, qui n'oublie pas un seul épisode. Craig Symonds réalise ici un véritable haut fait : il parvient à nous transmettre toute cette matière en nous offrant un récit passionnant et une histoire pleine d'intérêt. Ce livre est un régal ! "
    John Prados, auteur de
    La Guerre du Vietnam (Perrin, 2011)

  • Un espion parfait

    Owen Matthews

    • Perrin
    • 8 Octobre 2020

    L'incroyable histoire du plus grand espion du XXe siècle.La vie de Richard Sorge (1895-1944) est un roman vrai. Celui d'un soldat allemand, révolté par la Première Guerre mondiale, et qui se rallie à la révolution soviétique de 1917, décidant d'y consacrer sa vie. Brillant, méthodique, créatif, il enchaîne les voyages et les postes clandestins : Danemark, Suède, Angleterre, Chine, Allemagne nazie (il adhère au NSDAP !) ; enfin et surtout Japon où il accumule les renseignements capitaux sur la pénétration japonaise en Chine, la préparation de Pearl Harbor et surtout les projets d'invasion de l'URSS par le IIIe Reich. C'est notamment lui qui découvre le projet Barbarossa et en informe Staline...qui refusera de l'écouter.
    Sorge a réformé en profondeur l'art de l'espionnage, multipliant les initiatives, rénovant les techniques, constituant un réseau varié, mais parfaitement étanche, lui permettant de voir et savoir sans être vu... jusqu'à son arrestation tardive fin 1941. Homme à femmes, sociable, doté d'un vaste réseau d'amis et de relations et d'une culture encyclopédique, utilisant des couvertures parfaites ; il figure au rang de légende dans le petit monde des hommes de l'ombre ; souvent considéré comme le plus grand espion de tous les temps.
    Pour raconter cette vie sans pareille, et découvrir l'homme derrière la légende, il fallait un historien et un écrivain d'envergure, parfait connaisseur du monde russe de surcroît. Owen Matthews a relevé le gant avec superbe offrant une biographie qui restera par la richesse de ses révélations, puisées dans les archives soviétiques, et la maestria de son écriture.

  • Les Mémoires d'un des plus brillants généraux du III e Reich, " L'âme et le génie de la Blitzkrieg ". "Heinz Guderian est l'un des généraux de Hitler les plus célèbres. Il est considéré par de nombreux spécialistes comme le père fondateur de l'arme blindée allemande et comme un virtuose de la guerre de mouvement. Figure emblématique des succès de la Wehrmacht des premières années de la Deuxième Guerre mondiale, tout aussi habile manoeuvrier sur le champ de bataille que prodigieusement doué pour l'organisation des forces blindées, Guderian reste comme l'une des incarnations du génie opérationnel engendré par le militarisme germano-prussien. La narration vivante de ses campagnes militaires, entrecoupée de descriptions détaillées des paysages et d'anecdotes, de citations et de répliques savoureuses, offre une lecture passionnante.
    Guderian se garde cependant de porter un regard rétrospectif sur les implications politiques et morales de ses actions : son attitutde complice dans la guerre criminelle conduite par la Wehrmacht en Union soviétique et son repli derrière ses seules compétences militaires constituent une fuite devant ses responsabilités. Pour autant, cas d'étude particulièrement digne d'intérêt, il nous aide à comprendre les rouages de l'alliance étroite entre la Wehrmacht et le régime nazi, collaboration qui, faut-il le rappeler, a permis à Hitler de dominer d'abord l'Allemagne, puis l'Europe."
    Benoît Lemay

  • Une histoire globale de la guerre froide, qui est aussi une histoire du monde.La guerre froide est l'histoire d'une confrontation entre le capitalisme et le socialisme qui a atteint Confrontation homérique entre le capitalisme et le socialisme, la guerre froide a atteint son paroxysme entre 1945 et 1989. Pourtant, ses origines remontent à des temps bien plus anciens, et on en perçoit aujourd'hui encore les conséquences. À son apogée, elle a cimenté un système international structuré autour de deux superpuissances, un monde bipolaire dans lequel le pouvoir et la violence - ou le chantage à la violence - sont devenus les critères des relations internationales ; un monde, enfin, où les convictions tendent vers l'absolu, vouant l'adversaire aux gémonies.
    Avec une remarquable hauteur de vue, l'historien Odd Arne Westad situe la guerre froide en tant que phénomène mondial - évoquant Cuba, la Corée, l'Angola, le Pakistan, l'Égypte, l'Iran... autant de pays sommés de prendre position dans cette vaste lutte idéologique -, et partant des années 1890, date de la première crise capitaliste mondiale, de la radicalisation du mouvement ouvrier européen et de la transformation de l'Amérique et de la Russie en empires transcontinentaux, pour s'arrêter une centaine d'années plus tard, autour de 1990, avec la chute du mur de Berlin, l'effondrement de l'Union soviétique et, en définitive, l'émergence des États-Unis comme véritable puissance hégémonique mondiale.
    Une somme magistrale, qui fera date.
    Traduit de l'anglais par Martine Devillers-Argouarc'h
    " Une somme ambitieuse et d'une grande finesse qui nous offre une vue panoramique précieuse sur la guerre froide. "
    Financial Times, Meilleurs livres de l'année 2017

  • L'Europe barbare

    Keith Lowe

    Traduite en 10 langues, bestseller international, LA référence mondiale sur la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.La Seconde Guerre mondiale a beau s'être officiellement achevée en mai 1945, d'un bout à l'autre de l'Europe, l'écho de ce cataclysme perdura des années. Par le traitement inédit d'un sujet longtemps tabou, Keith Lowe décrit un continent secoué jusqu'en 1950 par la violence, où de vastes segments de la population répugnaient encore à accepter que la guerre soit finie. Il met l'accent sur la naissance de nouvelles fractures et le désir insatiable de vengeance qui furent l'héritage de ce conflit, avant d'expliquer l'instauration chaotique d'un nouvel ordre mondial.
    " Lowe fait partie de ces historiens anglo-saxons quadragénaires et polyglottes qui renouvellent en profondeur notre connaissance du siècle des génocides et des totalitarismes "
    L'Express
    " Une enquête soigneuse qui brosse un portrait cru de l'Europe de 1945. [...] Keith Lowe y décrit très bien l'inextinguible soif de vengeance de populations martyrisées "
    Le Monde

  • Une histoire de l'URSS par son meilleur spécialiste.Une somme brillante éclairant les méandres politiques autant que sociétaux du régime soviétique de sa naissance à sa chute. En voici le sommaire :
    1. A l'est, le front oublié
    2. La prise du pouvoir par les bolcheviks
    3. Les manuscrits censurés de Lénine
    4. Feliks Dzerjinski, les débuts du KGB
    5. Les pogroms des guerres civiles russes
    6. De l'amour libre à l'ordre moral
    7. Les paysans contre Staline
    8. Comment Staline a-t-il affamé l'Ukraine ?
    9. Y eut-il un génocide en Ukraine?
    10. Etre communiste en URSS sous Staline
    11. La vérité sur la Grande Terreur
    12. Les 900 jours de Leningrad
    13. Pourquoi les Soviétiques ont gagné la guerre?
    14. Goulag : les vrais chiffres
    15. Les derniers jours du tyran
    16. URSS 1954: Opération Terres vierges
    17. Révélations et silences d'un " Rapport secret "
    18. Le dimanche rouge de Novotcherkassk
    19. La grande stagnation
    20. Tchernobyl : enquête sur une catastrophe annoncée
    21.URSS : les mécanismes de la corruption
    22. Les ruines de l'Empire

  • Joukov

    ,

    La biographie de référence du maréchal Gueorgui Joukov, l'homme qui a battu les armées du IIIe Reich, dans une nouvelle édition de prestige.Première biographie en français du maréchal Gueorgui Joukov (1896-1974) bâtie à partir de documents inédits issus des archives soviétiques, ce livre brosse le portrait complet - aussi bien militaire et politique qu'intime et familial - d'une figure essentielle de la Seconde Guerre mondiale et de l'Union soviétique. Entre triomphe militaire et disgrâce politique, Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri restituent avec brio la vie romanesque du vrai vainqueur de Hitler.
    Une somme indépassable, rééditée dans une nouvelle édition " Tempus " en couleurs richement illustrée.
    " Une biographie magistrale de Joukov, le maréchal soviétique qui a battu les armées du IIIe Reich. "
    Le Figaro littéraire " Un livre d'autant plus passionnant qu'il livre une mine d'informations encore tenues secrètes. "
    L'Union " L'ouvrage est une réussite. "
    L'Humanité

  • Une nouvelle approche biographique du confident d'Hitler : derrière le technocrate affable et courtois se cache un meurtrier dépourvu de sens moral.Architecte favori de Hitler puis ministre de l'Armement du IIIe Reich d'une grande efficacité, Albert Speer (1905-1981) a longtemps représenté le technocrate expert, certes proche de Hitler mais hostile au national-socialisme. Ce confident du Führer a notamment toujours insisté sur sa méconnaissance des crimes du régime et dissimulé la centralité de son rôle au sein de l'appareil nazi, dupant ses juges à Nuremberg et, partant, ses premiers biographes. Martin Kitchen rétablit la vérité dans cette biographie exemplaire, dévoilant derrière le courtisan un suppôt zélé du IIIe Reich, y compris dans sa dimension génocidaire.
    " L'étude que lui consacre Martin Kitchen entend lever le voile sur ses compromissions, en rappelant notamment que Speer fit expulser et déporter, en connaissance de cause, des milliers de juifs berlinois. Solide et détaillé. "
    Le Monde des livres

  • Véritable phénomène : LA synthèse qui révise l'histoire de Rome, de sa fondation à sa chute, par une immense historienne anglaise. L'ancienne Rome continue de soutenir l'édifice de la culture occidentale, de façonner notre vision du monde et la place que nous y occupons. Mais comment et pourquoi ce qui n'était qu'un village insignifiant dans le centre de l'Italie a-t-il pu devenir une puissance à ce point dominante, exerçant son autorité sur un vaste territoire déployé à travers trois continents et façonnant nombre de nos concepts fondamentaux sur le pouvoir, la citoyenneté, la guerre, l'empire, le luxe ou la beauté ? Pour y répondre, Mary Beard retrace mille ans d'histoire de l'Urbs, du mythe fondateur de Romulus et Remus à l'édit de l'empereur Caracalla offrant la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'empire (IIIe siècle). Ce faisant, l'auteur conteste les perspectives historiques confortables, refusant l'admiration simpliste ou la condamnation systématique. Elle montre que l'histoire romaine, loin d'être figée dans le marbre, est constamment révisée en fonction de nouvelles connaissances. Rome ne fut pas, par exemple, le petit frère violent de la Grèce, féru d'efficacité militaire, là où son aînée aurait au contraire privilégié la recherche intellectuelle. De célèbres personnages - Cicéron, César, Cléopâtre, Auguste et Néron - prennent ainsi une tout autre couleur, tandis que les acteurs négligés dans les histoires traditionnelles - les femmes, les esclaves et affranchis, les conspirateurs et, globalement, ceux qui ne sont pas du côté des vainqueurs - retrouvent leur place dans l'éblouissante aventure romaine. SPQR - Senatus PopulusQue Romanus - est l'abréviation qu'utilisent les Romains pour désigner leur État. À travers ce livre exceptionnel, ponctué par une centaine d'illustrations, le Sénat et le Peuple de Rome reprennent vie.

  • Par John Keegan, une synthèse complète, chronologique et thématique de la Deuxième Guerre mondiale.

    L'importance de cette histoire de la Deuxième Guerre mondiale, à la fois chronologique et thématique, réside certes dans la narration des faits de guerre, mais plus encore dans la manière dont John Keegan - historien britannique de grande notoriété - embrasse et explique à la fois la préparation (ou l'impréparation), l'évolution et le dénouement du conflit à différents niveaux, tous indissociables : gouvernements, états-majors, combattants, populations, armement, économie. Chaque phase de la guerre est éclairée par une vue d'ensemble de la stratégie globale des Alliés et de l'Axe, puis une analyse détaillée des dilemnes tactiques auxquels sont confrontés, face aux réalités, les principaux belligérants, complétée par un examen approfondi de leur caractère et de leurs motivations, de leurs espoirs ou de leurs illusions. Simultanément, John Keegan s'attache particulièrement aux grandes opérations caractéristiques des nouvelles formes de guerre propres à 1939-1945 : raids des divisions blindées, bombardementrs stratégiques, opérations aéroportées, sièges de villes, batailles aéronavales, débarquements amphibies. Enfin, il étudie les activités, les moyens qui sous-tendent la guerre, le renseignement, la production d'armement, de pétrole, de fer. Et il évoque naturellement les occupations, les répressions, les résistances, la saignée monstrueuse, le bouleversement de la carte du monde. Cette synthèse d'une grande richesse, ample à la mesure de l'immense champ de bataille - de Sedan 1940 à Hiroshima 1945 -, a été publié pour la première fois en septembre 1989 à Londres où elle a été saluée comme un ouvrage de référence majeur sur la Deuxième Guerre mondiale.

  • La peur et la liberté

    Keith Lowe

    • Perrin
    • 24 Janvier 2019


    "La qualité de l'écriture et l'ampleur de la vision confirment Lowe comme étant un de nos meilleurs historiens." Antony Beevor

    La Seconde Guerre mondiale fut l'un des événements les plus catastrophiques de l'histoire de l'humanité. Si on en connaît le déroulement, on en discerne mal les conséquences immédiates et durables. En quoi les épreuves et la mémoire de ce bain de sang - et des liens qu'il a créés - affectent-elles le monde moderne ? En quoi les mémoires de violence, les rêves d'égalité et le désir de liberté que la guerre a engendré transforment-ils les pays et les communautés dans lesquelles nous vivons aujourd'hui ?
    Keith Lowe décrit et analyse une période de bouleversements géopolitiques, sociaux et économiques sans précédent. Il montre comment la peur - si prégnante durant le conflit - et la liberté - à laquelle le monde aspire en 1945 - ont été les moteurs de la création de ce nouveau monde de l'après-guerre. Comment cette matrice a conduit des responsables politiques à imaginer des sociétés modernisées, certains aspirant à un gouvernement mondial, d'autres défendant l'indépendance. Comment elle a mené à l'effondrement du colonialisme européen, à la naissance de deux superpuissances et à la guerre froide. Il démontre enfin et surtout à quel point l'après-guerre, époque de terreur et d'émerveillement, trouve encore des résonances dans les débats actuels sur le nationalisme, l'immigration et la mondialisation que nous vivons aujourd'hui.
    Non content d'expliquer et d'analyser ces changements majeurs et les mythes qui en sont nés, Keith Lowe les incarne en plaçant au coeur de chaque chapitre l'histoire d'un homme ou d'une femme qui ont survécu au conflit et en ont été profondément bouleversés - qu'ils soient victime ou bourreau. Il livre ainsi une brillante histoire mondiale incarnée, qui renouvelle en profondeur notre connaissance du second XXe siècle et fera autorité.

  • Le dernier grand témoignage, inédit en français, d'un intime d'Hitler.Aristocrate, jeune officier de la Luftwaffe, Nicolaus von Below (1907-1983) entre au service d'Hitler en 1937 comme aide de camp. Investi de la confiance du Führer, il en devient un intime et l'accompagne partout, à Berlin, à Bayreuth - il partage sa loge princière pendant le festival -, au Berghof, dans son appartement à Munich, aux fêtes nazies de Nuremberg, dans tous ses quartiers généraux et jusque dans son dernier bunker, sous le jardin de la Chancellerie, en 1945. Proche parmi les proches, sa signature figure sur le testament privé d'Hitler, rédigé à la veille de son suicide.
    Durant ces longues années passées à son service, von Below a tout noté des agissements, des rencontres, des discours, des commandements, des prédictions, enfin du comportement d'Hitler. Ses souvenirs constituent une source historique majeure sur l'histoire du IIIe Reich, de sa montée en puissance jusqu'à sa chute ainsi, et surtout, que sur la personnalité énigmatique de son chef.
    Publié en allemand en 1980, et pour la première fois en français dans la présente édition, ce témoignage exceptionnel est présenté par Jean Lopez dans une substantielle et lumineuse préface.

  • " Un document de premier ordre qui enchantait le grand historien militaire britannique que fut Liddell Hart. " Le Figaro HistoireLes Mémoires du maréchal von Manstein comptent parmi les documents les plus importants sur la Seconde Guerre mondiale. Véritable pompier du Führer, Manstein est partout entre 1940 et 1943 : en Pologne, en France et bien sûr en Union Soviétique.
    Il raconte les querelles stratégiques, la mise au pas du haut commandement militaire par Hitler, le quotidien des soldats et ses propres faits de gloire. Mais Manstein cherche aussi à dédouaner la Wehrmacht des crimes perpétrés sous le nazisme, notamment à l'Est. C'est sur ce point que les éclaircissements apportés par Pierre Servent, dans sa substantielle présentation, sont particulièrement précieux.
    " Un document de premier ordre qui enchantait le grand historien militaire britannique que fut Liddell Hart. "Le Figaro Histoire

  • L'histoire du monde, des origines à nos jours : LA référence internationale (plus d'un million d'exemplaires vendus) arrive enfin en France. Troisième et dernier tome : L'âge des révolutions (XVIII-XXe siècles). Troisième et dernier volume de l'oeuvre monumentale de J.M. Roberts et O.A. Westad, ce tome reprend le fil de l'histoire autour de l'année 1750 pour se conclure au xxie siècle. S'ouvre le temps des révolutions politiques, scientifiques, philosophiques, techniques ou culturelles. L'histoire s'accélère. Un homme né en 1800 et mort en 1870 aura vu le monde changer davantage au cours de son existence qu'il n'avait changé au cours des mille années précédentes. C'est que les impulsions en provenance d'Europe se font ressentir partout, sur le continent américain bien sûr, mais aussi par le phénomène colonial en Afrique ou en Asie, ou dans la chute de l'Empire ottoman. A la fin du XIXe siècle, le monde autrefois régulé par des cultures spécifiques et distinctes est en train de prendre une autre route. L'hégémonie européenne à travers le globe en constitue un facteur central, jusqu'au double cataclysme des deux guerres mondiales. Après 1945, la domination du monde par les Européens est terminée. Vient alors le temps de la décolonisation et de la guerre froide. La montée en puissance de l'URSS, puis sa chute, l'établissement de l'hyperpuissance américaine et, enfin, l'émergence de la sphère asiatique, emmenée par la Chine, structurent l'histoire de la période. Le monde, pourtant, est un, comme il ne l'a sans doute jamais été. L'humanité, riche de sa diversité, n'en développe pas moins une culture commune. Cette " mondialisation " marque un changement radical, gigantesque et rapide. Ce livre, par sa hauteur de vue, son style et sa pertinence, en donne les clés de compréhension, décryptant les derniers siècles de la passionnante histoire de l'humanité.

  • L'histoire du monde, des origines à nos jours : LA référence internationale (plus d'un million d'exemplaires vendus) arrive enfin en France. Premier tome : les âges anciens. Raconter et décrypter l'histoire du monde, tel est le pari de cette oeuvre majeure, divisée en trois volumes. Ce premier tome, qui couvre la période allant de 7 000 av. J.-C. à 500 ap. J.-C., s'ouvre sur la préhistoire pour se conclure lorsque chutent les Empires romain et Han. Les auteurs s'emploient ainsi à expliquer les cultures mésopotamiennes (Sumer, Babylone), égyptiennes et méditerranéennes (Mycènes, Grèce, Rome), mais aussi la Chine et l'Inde classiques. Ce faisant, ils éclairent la naissance de ces grands fondements culturels que sont les religions (judaïsme, bouddhisme, confucianisme, christianisme et hindouisme), l'apparition de pratiques et techniques essentielles (écritures, rites funéraires) et de formes politiques primordiales (monarchie, théocratie, démocratie). Au-delà des immenses qualités d'écriture et de synthèse des auteurs, qui rendent la lecture particulièrement stimulante, la force du propos tient à leur capacité à lier les cultures et les espaces entre eux. Roberts et Westad soulignent, par exemple, ce que la Grèce doit à la Phénicie, expliquent comment le bouddhisme, né en Inde, va s'épanouir en Chine, ou pourquoi les migrations des peuples germains ont eu une incidence sur les royaumes du nord de l'Afrique. A l'heure où les enjeux culturels, économiques, politiques, démographiques et environnementaux se structurent à l'échelle mondiale, ce livre, par sa hauteur de vue, son style et sa pertinence, donne les clés de compréhension de la passionnante histoire de l'humanité.


  • " Le bouffon d'Hitler "

    D'origine americano-allemande, Enrst dit " Putzi " Hanftaegl a pénétré dès 1922 l'entourage du démagogue munichois dont il est devenu le conseiller, puis le responsable pour la presse étrangère avant de connaître une disgrâce progressive après son accession au pouvoir. Surnommé " le bouffon d'Hitler ", en raison de son humour et de sa capacité à le délasser en jouant du piano, Hanfstaegl livre un témoignage de premier plan à la fois sur l'individu et les rivalités autour de sa personne ainsi que sur les événements marquants qui ont ponctué la décennie de sa marche au pouvoir absolu : putsch manqué de 1923, rédaction de " Mein Kampf ", campagnes électorales, accession à la chancellerie, nuit des longs couteaux...
    Son sens du portrait, les multiples anecdotes et dialogues qui rythment l'ouvrage lui donnent un caractère particulièrement vivant qui n'ôte rien à son exactitude historique. On lira avec un intérêt particulier les pages qu'il consacre aux rapports d'Hitler avec les femmes et à son impuissance sexuelle affirmée par l'auteur.
    La dernière partie de l'ouvrage est toute aussi passionnante. Révulsé par les abominations du régime, l'auteur s'éloigne de son mentor qui le marginalise progressivement avant de tenter de le faire disparaître en 1937 à l'occasion d'une mission (épique) en Espagne. Il s'enfuit en Grande-Bretagne puis parvient au Canada et enfin en Amérique où il deviendra conseiller occulte du président Roosevelt. Un destin exceptionnel digne des meilleurs romans d'espionnage et justifiant la belle sentence attribuée à François Mauriac : " Aux belles histoires imaginées, il faut préférer l'inimaginable histoire ".
    Publié en 1967 chez un éditeur disparu, ce récit était tombé dans l'oubli. 50 ans après, Jean-Paul Bled le remet en lumière en l'augmentant d'une présentation élogieuse et d'un appareil critique.

  • Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, Keegan, certainement le plus grand historien de la guerre au monde, la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats.
    Ici, trois batailles sont décortiquées, Azincourt (1415), Waterloo (1815), La Somme (1916). Elles permettent de comprendre comment la guerre est perçue et vécue par la troupe, que l'on doive résister à une pluie de flèches, tenir face à une charge de cavalerie ou vivre le cauchemar d'un pilonnage d'artillerie.
    Si, aujourd'hui, aucun historien ne songerait à penser la guerre uniquement d'un point de vue stratégique et non avant tout comme une phénomène humain, c'est grâce à ce livre pionnier et incontournable. La nouvelle traduction lui rend toute sa puissance.

  • Staline

    Robert Service

    • Perrin
    • 29 Août 2013

    Les biographies de Staline sont nombreuses, certes, mais si l'on attend d'une biographie qu'elle déroule une vie de façon anecdotique en restant fidèle à la véracité des faits, celle de Staline pourrait être multipliée à l'infini sans jamais atteindre ce but. Car que dire sur un homme qui plus qu'aucun autre dans l'histoire a manipulé les éléments biographiques et terrorisé son entourage, proche et éloigné, au point que chacun devait soigneusement mesurer ses mots ; sur un homme qui a réussi à mettre en place un régime aux oreilles multiples et hostiles, au point que même après sa mort, il n'était pas toujours prudent de parler ?
    Ici, les éléments biographiques ne sont pas une fin en soi, ils servent également à alimenter une réflexion permettant de mettre en lumière certains aspects d'un personnage dont l'influence néfaste a profondément marqué l'Histoire. A travers l'histoire de Staline, sa réflexion, au delà des anecdotes et des récits de témoins, Service met en lumière la personnalité et la psychologie du dictateur.
    Cette biographie est aussi un voyage à travers l'histoire du XXe siècle, en suivant le parcours d'un homme qui l'a profondément marquée. Elle s'inscrit dans la même ligne que celles de Lénine et de Trotski et en est la suite logique.


  • Les relations entre le "capitaine" Staline et son équipe expliquées pour la première fois : une approche résolument novatrice du gouvernement de l'union soviétique.

    " Une nouvelle approche pertinente pour comprendre la dynamique de groupe qui a soutenu le pouvoir de Staline. " - The Times Literary Supplement

    L'omniprésence de Staline au sein de l'Union soviétique a longtemps été l'alpha et l'oméga des réflexions sur le fonctionnement politique de l'Etat rouge. C'était passer à côté d'un phénomène resté jusqu'ici très largement inaperçu : l'importance et les responsabilités d'un groupe d'hommes fidèles et remarquablement efficaces depuis la fin des années 1920 jusqu'à la mort du dictateur en 1953. En s'appuyant sur une vaste documentation issue des archives russes récemment déclassifiées, Sheila Fitzpatrick offre la première recherche sur cette dizaine de camarades dévoués, qui travaillaient étroitement avec leur chef, étaient écoutés de lui et constituaient son cercle familial et social. Cette équipe, dont Staline était le capitaine, comprenait notamment son dauphin, Molotov, resté à ses côtés, alors même que sa femme était arrêtée et exilée ; Beria, rusé chef du sinistre NKVD ; Ordjonikidzé, qui dirigeait le complexe industriel soviétique avec un flair entrepreneurial remarquable ; Andreev, qui orchestrait les grandes purges provinciales tout en écoutant Beethoven sur un Gramophone portable ; ou encore Khrouchtchev, qui démantèlera finalement l'équipe quatre ans après la mort du Vodj.
    Ainsi se dessine une tout autre image de Staline, replacé dans son milieu, mais également des dignitaires de l'Union soviétique, acteurs engagés de la révolution prolétarienne. Notre compréhension de la façon dont l'Union soviétique a été gouvernée pendant la plus grande partie de son existence s'en trouve radicalement transformée.

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