Antiquité (jusqu'en 476)

  • Les vraies reines d'Egyptes, bien loin des clichés hollywoodiens
    Hatchepsout, Néfertiti, Néfertari ou encore Cléopâtre : ces noms de reines égyptiennes nous sont familiers. Le cinéma et la littérature se sont emparés du destin de certaines d'entre elles, telles des synonymes de faste, de beauté et de puissance dans notre mémoire collective. Mais au-delà de ces clichés, qui étaient vraiment ces épouses, mères ou filles de pharaon qui ont influencé et marqué de leur sceau l'histoire de l'Egypte ?
    Ecrire une histoire des femmes célèbres de l'Egypte ancienne ne suffit pas : il faut approcher cet univers dans la pluralité de ses niveaux, mythiques, historiques, institutionnels. Cet ouvrage, nouvel opus de l'égyptologue Florence Quentin, s'appuie sur les dernières découvertes concernant ces souveraines pour dresser le portrait des plus prestigieuses d'entre elles, qui vécurent durant le Nouvel Empire, à l'apogée de la civilisation pharaonique (entre 1550 et 1069 avant notre ère).
    A travers le récit de ce que l'on sait de leur vie, se dessine aussi la condition de la femme égyptienne à cette époque. Dans toutes les classes de la société, celle-ci bénéficiait d'un respect assez rare dans le monde antique pour être mentionné.
    L'Egypte ancienne fut tout à fait singulière dans sa façon de lui donner accès à des fonctions et métiers réservés habituellement aux hommes partout ailleurs. Ce statut privilégié se reflète dans la position qu'occupèrent ces puissantes souveraines, qu'elles soient " Grande Epouse Royale ", régente, et même Pharaon au pouvoir absolu, comme ce fut le cas à trois reprises au Nouvel Empire (ainsi la grande bâtisseuse Hatchepsout).
    Servi par une narration historique vivante, fondée sur de solides recherches égyptologiques, ce livre convie le lecteur à une immersion auprès de " Celles qui emplissaient le palais d'amour ", ces " Dames de Grâce " qualifiées aussi de " Souveraines de toutes les femmes et de tous les pays ".

  • La véritable vie des douze premiers Césars au sein d'une Rome antique impitoyable Sous le principat d'Hadrien (117-138), l'historiographe Suétone travaille au palais comme secrétaire et bibliothécaire. Grâce aux archives impériales qu'il consulte librement, il entreprend d'écrire les biographies des premiers Césars, de Jules César à Domitien, retraçant ainsi près de cent-cinquante ans d'histoire qui ont bouleversé l'histoire de Rome. Son oeuvre, l
    a Vie des douze Césars, riche de détails intimes sur les maîtres de Rome, est une source essentielle demeurée célèbre en dépit de ses nombreuses exagérations et inexactitudes. En replaçant les premiers empereurs dans leur contexte social, politique et surtout familial, Virginie Girod, forte de sa connaissance intime de la période, met avec talent ses pas dans ceux de Suétone et raconte leur véritable saga faite de trahisons, de manipulations et d'amours déçues.
    Comment Auguste et Vespasien ont-ils pris Rome en passant pour des modèles de vertu ? Pourquoi Tibère, Caligula et Néron ont-ils sombré dans la tyrannie ? Claude était-il un idiot ou un administrateur génial ? Les empereurs ont-ils réellement subi l'influence de leurs affranchis ? Et les femmes dans tout cela ? Peut-on seulement envisager que des impératrices telles que Livie ou Agrippine aient été plus éperdues de pouvoir que les hommes ? De chapitre en chapitre, les mythes sur les Césars volent en éclats, laissant place à leur humanité dans toute sa complexité.

  • Le premier grand empire de l'Antiquité enfin révélé !L'Empire assyrien est le premier empire universel connu de l'Antiquité. À son apogée, son territoire s' étend de l'Iran occidental à la mer Méditerranée, de l'Anatolie au nord du désert syro-arabique. Mais la roche Tarpéienne est proche du Capitole, et il disparut brusquement en 610 avant J.-C. Reprenant le fil de l'histoire, Josette Elayi entreprend une vaste enquête sur cet empire oublié. La Bible disait du peuple assyrien qu' il était féroce et sans culture. Les découvertes faites depuis le xix e siècle témoignent, au contraire, d'une civilisation fastueuse et éclairée : ce sont les Assyriens qui les premiers fondèrent de grandes bibliothèques, des parcs botaniques et zoologiques, et qui entreprirent des réformes sociales et religieuses. Cette dimension culturelle, comme un écho de leurs exploits militaires, demeure gravée dans les annales des rois soucieux de léguer à la postérité la gloire de leur règne. Se fondant sur les dernières découvertes, Josette Elayi lève le voile sur l'une des plus grandes civilisations de l'Antiquité et revient sur les événements majeurs qui ont marqué son histoire, comme la destruction du royaume d'Israël ou de la fabuleuse Babylone, grande rivale de l'Assyrie. Un ouvrage essentiel sur le Proche-Orient des viiie et viie siècles avant notre ère, appelé à devenir un classique.

  • La civilisation gauloise n'aura plus de secrets pour vous.
    Les fouilles archéologiques menées depuis une trentaine d'années ont mis au jour villages et fermes fortifiées, tombes et sanctuaires. Leur étude a révolutionné l'histoire des Gaulois, brisant moult légendes et établissant des vérités incontestables. Mais qui étaient-ils justement, ces Gaulois... ou ces Celtes ? Des géants blonds et moustachus qui combattaient nus ? Habitaient-ils des huttes rondes ? Craignaient-ils que le ciel ne leur tombe sur la tête ? La Gaule est-elle une invention du Romain César ? Les druides étaient-ils de simples prêtres ? Le site d'Alésia se situe-t-il en Bourgogne ? Les Gauloises jouaient-elles un rôle important ? Grâce à cette brillante synthèse sous forme de questions-réponses, la civilisation gauloise n'aura plus de secrets pour le lecteur.

  • Véritable phénomène : LA synthèse qui révise l'histoire de Rome, de sa fondation à sa chute, par une immense historienne anglaise. L'ancienne Rome continue de soutenir l'édifice de la culture occidentale, de façonner notre vision du monde et la place que nous y occupons. Mais comment et pourquoi ce qui n'était qu'un village insignifiant dans le centre de l'Italie a-t-il pu devenir une puissance à ce point dominante, exerçant son autorité sur un vaste territoire déployé à travers trois continents et façonnant nombre de nos concepts fondamentaux sur le pouvoir, la citoyenneté, la guerre, l'empire, le luxe ou la beauté ? Pour y répondre, Mary Beard retrace mille ans d'histoire de l'Urbs, du mythe fondateur de Romulus et Remus à l'édit de l'empereur Caracalla offrant la citoyenneté romaine à tous les habitants libres de l'empire (IIIe siècle). Ce faisant, l'auteur conteste les perspectives historiques confortables, refusant l'admiration simpliste ou la condamnation systématique. Elle montre que l'histoire romaine, loin d'être figée dans le marbre, est constamment révisée en fonction de nouvelles connaissances. Rome ne fut pas, par exemple, le petit frère violent de la Grèce, féru d'efficacité militaire, là où son aînée aurait au contraire privilégié la recherche intellectuelle. De célèbres personnages - Cicéron, César, Cléopâtre, Auguste et Néron - prennent ainsi une tout autre couleur, tandis que les acteurs négligés dans les histoires traditionnelles - les femmes, les esclaves et affranchis, les conspirateurs et, globalement, ceux qui ne sont pas du côté des vainqueurs - retrouvent leur place dans l'éblouissante aventure romaine. SPQR - Senatus PopulusQue Romanus - est l'abréviation qu'utilisent les Romains pour désigner leur État. À travers ce livre exceptionnel, ponctué par une centaine d'illustrations, le Sénat et le Peuple de Rome reprennent vie.

  • La découverte de la civilisation pharaonique : la plus grande aventure de notre temps !C'est à la Renaissance que les Européens redécouvrent l'Égypte ancienne. Dans un décor de sable et d'eau, des vestiges somptueux révèlent aux rares voyageurs un musée à ciel ouvert, un monde fascinant où semblent se confondre les morts et les vivants, les hommes et les animaux, les pharaons et les dieux. De 1798 à 1801, les savants et artistes emmenés par Bonaparte passent la vallée du Nil au peigne fin. La publication de leur monumentale
    Description de l'Égypte relancera l'égyptomanie dans toute l'Europe.
    Mais ce n'est qu'une vingtaine d'années plus tard que l'égyptologie scientifique voit le jour, avec le déchiffrement des hiéroglyphes. Se révèlent alors, peu à peu, les différents aspects d'une civilisation exceptionnelle. Et l'engouement du grand public pour le pays des pharaons s'envole au rythme des découvertes : le Serapeum de Saqqara, les momies royales, la tombe de Toutankhamon, le trésor de Tanis, la barque de Khéops...
    Amoureux et spécialiste de l'Égypte, Robert Solé se fait le grand ordonnateur de ces recherches, qu'il décrypte en retraçant notamment le parcours de leurs auteurs : Champollion, Lepsius, Wilkinson, Mariette, Belzoni, Brugsch, Carter, Desroches Noblecourt, Ahmed Fakhry... et tant d'autres. Ce récit, dans lequel les rivalités nationales ne sont pas absentes, illustre l'une des plus grandes aventures contemporaines, qui se poursuit aujourd'hui avec des techniques de pointe.

  • L'histoire des Phéniciens, à la fois explorateurs et commerçants, est peu connue : quel paradoxe pour ce peuple, ingénieux inventeur de l´alphabet, d´avoir transmis aussi peu de traces écrites ! Leur littérature notée sur des papyrus a disparu. Et pourtant cette civilisation a fait rêver ses contemporains - juifs notamment, les a effrayés parfois à l'instar des Romains et des Grecs qui en firent des êtres cruels pratiquant le sacrifice humain. Leurs clients sont pharaons, assyriens, et leurs navires sillonnent la Méditerranée chargés de produits de luxe et courants comme du vin, de l'huile, du blé, des minerais....J. Elayi ressuscite la Phénicie antique, ensevelie sous les villes modernes du Liban et quelques-unes de Syrie et d'Israël. Elle fait revivre cette zone privilégiée de contacts entre l'Orient et l'Occident, ses célèbres comptoirs comme Carthage ou Bizerte et ses cités phares (Byblos, Tyr, Sidon, Arwad et les autres). Écrit par la plus grande spécialiste française de l'histoire de la Phénicie, au fait des derniers développements de la recherche, ce livre se lit comme un roman.
    Pour comprendre la genèse de ce pays, l'auteur commence son récit avant sa fondation, en 1200, pour montrer ce qui s'est joué dans cette région lorsqu'elle était peuplée par les proto-Phéniciens. Le temps de sa splendeur s'écoule sur plusieurs siècles jusqu'en 883 durant lesquels la Phénicie s'épanouit lors d'une exceptionnelle période d´indépendance. Puis la Phénicie passera tour à tour sous la domination de l'Empire assyrien de 883 à 610, puis sous la coupe de l'Empire babylonien de 610 à 539 et enfin sous la domination perse de 539 à 332. C'est la date à laquelle on arrête traditionnellement son histoire car elle est conquise par Alexandre de Grand et intégrée dans le monde grec hellénistique.

  • Histoire de Sparte

    Nicolas Richer

    • Perrin
    • 15 Mars 2018

    La première synthèse illustrée et en français sur la fascinante cité de Sparte."Sparte brille comme un éclair dans des ténèbres immenses". Ainsi Robespierre caractérisa-t-il la cité des Spartiates en 1794. Une telle formule manifestait un grand enthousiasme à l'égard d'une cité dont la législation, prêtée à Lycurgue, était censée pouvoir rendre les hommes égaux. Mais des hommes qui ont vécu il y a plus de deux millénaires peuvent difficilement être assimilés à ceux qui disent s'inspirer d'eux. C'est donc en pratiquant l'examen d'événements anciens que l'on peut, selon le conseil de Plutarque, s'essayer à "obliger la fable, épurée par la raison, à se soumettre à elle et à prendre l'aspect de l'histoire".
    Car Sparte doit bien d'abord être considérée comme une cité grecque de Grecs en Grèce. En d'autres termes, la culture des hommes de Sparte dans l'Antiquité était très semblable à celle des autres Grecs, bien que leurs organisations et leurs priorités différaient. Seront ainsi présentés les traits majeurs de l'évolution de la cité, du VIIIe au IVe siècle av. J.-C., non seulement d'un point de vue politique mais aussi artistique ou social. La richesse de la documentation portant sur les usages éducatifs, politiques, religieux et militaires permet ainsi d'examiner le fonctionnement d'une collectivité fascinante et originale, dont l'un des traits originaux consiste dans l'importance qu'elle accorde à la guerre.

  • Un récit incluant les dernières découvertes sur les Etrusques. Une nouveauté dans ce domaine peu connu de l'Antiquité. Apparus au VIIIe siècle avant Jésus-Christ, les Etrusques dominent presque toute l'Italie avant de se fondre dans le moule imposé par Rome. Lorsque, à la Renaissance, on découvre leurs tombes en Toscane, ces demeures funéraires parfaitement conservées offrent le spectacle d'une vie raffinée. Scènes de banquets, parties de chasse ou de pêche, danses, jeux ornent les murs à fresques et racontent un peuple jusqu'alors ignoré. Les Etrusques n'ont pas fini d'intriguer. Qui sont-ils ? D'où viennent-ils ? Les hypothèses les plus variées courent sur leur origine mystérieuse. Leurs écrits ont disparu. On ne sait d'eux que ce que les Grecs ou les Romains nous en disent. Ce peuple singulier fut pourtant, à son apogée, puissant et craint par ses voisins. Jean-Marc Irollo ressuscite cette civilisation en lui redonnant sa juste place dans la formation de notre culture occidentale et dans les arts. D'origine toscane, Jean-Marc Irollo est historien de l'art et parcourt, depuis plus de vingt ans, l'Etrurie des Anciens sur les traces de civilisations etrusque et romaine. Il travaille au musée du Louvre.

  • Promenade antique à la découverte du monde romain.Académicien, latiniste de renom, philosophe et humaniste, Pierre Grimal, avec une sensibilité et une clairvoyance aiguisées, s'est toujours efforcé de comprendre Rome " de l'intérieur ", dans un souci permanent de la vérité. Celui que les habitants de la Ville éternelle nommèrent " le dernier des Romains " et firent Citoyen de la ville s'est intéressé à chacun des aspects qui façonnèrent l'originalité et l'importance de l'urbs et de sa civilisation sur le monde. Ce livre, sous la forme vivante d'un dialogue entre le jeune Marcus, futur empereur Marc Aurèle et son précepteur, le philosophe Fronton, en reprend les points essentiels.
    Les nombreux ouvrages de Pierre Grimal (1912-1996), de l'Institut, témoignent de sa connaissance intime et de sa compréhension du monde romain.
    Un voyage initiatique.

  • Et si la chute de l'Empire romain n'avait jamais eu lieu ?La chute de l'Empire romain est une des données majeures de la culture occidentale, mais nul ne saurait la situer ni l'expliquer clairement. La recherche historique, dont la production sur le sujet a été très abondante ces dernières années dans plusieurs pays, met continuellement en question l'existence de causes, réelles et profondes, à ce phénomène. La locution " une histoire sans fin " indique à la fois qu'il n'y eut pas de chute de l'Empire romain et que, pourtant, les historiens ne cessent de la commenter. Peut-on alors parler d'une chute sans causes ? Ce paradoxe troublant est dû à ce que ces explications causales reflètent beaucoup plus les préoccupations actuelles (emprise du religieux, problèmes migratoires, crise économique, affaiblissement démographique...) que celles du passé. En d'autres termes, l'événement a été façonné et continue d'être entretenu comme une évidence pour servir d'épouvantail aux peurs d'aujourd'hui, saturées par l'idéologie du déclin. Le livre montre que la " chute " de l'Empire romain fut un très long processus de transformation, imperceptible, non réductible à un événement unique. Par conséquent, passer en revue ces fameuses causes, but de l'auteur, l'amène à dégonfler de manière salutaire un certain nombre de fantasmes et à entièrement reconsidérer la question. Un regard historique original et décalé sur une question complexe et qui continue à fasciner.

  • Commode

    Eric Teyssier

    Commode, l'empereur gladiateur.Qui ne connait pas Commode, dernier empereur de la dynastie des Antonins, immortalisé par le film "Gladiator" ? On le dit sanguinaire, auteur de la mort de son père et responsable de l'exil de sa soeur. Est-ce seulement vrai ? Pour lever le voile sur cet empereur à la sombre notoriété, Eric Teyssier se réfère aux sources et démêle la légende de l'histoire.
    Etudier Commode, c'est scruter le destin d'un homme dans une période troublée. Lorsque le jeune prince voit le jour, en 161 ; le règne pacifique d'Antonin le Pieux, généralement considéré comme l'apogée de Rome, s'achève. À sa mort, en 192 soit trente-et-un ans plus tard, l'Empire est affaibli. Commode laisse un Empire fragilisé : chute démographique dû à la peste, aux guerres et aux famines ; faiblesse militaire (pour la première fois, les légions peinent à contenir des barbares) ; et, enfin, récession économique.
    Au centre de la crise, Commode semble être à la mesure des malheurs de son temps. Parvenu trop jeune sur le trône, il cède rapidement à toutes les tentations. Parmi celles-ci, sa passion pour les gladiateurs l'incite à souiller la pourpre des Césars dans le sang de l'arène. Tels les symptômes d'un monde romain fébrile, le règne et la vie de Commode reflètent les forces et les faiblesses d'un régime en mutation, à l'aube de son déclin.

  • La première synthèse sur la seule rivale de Rome, la cité antique de Carthage." Quel champ de bataille nous laissons là aux Carthaginois et aux Romains ", s'exclame Pyrrhus au moment de quitter l'Italie en 275 av. J.-C. Effectivement, la Méditerranée occidentale va être le centre de l'affrontement, décliné en trois actes, entre Carthage et Rome. Mais les guerres puniques apparaissent surtout comme l'aboutissement logique des deux siècles qui voient s'affirmer la prééminence des deux grandes puissances, au détriment des forces grecques déclinantes.
    Carthage est très tôt menacée par des prétentions d'ordre impérialiste, qu'elles émanent d'Athènes ou d'Alexandre le Grand. Dès la fin du IVe s. av. J.-C., la cité africaine accélère sa politique de profondes réformes pour y faire face. Au siècle suivant, la coexistence qui prévaut jusqu'alors entre Carthage et Rome ne résiste pas au glissement des conquêtes romaines vers le sud de l'Italie et à l'enjeu sicilien. Le danger ouvre la voie à une alliance politique et militaire avec la sphère grecque. Et c'est aux Barcides, Amilcar puis Hannibal, qu'échoit la tentative de convertir l'aide logistique grecque en une véritable alliance politique et militaire contre l'
    Urbs. De par ses engagements spectaculaires, notamment les batailles de Cannes et Zama, l'étendue de ses théâtres d'opération, les innovations militaires, l'envergure personnelle de ses principaux protagonistes et ses conséquences durables, les guerres puniques marquent un tournant majeur dans l'histoire antique du pourtour méditerranéen. En les réinsérant dans l'histoire de la cité du Ve au IIe siècle av. J.-C., Khaled Melliti donne à comprendre la vitalité comme les errements d'une puissance unique et fascinante.

  • Alésia

    Jean-Louis Voisin

    L'ouvrage qui met fin à la polémique.
    Alésia, ce n'est pas seulement la célèbre bataille qui opposa les Romains de César aux Gaulois de Vercingétorix en 52 av. J.-C. C'est aussi un village gallo-romain qui continua de vivre en paix sur le Mont-Auxois, comme le prouvent les fouilles initiées dès 1861. C'est encore le sujet d'une étonnante somme littéraire et historique ( Bellum Gallicum), qui soutend l'intense polémique entre savants et journalistes sur la véracité du site d'Alise-Sainte-Reine, en Côte-d'Or. C'est enfin le lieu du martyre de sainte Reine.
    Avec une clarté remarquable, une immense érudition et un grand sens du récit, Jean-Louis Voisin reconstitue l'image complète de ce haut lieu, symbole de ce " moment qui oriente encore aujourd'hui, par ses conséquences, le destin de notre pays ".

  • Un autre regard porté sur l'Empire byzantin. Byzance, à en croire la Désencylopédie en ligne qui parodie ironiquement Wikipédia, " est un truc que personne ne connaît, dont personne n'a rien à faire, et qui a pour principale propriété d'être incroyablement compliqué et ennuyeux ". C'est évidemment une plaisanterie, mais qui correspond à ce que beaucoup pensent sans oser se l'avouer. L'objectif de cet essai vise donc à porter un autre regard sur Byzance et à souligner la modernité d'un empire qui, pendant un millénaire, a fait face à des défis qui sont toujours les nôtres : le despotisme, le fanatisme religieux, la guerre ou le rapport complexe entre l'Orient et l'Occident. A ce titre, l'auteur a choisi de se concentrer sur les moments essentiels de l'histoire de Byzance, en mettant en lumière ses principaux enjeux et en dénonçant ses principaux clichés : non, Istanbul n'est pas le nom turc de Constantinople, non, Théodora n'était pas une simple montreuse d'ours et non, Byzance ne rime pas forcément avec exubérance, décadence et manigances.

  • Dans l´Antiquité, Rome est gouvernée d´une manière très particulière et fort libérale dans les moeurs, surtout dans la seconde moitié de son histoire. Au contraire des Grecques, les femmes romaines ont non seulement droit de cité mais de décision, depuis la royauté jusqu´à la fin de l´empire, en passant par la République. Mille ans d´histoire au cours desquelles les grandes aristocrates, mais parfois d´humbles femmes, mères, épouses, (deux notions très respectées dans la Rome antique), concubines et favorites des hommes politiques de premier plan, des consuls, des conquérants, des commandants en chef, des empereurs, ont manipulé avec acharnement leurs maris, leurs enfants, leurs compagnons par leurs conseils, leurs pressions, leurs menaces, leurs ruses et leurs crimes. Elles ont en maintes occasions pris la totalité du pouvoir à Rome, tout en restant astucieusement en retrait. Certaines de ces femmes, avides de puissance, sont entrées vivantes dans la légende, transformant empereurs régnants ou empereurs possibles en jouets et en pions : les impératrices Messaline et Agrippine leur ont dérobé leurs attributions, sans hésiter à faire verser le sang, à susciter des procès iniques, à exiler et à laisser mourir de faim ceux qui s´opposaient à leurs projets de domination. Certaines d´entre elles, comme les impératrices syriennes, ont introduit un Orient ravageur dans les moeurs et la religion romaine, avant que l´impératrice Hélène, par le truchement de son fils l´empereur Constantin, permette au christianisme de se diffuser dans l´empire pour le meilleur et pour le pire. C´est leur histoire, leur vie et mieux leurs véritables épopées que raconte cet ouvrage qui témoigne que la Rome antique, malgré quelques oppositions, est féministe, et, quelles que soient les époques, est très souvent entre les mains de femmes intelligentes, ambitieuses et autoritaires, hantées jusqu´à l´obsession par l´exercice du pouvoir.

  • 12 chapitres enlevés et fascinants révèlent les secrets de la Rome antique. Largement traitée, la chute de Rome éclipse trop souvent sa réussite. L'Empire romain est pourtant une vaste construction politique qui a rassemblé, cinq siècles durant, une multitude d'ethnies parlant des dizaines de langues et priant des dieux plus nombreux encore. Quels secrets ont permis aux Romains de conquérir cet immense empire ? Et si cette conquête est exceptionnelle, que dire de leur capacité à conserver l'unité d'un tel espace ?
    Pour comprendre ces maintes prouesses, Eric Teyssier analyse les mythes fondateurs de Rome, les moteurs de son impérialisme, les raisons de ses victoires militaires, la force morale de sa
    Res publica, sa capacité à intégrer les étrangers. Peu étudiés, les secrets du succès de l'Empire romain et de sa pérennité offrent un sujet captivant.

  • Théodose

    Bertrand Lançon

    Un empereur méconnu et controversé, le dernier "grand" de la Rome Antique replacé dans son contexte et sa vérité.
    Théodose est un militaire espagnol qui a régné quinze ans sur l'Orient romain (379-395), tout en ayant une autorité tutélaire sur l'Occident de 383 à 395. Il est le premier empereur romain qui ait régné en étant baptisé dans le catholicisme défini au concile de Nicée de 325. Le Théodose que l'on connaît aujourd'hui est un empereur sculpté par les idéologies de sa postérité, qui l'ont façonné en deux figures divergentes. Pour les uns, il est Théodose le Grand - appellation qu'il reçut du concile de Chalcédoine de 451 -, car il est l'empereur qui fit fermer les temples et interdire les cultes païens, qui réprima les apostats et les adversaires du catholicisme nicéen, jugés hérétiques. Cela tout en étant victorieux des barbares et des usurpateurs. Pour les autres, il est l'empereur liberticide qui a mis fin à la liberté religieuse instaurée par Constantin par la lettre de Milan de 313, qui a muselé par des édits répressifs les Romains qui n'étaient pas catholiques, un empereur sanguinaire de surcroît. Il ne fait pas de doute que Théodose incarne l'ancrage du catholicisme à la tête de l'État romain. Au-delà de la question religieuse, on n'a pas assez vu en lui l'Espagnol, général fils de général, militaire victorieux, restaurateur de la paix avec les Perses et les barbares par la diplomatie. On n'a pas vu non plus l'empereur lié, voire embarrassé, par son baptême dans l'exercice du pouvoir, tentant de trouver une cohabitation politique avec les évêques, dans un empire qui connaît une floraison intellectuelle sans précédent. L'hypothèse audacieuse qu'avance ce livre est que Théodose abandonna les pouvoirs religieux que possédaient traditionnellement les empereurs romains depuis Auguste, si bien qu'une dévolution des rôles s'est esquissée entre empereur et évêques, pour engendrer un embryon de séparation entre l'Église et l'État.

  • Une manière originale d'aborder l'histoire de l'Empire romain. Il est d'usage de prétendre que l'approche de la mort reflète toute une vie. Les empereurs romains, dont les derniers jours sont racontés dans cet ouvrage, n'échappent pas à cette constatation. Ils sont soixante-dix depuis César en 44 av. J.-C. - il n'en a pas la dignité, mais il laisse son nom et sa renommée à tous ses successeurs - jusqu'à Romulus Augustule en 476 ap. J.-C. Assassinats, maladies, lentes agonies, suicides, ou parfois même fins glorieuses face à l'ennemi, rythment les derniers souffles de ceux qui régnèrent pendant un demi-millénaire sur l'ensemble du monde connu. Pour chacun de ces empereurs, c'est le bilan de leurs vies et de leurs règnes, qu'au milieu de leurs fièvres, de leurs cauchemars et de leurs rêves, de leurs souffrances, de leurs peurs, de leurs remords et de leurs colères, ils tentent d'évaluer. L'auteur, au plus près de la documentation, leur a souvent donné la parole tout en cherchant à comprendre ce qu'ont pu être leurs ultimes pensées. Leurs morts éclairent leurs vies. Elles humanisent en quelque sorte l'Empire romain, dont ils ont été les maîtres absolus. Soudain dépouillés de tout, ils peuvent être enfin vus dans leur vérité la plus nue.

  • Nous suivons d'abord le Français Paul Pelliot qui, après Aurel Stein, sur la route de la Chine, des passes montagneuses du Pamir à l'enfer du Taklamakan, découvrit en 1906 les origines du bouddhisme et des traces d'hellénisme dans des grottes murées depuis des siècles.
    Nous nous rendons ensuite en Amérique centrale où, au pied de la Cordillère, des chercheurs continuent d'étudier la fascinante civilisation maya, ses temples sublimes et son alphabet peut-être à jamais indéchiffrable.
    Après avoir fait un tour en Crête et à Qumrân pour goûter à l'archéologie authentique - la grecque - et à la science des textes sacrés que se disputent les religions du Livre, le lecteur part dans les montagnes d'Afghanistan et du Pakistan, où les recherches conduites par l'école française du musée Guimet ont abouti à une conclusion stupéfiante : 6 500 ans avant Alexandre le Grand, qui guerroya jusque dans ces parages extrêmes, existait sur les bords de l'Indus et de ses affluents une civilisation agraire fondatrice.
    On finit au Cambodge, où, au terme d'une étude archéologique mondiale achevée en 2010, les plus grands scientifiques actuels, dont ceux de l'École française d'Extrême-Orient, nous révèlent le secret si longtemps gardé d'Angkor : ce qui apparut durant des décennies comme un ensemble de temples épars forme en fait une seule et immense ville s'étendant sur des hectares, au réseau hydraulique d'une grande modernité, et qui compta jusqu'à 700 000 habitants !
    À travers le temps et l'histoire, Jean-Claude Simoën nous fait vivre un voyage fascinant dans les pas de ces hommes qui, entre érudition et aventure, percent des secrets que l'on croyait enfouis à jamais.

  • À l'automne 45 avant Jésus-Christ, il apparaît bien que Jules César, empereur, consul et maître du monde ou peu s'en faut, rêve de " couronner " la liste de ses nombreux titres par celui de roi. Mais des inscriptions sur les murs, des rumeurs de complot qu'on lui rapporte quotidiennement l'incitent à la prudence : Rome n'est pas encore prête.
    Jean-Christophe Buisson retrace ici les derniers mois de Jules César, jusqu'à son assassinat le 15 mars 44 avant Jésus-Christ.

  • Du néolithique, peu avant 3000, aux grandes civilisations hellénistiques, en passant par le monde achéen, les Doriens, les Séleucides... voici les Grandes Heures choisies par Violaine Vanoyeke : selon elle, les plus déterminantes pour expliciter l'évolution, les mentalités, les moeurs de la Grèce antique.

  • Zeus, Athéna, Poséidon, Hadès, Aphrodite : nous voici au coeur d´une mythologie grecque foisonnante de dieux, de héros et de monstres. Polythéistes, les Grecs ne reconnaissaient pas la prééminence d´un Dieu unique, premier et créateur, mais croyaient en une kyrielle de divinités masculines ou féminines. Ces dieux, organisés en société, avaient des vies très proches de celles des hommes. On racontait leur naissance, ils faisaient la guerre, intriguaient, tombaient amoureux, trahissaient... Mais ces dieux n´étaient pas seulement des figures aux aventures romanesques. Faire croître le blé, calmer la mer, gagner une bataille, guérir, protéger un voyage, accompagner la fondation d´une colonie : la réussite de tous les actes humains relevait des dieux, véritables partenaires du citoyen.
    À travers d´innombrables récits, les mythes racontaient alors la gloire de l´exploit héroïque, la confrontation avec la mort, la puissance de l´amour et les affres de la tentation. Ils exposaient la confiance des mortels en des dieux protecteurs et porteurs de victoire, les dangers de l´orgueil et de la démesure, le destin des femmes entre érotisme, mariage et maternité. Ce sont ces mythes, racontés à travers le portrait des douze dieux Olympiens, que nous explique avec brio Sonia Darthou.

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