Histoire

  • D'Alexandre à Auguste, la civilisation hellénistique, particulièrement créatrice, forme un tout dont les fouilles archéologiques pratiquées de l'Afrique du Nord à l'Inde révèlent les richesses.

  • Les Francs avant la France mérovingienne : tel est le thème de ce premier volume. Les auteurs ont voulu retrouver ces Germains qui, bien avant Clovis, harcelaient la frontière rhénane de l'Empire romain, en même temps que certains de leurs contingents se mettaient au service de cet Empire et devenaient, paradoxalement, ses défenseurs. Des envahisseurs de la Gaule romaine, les Francs n'ont été ni les plus puissants, ni les plus nombreux ; c'est à eux pourtant que la Gaule a dû de changer son nom pour devenir la « Francia », au terme des conquêtes de Clovis qui sont ici reconstituées avec les guerriers qui les ont faites. Complétant ou soulignant les données des textes, les apports de l'archéologie sont sans cesse utilisés pour fonder notre connaissance sur le terrain.

  • « Jusqu'à sa mort au début de l'été dernier - une mauvaise fièvre l'a emporté en quelques jours -, Mamadou Sarr habitait Tiassène, un de ces petits villages sérères de la région sénégalaise de Mbour, à l'écart de la route goudronnée qui relie Dakar aux centres touristiques de « la petite côte ». C'était un paysan comme des milliers d'autres au Sénégal et bien au-delà encore à travers l'immense Sahel, fatigué et sans âge, cultivant quelques ares de mil et d'arachide, courbé sous le soleil, nu-pieds la plupart du temps, en chemise et pantalon de grossière toile brune, un large chapeau rond et pointu de paille et de cuir tressés sur la tête, pauvre de toute éternité mais avec le sentiment désespérant de l'être de plus en plus. Il pratiquait un peu le français et, paraphrasant maladroitement son compatriote Léopold Sedar Senghor, un fils de Joal toute proche, à qui il vouait une admiration sans limites et qui dénonçait souvent à la radio la détérioration des termes de l'échange, dont le Sénégal est victime, comme tous les autres pays du Tiers Monde, il parlait, quant à lui, en un calembour involontaire, de la détérioration des termes de la chance. Cela faisait sourire les touristes, qui venaient parfois se promener jusqu'à Tiassène et qui lui posaient des questions sur sa vie et sur sa famille. »

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