Histoire

  • Ces petites chroniques racontent chacune, à partir d'un objet, d'un événement, d'un personnage, l'histoire du monde. L'auteur, spécialiste de la "géo-histoire", nous fait découvrir son "cabinet de curiosités" qui nous entraîne dans tous les coins du monde et à toutes les époques. Des origines de l'or au chas d'une aiguille, de l'importation de la syphilis en Europe par Christophe Colomb, des pérégrinations barbaresques aux différences entre brousse, jungle et maquis, c'est tout un pan de l'histoire universelle d'une richesse insoupçonnée que nous découvrons ainsi.

  • Le purgatoire est né au Moyen Âge mais il n'a jamais été aussi populaire qu'au XIXe siècle. Autour de 1850, il connaît un renouveau spectaculaire dont les effets se font sentir jusqu'au début du XXe. Comment expliquer ce phénomène qui fit alors de la dévotion aux âmes du purgatoire l'une des plus répandues de l'Europe catholique ? Aux sources de cette renaissance, la force du « culte des morts », culte familial du souvenir et de la tombe, la nécessité de répondre aux revendications affectives des fidèles et au discrédit massif de l'enfer, enfin la volonté de l'Église de contrecarrer l'expansion du spiritisme en France et en Europe.Pour définir la nature de cette dévotion, outre l'organisation matérielle, financière et institutionnelle du culte, citons trois principaux aspects : le rôle d'intercesseur attribué aux âmes du purgatoire, la sollicitude à l'égard des « âmes délaissées », tristement abandonnées car sans famille ici-bas ou trop pauvre pour payer les messes, et le nombre important d'apparitions d'âmes du purgatoire.Or au début du XXe siècle, au terme d'une ultime phase de prospérité, le purgatoire s'efface peu à peu des consciences et des représentations. À l'origine de cette révolution des mentalités : la Grande Guerre, et ses millions de disparus. Elle lui porte un coup fatal, personne n'ayant eu le coeur d'imposer aux « morts glorieux » de la patrie d'attendre la gloire céleste dans les flammes du purgatoire.Guillaume Cuchet est maître de conférences en histoire contemporaine à l'université d'Avignon.Préface de Philippe Boutry.
    Préface de Philippe Boutry. Le renouveau du purgatoire. Le temps du « culte des morts ». Le compromis expiatoire. Le défi spirite. Entre héritages et modernité. La doctrine. Les formes de la dévotion. Les apparitions d'âmes du purgatoire. Les pratiques. Les assises de la dévotion. Le tournant de la grande guerre. Les signes avant-coureurs de crise. Le choc de la guerre.

  • La grande peur de 1789 est un événement étonnant. En réaction aux incertitudes de la Révolution, d'un bout à l'autre du royaume, se répand l'idée que des aristocrates arment des brigands pour ravager les récoltes et massacrer le peuple. Aux contemporains déconcertés, elle apparut comme un mystère. Ceux qui voulurent, à toutes forces, en improviser une explication l'attribuèrent à un complot qu'ils rapportèrent, suivant leurs opinions, à l'aristocratie ou aux révolutionnaires.
    OEuvre majeure de Georges Lefebvre (1874-1959), cet ouvrage se situe à la croisée de l'histoire sociale et de l'histoire des mentalités. Il constitue une étude inégalée sur le rôle et la signification des foules dans la Révolution française et dans l'Histoire.
    Texte présenté par Michel Biard (Université de Rouen) et Hervé Leuwers (Université de Lille).

  • Et si la formation de l'Empire romain résultait autant de ses victoires que de ses défaites ?
    Dans cet ouvrage, Pierre Cosme retrace le récit de dix batailles romaines parmi les plus emblématiques. Ces batailles sont passées à la postérité parce qu'elles ont représenté de véritables tournants dans l'histoire du monde romain. Chaque chapitre permet au lecteur de mieux saisir ce qui a rendu la bataille évoquée décisive. Une telle approche mettra également en évidence certaines originalités de l'histoire militaire romaine.
    Alors que les légions de Rome sont volontiers présentées comme invincibles, le livre aboutira à une vision plus nuancée de la formation de l'Empire romain, qui n'a pas été un phénomène continu et irréversible. Mais il abordera aussi, par le biais militaire, deux questions qui font depuis longtemps l'objet de débats incessants : la place des barbares dans l'armée romaine et la disparition de l'Empire en Occident.

  • Cet atlas historique des Temps modernes présente en 46 fiches les phases essentielles d'une longue période qui va de la fin du XVe siècle à 1815. S'appuyant sur les repérages chronologiques et spatiaux, il décrit les caractéristiques et les mutations des nations et des régions, à l'échelle mondiale. Cet outil de référence donne les indications fondamentales sur une période souvent jugée complexe et permet une rapide remise en place des événements et des enjeux au niveau mondial. L'ensemble des aspects - politique, culturel, économique, religieux - est ici exposé et expliqué et permet de comprendre notre monde contemporain.
    Un index des thèmes, des noms propres et des lieux, facilite la compréhension de la période.
    Des pistes bibliographiques à la fin de chaque fiche permettent au lecteur d'approfondir les thèmes abordés.
    - Un ouvrage en deux couleurs
    -  44 cartes originales
    -  des généalogies, des chronologies, des plans, des graphiques et tableaux

  • Précis d'histoire romaine Nouv.

    Cet ouvrage propose une initiation au monde romain, de la fondation de l'Urbs à la disparition de l'Empire en Occident en 476.
    L'auteur dégage les lignes essentielles du récit des événements, bannissant l'anecdotique au pro t de développements clairs qui veulent, non pas accumuler des informations, mais expliquer les faits et parfois discuter certaines interprétations. L'accent est mis sur l'évolution des institutions qui, nées dans la Cité, surent s'adapter au gouvernement du monde, et sur leur contexte économique, social et culturel.
    La netteté du style délivré des expressions trop techniques, la concision, les annexes (chronologie, tableaux généalogiques, orientation bibliographique) font de cet ouvrage une introduction indispensable aux études de l'Antiquité romaine.

  • Un sociologue/anthropologue de renommée mondiale s'attaque dans ce livre à l'une des questions clés de l'historiographie occidentale : la Renaissance mérite-t-elle de conserver son statut unique de fondement de la modernité européenne économique, artistique et scientifique ?
    Jack Goody observe le modèle européen à la loupe pour le comparer aux renaissances qui ont eu cours dans d'autres espaces culturels, notamment dans le monde islamique et en Chine. Tous ces pays ont en fait connu des moments analogues de remise en cause des dogmes et des arts suivis d'une ouverture culturelle et économique. En mettant l'accent sur la dette de l'Europe envers ses influences extérieures, Renaissances s'inscrit donc dans la droite ligne des études d'histoire critiques de l'eurocentrisme que Goody a développées dans ses derniers livres pour finalement arriver mettre en doute que le capitalisme, le libéralisme ou l'individualisme puissent être encore considérées comme des inventions européennes.
    Puissant, mené de main de maître, cet ouvrage d'envergure constitue un modèle inégalé d'histoire globale. Il s'adresse à tous les passionnés de l'histoire de la civilisation occidentale, aux anthropologues, aux sociologues, ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent à la construction de la modernité.

  • Guerre civile en Syrie, offensives de Daech, démembrement de l'Irak, revendications territoriales en mer de Chine, Brexit, crise environnementale... la liste des crises et conflits mondiaux s'allonge en même temps qu'elle se diversifie.
    Si les espoirs d'un monde pacifié au sortir de la guerre froide étaient illusoires, les causes, natures et scénarios de sortie des conflits actuels sont rarement analysés, à la fois de manière claire et dans leur complexité. C'est ce que fait cet atlas où se côtoient textes précis et cartographies éclairantes.
    Cet atlas est l'outil indispensable pour tous ceux qui souhaitent comprendre les ressorts et mécanismes des crises et conflits qui ébranlent le monde dans lequel ils vivent.

  • L'Antiquité tardive (IIIe-VIIe s.) est une période historique essentielle, marquée par des évolutions profondes et progressives qui ont modifié l'organisation du monde méditerranéen antique et posé les fondements des périodes et des civilisations postérieures et limitrophes.
    Après une grave crise au IIIe siècle (instabilité du pouvoir impérial, menaces d'invasions...), l'Empire romain connaît un redressement politique et institutionnel. Pourtant, victime d'antagonismes et de divisions, il finit par se scinder en deux entités  : l'Empire romain d'Occident et l'Empire romain d'Orient. Alors que le premier se disloque puis disparaît au Ve siècle, le second survit et aboutit au VIIe  siècle à la naissance de l'Empire byzantin.
    Cet ouvrage présente le déroulement chronologique de la période et décrit les évolutions politico-militaires, administratives, économiques, culturelles de l'Empire. Enrichi de nombreux plans et cartes, de documents commentés, il propose un tableau clair et détaillé de 5 siècles à l'origine de  notre monde actuel. 
     

  • Al-Andalus que l'on désignait autrefois sous le nom d'Espagne musulmane, a marqué l'histoire du viiie au xie  siècle. La richesse et le raffinement de la civilisation arabo-andalouse continuent de fasciner autant les chercheurs que les touristes qui se rendent en Andalousie.
    Nombre d'hommes politiques ont même vu dans cet al-Andalus l'espace d'un modèle de convivialité à une époque où les tensions entre l'Occident et le monde arabe ne cessent de s'accroître. À l'inverse, depuis quelques années, plusieurs auteurs «  révisionnistes  » remettent en cause l'islamisation de la péninsule en niant même l'authenticité de la conquête.
    Cet ouvrage entend rétablir une vérité historique et retracer la riche histoire d'un passé controversé. Il dresse un tableau le plus complet de l'histoire de cette lointaine province du monde islamique avant que ne se développent, aux alentours de l'an mil, les premières offensives chrétiennes qui ne s'achèveront que quelques siècles plus tard, en 1492, avec la chute de l'émirat nasride de Grenade.
    En débutant son enquête avec les derniers temps de la monarchie wisigothique de Tolède et en l'achevant avec la disparition du califat de Cordoue, ce manuel retrace l'évolution d'un État dont l'influence s'étendit sur l'ensemble de la Méditerranée occidentale et sur le Maghreb.

  • Pour la première fois de l'histoire, le Maghreb fait l'expérience, au cours des XIe-XVe siècles, d'une union politique sous l'égide des populations locales : les Berbères. S'inspirant des dynasties arabes musulmanes qui les ont précédés, les Almohades étendent leur emprise de l'Atlantique à la Tripolitaine, du Sahara jusqu'au centre de la péninsule Ibérique. Cet épisode marque une étape fondamentale du processus d'arabisation et d'islamisation des sociétés du Maghreb ; on assiste alors à la diffusion du concept d'État, territorial et supra-tribal, préalable à l'évolution ultérieure. Pascal Buresi et Mehdi Ghouirgate présentent d'abord en dix « chapitres » le cadre événementiel et politique, puis ils insistent sur dix « points d'histoire ». Enfin, divers auteurs analysent une dizaine de documents iconographiques, emblématiques de cette période fascinante.

  • "Vous êtes Thoutmosis Ier, troisième pharaon de la XVIIIe dynastie". Le ton est donné et tout l'ouvrage est construit de manière à inclure le lecteur dans cette histoire de l'Egypte. De l'ère paléolithique à la fin de la culture antique, l'auteur nous fait parcourir l'histoire de l'Egypte d'une façon originale. Tous les grands événements sont ainsi présentés, précédés de leur date, et nous plonge à chaque fois au coeur de ceux-ci. Des origines à l'Ancien Empire, des pharaons à l'époque gréco-romaine, nous découvrons le quotidien des Egyptiens et son évolution à travers le temps.
    L'histoire de l'Egypte est vulgarisée à la manière d'un roman dont le lecteur est le héros, rendant la démarche de l'auteur tout à fait singulière et inédite.

  • La guerre de Trente ans (1618-1648) fut le plus grand et le plus important des conflits qui ont marqué l'Europe moderne. Son échelle, sa durée et l'intensité des violences lui ont donné un caractère singulier. Structurellement, il ne s'agissait pourtant que d'une partie d'un affrontement plus large qui opposait les deux branches de la dynastie des Habsbourg à leurs nombreux adversaires.
    Cet ouvrage propose une synthèse claire et détaillée des différentes phases de ce conflit. Il explique la naissance et l'évolution de la guerre de Trente Ans en donnant à son centre de gravité (le Saint Empire) germanique tout le poids qui lui revient, mais en l'analysant dans son contexte européen, voire mondial. Il interroge son caractère spécifique, entre guerre de Religion, guerre civile et guerre entre Etats. Outre les développements politiques et diplomatiques de la période, il s'attache également à décrire les impacts d'un conflit qui marquera en profondeur les Etats (politiquement et économiquement) comme les populations, confrontées aux violences guerrières.
    Enfin, il montre comment le traité de Westphalie qui clôt le conflit est l'acte fondateur de l'Europe moderne, en constituant un espace et une communauté politique, de l'Espagne jusqu'à la Suède, en y intégrant ou, au moins, en y associant l'Angleterre et la Russie. Car c'est bien la guerre de Trente ans qui a établi cette Europe en formulant des règles du jeu (et de la guerre) qui valaient pour tous et en faisant naître la nécessité d'un équilibre entre les royaumes.
    Des cartes, des illustrations et des généalogies complètent le volume.

  • La question des bibliothèques, comme plus largement celle de l'information, alors que nous sommes plongés dans la « troisième révolution du livre », est bien l'une des interrogations de civilisation essentielles posées en notre début de IIIe millénaire.
    De l'Antiquité classique aux bibliothèques des grands monastères carolingiens, puis à la bibliothèque des rois de France, à celle de Mathias Corvin, à la Bibliothèque vaticane et aux monumentales collections italiennes et allemandes, cette histoire met en jeu des perspectives d'ordre intellectuel et scientifique, mais aussi politique : la bibliothèque est signe de distinction pour un prince qui sera autant le prince des muses que le prince des armes.
    L'histoire des bibliothèques est directement articulée avec l'histoire de la pensée, des idées, de la politique, de l'information, voire de l'architecture et de l'urbanisme. En adoptant un cadre chronologique large et en insistant sur la perspective comparatiste, l'auteur envisage la thématique en fonction des transformations du système général des médias au cours des siècles.

  • De l'Antiquité à aujourd'hui, le livre a toujours accompagné  les sociétés humaines.  Cette histoire du livre et de l'écrit, s'inscrivant dans une histoire des cultures, touche aux domaines de l'histoire littéraire, mais aussi économique, technique, sociale, politique et culturelle.  Désormais classique, cet ouvrage  est  une introduction indispensable à l'histoire du livre en Occident  et un bilan sur un domaine d'étude  aux  méthodes et aux approches profondément renouvelées.
    Prenant en compte les révolutions technologiques, il offre également des clés pour analyser et mieux comprendre les nouveaux médias et interroger la place du livre dans notre monde actuel.

  • Alors que la question de l'enseignement reste plus que jamais discutée, ce volume offre un panorama exceptionnel sur l'histoire de l'enseignement de la maternelle à l'université, de l'époque napoléonienne jusqu'à nos jours.
    Il présente les structures, les pratiques, les réformes, les innovations et les contestations qui ont marqué plus de deux siècles d'activité enseignante.
    L'ouvrage interroge les méthodes préconisées et leurs applications en replaçant le fait éducatif dans ses dimensions politiques, économiques, sociales, culturelles nationales, voire internationales.
    Exhaustif et sans parti pris, il sera utile à tous ceux, acteurs ou témoins, qui interrogent les nouveaux défis de l'enseignement en France.
     

  • La Révolution française est ici revisitée à la lumière des recherches novatrices qui ont vu le jour depuis vingt ans. L'ouvrage est ordonné selon un plan qui, tout en respectant le récit chronologique, insiste sur certains aspects thématiques. Deux approches ont été particulièrement privilégiées : d'une part, la Révolution est saisie comme une rupture politique majeure, fondamentale pour la construction de la démocratie en France ; d'autre part, elle est replacée dans son environnement international à travers ses singularités et ses influences dans le monde de la fin du XVIIIe siècle.
    Cet ouvrage, panorama clair et complet, donne à voir et à comprendre l'un des événements majeurs de l'histoire universelle.

  • La période classique (Ve-IVe  siècles) est la plus célèbre de l'histoire de la Grèce. Elle a exercé une véritable fascination jusqu'à aujourd'hui grâce aux témoignages littéraires, architecturaux ou artistiques qu'elle a laissés à la postérité. Mais cette fascination est-elle pleinement justifiée, et est-elle réductible à la seule Athènes ?
    Cet ouvrage interroge la vision idyllique du monde grec à travers les événements, mais aussi les grands domaines de l'histoire (politique, société, culture, religion), pour aboutir à des conclusions plus nuancées sur une période qui reste l'une des plus fascinantes de la civilisation occidentale.

  • Cet ouvrage a pour but de présenter, sur un mode accessible et synthétique, les mondes grecs du IIe millénaire au IVe siècle av. J.-C.. Il s'agit de revenir sur les inflexions chronologiques majeures de cette période, à savoir l'époque minoenne et mycénienne, la Grèce archaïque et la Grèce classique, qui s'achève sur la montée en puissance macédonienne et les conquêtes d'Alexandre.
    L'approche chronologique des quatre parties du manuel  est complétée par des synthèses thématiques attendues (ainsi une présentation de la religion grecque polythéiste, un développement sur l'économie des cités ou les Jeux Olympiques)  mais aussi par des chapitres prenant en compte les dernières recherches menées en histoire ancienne, notamment sur la question de la citoyenneté et de la parenté dans les mondes grecs.
    Plusieurs dossiers feront l'objet d'un commentaire ou d'une dissertation, afin de présenter aux étudiants en formation les deux exercices fondamentaux de l'historien  : le travail sur les sources et l'exigence de la synthèse argumentée. 

  • Dès 1943 et jusque dans les années 1950, les élites impliquées dans la Collaboration ont cherché à se "recycler". Y a-t-il vraiment eu, en France, une politique d'épuration?L'auteure explore cette question tout au long de son ouvrage dans lequel elle démontre que l'épuration criminalisée ayant suivi la Libération (femmes tondues, cours martiales, exécutions) a cherché à camoufler la non-épuration, aussi bien de la part des ministères de l'Intérieur et de la Justice que de celle des milieux financiers, de la magistrature, des journalistes, des hommes politiques, voire de l'Eglise. De nombreux anciens collaborateurs ont ainsi bénéficié de "grands protecteurs". Le poids des Etats-Unis a également participé de cette non-épuration.
    Annie Lacroix-Riz nous livre sa version des faits basée sur les archives et prend le contrepied des ouvrages d'histoire de l'épuration parus ces vingt dernières années, selon elle aussi unanimes que fantaisistes, se concentrant exclusivement sur l'épuration (dite) sauvage, systématiquement confondue avec celle de la Résistance armée.

  • L'histoire du Maghreb n'est plus abordée que sous l'angle colonial, à partir de sources françaises, sans référence aux langues et aux cultures locales. L'objectif de ce livre est de  proposer  enfin aux enseignants et aux étudiants des documents inédits ou oubliés.
    Ce recueil riche et didactique rend compte de la grande diversité des sources et  regroupe une centaine de textes qui portent sur l'histoire des quatre pays du Maghreb (Algérie, Libye, Maroc et Tunisie) du XVIIIe  siècle aux Printemps arabes (2010-2011). Chaque texte est précédé d'un chapeau introductif qui présente l'auteur, la nature de la source et le contexte précis et est suivi d'une sélection bibliographique.
     

  • Ce manuel synthétique répond à la prochaine question d'option au concours de l'ENS de 2021. La période étudiée correspond au moment de la pleine expansion de Rome, après qu'elle a maîtrisé l'Italie, c'est également le moment de la mise en place du système provincial. Cette période s'ouvre sur une date importante dans l'historiographie romaine  : 509 a. C., date traditionnelle de l'institution de la République à Rome, et celle de la signature du premier traité connu entre celle-ci et Carthage.
    Autant 509 cache des enjeux historiographiques lourds de sens, autant l'année 29, date de la fondation de la Colonia Iulia Concordia Karthago, passerait pour presque banale. Toutefois, il est frappant de constater que c'est précisément à cette époque, entre 31 et 27, qu'Octavien est en train de faire subir à Rome son second bouleversement institutionnel, fondant ainsi ce que les historiens appellent «  le Principat  ». Ainsi, l'histoire des relations entre Rome et Carthage aura-t-elle correspondu chronologiquement peu ou prou à celle de la République romaine.

  • Au coeur de la réflexion sur la Révolution française, la «  terreur  » constitue une véritable énigme.
    Comment cette révolution, qui promeut les Droits de l'Homme, entend réformer la justice au nom des Lumières et convaincre ses opposants par la seule force de la Raison, en vient-elle à mettre en oeuvre une terrible répression contre ses adversaires  ? La guillotine, initialement conçue pour être un symbole d'humanisation de la peine capitale, devient ainsi un redoutable instrument d'élimination politique et marque en profondeur l'image de la Révolution, mais aussi celle de la France dans le monde.
    Fruit d'un prétendu «  système  » inventé par les vainqueurs de Robespierre, la Terreur est ici saisie dans toute sa complexité, notamment dans ses liens avec l'état d'exception et le Gouvernement révolutionnaire. Cet ouvrage a pour ambition de livrer des éléments factuels et des réflexions qui permettront de comprendre comment ce phénomène de la «  terreur  » a pu aussi durablement ternir l'image et le souvenir de la Révolution française.
     

  • Histoire de l'Histoire, l'historiographie analyse la manière dont chaque époque écrit l'Histoire, la comprend et l'utilise.
    Cet ouvrage  permet de comprendre l'évolution du rôle de l'étude de l'histoire en France de la période médiévale à nos jours et présente les plus récentes orientations d'analyse historique : l'histoire comme « roman national », les migrations, le genre dans l'histoire...
    Un livre indispensable pour découvrir les grands mouvements historiographiques et les grandes figures qui ont marqué la discipline et pour mesurer le poids de l'histoire dans la construction politique et idéologique de la France au fil des siècles.
     

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