Epoque contemporaine (depuis 1799)

  • Les relations internationales depuis 1945 Nouv.

    Débouchant directement sur l'actualité la plus immédiate, cet ouvrage présente une synthèse globale des relations politiques internationales depuis 1945.La fin de la Deuxième Guerre mondiale marque une césure majeure dans les rapports entre nations. Face au déclin des États européens, on assiste à l'ascension des États-Unis et de l'Union soviétique, qui visent à constituer autour d'eux des blocs homogènes. Tandis que se développe la guerre froide, les peuples colonisés s'émancipent de la tutelle de l'Europe. Il n'y a plus guère de lieu sur la planète qui ne participe peu ou prou aux relations internationales.Des années 1960 aux années 1980, le monde bipolaire fait place à un monde multipolaire, où aux lieux traditionnels de conflits s'ajoutent de nouveaux terrains d'affrontement et de nouveaux enjeux.
    Les événements révolutionnaires des années 1989-1991 mettent un terme à la guerre froide. Dominée par l'hyperpuissance américaine, la communauté internationale est à la recherche d'un nouvel ordre mondial que le 11 septembre 2001 rend encore plus improbable.
    Le début du XXIe siècle est marqué par le phénomène de la mondialisation et l'ascension des puissances émergentes, en particulier de la Chine. Loin des espoirs de paix de la décennie 1990, les défis à l'ordre international replongent le monde des années 2010 dans un cycle de tensions et de violences. 

  • Le Consulat et l'Empire : 1799-1815 Nouv.

    Le 18 brumaire, Bonaparte prend le pouvoir. Le Consulat et l'Empire fondent-ils l'État moderne ou ne sont-ils qu'un épisode durant lequel se trouve glacé le mouvement démocratique en 1789 ? Quelle marque imprime-t-il aux Arts et aux Lettres et quels développements connaissent les Sciences sous son règne ? Cet ouvrage offre un panorama complet des recherches historiques les plus récentes sur la France napoléonienne. Sa 3e édition permet de mettre à jour des points historiographiques.
    Jean-Paul Bertaud est Professeur émérite de l'Université de Paris-1 (Panthéon- Sorbonne). Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la Révolution, le Consulat et l'Empire.

  • Dès 1943 et jusque dans les années 1950, les élites impliquées dans la Collaboration ont cherché à se "recycler". Y a-t-il vraiment eu, en France, une politique d'épuration?L'auteure explore cette question tout au long de son ouvrage dans lequel elle démontre que l'épuration criminalisée ayant suivi la Libération (femmes tondues, cours martiales, exécutions) a cherché à camoufler la non-épuration, aussi bien de la part des ministères de l'Intérieur et de la Justice que de celle des milieux financiers, de la magistrature, des journalistes, des hommes politiques, voire de l'Eglise. De nombreux anciens collaborateurs ont ainsi bénéficié de "grands protecteurs". Le poids des Etats-Unis a également participé de cette non-épuration.
    Annie Lacroix-Riz nous livre sa version des faits basée sur les archives et prend le contrepied des ouvrages d'histoire de l'épuration parus ces vingt dernières années, selon elle aussi unanimes que fantaisistes, se concentrant exclusivement sur l'épuration (dite) sauvage, systématiquement confondue avec celle de la Résistance armée.

  • Jérusalem n´a pas toujours été un champ de bataille. À l´orée du XXe siècle, une autre histoire se dessine, portée par l´émergence d´une identité citadine partagée, loin des dérives communautaristes qui semblent aujourd´hui l´emporter.  Cette histoire a longtemps été oubliée et mérite à elle seule d´être racontée. On y croise un maire arabe polyglotte, un député ottoman franc-maçon, des Juifs levantins, mais aussi des archéologues occidentaux occupés à creuser le sous-sol pour faire ressurgir les lieux saints de la « Jérusalem biblique ». Vincent Lemire restitue cette période exceptionnelle en s´appuyant sur les recherches les plus récentes et sur de nombreuses sources inédites, notamment les archives de la municipalité ottomane de Jérusalem.  Alors que la ville sainte est aujourd´hui à un nouveau tournant de son histoire et que la question de son partage se pose une fois encore, il faut se souvenir de cet « âge des possibles » qui peut livrer quelques clés pour mieux comprendre le présent et envisager l´avenir.

    Vincent Lemire, ancien élève de l´ENS Fontenay-Saint-Cloud, est maître de conférences à l´université Paris-Est Marne-la-Vallée. Il est actuellement en délégation CNRS au Centre de recherche français à Jérusalem. Spécialiste d´histoire urbaine, il a notamment publié La soif de Jérusalem. Essai d´hydrohistoire, 1840-1948 (2011).

  • Le long XIXe siècle ottoman fut sans doute le siècle le plus long et le plus tumultueux de cet Empire. Débutant en 1774 avec l'ouverture de la question d'Orient, il se termina en 1923, lors de la proclamation de la république de Turquie.
    Le xixe siècle ottoman fut aussi un siècle neuf, porteur de la problématique inédite des réformes, marquant le passage d'un ordre ancien à un ordre nouveau, par strates successives, et il bouleversa toutes les institutions, changeant durablement les relations entre État et société. De plus, les réformes se déclinèrent selon des temporalités et des modalités différenciées au centre de l'Empire ottoman, à Istanbul, et dans les provinces de son immense territoire, comme au  Caire et à Tunis.
    /> L'évolution de l'Empire ottoman est envisagée dans sa confrontation aux nationalismes, aux tensions ethniques ou communautaires ainsi qu'au sein des relations internationales, entrant en résonance avec les enjeux contemporains.

  • L'étude des difficultés qu'ont rencontrées les différents pays d'Amérique latine à trouver un ordre politique stable, compatible avec un développement économique harmonieux, de la fin du 19e  siècle à nos jours, constitue le fil conducteur de cet ouvrage. Ni étude thématique, ni strict suivi chronologique, il s'organise autour de quelques périodes historiques dont les caractéristiques politiques, économiques, sociales et culturelles scandent l'évolution du continent. Ainsi sont examinés l'entrée de l'Amérique latine dans l'ère moderne (1870-1914), les années de prospérité (1914-1930), le temps du populisme (1930-1950), le séisme de la révolution cubaine (1950-1970),  les années sombres (1968-1979), les transformations politiques et économiques des années  1980 et 1990, les caractéristiques contradictoires du tournant du siècle et, enfin, l'instabilité et la radicalisation politiques actuelles.
    À travers de constants va-et-vient entre les descriptions s'appliquant à l'ensemble des pays du continent et les illustrations de cas particuliers confirmant ou infirmant la tendance générale, il prend en compte dans l'explication de l'évolution des sociétés les facteurs tant internes qu'externes, sans omettre les contraintes du système inter-américain et le poids des États-Unis.
    Son originalité tient à cette démarche plurielle, au service d'une problématique qui s'appuie sur de nombreux chiffres et documents tirés des meilleures sources. Le site de l'OPALC (www.sciencespo.fr/opalc) complète l'ouvrage en mettant à disposition de nombreuses sources primaires.

  • La construction d'un espace politique, économique, social et culturel européen n'est pas une idée neuve. Mais au 19e siècle, l'idée se heurta à la force de la nation comme modèle politique.  De 1815 à 1871, l'Europe des nations domine la vie politique du temps : du congrès de Vienne et de la Sainte- Alliance à l'achèvement de l'unité italienne et allemande, des peuples aspirent à former des nations érigées en États, sous l'oeil bienveillant ou hostile des grandes puissances. Tout en dressant le portrait de ces puissances et des régions particulièrement concernées par la question des nationalités, cet ouvrage s'intéresse aux grands mouvements culturels européens - comme le romantisme - et montre l'essor économique parallèle de l'Europe.  Il analyse ensuite l'Europe des nationalismes de 1871 à 1914, période de tensions politiques, économiques, culturelles, militaires (naissance de la Triple-Entente et de la Triple- Alliance). L'accent est mis sur les mouvements d'idées, sur l'émergence simultanée de courants socialistes pacifistes et internationalistes et de courants nationalistes bellicistes et antisémites.
    L'Europe domine le monde par la colonisation et par la culture, mais cette domination externe s'accompagne de déchirements internes, autour des Balkans ou du Rhin, qui entraînent l'Europe sur la voie de la « marche à la guerre ». 

  • En novembre 1918, la Grande Guerre prend fin. Vingt et un ans plus tard, l'Europe s'enflamme. L'incendie ne tarde pas à gagner le reste du monde. Comment expliquer l'échec des forces de paix ? Pourquoi les traités de l'après-Première Guerre mondiale n'ont-ils pas assuré la réconciliation entre les peuples ? Les États n'ont-ils pas su ou pas tenté de surmonter leurs tensions, leurs frictions et leurs revendications ? L'accession au pouvoir des dictateurs a-t-elle accéléré la marche à la guerre ?
    La Seconde Guerre mondiale est totale. Cette fois-ci, de nouveaux acteurs occupent le devant de la scène internationale, à commencer par les États- Unis de Franklin Roosevelt, la Grande-Bretagne de Winston Churchill et l'Union soviétique de Joseph Staline. Ont-ils mieux réussi l'après-guerre que leurs prédécesseurs ? La sécurité collective triomphe-t-elle enfin avec la création de l'Organisation des Nations unies ? La défaite de l'Italie fasciste, la capitulation de l'Allemagne nazie, l'écrasement du japon annoncent- ils un monde pacifique ? 
    Véritable référence en la matière, cet ouvrage a été écrit par Jean-Baptiste DUROSELLE qui a été membre de l'Institut et Professeur d'histoire des relations internationales à la Sorbonne. Cette 12e édition a été réalisée avec le concours d'André Kaspi, Professeur émérite à la Sorbonne.

  • Cour d'assises, diplôme d'avocat, délit de tentative de faux et usage de faux, statut du détective privé, énergie hydroélectrique, affichage des prix, jerrican, tri sélectif, remembrement, pommes de terre Bintje, carottes râpées, vache Holstein, nouvelles races de chien... autant de dispositions qui nous viennent de l'Occupation allemande et sont passées par Vichy.
    Si à la Libération, avec le rétablissement de la légalité républicaine, la plupart des mesures de l'Occupation allemande furent abolies, certaines ont été maintenues et, avec elles, des habitudes nées de la guerre.
    Comment l'expliquer ? N'aurait-on gardé de ce régime autoritaire et répressif que ce qui relevait du quotidien ? L'affaire est complexe et chacun se fera son opinion.
    Ce livre exerce en quelque sorte un droit d'inventaire et, pour chacune de ces mesures ou dispositions qui sont restées, revient sur les raisons de leur conception et leur devenir aujourd'hui.
    Un défi passionnant, enrichi d'illustrations inédites.
    "Un livre qui fera date." Emmanuel Le Roy Ladurie

  • Marcel Ouimet est le seul reporter francophone à avoir couvert le jour J. S'il a relaté les événements liés au Débarquement et à la Libération à ses auditeurs de Radio Canada, il s'est confié de façon plus intime et "sans filtre" par le biais des lettres envoyées plusieurs fois par semaine à sa femme. De la plage de Bernières-sur-Mer le 6 juin 1944 au bureau d'Adolf Hitler à Berlin en mai 1945, il témoigne de ce qu'il a vécu au micro et dans ses écrits.
    L'auteur, lui-même reporter, nous présente ces documents écrits et photographiques en les recontextualisant, offrant au lecteur un matériau original et un point de vue tout à fait nouveau sur la libération de l'Europe. Il nous fait partager ce destin hors du commun ancré au coeur de l'histoire du Débarquement et del a bataille de Normandie.

  • Au mois de juillet 2019, l'Unesco va inscrire les plages du Débarquement au patrimoine de l'Humanité. L'occasion de revenir sur cet épisode qui constitue l'événement le plus marquant de la Seconde Guerre mondiale. Les auteurs, un reporter chercheur en histoire, et un dessinateur de presse, se sont associés pour nous raconter comment fut pensé le Débarquement de Normandie, la plus grande offensive de tous les temps, comment il s'est déroulé et ce qu'il en reste d'un point de vue mémoriel sans oublier le business fait autour du D-Day.
    Les dessins répondent aux textes de manière amusante et émouvante à la fois. La petite histoire côtoie toujours la grande, nous offrant des récits originaux et attachants, des anecdotes et des détails insolites, du Débarquement à la bataille de Normandie.
    Cet ouvrage, s'il peut susciter le sourire, voire le rire, a également vocation à provoquer l'empathie et  l'interrogation. Il peut aussi se lire comme un hommage à tous ceux, civils et militaires, qui ont participé à cet événement majeur de notre histoire.

  • La vie politique française depuis 1945, c´est celle de deux républiques, confrontées à des crises majeures - 1958, 1968... -, à un contexte international marqué par la guerre froide, la décolonisation, l´effondrement du bloc soviétique, enfin l´exacerbation des menaces terroristes. C´est aussi un paysage social et des données économiques en pleine mutation : croissance des Trente Glorieuses, chocs pétroliers et récession, explosions technologique et financière, mondialisation... Traversant ces vicissitudes ou ces révolutions, le personnel et les pratiques politiques ont changé eux aussi, pour répondre à la fois aux attentes de la société civile et aux défis du monde contemporain.

  • Plus que jamais, il est nécessaire de connaître le XXe siècle pour comprendre notre présent. Cet ouvrage, devenu un classique, propose en 47 fiches le panorama complet du monde depuis la veille de la Grande Guerre et jusqu'à l'entrée dans le IIIe millénaire. Il offre une vision globale exceptionnelle, qui croise les problématiques et les événements, les mécanismes politiques autant que culturels et économiques. La très riche cartographie de l'ouvrage permet de saisir aisément les rapports conflictuels ou pacifiques entre les acteurs étatiques et d'analyser les dynamiques d'intégration et d'exclusion qui marquent ce siècle.

  • Le monde depuis 1870 est destiné aux étudiants de premier cycle (Licence, Classes préparatoires aux grandes écoles, jusqu'à la préparation du CAPES) et peut également être prescrit aux candidats à des concours sciences-po et administratifs pour leurs épreuves d'histoire contemporaine.
    Soucieux de leur offrir une information claire et précise, ce livre retrace l'évolution politique, économique, sociale et culturelle du monde depuis l'expansion coloniale et la généralisation de l'industrialisation jusqu'à la mondialisation la plus récente. Il accorde une place significative à la France mais aussi aux mondes extra-européens dont la place évolue considérablement dans les relations internationales au cours de la période considérée.
    Ce manuel s'organise autour de trois temps forts :
    o COURS : les notions sont exposées avec un accompagnement pédagogique pour faciliter la compréhension et la mémorisation (définitions, biographies, cartes, points à retenir, dates clés et bibliographie commentée).
    o MÉTHODES : les méthodes de la dissertation et du commentaire de document (texte, statistiques, iconographie) sont présentées avec des exemples de sujets corrigés.
    o ATLAS : en fin d'ouvrage, un ouvrage tout en couleur propose les cartes essentielles.

  • Aux XIXe et XXe siècles, la France s'est affirmée comme une grande puissance coloniale (Maghreb, Afrique, Asie, Océanie). Elle a été marquée par une politique d'expansion inscrite dans son histoire politique, économique, culturelle. Cet ouvrage aborde les débats qu'elle a suscités : effets de ces politiques en Métropole et dans les pays colonisés, organisation, contrôle et exploitation de ces territoires, cultures ultramarines, interaction entre colonisateurs et colonisés, montée des mouvements d'indépendance... Ces questions montrent le poids d'un héritage toujours vivant où tabous, mémoires, identitarisme et troubles sociétaux n'en finissent pas de faire (re)vivre cette France colonisatrice.
    Afin de nourrir ces discussions et d'en apporter un écho, des parties thématiques confrontent les faits, leurs effets matériels, humains et culturels au cours de l'Histoire, et les héritages transmis au temps présent. Une large bibliographie est reliée à chaque chapitre, ce qui facilite son utilisation.

  • Allemagne, années 1930 : les nazis préparent leur accession au pouvoir. Dans la perspective des futures lois raciales de Nuremberg, ils s'intéressent tout particulièrement aux politiques ségrégationnistes mises en place aux États-Unis.
    Ironie de l'histoire, les nazis estimeront que la politique américaine va trop loin, notamment avec la loi « une seule goutte suffit » (ou « One-Drop Rule ») qui leur permet de classer les Africains-américains en citoyens de seconde classe. Les lois raciales nazies ont-elles été inspirées par ce « modèle américain » ?
    L'auteur, James Whitman, répond par l'affirmative, ayant mené une enquête détaillée sur l'impact américain lors de la mise en place des principales lois de Nuremberg, pièces maîtresses de la ségrégation antijuive du régime nazi. S'opposant à l'idée généralement défendue par les historiens que la politique de répression américaine n'aurait aucun lien significatif avec les lois raciales allemandes, l'auteur démontre dans cet essai que les nazis ont, au contraire, montré un grand intérêt, réel et soutenu, que ce modèle leur a servi de base dans l'élaboration de leur propre système de ségrégation.
    Cet essai nous fait comprendre, au-delà de l'histoire du Troisième Reich, l'influence de l'Amérique sur les pratiques racistes dans le monde.
     
    « Le livre de James Whitman est une belle leçon d'histoire », Johann Chapoutot, Professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne
    « Dans sa nouvelle histoire saisissante, Whitman retrace l'influence substantielle des lois raciales américaines sur le Troisième Reich », Jeff Guo, Washington Post

  • La collection Biographics vous fait découvrir les grands artistes et penseurs de notre histoire. À travers des infographies ludiques, chaque titre décrypte la vie et l'oeuvre d'une figure majeure qui a marqué à jamais notre culture.
    Vous savez sans doute que Jane Austen (1775-1817) est une romancière anglaise, dotée d'un humour cinglant et auteur du livre  Orgueil et préjugés.
    Mais savez-vous :
    - Qu'elle est la septième des huit enfants d'un ecclésiastique ?
    - Que tous ses romans ont d'abord été publiés anonymement ?
    - Que, contrairement à ce que laisse penser sa réputation d'écrivain romantique, on ne trouve de baiser amoureux dans aucun de ses livres ?
    - Qu'elle est toujours restée célibataire alors que la  majeure partie de son oeuvre questionne le mariage ?
    - Que ses romans ont été adaptés dans pas moins de 30 films ?
     
    Cette biographie visuelle de Jane Austen vous plongera au coeur de l'univers de l'auteure.

  • Constitué de 45 fiches ponctuées de grandes chronologies thématiques et illustrées de cartes inédites, de statistiques et de citations, ce livre propose le tableau très complet du XIXe siècle dans le monde. Il présente une analyse croisée des événements majeurs et des idées qui ont marqué ce siècle, charnière entre "Ancien Régime" et modernité. Il met en lumière les grands thèmes qui le caractérisent : colonisations, nationalismes, industrialisation, science, bouleversements des modèles de pensée politiques et religieux...

  • Quelles sont les causes de la Défaite de 1940 ? Le grand historien Marc Bloch écrivait en avril 1944 : « Le jour viendra [...] et peut-être bientôt où il sera possible de faire la lumière sur les intrigues menées chez nous de 1933 à 1939 en faveur

  • Histoire des Justes en France 3300 Français ont reçu le titre de Justes, sur près de 24 000 Européens - un sur sept. Le titre, décerné après enquête par l´institut israélien Yad Vashem, récompense ceux qui, n´étant pas juifs, ont sauvé au moins un juif au cours de la Shoah. Qui sont ces hommes et ces femmes ? On les a longtemps tenus pour des héros inconnus, voire anonymes, et la plupart le sont restés. Mais, depuis 2000, le 20 juillet est une journée d´hommage aux Justes de France et, en 2007, ils sont entrés au Panthéon. La France avait longtemps tiré fierté des résistants en armes, avant de réapprendre le poids de l´antisémitisme et de l´égoïsme dans les années 1940 : elle découvre aujourd´hui les Justes, dont la résistance a été civile, pacifique, humanitaire - et, souvent, spirituelle. Ils tiennent dans notre mémoire collective une place qui ne doit pas occulter la tragédie de la Shoah, mais rappelle qu´une autre France, aux côtés de celle de Vichy, a existé, forte de valeurs universalistes. Ce livre propose un portrait collectif des Justes. Certains ont été des héros solitaires, d´autres étaient portés par des milieux et même des lieux à forte personnalité. C´est peut-être la leçon de ce livre : dans la banalité du bien comme du mal, les hommes, au moment du choix, sont à la fois seuls et enserrés dans une multitude de liens. Patrick Cabanel est professeur d´histoire contemporaine à l´Université de Toulouse-Le Mirail et dirige la revue Diasporas. Histoire et sociétés. Il a publié notamment Juifs et protestants en France, les affinités électives XVIe-XXIe siècle (2004), Cévennes. Un jardin d´Israël (2004), Chère Mademoiselle... Alice Ferrières et les enfants de Murat, 1941-1944 (2010), et a codirigé Cévennes, terre de refuge, 1940-1944 (1987).

  • Cet ouvrage revient non pas sur la guerre d'Algérie  (qu'on appelait pudiquement à l'époque "les événements"), il existe sur ce sujet une abondante littérature, mais bien sur la mémoire et les commémorations liés  à ce conflit.
    Pourquoi cette mémoire reste-t-elle controversée jusqu'à nos jours? En raison des liens particuliers unissant la France à ce pays, département français depuis 1830? Peut-on et doit-on commémorer cette guerre?
    L'auteur apporte son éclairage sur la question en s'interrogeant et en nous interrogeant sur cette "impossible commémoration". Preuve en est, le choix par le président Hollande du 19 mars, date des accords d'Evian et du cessez-le-feu, qui a fait polémique (la guerre a  continué malgré  ces accords et ce pendant deux ans encore). La date du 5 décembre avait aussi été avancée, celle du 25 septembre concernant aussi les Harkis.Ces commémorations officielles de la guerre d'Algérie sont selon l'auteur  un excellent moyen pour comprendre le traumatisme que furent ces combats, sa mémoire enfouie et ses non-dits dans un pays aujourd'hui en quête identitaire. Elles permettent de revenir sur le rapport entre histoire et mémoire et de mieux comprendre comment une nation se construit à travers les lectures et les perceptions de son histoire, mais aussi ses rituels commémoratifs.Tour à tour instrumentalisée ou mal perçue de la part des Français, cette mémoire est au coeur des débats actuels, comme le rappelle cet essai.
     

  • La République des libertés, le parlementarisme triomphant : la France des débuts de la IIIe République (1870-1896) fonde véritablement le modèle républicain, définissant une tradition et une culture politiques. Mais le fonctionnement du régime est fait aussi de crises : le boulangisme, Panama, l'affaire Dreyfus... Après un « faux départ », agité, une fausse République (Thiers et l'Ordre moral), les véritables républicains font la conquête du régime. La société ? une nombreuse « classe moyenne », une relative société de consommation ; le livre mesure la ruralité du pays et la lenteur des transformations sociales, s'interroge sur l'étendue du consensus social que les grèves remettent visiblement en cause. Plus tard, quand se seront effondrés plusieurs des supports sociaux ou intellectuels du régime, quand les armées auront été brusquement et totalement vaincues par l'envahisseur, le discrédit atteindra « la Troisième » dans ses hommes et ses oeuvres.

  • La Seconde Guerre mondiale a-t-elle été tout entière en germe dans la façon dont s'est déroulée et conclue la première ? Y a-t-il eu un enchaînement irréversible des faits ayant produit Hitler et Staline et qui relient, sans changement possible, la « paix dictée » de Versailles et l'affrontement entre les démocraties et les totalitarismes ?
    Si l'histoire n'est pas déterminée par la manière dont a été mis en place en 1919 le nouvel ordre international, ceux qui ont installé le système ont pu générer en même temps la possibilité de le détruire, et avoir une responsabilité dans le déroulement des faits aboutissant aux agressions hitlériennes de 1938-1939. Ce problème du rapport entre l'enchaînement causal des faits et leur contingence est au centre de ce livre consacré aux relations internationales de l'entredeux- guerres, une période ponctuée d'événements dramatiques et qui s'achève par un conflit qui deviendra planétaire.

  • Si l'histoire de la Seconde Guerre mondiale sur le continent européen a été largement étudiée et commentée, elle reste mal connue pour le Maghreb. Le sujet est pourtant passionnant et soulève de très nombreuses questions  : quels étaient les enjeux stratégiques pour les puissances de l'Axe en Tunisie, sous protectorat, au Maroc, où la France est aux prises avec les nationalistes, ou encore en Algérie, alors département français  ? Et quelles étaient les visées du Reich  ?
    L'ouvrage, très documenté, présente le contexte politique, social mais aussi culturel de la région. Il dépeint l'accueil fait à la politique française et aux lois de Vichy, dans cette région multiculturelle et multiconfessionnelle, puis à l'installation des partisans gaullistes à Alger, mais aussi le réveil des mouvements nationalistes dans les trois pays du Maghreb.

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