Langue française

  • Cet atlas historique des Temps modernes présente en 46 fiches les phases essentielles d'une longue période qui va de la fin du XVe siècle à 1815. S'appuyant sur les repérages chronologiques et spatiaux, il décrit les caractéristiques et les mutations des nations et des régions, à l'échelle mondiale. Cet outil de référence donne les indications fondamentales sur une période souvent jugée complexe et permet une rapide remise en place des événements et des enjeux au niveau mondial. L'ensemble des aspects - politique, culturel, économique, religieux - est ici exposé et expliqué et permet de comprendre notre monde contemporain.
    Un index des thèmes, des noms propres et des lieux, facilite la compréhension de la période.
    Des pistes bibliographiques à la fin de chaque fiche permettent au lecteur d'approfondir les thèmes abordés.
    - Un ouvrage en deux couleurs
    -  44 cartes originales
    -  des généalogies, des chronologies, des plans, des graphiques et tableaux

  • La guerre de Trente ans (1618-1648) fut le plus grand et le plus important des conflits qui ont marqué l'Europe moderne. Son échelle, sa durée et l'intensité des violences lui ont donné un caractère singulier. Structurellement, il ne s'agissait pourtant que d'une partie d'un affrontement plus large qui opposait les deux branches de la dynastie des Habsbourg à leurs nombreux adversaires.
    Cet ouvrage propose une synthèse claire et détaillée des différentes phases de ce conflit. Il explique la naissance et l'évolution de la guerre de Trente Ans en donnant à son centre de gravité (le Saint Empire) germanique tout le poids qui lui revient, mais en l'analysant dans son contexte européen, voire mondial. Il interroge son caractère spécifique, entre guerre de Religion, guerre civile et guerre entre Etats. Outre les développements politiques et diplomatiques de la période, il s'attache également à décrire les impacts d'un conflit qui marquera en profondeur les Etats (politiquement et économiquement) comme les populations, confrontées aux violences guerrières.
    Enfin, il montre comment le traité de Westphalie qui clôt le conflit est l'acte fondateur de l'Europe moderne, en constituant un espace et une communauté politique, de l'Espagne jusqu'à la Suède, en y intégrant ou, au moins, en y associant l'Angleterre et la Russie. Car c'est bien la guerre de Trente ans qui a établi cette Europe en formulant des règles du jeu (et de la guerre) qui valaient pour tous et en faisant naître la nécessité d'un équilibre entre les royaumes.
    Des cartes, des illustrations et des généalogies complètent le volume.

  • Cet ouvrage s'attache à dépeindre les campagnes françaises entre le xvie  siècle et la période révolutionnaire. Très divers, le monde rural connaît alors de profondes mutations avec le développement des liens tissés avec les villes, la croissance urbaine et l'affirmation de l'État, ainsi que le bouleversement des cadres hérités du Moyen  Âge -- famille, communauté villageoise, paroisse ou seigneurie. L'auteur décrit aussi une époque d'évolutions des techniques agraires, du choix des cultures et de leur impact sur le paysage, mais aussi des stratégies économiques adoptées, selon les cas, pour survivre ou pour consolider son statut social.
    L'alimentation, l'habitat et les objets du quotidien permettent également d'appréhender les conditions d'une vie le plus souvent laborieuse, interrompue par des pauses à l'origine d'une sociabilité spécifique. La guerre, les crises démographiques, les risques ébranlent ce fragile équilibre et montrent la vulnérabilité des sociétés rurales. Mais face à l'adversité peuvent naître des «  émotions  » populaires, qui se déclinent en révoltes puis par une forte implication dans la Révolution.

  • La Révolution française est ici revisitée à la lumière des recherches novatrices qui ont vu le jour depuis vingt ans. L'ouvrage est ordonné selon un plan qui, tout en respectant le récit chronologique, insiste sur certains aspects thématiques. Deux approches ont été particulièrement privilégiées : d'une part, la Révolution est saisie comme une rupture politique majeure, fondamentale pour la construction de la démocratie en France ; d'autre part, elle est replacée dans son environnement international à travers ses singularités et ses influences dans le monde de la fin du XVIIIe siècle.
    Cet ouvrage, panorama clair et complet, donne à voir et à comprendre l'un des événements majeurs de l'histoire universelle.

  • Au coeur de la réflexion sur la Révolution française, la «  terreur  » constitue une véritable énigme.
    Comment cette révolution, qui promeut les Droits de l'Homme, entend réformer la justice au nom des Lumières et convaincre ses opposants par la seule force de la Raison, en vient-elle à mettre en oeuvre une terrible répression contre ses adversaires  ? La guillotine, initialement conçue pour être un symbole d'humanisation de la peine capitale, devient ainsi un redoutable instrument d'élimination politique et marque en profondeur l'image de la Révolution, mais aussi celle de la France dans le monde.
    Fruit d'un prétendu «  système  » inventé par les vainqueurs de Robespierre, la Terreur est ici saisie dans toute sa complexité, notamment dans ses liens avec l'état d'exception et le Gouvernement révolutionnaire. Cet ouvrage a pour ambition de livrer des éléments factuels et des réflexions qui permettront de comprendre comment ce phénomène de la «  terreur  » a pu aussi durablement ternir l'image et le souvenir de la Révolution française.
     

  • Cette synthèse sur la France dans l'Europe des Temps modernes, destinée à un public d'étudiants de niveau licence, propose un tableau complet et accessible de cette longue période.
    Découpé en trois grandes parties (XVIe s., XVIIe s., XVIIIe s.), l'ouvrage présente les aspects les plus variés de la France dans son ancrage européen : pouvoirs, conflits, diplomatie, sociétés, religion, économie, culture...
    Par sa structure didactique et son style simple et clair, cet ouvrage répond aux besoins des étudiants commençant l'étude de l'histoire moderne. Avec la mise en lumière des aspects constitutifs de chaque siècle, l'insertion en marge d'illustrations, de citations ou de courts textes et une bibliographie dédiée, chacun des chapitres constituera comme une fiche, pratique et complète.
    Tout en abordant les sujets classiques de l'histoire moderne (construction des Etats, crises religieuses, sciences, guerres, grandes découvertes...), l'ouvrage intègre les réorientations récentes de la recherche. En présentant les éventuels débats historiographiques actuels, il appuiera le cours et donnera un maximum d'informations sur les questions traitées. Un cahier de cartes en quadrichromie, un important dossier méthodologique et des annexes fournies compléteront ce volume.

  • Les femmes dans la France moderne : XVIe-XVIIIe siècle Nouv.

    Loin d'imposer une vision figée et réductrice de la condition féminine, cet ouvrage offre une étude précise et vivante du sujet, dégage de belles figures, célèbres ou anonymes, et dessine une image toujours plus nette des Françaises des temps modernes.
    S'inscrivant dans la problématique des recherches récentes sur l'histoire des femmes et du genre, il examine la place et le rôle des femmes ainsi que leurs relations avec les hommes, dans les sphères familiale, sociale, économique, politique, religieuse, culturelle. Si les Françaises semblent être réduites à l'état d'épouse et mère, surgit une réalité plus complexe, faite de résistances, d'arrangements, d'échappées individuelles et collectives.
    En s'intéressant aux événements et mutations qui, de la Réforme protestante à la Révolution française, ont marqué la France des XVIe-XVIIIe siècles, l'auteur rappelle que les femmes y ont participé, que l'Histoire est mixte, que les représentations et les rapports hommes-femmes ne sont pas immobiles et que, lentement et non sans mal, l'idée d'égalité chemine au cours de ces trois siècles.

  • « Avec la Méditerranée, j'ai pris le large, j'ai visité avec ravissement à peu près tous les pays et tous les dépôts d'archives de Méditerranée. Cela m'a pris une vingtaine d'années. »
    Ce premier volume suit pas à pas les genres de vie qu'imposent aux hommes de Méditerranée la nature et les héritages de civilisation. Grands propriétaires des plaines et leurs paysans asservis, montagnards pauvres mais libres, peuples des marins, des pêcheurs et des corsaires, nomades du désert, immenses troupeaux des transhumances entre plaine et montagne, bêtes de somme et chariots, mers animées à la belle saison et désertées chaque hiver quand les vents mettent en péril voiliers et galères - telle nous apparaît la Méditerranée du XVIe siècle, toujours au bord de la disette, misérable et cependant richissime, à la croisée des routes du grand commerce mondial.

  • « Avec la Méditerranée, j'ai pris le large, j'ai visité avec ravissement à peu près tous les pays et tous les dépôts d'archives de Méditerranée. Cela m'a pris une vingtaine d'années. »
    Le deuxième volume de La Méditerranée est consacré aux économies et aux sociétés. Tout au long du XVIe siècle, la Méditerranée, bien qu'envahie par les bateaux du Nord, reste la puissance économique prééminente : l'or et l'argent que déversent en Espagne les mines d'Amérique aboutissent dans les mains de banquiers italiens, maîtres du crédit à travers toute l'Europe. Cependant, la Méditerranée partage les difficultés de sociétés en crise dans une montée à la fois d'inflation, de banditisme, de guerres civiles et religieuses - un destin commun aux deux civilisations qui la divisent : Islam et Chrétienté.

  • L'histoire politique à l'époque moderne est faite de guerres que leur grand nombre rend confuses en apparence. Le but de ce livre est donc avant tout de donner un tableau simple et clair des conflits qui ont façonné l'Europe alors qu'émergent des États qui cherchent à affirmer leur puissance par les armes et la diplomatie.
    Il ne s'agit pas simplement de recenser guerres et batailles, mais surtout de souligner les grands enjeux, dynastiques, territoriaux, politiques ou religieux. Les principaux affrontements sont analysés, en montrant comment ils ont modifié des équilibres aussi fragiles que complexes. Cette histoire des relations internationales ne saurait ainsi se limiter aux rivalités entre les grandes monarchies d'Occident, mais intègre l'ensemble des acteurs européens, de l'Empire ottoman jusqu'au Portugal, sans négliger le poids alors considérable de l'Europe du Nord et de l'Est.
    Le découpage chronologique proposé permet de considérer une longue période, depuis les grands bouleversements politiques du XVe siècle jusqu'à la veille de la Révolution française. Des cartes et des généalogies fournissent les éléments nécessaires à une rapide compréhension des événements.

  • Qu'est-ce que le 17e siècle ?
    Depuis longtemps déjà, les historiens cherchent, au-delà des récits traditionnels de l'histoire politique, les réalités plus complexes d'une histoire totale. Totale parce que, ne se limitant plus à la seule Europe, voire à la seule France, elle veut faire leur place légitime aux autres continents. Totale parce que, sans négliger l'événement, elle entend mettre l'accent sur toute la vie du passé, s'efforçant d'en éclairer tous les aspects.
    Ce « nouveau » 17e siècle, ne peut se ramener à une image simple, pas même celle du Roi-Soleil. C'est à la fois le siècle de Cromwell et de Louis XIV, des procès de sorcellerie et de Descartes, de Calderon et de Racine, de Rubens et de Rembrandt, et aussi d'Aureng-Zeb et de K'ang-hi, des « réductions » jésuites et des débuts de la traite des Noirs. Siècle foisonnant, complexe, comme la vie même.

  • Si la dernière décennie de croissance a vu naître le concept très à la mode d'afro-optimisme, on ne peut éluder le fait que l'Afrique abrite toujours près de 400 millions de personnes vivant dans une extrême pauvreté et qu'elle ne compte que très peu dans l'économie mondiale.
    Ce livre s'adresse aux jeunes générations qui, dans dix ans, gouverneront l'Afrique. Face aux défis de la globalisation, du changement climatique et de la pression démographique, Ibrahim Assane Mayaki donne les clés aux futurs dirigeants pour bâtir une unité panafricaine, renforcer les institutions et réussir la juste intégration du continent dans la mondialisation.
    Préface de Olusegun Obasanjo

  • L'époque moderne est une période particulièrement importante dans l'histoire des sciences occidentales. 
    De la Renaissance aux Lumières, on assiste en Europe à une transformation remarquable des pratiques savantes qui se traduit par l'émergence de nouveaux savoirs, dont savants et philosophes, à la fin du XVIIIe siècle, se plairont à dresser l'inventaire, afin d'attester la réalité d'un progrès que nul ne remet alors en question. 
    À ce processus ont contribué tous ceux que l'on tient pour les « pères » de la science moderne : Copernic, Paracelse, Kepler, Galilée, Descartes, Newton, mais aussi Bacon, Pascal, Maupertuis ou Lavoisier. 
    Mais plus qu'à ces « grands hommes » qui focalisent sur eux l'attention des historiens, c'est à l'analyse de cette « révolution » que veut se consacrer cet ouvrage en la resituant au sein d'une configuration globale, aux multiples composantes contextuelles, philosophiques, religieuses, sociales et politiques. 

  • Les Thermidoriens et Le Directoire, ces deux synthèses magistrales de l'historien Georges Lefebvre (1874-1959), illustrent l'importance de celui qui a marqué l'historiographie de la période révolutionnaire. Après sa célèbre étude sur La Grande Peur de 1789, il poursuit son oeuvre avec les temps postrévolutionnaires.
    Georges Lefebvre renoue ici avec le récit historien érudit et chronologique classique. Mais parce qu'il renouvelle vigoureusement la présentation de cette deuxième partie de la Révolution, trop souvent négligée, ces textes fondateurs demeurent toujours d'actualité.
    Texte présenté par Jean-Clément Martin, Professeur émérite à l'Université Paris 1- Panthéon Sorbonne, ancien directeur de l'Institut d'Histoire de la Révolution française.

  • Peuplée de 80% de paysans dans des frontières qui tendent à devenir celles d'aujourd'hui, sous un régime politique qualifié de monarchie absolue, la France de l'Ancien Régime nous a légué d'importants héritages. Ce dictionnaire s'adresse à tous ceux qui entreprennent des études historiques, artistiques ou littéraires concernant la France des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Il est également destiné à tous ceux qui s'intéressent à cette époque. Son objectif est de définir les notions essentielles que l'on peut rencontrer au détour d'un cours, d'une lecture ou de la consultation de documents d'époque. Il offre un outil de travail essentiel grâce à des définitions claires et synthétiques tenant compte du dernier état de la connaissance.Les thèmes développés concernent aussi bien la société (cour, paysans, privilèges...), la culture et les mentalités (académies, enseignement, sexualité...), la religion (pèlerinages, jansénisme, diable...), la population (registres paroissiaux, crises démographiques, famille...), l'économie (travail, transports, physiocratie...), les finances (impôts, chambres des comptes, tontines...), les sciences et techniques (médecine, astronomie, ingénieur...), que la monarchie (absolutisme, parlements, intendant...).Sous la direction de Robert MUCHEMBLED est professeur à l'université de Paris-Nord (Paris XIII).Anne CONCHON est maître de conférences en histoire moderne à l'université de Paris I-Panthéon-Sorbonne. Elle a publié Le péage en France au XVIIIe siècle. Les privilèges à l'épreuve de la réforme (2002).Bruno MAES est maître de conférences en histoire moderne à l'université de Reims. Il a publié Le roi, la Vierge et la nation. Pèlerinages et identité nationale entre guerre de Cent Ans et Révolution (2002).Isabelle PARESYS est maître de conférences à l'univ. de Lille 3-Charles-de-Gaulle où elle enseigne l'histoire moderne. Elle a publié Aux Marges du royaume. Violence, justice et société en Picardie sous François Ier (1998).

  • Retrace l'histoire religieuse de la France, depuis le temps des réformes jusqu'à celui de la Révolution. La partie "Analyse et synthèse" est organisée selon la logique à la fois thématique et chronologique. Le récit des événements est éclairé par une historiographie récente, attentive à la sociologie des acteurs, à l'histoire culturelle et au rôle du politique.

  • Proposer une approche historique à la fois précise et synthétique des Lumières françaises. Tel est le projet de cet ouvrage. L'auteur propose d'articuler dans son texte histoire des idées et histoire culturelle afin de dégager les grands espaces de mutations de ce phénomène qui a abouti à la Révolution française.

  • Une analyse des réalités de la vie conjugale (le mariage, la famille conjugale, les problèmes de la sexualité, l'enfant, la limitation du nombre des enfants) qui conduisent à une nouvelle lecture de la société d'Ancien Régime. Nouvelle présentation et ajout d'une bibliographie commentée sur les derniers ouvrages parus sur le sujet.

  • Comment la France est-elle devenue une grande puissance militaire, la première sur terre et sur mer sous Louis XIV ?
    Trois siècles durant, un effort colossal a été exigé du royaume par les monarques Bourbon pour former, équiper et entretenir armées et flottes. De ce gigantesque investissement humain, financier, matériel, technologique, logistique et réglementaire sont nés des régiments, des forteresses, des vaisseaux soutenus par un formidable appareil productif fait d'ateliers, de forges, d'arsenaux utilisant les ressources du vaste royaume terrien mais aussi celles d'autres pays.
    C'est l'histoire de ce grand chantier, qui a mobilisé autour du roi « absolu » le concours de tous ses sujets, que nous raconte ici Olivier Chaline.
    Et si la grandeur de la France avait été, davantage et plus longtemps qu'on ne l'imagine, le résultat d'un élan conjoint ?

  • Onze historiens et philosophes s'interrogent sur l'émergence du concept d'opinion publique dans cette Europe éclairée, où l'on a cru, à tort ou à raison, qu'à la doctrine publique émanant d'une autorité religieuse identifiable, on pouvait et on devait substituer une raison publique par essence incompatible avec tout dogmatisme et procédant des facultés individuelles. Les auteurs proposent au lecteur une double approche.
    Le premier volet de cette enquête est essentiellement historique : il s'articule autour de thèmes majeurs comme la production et le contrôle de l'opinion publique dans les grandes monarchies de l'Europe moderne, ou encore l'attitude de groupes sociaux, comme les économistes ou les parlementaires, qui éprouvent le besoin de justifier leur action ou leurs positions intellectuelles en invoquant « l'opinion publique ».
    Le second volet, plus philosophique, se focalise sur le concept lui-même. Quelle définition peut-on donner de l'opinion publique ? Quelle fonction est-elle appelée ou non à jouer pour assurer la cohésion d'une société ? Pourquoi tabler sur elle plutôt que sur la vertu civique ou la foi religieuse ? Si on suit ici sa vigueur à l'époque des Lumières, c'est autour de la Révolution que ces questions prennent une intensité particulière...

  • La France de l'an mil est celle des chevaliers et des miracles. Les seigneurs de châteaux, les princes de petites régions ont un peu éclipsé les rois, et il semble par moments que les saints, grands faiseurs de miracles, portent ombrage à Dieu lui-même. Les uns et les autres, violents et vindicatifs, s'opposent, nouent et dénouent des alliances, occupent enfin tout l'espace social.Leur idéologie, leurs ambitions, sont-elles si divergentes ? Faut-il croire, comme on nous l'a enseigné, qu'à des chevaliers mal dégrossis et prompts à régler leurs querelles par l'épée, l'Église aurait appris peu à peu la civilisation des moeurs, la canalisation des pulsions, la paix et la charité ?À lire les récits du temps, les chroniques et les hagiographies, ces histoires de batailles, de miracles, d'exorcismes et d'anathèmes qui forment tout l'horizon culturel des hommes de l'époque, il semble plutôt que les seigneurs et les saints, avec ou sans la bénédiction divine, aient en fait combattu côte à côte, pour assurer et maintenir la domination d'une certaine caste, la même, la leur, sur la population paysanne. En somme, si le système féodal a pu durer, c'est parce qu'il était chrétien, c'est parce que la religion, dans ses pompes et ses oeuvres, est venue prêter son concours à un ordre politique très peu respectueux des commandements divins.Dominique Barthélemy a été l'élève de Georges Duby et de Pierre Toubert. Il est revenu sur la question de la mutation de l'an mil, à partir de sa thèse sur La société dans le comté de Vendôme, de l'an mil au XIVe siècle (Fayard, 1993). Il enseigne comme directeur d'études à l'École Pratique des Hautes-Études (IVe section) depuis 1994 et comme professeur à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV) depuis 2000. Les essais réunis ici prolongent deux ouvrages publiés chez Fayard : La mutation de l'an mil a-t-elle eu lieu ? (1997) et L'an mil et la paix de Dieu (1999).
    La chevalerie du Xe siècle, vue de Reims. Comment faire la guerre féodale. Les mésaventures de l'honneur. Saint Géraud, sainte Foy et la chevalerie d'Aquitaine. L'ordre seigneurial autour d'Aurillac. D'Odon de Cluny a la paix de Dieu. Sainte Foy de Conques et les violences de l'an mil. Les faveurs de la sainte aux chevaliers. Saint Benoît entre les chevaliers et les serfs. Un saint moralisateur et conformiste. Adrevald et les distinctions sociales. Les moines de l'an mil et leurs adversaires nobles. Noblesse et servage en l'an mil. Raoul Tortaire et la voix des serfs. Saint Arnoul face aux démons de la vengeance. Le travail social d'un saint homme. Une campagne de pacification en Flandre (1083). Épilogue - trente ans après. Le bon usage des jugements de Dieu. Pour l'histoire d'une vraie mutation. Une documentation exceptionnelle. Les débats du XIe siècle. Après 1100, le recul des jugements de Dieu. Les vengeances du roi. Louis VI et son mythe. Les campagnes de Louis VI. Louis VI, Suger et les trois ordres.

  • Les châteaux sont autant de livres d'histoire. S'y lisent sur leur façade, bien souvent, des siècles d'évolution architecturale. Chaque génération voulant moderniser la demeure ancestrale à l'intérieur comme à l'extérieur. Ils sont aussi des lieux de pouvoir comme le signifient chartriers et terriers, symboles de la domination exercée sur les communautés villageoises. Ce pouvoir sur les hommes s'étendait d'ailleurs symboliquement sur la nature, comme l'expriment les jardins, véritable trait d'union entre le minéral et le végétal.
    Mais les châteaux, ce sont aussi des sociabilités, un genre de vie, une culture découverte au rythme des parties de chasse, des fêtes ou de ces pièces théâtrales où se représentait une société. Ce côté de Guermantes de l'historien est un peu tout cela.
    /> Ce livre restitue toute la réalité d'un patrimoine français dans sa diversité sociale chronologique et régionale entre la Renaissance et la veille de la Révolution. Qui irait prétendre que l'on vivait de la même manière dans l'Anet de Diane de Poitiers, le Clagny de Madame de Montespan ou le Bellevue de Madame de Pompadour ? Qui pourrait penser que la vie était identique dans les folies péri-urbaines ou les manoirs bretons où nous guident successivement le comte de Bastide puis Chateaubriand ?
     
    Michel Figeac est Professeur d'Histoire Moderne à l'Université Michel de Montaigne Bordeaux 3. Il est notamment l'auteur de L'automne des gentilshommes (Champion, 2002) et de Destins de la noblesse bordelaise (Fédération Historique du Sud-Ouest, Bordeaux, 1996).
    La diversité castrale à l'époque moderne. Les grandes phases de construction : un palimpseste architectural. Château, statut social et niveau de fortune : un reflet des hiérarchies sociales. La dimension régionale de la diversité castrale. Château et pouvoir. Le château, lieu d'autorité. Château et vie économique. Pouvoir et nature : l'art des jardins. La vie de château. Les transformations spatiales du château. L'aménagement intérieur ou les métamorphoses d'un art de vivre. La vie de château.

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