Armand Colin

  • Ma dose quotidienne d'histoire : 365 notions d'histoire Nouv.

    La collection «  Ma dose quotidienne  » vous embarque pour un tour du monde de l'histoire en 365 jours ! Au fil des pages, retrouvez les dates clés et les personnages connus ou anonymes les plus marquants.
    Qui a été le grand perdant de la ruée vers l'or  ? comment s'est réellement déroulée la bataille de Marignan  ? quelles ont été les causes de la crise de la tulipe en Hollande  ? qu'est-il arrivé à la reine Brunehaut  ? De Clovis à Charles de Gaulle, en passant par Bagdad et São Polo, Marc Lefrançois vous racontera comment les batailles, les découvertes ou les alliances ont façonné notre histoire.
    Ponctué d'anecdotes ou de citations édifiantes, ce livre est à dévorer d'une seule traite ou à picorer en fonction de vos envies  !

  • Comment et pourquoi Hitler, parti de rien, a-t-il réussi à s'imposer sur la scène politique allemande ? Cet ouvrage d'un grand spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et d'Adolf Hitler, dépeint six années fatidiques durant lesquelles un médiocre soldat opportuniste est devenu un démagogue redoutable et a fondé une idéologie qui allait nourrir le parti nazi et le porter à la tête de l'Allemagne en 1933.
    Ce portrait original et captivant donne à voir la genèse d'un dictateur, au sein d'un monde bouleversé par la Grande Guerre et éclaire d'un jour nouveau ces années durant lesquelles se sont construits la pensée, l'image, l'habileté politique et le pouvoir de Hitler.
    Loin des clichés,  documenté et intelligent, l'ouvrage de Thomas Weber  nous propose de découvrir la tragique métamorphose de celui qui allait bouleverser le monde à jamais. 

  • Et si la formation de l'Empire romain résultait autant de ses victoires que de ses défaites ?
    Dans cet ouvrage, Pierre Cosme retrace le récit de dix batailles romaines parmi les plus emblématiques. Ces batailles sont passées à la postérité parce qu'elles ont représenté de véritables tournants dans l'histoire du monde romain. Chaque chapitre permet au lecteur de mieux saisir ce qui a rendu la bataille évoquée décisive. Une telle approche mettra également en évidence certaines originalités de l'histoire militaire romaine.
    Alors que les légions de Rome sont volontiers présentées comme invincibles, le livre aboutira à une vision plus nuancée de la formation de l'Empire romain, qui n'a pas été un phénomène continu et irréversible. Mais il abordera aussi, par le biais militaire, deux questions qui font depuis longtemps l'objet de débats incessants : la place des barbares dans l'armée romaine et la disparition de l'Empire en Occident.

  • Toute la culture générale, de l'Antiquité au XXIe siècle, en 150 entrées !
    Stoïcisme, art étrusque, orthodoxie, Aristote, architecture baroque, Galilée, migrations, Dante, jansénisme, surréalisme, laïcité, amour courtois, Heidegger, choc des civilisations, Stuart Mill, chiites et sunnites, Vermeer, construction européenne, shintoïsme, pop art, crise pétrolière, Confucius, séries télévisées, Sartre, transhumanisme... n'auront plus de secrets pour vous.
    Un panorama complet de la culture occidentale à travers six domaines : Histoire, Religions, Philosophie, Littérature, Arts, Sciences - et neuf périodes :
    Grèce - Rome et les monothéismes - Moyen Âge - Renaissance et l'époque moderne - XVIIe siècle ou l'âge classique - XVIIIe siècle et les Lumières - XIXe  siècle - XXe  siècle - XXIe siècle.
    Cette 5e éd. propose une actualisation des connaissances sur le XXIe siècle.
    Pour cette nouvelle édition, de nouvelles rubriques viennent compléter toutes les entrées pour apporter plus de dynamisme à la lecture dans une maquette revue pour plus de clarté.

  • Avec les découvertes portugaises du XVe  siècle, le monde atlantique devient un creuset où se rencontrent des capitaux, une demande et un imaginaire européens  ; une main-d'oeuvre en Afrique et des ressources à exploiter en Amérique. Cette convergence inédite génère différents phénomènes  : le colonialisme, le développement économique et commercial, mais aussi d'importantes migrations, volontaires ou contraintes, et constitution de nouvelles identités. L'océan Atlantique devient ainsi un espace unique de circulations, d'échanges, d'interactions, pacifiques ou violentes, et donc d'ouvertures, pour le meilleur ou pour le pire, vers des horizons lointains.
    Loin des polémiques et tout à fait inédit, cet ouvrage permet de saisir de manière globale la nature, la diversité et l'ampleur des bouleversements qui affectent le monde atlantique sur quatre siècles, jusqu'aux élans révolutionnaires de la fin du XVIIIe siècle, et comment est née une véritable identité atlantique, faite de confrontations autant que d'échanges et de partage.
     

  • Le destin de Babel : une histoire européenne Nouv.

    À l'image des constructeurs de la tour de Babel, les populations européennes furent marquées du sceau de la diversité.
    Depuis l'invention de l'Europe par les Anciens, l'histoire du continent a été rythmée par de grandes pulsations entre unité et divisions. Les principes qui pouvaient faire son union portaient souvent en eux les germes de sa désunion  : la chrétienté était grosse de schismes, les «  Lumières  » l'étaient de l'affirmation des nations, et la suprématie de l'Europe des rivalités entre ses puissances. La République des Lettres et l'Europe des Lumières se sont disloquées dans de terribles conflits, jusqu'aux grands massacres du xxe  siècle qui ont fait de l'Europe le continent des ténèbres. Malgré une aspiration à l'unité et des rêves de «  paix perpétuelle  », l'histoire de l'Europe s'est largement écrite «  par le fer et par le sang  ».
    Une réflexion globale sur cette histoire, non seulement politique et sociale mais aussi culturelle, de l'Antiquité à nos jours, permet de comprendre la difficile construction de l'unité de l'Europe et d'une identité européenne, alors même que les identités se fondent généralement sur la démarcation, voire le rejet de l'altérité.

  • Débouchant directement sur l'actualité la plus immédiate, cet ouvrage présente une synthèse globale des relations politiques internationales depuis 1945.La fin de la Deuxième Guerre mondiale marque une césure majeure dans les rapports entre nations. Face au déclin des États européens, on assiste à l'ascension des États-Unis et de l'Union soviétique, qui visent à constituer autour d'eux des blocs homogènes. Tandis que se développe la guerre froide, les peuples colonisés s'émancipent de la tutelle de l'Europe. Il n'y a plus guère de lieu sur la planète qui ne participe peu ou prou aux relations internationales.Des années 1960 aux années 1980, le monde bipolaire fait place à un monde multipolaire, où aux lieux traditionnels de conflits s'ajoutent de nouveaux terrains d'affrontement et de nouveaux enjeux.
    Les événements révolutionnaires des années 1989-1991 mettent un terme à la guerre froide. Dominée par l'hyperpuissance américaine, la communauté internationale est à la recherche d'un nouvel ordre mondial que le 11 septembre 2001 rend encore plus improbable.
    Le début du XXIe siècle est marqué par le phénomène de la mondialisation et l'ascension des puissances émergentes, en particulier de la Chine. Loin des espoirs de paix de la décennie 1990, les défis à l'ordre international replongent le monde des années 2010 dans un cycle de tensions et de violences. 

  • L'armée romaine nous est familière à travers péplums ou bandes dessinées, textes classiques, visite  de sites antiques... Cet implacable outil de conquête et de civilisation, auquel l'Europe notamment doit largement ses contours reste un objet de fascination.
    Afin de restituer la réalité de l'armée romaine, cet ouvrage analyse l'évolution des institutions militaires romaines mais s'attache aussi à donner corps à ce que fut cette armée, en présentant  les soldats qui, au-delà d'un instrument de conquête, ont également contribué à la diffusion du mode de vie romain, à la bonne marche de l'administration de l'Empire, mais aussi à la circulation des idées et des croyances.

  • Jamais peut-être les sciences se rapportant à l'univers biblique n'auront suscité autant de recherches, de débats et de polémiques, touchant un très large public à travers le monde. L'archéologie, notamment, a fait des progrès considérables, apportant sans cesse de nouveaux éclairages sur le monde et le peuple qui ont produit - et qu'a produit - la Bible. 
    Mais toutes ces perspectives ouvrent de nouvelles réflexions, bien plus larges, sur le sens même du message biblique : qu'en reste-t-il sous les fourches caudines de la Science ? La Bible ne risque-t-elle pas de se figer ou de s'assécher lorsqu'on la coupe trop radicalement de la tradition, pour en faire un simple sujet d'étude ? Au-delà de la Bible, que savons-nous réellement de la civilisation qui l'a fait naître ? Sur quels socles historiques et identitaires les Hébreux se sont-ils constitués en nation ? Comment ont-ils surmonté les défaites militaires et les processus d'acculturation ? 
    Par une vision autant chronologique que thématique, en élargissant le champ aux voisins, partenaires ou ennemis du peuple d'Israël, et en repoussant bien des a priori, cette étude replace cette civilisation dans son temps, en dégageant ce qu'elle a à apporter au nôtre.

  • Byzance : l'Empire romain d'Orient Nouv.

    L'Empire romain d'Orient a vu le jour sur les rives du Bosphore, lorsque Constantin, premier empereur chrétien, fonda la nouvelle Rome, Constantinople. Pendant un millénaire, dans la continuité avec les institutions romaines, une civilisation brillante s'y est développée, au carrefour de l'Europe et de l'Asie.
    Elle a ainsi participé à la formation de l'Europe moderne, en conservant un État qui, ailleurs, s'était décomposé, en transmettant le droit, en maintenant tant bien que mal des relations avec le monde méditerranéen chrétien et musulman. Mais surtout, malgré les crises, elle a forgé un modèle politique, celui de la monarchie de droit divin.
    Byzance a laissé un triple héritage, temporel, qui passa aux Turcs, spirituel, qui resta aux peuples orthodoxes, et intellectuel, dont profita surtout l'Occident. Politique, militaire, économique, religieuse, intellectuelle et artistique, c'est toute la richesse de cet Empire que s'attache à présenter ici l'auteur.

  • À la croisée de domaines de recherche variés, l'histoire culturelle est en pleine expansion. S'appuyant sur ce dynamisme, le présent ouvrage a l'ambition de proposer le panorama culturel d'un siècle particulièrement riche, de 1814 à 1914, non sans revenir sur l'oeuvre fondatrice de la Révolution et de l'Empire. Il montre comment la France, d'abord marquée par l'Ancien Régime culturel, entre à la fin du siècle dans la culture de masse et la société des loisirs. L'éventail des thèmes abordés est très large : livre et presse, éducation, spectacles, politiques et institutions culturelles, littérature, Beaux-Arts, religion et histoire des sciences, etc. 
    Ce livre, qui se veut un outil pour les étudiants de licence et de master en histoire et en sciences humaines, entend également aider un public plus large à mesurer l'apport du XIXe siècle à la culture contemporaine. 

  • Cet ouvrage propose une initiation au monde romain, de la fondation de l'Urbs à la disparition de l'Empire en Occident en 476.
    L'auteur dégage les lignes essentielles du récit des événements, bannissant l'anecdotique au pro t de développements clairs qui veulent, non pas accumuler des informations, mais expliquer les faits et parfois discuter certaines interprétations. L'accent est mis sur l'évolution des institutions qui, nées dans la Cité, surent s'adapter au gouvernement du monde, et sur leur contexte économique, social et culturel.
    La netteté du style délivré des expressions trop techniques, la concision, les annexes (chronologie, tableaux généalogiques, orientation bibliographique) font de cet ouvrage une introduction indispensable aux études de l'Antiquité romaine.

  • Ces petites chroniques racontent chacune, à partir d'un objet, d'un événement, d'un personnage, l'histoire du monde. L'auteur, spécialiste de la "géo-histoire", nous fait découvrir son "cabinet de curiosités" qui nous entraîne dans tous les coins du monde et à toutes les époques. Des origines de l'or au chas d'une aiguille, de l'importation de la syphilis en Europe par Christophe Colomb, des pérégrinations barbaresques aux différences entre brousse, jungle et maquis, c'est tout un pan de l'histoire universelle d'une richesse insoupçonnée que nous découvrons ainsi.

  • L'Antiquité tardive (IIIe-VIIe s.) est une période historique essentielle, marquée par des évolutions profondes et progressives qui ont modifié l'organisation du monde méditerranéen antique et posé les fondements des périodes et des civilisations postérieures et limitrophes.
    Après une grave crise au IIIe siècle (instabilité du pouvoir impérial, menaces d'invasions...), l'Empire romain connaît un redressement politique et institutionnel. Pourtant, victime d'antagonismes et de divisions, il finit par se scinder en deux entités  : l'Empire romain d'Occident et l'Empire romain d'Orient. Alors que le premier se disloque puis disparaît au Ve siècle, le second survit et aboutit au VIIe  siècle à la naissance de l'Empire byzantin.
    Cet ouvrage présente le déroulement chronologique de la période et décrit les évolutions politico-militaires, administratives, économiques, culturelles de l'Empire. Enrichi de nombreux plans et cartes, de documents commentés, il propose un tableau clair et détaillé de 5 siècles à l'origine de  notre monde actuel. 
     

  • Entre 1800 et 1871, les relations entre les peuples et les États se transforment sous l'effet des conséquences idéologiques de la Révolution française et de la croissance européenne qui pose les fondements d'un rayonnement mondial.
    Après le tourbillon napoléonien, l'Europe connaît des aménagements politiques fixés par le congrès de Vienne (1814). Confrontées à l'émergence des nationalités, aux unités italienne et allemande, au recul de l'Empire ottoman, les grandes puissances diplomatiques - le Royaume-Uni, la France, la Russie, l'Autriche - élaborent des politiques parfois communes, le plus souvent antagonistes. Elles expriment les profondes rivalités géopolitiques qui les opposent entre elles. En 1871, la carte politique de l'Europe traduit ces déplacements de puissance, fruits des soixante années écoulées.
    Le monde entier est le théâtre de ces affrontements européens. L'ouverture de l'Asie, l'exploration et la colonisation de l'Afrique donnent lieu à des incidents fréquents. En Amérique, l'émancipation des colonies espagnoles et l'affirmation des États-Unis n'empêchent pas l'influence européenne de se faire sentir.

  • Cet atlas historique des Temps modernes présente en 46 fiches les phases essentielles d'une longue période qui va de la fin du XVe siècle à 1815. S'appuyant sur les repérages chronologiques et spatiaux, il décrit les caractéristiques et les mutations des nations et des régions, à l'échelle mondiale. Cet outil de référence donne les indications fondamentales sur une période souvent jugée complexe et permet une rapide remise en place des événements et des enjeux au niveau mondial. L'ensemble des aspects - politique, culturel, économique, religieux - est ici exposé et expliqué et permet de comprendre notre monde contemporain.
    Un index des thèmes, des noms propres et des lieux, facilite la compréhension de la période.
    Des pistes bibliographiques à la fin de chaque fiche permettent au lecteur d'approfondir les thèmes abordés.
    - Un ouvrage en deux couleurs
    -  44 cartes originales
    -  des généalogies, des chronologies, des plans, des graphiques et tableaux

  • Le 18 brumaire, Bonaparte prend le pouvoir. Le Consulat et l'Empire fondent-ils l'État moderne ou ne sont-ils qu'un épisode durant lequel se trouve glacé le mouvement démocratique en 1789 ? Quelle marque imprime-t-il aux Arts et aux Lettres et quels développements connaissent les Sciences sous son règne ? Cet ouvrage offre un panorama complet des recherches historiques les plus récentes sur la France napoléonienne. Sa 3e édition permet de mettre à jour des points historiographiques.
    Jean-Paul Bertaud est Professeur émérite de l'Université de Paris-1 (Panthéon- Sorbonne). Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la Révolution, le Consulat et l'Empire.

  • Le purgatoire est né au Moyen Âge mais il n'a jamais été aussi populaire qu'au XIXe siècle. Autour de 1850, il connaît un renouveau spectaculaire dont les effets se font sentir jusqu'au début du XXe. Comment expliquer ce phénomène qui fit alors de la dévotion aux âmes du purgatoire l'une des plus répandues de l'Europe catholique ? Aux sources de cette renaissance, la force du « culte des morts », culte familial du souvenir et de la tombe, la nécessité de répondre aux revendications affectives des fidèles et au discrédit massif de l'enfer, enfin la volonté de l'Église de contrecarrer l'expansion du spiritisme en France et en Europe.Pour définir la nature de cette dévotion, outre l'organisation matérielle, financière et institutionnelle du culte, citons trois principaux aspects : le rôle d'intercesseur attribué aux âmes du purgatoire, la sollicitude à l'égard des « âmes délaissées », tristement abandonnées car sans famille ici-bas ou trop pauvre pour payer les messes, et le nombre important d'apparitions d'âmes du purgatoire.Or au début du XXe siècle, au terme d'une ultime phase de prospérité, le purgatoire s'efface peu à peu des consciences et des représentations. À l'origine de cette révolution des mentalités : la Grande Guerre, et ses millions de disparus. Elle lui porte un coup fatal, personne n'ayant eu le coeur d'imposer aux « morts glorieux » de la patrie d'attendre la gloire céleste dans les flammes du purgatoire.Guillaume Cuchet est maître de conférences en histoire contemporaine à l'université d'Avignon.Préface de Philippe Boutry.
    Préface de Philippe Boutry. Le renouveau du purgatoire. Le temps du « culte des morts ». Le compromis expiatoire. Le défi spirite. Entre héritages et modernité. La doctrine. Les formes de la dévotion. Les apparitions d'âmes du purgatoire. Les pratiques. Les assises de la dévotion. Le tournant de la grande guerre. Les signes avant-coureurs de crise. Le choc de la guerre.

  • Méthode pour le commentaire et la dissertation historiques Nouv.

    Cet ouvrage apporte à l'étudiant en histoire les méthodes pour aborder les diverses épreuves du cursus universitaire. Du brouillon à la réalisation d'un commentaire, il apprend à cerner un texte, ses idées et son plan. Le lecteur découvre comment interpréter justement et situer dans leur contexte des documents statistiques et des illustrations. De plus, il y trouvera les indications pour ordonner ses idées dans une dissertation ou lors d'un oral, et les méthodes pour utiliser ou constituer une bibliographie. La partie didactique s'accompagne d'exemples et d'exercices corrigés qui pourront servir de modèle. 
    La rigueur et la clarté de cet ouvrage en font un outil pédagogique indispensable. 
    Vincent Milliot est professeur en histoire moderne à l'université de Caen. 
    /> Olivier Wieviorka est professeur des Universités à l'ENS Cachan.

  • Un sociologue/anthropologue de renommée mondiale s'attaque dans ce livre à l'une des questions clés de l'historiographie occidentale : la Renaissance mérite-t-elle de conserver son statut unique de fondement de la modernité européenne économique, artistique et scientifique ?
    Jack Goody observe le modèle européen à la loupe pour le comparer aux renaissances qui ont eu cours dans d'autres espaces culturels, notamment dans le monde islamique et en Chine. Tous ces pays ont en fait connu des moments analogues de remise en cause des dogmes et des arts suivis d'une ouverture culturelle et économique. En mettant l'accent sur la dette de l'Europe envers ses influences extérieures, Renaissances s'inscrit donc dans la droite ligne des études d'histoire critiques de l'eurocentrisme que Goody a développées dans ses derniers livres pour finalement arriver mettre en doute que le capitalisme, le libéralisme ou l'individualisme puissent être encore considérées comme des inventions européennes.
    Puissant, mené de main de maître, cet ouvrage d'envergure constitue un modèle inégalé d'histoire globale. Il s'adresse à tous les passionnés de l'histoire de la civilisation occidentale, aux anthropologues, aux sociologues, ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent à la construction de la modernité.

  • La guerre de Trente ans (1618-1648) fut le plus grand et le plus important des conflits qui ont marqué l'Europe moderne. Son échelle, sa durée et l'intensité des violences lui ont donné un caractère singulier. Structurellement, il ne s'agissait pourtant que d'une partie d'un affrontement plus large qui opposait les deux branches de la dynastie des Habsbourg à leurs nombreux adversaires.
    Cet ouvrage propose une synthèse claire et détaillée des différentes phases de ce conflit. Il explique la naissance et l'évolution de la guerre de Trente Ans en donnant à son centre de gravité (le Saint Empire) germanique tout le poids qui lui revient, mais en l'analysant dans son contexte européen, voire mondial. Il interroge son caractère spécifique, entre guerre de Religion, guerre civile et guerre entre Etats. Outre les développements politiques et diplomatiques de la période, il s'attache également à décrire les impacts d'un conflit qui marquera en profondeur les Etats (politiquement et économiquement) comme les populations, confrontées aux violences guerrières.
    Enfin, il montre comment le traité de Westphalie qui clôt le conflit est l'acte fondateur de l'Europe moderne, en constituant un espace et une communauté politique, de l'Espagne jusqu'à la Suède, en y intégrant ou, au moins, en y associant l'Angleterre et la Russie. Car c'est bien la guerre de Trente ans qui a établi cette Europe en formulant des règles du jeu (et de la guerre) qui valaient pour tous et en faisant naître la nécessité d'un équilibre entre les royaumes.
    Des cartes, des illustrations et des généalogies complètent le volume.

  • La grande peur de 1789 est un événement étonnant. En réaction aux incertitudes de la Révolution, d'un bout à l'autre du royaume, se répand l'idée que des aristocrates arment des brigands pour ravager les récoltes et massacrer le peuple. Aux contemporains déconcertés, elle apparut comme un mystère. Ceux qui voulurent, à toutes forces, en improviser une explication l'attribuèrent à un complot qu'ils rapportèrent, suivant leurs opinions, à l'aristocratie ou aux révolutionnaires.
    OEuvre majeure de Georges Lefebvre (1874-1959), cet ouvrage se situe à la croisée de l'histoire sociale et de l'histoire des mentalités. Il constitue une étude inégalée sur le rôle et la signification des foules dans la Révolution française et dans l'Histoire.
    Texte présenté par Michel Biard (Université de Rouen) et Hervé Leuwers (Université de Lille).

  • Cet ouvrage s'attache à dépeindre les campagnes françaises entre le xvie  siècle et la période révolutionnaire. Très divers, le monde rural connaît alors de profondes mutations avec le développement des liens tissés avec les villes, la croissance urbaine et l'affirmation de l'État, ainsi que le bouleversement des cadres hérités du Moyen  Âge -- famille, communauté villageoise, paroisse ou seigneurie. L'auteur décrit aussi une époque d'évolutions des techniques agraires, du choix des cultures et de leur impact sur le paysage, mais aussi des stratégies économiques adoptées, selon les cas, pour survivre ou pour consolider son statut social.
    L'alimentation, l'habitat et les objets du quotidien permettent également d'appréhender les conditions d'une vie le plus souvent laborieuse, interrompue par des pauses à l'origine d'une sociabilité spécifique. La guerre, les crises démographiques, les risques ébranlent ce fragile équilibre et montrent la vulnérabilité des sociétés rurales. Mais face à l'adversité peuvent naître des «  émotions  » populaires, qui se déclinent en révoltes puis par une forte implication dans la Révolution.

  • Ce manuel aborde toutes les grandes thématiques espagnoles et hispano-américaines, tout en fournissant des exemples utiles pour la compréhension et le commentaire de documents. En vingt chapitres lisibles séparément, les principaux concepts nécessaires à l'approfondissement du sujet traité sont exposés. La première partie décrit la réalité espagnole par une mise en perspective historique, la seconde évoque de manière transversale les différentes facettes politiques, économiques et sociales de l'Amérique latine. Rédigé en espagnol, chaque chapitre est pourvu d'une synthèse introductive en français, de notes facilitant la compréhension des termes les plus difficiles, ainsi que de questions d'auto-évaluation. En annexes : des cartes, des chronologies politiques, un glossaire de concepts, un lexique des principaux personnages et des statistiques détaillées.

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