Perrin (réédition numérique FeniXX)

  • Un tableau d'ensemble de la vie à Toulouse sous l'Ancien Régime (du XVIe au XVIIIe siècle). Après une description du paysage urbain, un rappel de l'organisation des institutions municipales et une analyse des structures démographiques et sociales, l'auteur évoque les diverses facettes de l'existence quotidienne : la naissance, la maladie et la mort, le logement, l'alimentation, l'hygiène...

  • Après une analyse des racines de l'identité française (héritage gaulois, gallo-romain et mérovingien), l'histoire de la France de 843, date du traité de Verdun, jusqu'au couronnement de Hugues Capet.

  • Histoire d'une famille gallo-romaine poitevine, de César à Marc-Aurèle, dont l'un des représentants, M. Sedatius Severianus, accéda aux plus hautes dignités de l'Empire romain.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Autour de la dissolution manquée de 1877, premier coup de tonnerre de l'histoire républicaine, J. Grévy brosse la fresque de ce double septennat qui a changé la France. L'auteur décrit les réseaux républicains de sociabilité, des cafés et salons parisiens aux associations de gymnastique et de tir, et démonte l'organisation légale et clandestine pour conquérir le pouvoir.

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  • En puisant dans les archives inexplorées des ministères des Affaires étrangères et de l'Intérieur, Olivier Blanc découvre les réseaux de l'argent caché qui expliquent les étranges recrutements de Lebrun ou de Brissot, les fuites du Comité de Salut public, la subversion antitsariste menée via Hambourg.

  • L'auteur s'est attachée à faire revivre au jour le jour, et en tenant compte de l'évolution inhérente à une si longue période, ces Lyonnais de toute condition, découverts au détour de mémoires, de contrats, de testaments, de livres de comptes. Elle s'efforce de ressusciter leur mode de vivre, et étudie aussi les tensions sociales, les violences individuelles et collectives.

  • En faisant revivre, au jour le jour, la ville et ses habitants, des guerres de Religion à la Révolution, le grand historien qu'est Paul Butel fait entrer le lecteur dans un monde de contrastes. En dépit de la dureté des temps, encore grande pour beaucoup, le Bordelais de la fin de l'Ancien Régime profite des nouveaux horizons ouverts au grand port des Lumières. Il ne se reconnaîtrait pas dans le Bordeaux du temps de Montaigne, ville tapie dans le cocon de ses remparts, ravagée par la peste, ni même dans la cité qu'un François de Sourdis a voulu convertir, encore moins dans la ville rebelle et insoumise qu'un Parlement, jaloux de son autorité, ferme aux troupes royales à l'époque de la Fronde. À la crainte presque quotidienne de la peste, au renouvellement de la foi sous l'impulsion de groupes de ferveur, soutenus par la dévotion populaire, la nouvelle prospérité du XVIIIe siècle a fait succéder un puissant dynamisme, celui des élites marchandes construisant leurs fortunes de la Baltique à la Caraïbe, étroitement liées aux juges, ces robins acceptant encore mal le poids du pouvoir. Tourny, lou tyran de Bourdeu, impose le décor royal, mais la cité s'éveille d'elle-même à la fièvre des nouveaux quartiers. Cependant, les rythmes quotidiens de la vie demeurent en partie les mêmes : on ne se lasse pas de suivre la société au fil des jours, dans la fondation des familles et la diversité des destins, comme en marge du quotidien, dans les jeux de la délinquance et de la débauche ou l'art de paraître et le plaisir de la fête.

  • Si les miroirs de la célèbre galerie des Glaces du château de Versailles pouvaient parler, voilà ce qu'ils raconteraient.

  • Lorsqu'en mai 1565, les forces ottomanes attaquèrent Malte, il semblait bien que ce fût la fin de l'ordre illustre des Chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem qui, en 1530, avaient reçu de Charles Quint les îles de Malte, de Gozo et de Comino. Comment une poignée d'hommes, réfugiés dans des forts, pouvait-elle prétendre résister aux cent mille Turcs envoyés par Soliman le Magnifique ? En visant Malte, non seulement ce dernier voulait exterminer cet ordre militaire exécré, dont les galères lui causaient du tort dans toute la Méditerranée mais, une fois l'île conquise, il espérait s'emparer de la Sicile, gagner ensuite le sud de l'Italie puis, peu à peu, envahir et islamiser l'Europe occidentale. Le grand maître de l'Ordre, Jean Parisot de la Valette, prévenu de l'entreprise turque, demanda vainement des secours aux souverains chrétiens. Mais ceux-ci ne saisirent pas immédiatement l'ampleur de l'enjeu. Restait alors aux chevaliers, issus de nations différentes, mais unis dans la même abnégation exigée par leur ordre, à ne compter que sur eux-mêmes. Soutenus par une population maltaise héroïque, et dirigés par un grand maître hors du commun, ils opposèrent au fanatisme musulman un esprit de croisade et de sacrifice qui les transforma en redoutables guerriers. Leur résistance victorieuse durant les longs mois d'été, finit par susciter l'émerveillement de l'Europe chrétienne. Le Grand Siège devint le symbole de la lutte entre l'Évangile et le Coran, entre la Croix et le Croissant. La Valette fut considéré comme un héros et sa victoire, qui fut la première défaite de Soliman, donna un prestige immense à l'Ordre de Malte.

  • Alors que, depuis quelques décennies, la condition féminine connaît de profonds changements, quels en étaient les principaux caractères il y a mille ans ? Des femmes exercent alors une influence politique importante, dirigent des fiefs, voire des États, aussi bien en France - en particulier dans les régions méridionales - et en Allemagne, que dans la lointaine Byzance. Certaines composent des ouvrages littéraires, telle cette nonne allemande qui écrit des pièces, à la manière du poète latin Térence. Certes, les femmes dont parlent les documents de l'époque sont des aristocrates, ou des moniales, par conséquent une infime minorité. Mais, pour l'immense majorité des femmes anonymes, l'archéologie vient au secours des textes et l'on devine que la femme moyenne de l'an mille joue un rôle capital inhérent à sa nature. C'est elle qui permet au foyer d'exister. L'auteur pose la question de savoir si les femmes occupent, dans la réalité, une situation vraiment subordonnée, puis il étudie les fonctions d'épouse et de mère que remplissent la plupart d'entre elles, quand elles ne se consacrent pas à Dieu. Toutes interviennent de diverses façons dans la société de leur temps. En fait, si rien, en droit, ne privilégiait ni ne protégeait les femmes de l'an mille, et si elles ne songeaient à revendiquer quoi que ce soit, elles jouaient, dans la réalité quotidienne, un rôle qui n'était guère différent des femmes de l'an 2000.

  • Napoléon, échappé de l'île d'Elbe, débarque à Golfe-Juan le 1er mars 1815, entre à Paris le 20 mars tandis que Louis XVIII a gagné Gand et signe sa seconde abdication le 22 juin. Pendant les Cent-Jours, au nord et au sud de la Loire, des grands noms de l'ex-Vendée militaire (Poitou, Anjou, Maine, Bretagne, Normandie) ont tenté de soulever ces provinces contre l'"usurpateur". C'est le récit détaillé de cette nouvelle "Vendée" que nous fait Jean-François Chiappe. La question religieuse n'étant plus à l'ordre du jour depuis le Concordat, l'appel aux armes ne mobilisa pas les paysans comme en 1793, mais l'Armée catholique et royale fixa tout de même à l'Ouest 40 000 "bleus" dont on s'est demandé si leur présence à Waterloo n'eût pas changé le sort de la bataille. Jean-François Chiappe évoque aussi la "Vendée bordelaise", la "Vendée toulousaine" et la "Vendée bas-languedocienne", autrement dit les autres mouvements armés royalistes suscités par le "vol de l'Aigle". Pour traiter ce volet des Cent-Jours, trop souvent oublié par les historiens et donc méconnu du public, l'auteur, assisté d'Eric Vatré, a pris en compte l'environnement religieux, familial, économique, financier, linguistique. Mais, surtout, il a exhumé et redonné vie à des êtres de chair toujours prêts à sacrifier leur sang par fidélité à leurs principes.

  • Une histoire générale de cette mosaïque d'événements que fut la chouannerie dans un récit à la fois tragique, romanesque et cocasse qui ressuscite un peuple de paysans, de faux-saulniers, de marins-pêcheurs, d'artisans et de nobles dont le combat religieux et politique constitue de 1792 à 1804 une épopée.

  • Depuis La Gazette de Théophraste Renaudot, inspirée par Richelieu, jusqu'au Moniteur, manipulé par Napoléon, Jean-Paul Bertaud montre comment la presse s'est installée dans le domaine politique, intellectuel et économique, à la fois instrument de pouvoir et d'influence, mais aussi reflet de l'opinion.

  • Au XIXe siècle, on a cru la noblesse déclinante, emportée par la Révolution, fondue dans la société de droits égaux. Or, elle a non seulement sauvegardé son prestige et sa conscience de soi, mais s'est adaptée aux ruptures du monde moderne. Elle est devenue, et restée, une aristocratie. Déjà, une élite nobiliaire a trouvé dans l'éthique des Lumières (liberté, utilité, mérite), un retour à ses traditions de service et de responsabilité, et participé largement à l'idéalisme novateur de 1789. Quelles que soient ses options et ses pertes, la noblesse, dès la Révolution, a défendu et reconstruit ses patrimoines, tout en se ralliant à l'égalité successorale et en se donnant, avec son temps, des revenus mobiliers. Ses puissances foncières associent agronomie, paternalisme, culte de la propriété, modèles culturels. Mais elle sait, aussi, conjuguer mérite individuel et, grâce de la naissance, utilité civique et sociale et refus politique, patriotisme et traditionalisme ; concevoir des stratégies de carrière, accepter les fusions matrimoniales avec la bourgeoisie montante, et la légitimation inéluctable par le vote et la notabilité. Comment les nobles se sont-ils faits, surplus d'un siècle, une élite de la fortune, de la vie sociale et de l'action ? Pour traiter ce sujet, jamais abordé sur une aussi longue période, ni envisagé à la fois au plan national et provincial, Suzanne Fiette a eu recours à trois types de sources : les souvenirs et monographies familiales, les études générales et régionales, sociales ou spécifiquement nobiliaires, enfin et surtout des correspondances privées qui, par leurs milliers d'informations, aident à composer le tableau de la France aristocratique.

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