Occultisme

  • Durant l'été 1981, un an avant sa mort, Maître Taisen Deshimaru, le Bodhidharma des temps modernes, a traduit et commenté quarante-sept poèmes de l'Eihei Koroku de Maître Dogen. Ces poèmes d'inspiration chinoise marquent la naissance éclatante de la poésie japonaise classique et sont autant de messages d'éveil. Comme un cadeau de départ, le testament de Deshimaru allait s'avérer ces poèmes d'éveil, longtemps restés secrets au Japon et réservés aux candidats au shi.


    Un quart de siècle plus tard, l'écrivain américain Philipe Coupey, un ancien disciple et proche collaborateur de Maître Deshimaru, n'a pas hésité à opérer une refonte totale de ces commentaires, à partir de son expérience d'enseignant, et de sa compréhension personnelle du satori du zen transmis depuis Bodhidharma. Pour résumer l'enjeu, chacun de nous a la nature de bouddha, le cosmos entier est la nature de bouddha, comment actualiser l'éveil par la pratique intransigeante de zazen sous la conduite d'un maître de la transmission. C'est la question fondamentale qui se pose aux pratiquants d'aujourd'hui, unis dans la sangha, formés par des aînés qui furent les intimes du fondateur, et regroupés en plusieurs écoles selon leurs sensibilités et leurs affinités.


    L'enseignement de Philippe Coupey démontre clairement comment s'opère la métamorphose du pratiquant, et il pointe directement la dimension de l'éveil, la voie et la vie de l'homme et de la femme du satori dans notre monde moderne.

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