Littérature traduite

  • La mort

    Eberhard Jüngel

    Eberhard Jüngel, éminent théologien de notre temps (né en 1934), se penche sur le thème de la mort. Cette thématique est d'abord envisagée dans une perspective anthropologique large, en dialogue avec la médecine et la philosophie, comme une «  énigme  ». Dans un second temps, Jüngel propose une réflexion biblique et théologique sur la mort comme «  mystère  ». Interroger la mort, c'est interroger la vie - notre vie. Qu'est-ce que la mort  ? Une réalité à la fois tout à fait personnelle (notre mort), mais aussi tout à fait étrangère. Elle n'est toutefois pas que «  ma  » mort, mais aussi celle d'autrui  : elle est un fait  social, dont les incidences sur nous-mêmes sont indéniables. Théologiquement parlant, la mort de Jésus est l'événement de la rencontre entre l'être de Dieu et l'être de la mort  : Dieu y assume la négation de la mort. Si la mort de Jésus-Christ a quelque chose à voir avec nous, c'est parce qu'elle concerne également Dieu  : en Jésus, Dieu même n'en est pas indemne. Loin d'être «  réconcilié  » par la crucifixion de Jésus, au sens où Dieu passerait de la colère au pardon, Dieu ôte à la mort sa puissance de négation et de séparation, donnant à l'être humain d'avoir part à sa vie même. D'abord paru en 1971, dans le contexte des théologies de la «  mort de Dieu  », cet ouvrage, très lu dès sa parution mais jamais traduit jusqu'ici en français, n'a rien perdu de sa pertinence

  • La Théologie mystique est l'oeuvre d'un auteur anonyme connu sous le nom de Denys l'Aréopagite ou Denys le théologien. Ce court traité du VIe siècle fut le texte le plus lu et médité des penseurs du Moyen Age aussi bien occidental qu'oriental. Son influence fut déterminante pour les différents courants de la mystique rhénane et flamande et continue de se fait sentir jusqu'à aujourd'hui.
    Jean-Yves Leloup nous en offre ici une traduction intégrale augmentée des sept Lettres de Denys qui en prolongent la réflexion. Il propose un commentaire suivi du texte, et poursuit la réflexion par une mise en résonnance de la théologie apophatique du Corpus dyonisiacum avec différents auteurs et traditions, issus du christianisme mais aussi du judaïsme, de l'islam et des mystiques orientales, qui nous invitent à contempler un avant et un au-delà de toutes pensées, un « obscur et lumineux silence », présence/absence du Réel Un, et infini, au coeur des réalités diverses et impermanentes.

  • Les sacrements sont l'expression, le fruit, le cadeau les plus importants et précieux de la foi.Mais aujourd'hui la foi paraît comme un bouillon indéterminé et remanié par des choix parfois trop arbitraires et personnels de certains prêtres, par la présence de l'homme dans les églises au détriment de celle de Dieu.Le lecteur trouvera dans ces pages, pour chacun des sacrements, une explication claire et passionnée de leur signification, de leur histoire, et aussi des déformations, des équivoques, des rajouts ou des manques qui menacent aujourd'hui les sept « signes efficaces ».Une catéchèse dans un style clair et grand public.
    Mgr Nicola Bux est consulteur de la Congrégation pour la doctrine de la foi, de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements et professeur de liturgie et de théologie sacramentaire à l'Institut de théologie de Bari (Italie). Il est également consulteur au Bureau des célébrations liturgiques du souverain pontife.

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