Etudes bibliques

  • Il y a plus de deux mille ans, Jésus de Nazareth, juif de Galilée, livra à ses contemporains une parole toute nouvelle, des mots et des enseignements étranges et forts, hors du commun.
    Comment cette parole fut reçue, comment elle bouleversa une société tout entière et comment fut-elle transmise jusqu'à nous ? C'est ce que Serge Bloch, illustrateur mondialement reconnu, et Frédéric Boyer, auteur de nombreux romans chez P.O.L, nous racontent dans ce livre, à travers un texte et des illustrations saisissantes, une vision personnelle et moderne de la vie de Jésus et de la mémoire qu'elle a laissé.
    Un récit illustré ultra contemporain, entre le beau livre et le roman graphique, qui parvient à restituer la force, la modernité, et plus encore, l'immense portée littéraire des Évangiles.

  • Dans ce livre, il y a toutes les histoires qui nous rassemblent. Elles racontent le mystère du peuple, son drame au sein de l'histoire du monde. Et le chemin de l'espoir. De la Genèse au Livre de Daniel, voici trente-cinq récits bibliques extraits de l'Ancien Testament comme vous ne les avez jamais lus ni vus ! S'adressant à toutes les générations et à tout public, ces histoires marquées par la puissance des textes de Frédéric Boyer et la modernité des illustrations de Serge Bloch racontent le monde dans lequel nous vivons et tentent de répondre aux grandes questions que se pose l'homme aujourd'hui.

  • Alors que, dans nos sociétés occidentales, la pratique religieuse traditionnelle s'effondre, la spiritualité, quant à elle, jouit d'une faveur toujours plus grande. Mais qu'est-ce que la spiritualité? Comment situer celle se réclamant du christianisme dans ce qui est devenu une véritable nébuleuse? En se mettant sur les traces de Jésus et en explorant la mémoire culturelle des premiers témoins, on tentera de dégager quelques traits essentiels de leur vie spirituelle. On découvrira alors que la spiritualité chrétienne est une spiritualité de la relation où la reconnaissance, le bonheur, la justice, la liberté, la foi et la prière jouent un rôle primordial. Mais c'est également une spiritualité qui construit un rapport au monde, à la nature, au temps, à la mort tout à fait original et souvent occulté dans la longue histoire de l'Église.

  • Il s'agit, dans ce commentaire, de lire et faire lire un Jonas du début du IIIe siècle avant notre ère écrit en Judée hellénistique aux prises avec des questionnements nouveaux sur la fonction et la valeur de la mémoire prophétique en voie de canonisation. L'intérêt du récit en mer et à Ninive porte à chaque fois, non sur un discours prophétique à peu près absent, mais sur une discussion de l'agir du Dieu de l'univers en rapport avec la parole donnée à Israël et confiée au prophète. La fréquentation des littératures égyptiennes et grecques suggère des auteurs qui soient des litterati à proximité du temple de Jérusalem au moment où ils décident de canoniser ou non, et comment, leur bibliothèque prophétique, encore utile ou non, lorsque les catégories d'histoire, de réel, se mettent à envahir ce qui fut longtemps le seul domaine de la mémoire conçue comme cultuelle.
     

  • Le témoignage des évangiles sur la résurrection de Jésus, Yéshoûa" le Nazarène, peut se lire tel une Haggâdâh (narration impliquant son lecteur) comparable à celle du Séder pascal chez les Juifs. Elle culmine sur le récit du doute de Thomas, dans lequel les évidences du voir se renversent en un «  autrement que voir  » - Dire subtil pointant vers l'Ouvert, l'Intangible, le Retrait signifiant du Transcendant. Dans sa controverse sur la résurrection avec des sadducéens qui en ridiculisent l'idée, Yéshoûa" met en avant le nom des patriarches, suscités à un sens d'être nouveau lors de leur rencontre du Tout-Autre. Ce motif du nom - porté par le langage apocalyptique - est aujourd'hui éclairé par la psychanalyse  : le nom propre est l'abri symbolique du sujet vivant dans le lieu de son corps. Ce qui est relevé à la résurrection n'est pas le corps, mais le nom  !
     

  • Qui ne s'est jamais posé la question de la présence de tel ou tel nombre dans les Évangiles ? Qui ne s'est jamais étonné de leur précision dans la multiplication des pains, la parabole des talents, le récit des ouvriers de la onzième heure ou des vierges folles ? Et si les nombres qui les traversent n'étaient pas qu'un élément de décor ? S'ils nous dévoilaient un peu plus l'admirable cohérence du plan de Dieu pour l'humanité en se répondant les uns aux autres dans un ensemble admirablement agencé ? Sans jamais tomber dans un discours savant ni ésotérique, l'auteur nous entraîne sur un chemin spirituel qui donne à goûter pleinement des textes que nous pensions bien connaître.
    Luc de Goustine est auteur de divers travaux littéraires, dramatiques, politiques et historiques. Diplômé de l'École pratique des hautes études, traducteur des troubadours, de Shakespeare, Marlowe, Synge, Eich, Merwin..., Luc de Goustine est un commentateur fervent de l'art sacré et de la Sainte Écriture.

  • Partir à la rencontre de Jean Baptiste, à la recherche du personnage historique ou dans l'intention de mesurer et de comprendre sa signification dans la vie de Jésus et dans la pensée des premiers chrétiens, oblige à faire l'inventaire des ressources permettant d'en reconstruire la personne et l'oeuvre. On se trouve alors devant cinq portraits attribués à Marc, Flavius Josèphe, Matthieu, Luc et Jean.
    Tous originaux et fort différents les uns des autres. Céline Rohmer et François Vouga entreprennent de dégager les traits propres à chacun, d'en proposer une interprétation théologique et d'en comprendre la portée historique. Jean Baptiste, aux sources offre une traversée scripturaire et livre une recomposition de la figure du Baptiste souvent présentée comme celle d'un précurseur

  • Le Psaume  119 - le plus long du psautier, le plus sophistiqué aussi dans sa forme acrostiche - est souvent tenu pour une litanie répétitive et redondante, s'abritant sans fin sous le couvert d'un éloge de la Tôrâh. Or en enfermant un tel psaume dans le carcan de l'ennui ou dans l'idéal de perfection de la prière, on en manque la perspective. Car le Psaume  119 ne traduit pas une louange béate de la Loi, mais la grâce de cette Loi - révélée au gré de subtiles modulations, qui appellent à la responsabilité de notre engagement dans leurs traces.
    Une traduction entièrement nouvelle, une interprétation à même la littéralité de sa lettre, rendent au Psaume  119 sa voix inimitable qui ouvre déjà à la sollicitation midrashique. Cette voix rejoint celle de Jésus dans le Sermon sur la montagne  : «  Pas un yod, pas un point de la Loi ne passera...  » Elle rejoint aussi l'engagement résistant d'un Dietrich Bonhoeffer qui n'a cessé de la méditer aux heures les plus noires de la dernière guerre. À nous de l'écouter aujourd'hui.
     

  • Les deux premiers tomes de la Bible pas à pas ont mis en lumière les grandes figures de l'Ancien Testament d'Adam à Jacob, puis celle de Joseph et son combat contre l'idolâtrie en Égypte.Dans ce troisième volume consacré à l'Exode, surgit la puissante stature de Moïse, le prophète par excellence. Les symboles qui le concernent, bien qu'universellement fameux, sont en réalité assez méconnus quant à leur rôle dans l'économie de la Révélation : les dix plaies, la Pâques, le passage de la mer des Joncs, la manne et les cailles, les tables de la Loi, et tant d'autres... Évoquer Moïse et l'Exode, c'est brosser la fresque épique de « l'homme le plus humble que la Terre ait porté » (Nb 12,3), lequel a libéré le peuple hébreu non seulement de la servitude d'Égypte, mais bien davantage d'un esclavage plus profond que tous les hommes ont en partage, à savoir la « peur de la mort » (Hb 2,15).En effet, Dieu n'a eu aucun mal à faire sortir le peuple d'Égypte, même au prix de la mer fendue en deux, afin qu'il y passe à pied sec ! À l'inverse, faire sortir l'Égypte du coeur de l'homme, tel est le défi véritable dévolu à Moïse sans qu'il parvienne à le relever. Jésus, nouveau Moïse, l'a accompli, lui, pour toute l'humanité, au prix de sa Passion et de sa résurrection. Scruter Moïse, c'est voir se dessiner en filigrane le visage du Christ, « le grand prophète » promis par Dieu au Sinaï (Dt 18,15) afin que quiconque l'écoute, vive éternellement (Jn 5,24).


  • Une main tendue vers ceux qui veulent se libérer du poids de leurs blessures, un livre pour relever la tête et apprendre à redevenir soi.

    On a trop souvent fait du pardon un but en soi. Et s'il s'agissait plutôt de tourner la page pour pouvoir enfin se libérer ? D'assumer ses blessures bien plus que d'attendre une impossible réparation?
    Lytta Basset présente ici la quintessence d'une recherche de plus de dix ans pour nous livrer les grandes étapes de cet incontourable travail de pacification avec le passé.
    Pas à pas, en s'appuyant sur des personnages ou des épisodes bibliques, elle nous invite à suivre une trajectoire de renouveau pour s'accepter et s'aimer, tout blessé que l'on soit. Alors seulement, l'unité intérieure se fait jour et la joie est au rendez-vous.
    Prix 2007 de Littérature religieuse, décerné par le SLLR

  • Pourquoi une telle violence dans la Bible, tant d'êtres brutaux au fil de ses pages ? Pourquoi souvent son Dieu ne cède-t-il en rien aux hommes sur ce plan ? La présence massive de la violence, en particulier dans le premier Testament, dérange en effet. A cause d'elle, d'aucuns voudraient que les croyants renvoient ce livre aux oubliettes de l'Histoire, comme un sombre témoignage du potentiel destructeur que constitue toute religion. Et des chrétiens préfèrent ignorer des pans entiers de ce livre, pourtant au centre de leur foi, indispensable pour saisir le message du Nouveau Testament. Bibliste de renom, André Wénin répond à cette critique : tout le paradoxe de la sagesse de la Bible est justement d'indiquer à l'humanité des impasses à éviter, en premier lieu la violence. Pour cela, il lui faut cultiver la justice et, lorsque celle-ci connaît des dérives, aller plus loin, vers la fraternité, la sagesse véritable. Car le Dieu de la Bible ne veut pas le malheur de l'homme, mais sa vie et son épanouissement.

  • La Bible nous fait passer de la violence, de l'énigme du mal et de l'injustice, à la miséricorde. Cette traversée compte de nombreuses étapes, plusieurs récits à relire et à comprendre. C'est la proposition du bibliste Alain Marchadour : nous guider depuis les grands récits de l'Ancien Testament jusqu'aux paroles et aux actes de Jésus, sur ce chemin de lecture et d'interprétation qui conduit de la souffrance à la miséricorde, à l'amour.

  • Les premières colonies américaines furent fondées par des Puritains anglais férus de la Bible hébraïque qui se proposaient de créer outre-Atlantique une nouvelle Terre promise. Dans ce nouvel Israël, ils respectent strictement les règles du Sabbat et leurs enfants portent des prénoms hébraïques. Mais c'est la révolution  à la fin du XVIIIe siècle qui va illustrer toute l'importance de ce texte dans la société américaine : les héros bibliques deviennent alors une puissante source d'inspiration dans la guerre  contre les forces britanniques et la libération des Hébreux de l'esclavage en Égypte imprègne de son esprit la lutte pour l'indépendance américaine ; ainsi, George Washington sera fréquemment surnommé le Moïse américain. À travers cette fresque qui va du Mayflower jusqu'à la naissance des États-Unis d'Amérique, Lionel Ifrah nous fait découvrir un aspect méconnu de la psyché américaine, à l'heure où la question religieuse y occupe plus que jamais une place prépondérante.

  • Si le Linceul de Turin a enveloppé le Corps du Christ après sa mort sur la Croix, la Sainte Tunique, elle, est le vêtement qu'Il a porté avant sa mort, notamment pendant sa Passion. Il est donc normal que ces deux Reliques portent les vestiges du même Corps. Il y a, de part le monde, une cinquantaine de Reliques, entières ou partielles, de la " Sainte Tunique du Christ ", mais celle conservée et vénérée à Argenteuil près de Paris, apportée vers l'an 8oo par l'empereur Charlemagne, présente le plus de marques d'authenticité, aussi bien historiques que matérielles. Déjà vers les années 1892 et 1934, des chercheurs se sont penchés sur les aspects matériels de la Sainte Tunique d'Argenteuil. Ces études ont été reprises depuis 1984, l'année de la dernière grande ostension à Argenteuil qui avait attiré 75 000 pèlerins. Un colloque organisé en novembre 2oo5 à Argenteuil par COSTA (UNEC) a permis aux chercheurs de faire le point des études scientifiques, passées et actuelles. Un an plus tard, voici les " Actes " de ce colloque : " La Sainte Tunique face à la science ", un ouvrage préfacé par John Jackson, ancien président du célèbre STURP qui avait entrepris, il y a une trentaine d'années, une étude approfondie sur le Linceul de Turin. Parmi les conférenciers du colloque, on découvrira les noms d'insignes scientifiques et spécialistes. Que leurs recherches, parfois controversées, mais toutes désormais accessibles au grand public grâce à cette publication, puissent aider à contribuer toujours plus à la redécouverte de l'inestimable trésor que représente cette " Sainte Tunique ". Au-delà des recherches scientifiques, elle invite à la contemplation.

  • Le lendemain en Galilée

    René Marchand

    • Artège
    • 15 Septembre 2016

    Le fils prodigue est rentré chez son père. Tout le monde a fait la fête. Bien! Mais, le lendemain, le jeune homme devra retourner travailler aux champs. Ne va-t-il pas, très vite, s'ennuyer ? songer à repartir à la ville ?Et le Juif ramassé blessé sur une route par un Samaritain... Qu'a-t-il pensé quand il a appris qu'il avait été sauvé par un de ces infidèles avec lesquels il ne doit avoir aucun contact ?Et Lazare ? Les curieux ont bien du l'interroger après son aventure.Et le centurion ? Le jeune homme riche ? Que sont-ils devenus ?Et le boeuf et l'âne ?Que s'est-il passé, le lendemain, en Galilée... ?À travers ces épisodes bien connus de l'Évangile, l'auteur nous entraîne avec allant, dans une langue simple et colorée, souvent surprenante par la hardiesse du propos, au-delà du texte et nous raconte la fin de chacune de ces histoires, pour notre plus grand bonheur spirituel.Journaliste, essayiste et producteur, René Marchand est un fin connaisseur des textes des premiers temps du christianisme.

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