Moyen Age

  • Ô vous qui empruntez le chemin de l'amour,
    Observez s'il existe un mal au mien pareil.
    Je vous prie de souffrir de m'écouter me plaindre.
    Ne suis-je pas de tous les tourments le relais ?
    Dante Alighieri (1265-1321) a moins de trente ans quand il écrit ce récit autobiographique, entrecoupé de sonnets, de chansons, de ballades et de commentaires. Il y raconte son amour pour Beatrice Portinari qui, dans La Divine Comédie, apparaît comme l'intermédiaire privilégiée entre le voyageur céleste et Dieu. Si La Vita Nuova a revêtu une telle importance dans l'histoire de la littérature, ce n'est pas seulement parce qu'il contient des poèmes d'amour rivalisant avec ceux de Pétrarque, mais parce que ce texte, de passion, puis de deuil, ne cesse de poser la question de la vérité, de la transparence, de l'allégorie. Comme dans la plupart des éditions italiennes, sont adjointes les autres poésies circonstancielles et retrouvées de Dante, du moins celles qui passent pour authentiques. La traduction inédite ici proposée est en alexandrins, hexasyllabes et le plus souvent, sur le modèle des Amours de Ronsard et des quelques vers écrits par Dante directement en français, en décasyllabes.
    Traduit de l'italien et préfacé par René de Ceccatty

  • Innovation numérique pédagogique : adaptation de la série BILINGUE de Pocket-Langues Pour Tous ! Neuf extraits pour découvrir l'ouvrage majeur de la littérature espagnole en édition bilingue. La série BILINGUE de 12-21 propose : o une traduction fidèle et intégrale, accompagnée de nombreuses notes o une méthode originale de perfectionnement par un contact direct avec les oeuvres d'auteurs étrangers o une adaptation en version numérique étudiée, qui offre au lecteur trois manières de découvrir le texte : en version bilingue, en version originale et en version française. Pour découvrir cet ouvrage majeur de la littérature espagnole, neuf moments emblématiques des aventures de Don Quichotte et Sancho Panza ont été choisis : - les préparatifs de la grande aventure du gentilhomme campagnard métamorphosé en chevalier errant, - les moulins à vent, - les interventions de Don Quichotte et leurs conséquences pour le héros et ses victimes, - quelques rencontres faites au hasard du voyage : un porcher, deux prostituées, un maître et son valet..., - Sancho s'entretenant avec sa femme de l'avenir de leur fille, - les cancans de Dulcinée, - un cortège accompagnant la dépouille d'un riche gentilhomme, - un séjour dans le château du duc, - et enfin l'établissement de Sancho sur son île au poste de gouverneur.

    1 autre édition :

  • Voici le Sodoma médiéval. Au XIe siècle, le théologien Pierre Damien écrit au pape pour dénoncer les vices et les turpitudes du clergé. Rome le condamne au silence. Mille ans plus tard, son texte est enfin traduit. Une révélation fracassante sur la longue marche de la tolérance zéro. Un millénaire avant les révélations actuelles sur les scandales sexuels au sein du clergé, l'ermite Pierre Damien se fait déjà lanceur d'alerte. Au milieu du xie siècle, il écrit au pape Léon IX pour dénoncer, dans un rapport détaillé, les dérives des moeurs dans l'Église, singulièrement chez les évêques, moines, prêtres, diacres censés incarner l'institution et donner l'exemple. Pour encore plus de clarté, il intitule ce réquisitoire Gomorrhe, le pendant de Sodome dans la Bible. Mais ce brûlot est censuré dès son époque, et il passe encore aujourd'hui pour un livre scandaleux.
    C'est ce texte, à la fois intransigeant et prophétique et d'une surprenante actualité, qu'édite et traduit pour la première fois en français Jean-François Cottier.
    Un texte sidérant, venu du Moyen Âge, mais conduit à la manière d'un breaking news contemporain.

  • La Consolation est un texte unique dans l'antiquité, où une figure allégorique, Philosophia, s'adresse à son élève (Boèce) et lui apporte la consolation de son enseignement (évidemment une présentation du monde de type néo-platonicien). Ce dialogue est l'OEuvre d'un haut personnage romain chrétien, sénateur et patrice, emprisonné et accusé de haute trahison, alors qu'il attendait la mort, vers 524 après J.-C.. Cette situation « d'urgence » et d'imminence de la mort (pensons à celle de Socrate), démentie par la belle sobriété du texte, est devenu un modèle pour la philosophie, dernier rempart de la beauté et de la méditation, symbole de résistance à l'oppression et de méditation sur la condition humaine.
    La Consolation de Philosophie devait devenir l'un des ouvrages fondamentaux du Moyen Age, à côté de ceux de St Augustin, de St Benoît et de Bède le vénérable. C'est évidemment aussi un lointain modèle de la Divine Comédie de Dante. Boèce est un parfait représentant de la haute culture italienne de l'époque, déchirée entre sa fidélité à une tradition classique tenace (les satires grecques ou latines, la philosophie grecque, les consolations de Cicéron, Ovide ou Sénèque) et les réalités politiques de son temps, celui de l'Empereur Justinien (occupation par les Goths, la persécution des chrétiens, attrait d'un Orient encore brillant de sa vie culturelle).
    La présente traduction, inédite, tient compte de très nombreux travaux modernes ; elle est due à un spécialiste de Boèce, Jean-Yves Guillaumin, professeur à l'Université de Franche-Comté.

  • Mon Secret

    Pétrarque

    Cet ebook bénéficie d'une mise en page esthétique optimisée pour la lecture numérique.






    « Aucun fleuve ne coule avec plus de vitesse que le temps de la vie »




    Ce texte de Pétrarque est resté longtemps ignoré et se doit d'être lu tant pour son contenu philosophique que pour mieux appréhender ce personnage illustre, l'un des plus éminents auteurs de la littérature italienne. Sous la forme d'un dialogue d'une durée de trois jours, à la manière de Platon, Pétrarque s'entretient avec saint Augustin, en présence de la Vérité comme arbitre. Ils débattent de ses passions et de ses tourments à l'approche de la mort. Abordant sans détour sa passion dévorante pour Laure, il nous livre ses plus belles réflexions sur l'Amour.





    Extrait 1 - Préface de Victor Develay, traducteur :

    « Sous le titre de Mon Secret, Pétrarque a fait dans un cadre plus restreint, mais avec non moins de sincérité et d'éloquence, ce qu'ont fait saint Augustin et J.-J. Rousseau dans leurs Confessions. Il s'est raconté lui-même à la postérité. Mais, chose singulière ! tandis que les Confessions de saint Augustin et de Rousseau sont dans toutes les mémoires, on semble en quelque sorte se faire scrupule de violer le Secret de Pétrarque. C'est bien à tort. On se prive ainsi de gaieté de coeur du moyen le plus simple et le plus sûr de le connaître, car on le suit dans ces pages, à travers les méandres multiples de sa nature si complexe, sans risque de se fourvoyer. « Il est à douze cents lieues de nous, et son livre imprime en nous son image comme la lumière réfléchie va peindre au bout de l'horizon l'objet d'où elle est partie. »



    Extrait 2 - Introduction : «

    Nous nous assîmes là tous les trois. Alors, la Vérité, jugeant de tout en silence, à l'exclusion d'autres arbitres, un long entretien s'engagea de part et d'autre et, grâce à l'étendue du sujet, se prolongea pendant trois jours. Quoique bien des choses y aient été dites contre les moeurs de notre siècle et sur les vices communs aux mortels, en sorte que ces reproches semblaient dirigés moins contre moi que contre le genre humain, j'ai gravé plus profondément dans ma mémoire ceux qui me concernaient.




    Pour que cet entretien si intime ne fût point perdu, je l'ai mis par écrit et j'en ai fait ce livre. Non que je veuille le joindre à mes autres ouvrages et en tirer vanité ; mes vues sont plus élevées : le charme que cet entretien m'a procuré une fois je veux le goûter par la lecture toutes les fois que cela me plaira. Ainsi donc, cher petit livre, fuyant les réunions des hommes, tu te contenteras de rester avec moi, en étant fidèle à ton titre ; car tu es et tu seras intitulé : Mon Secret, et dans mes méditations les plus hautes, tout ce que tu te rappelles avoir été dit en cachette, tu me le rediras en cachette.


    »



    TEXTE INTÉGRAL AVEC 193 NOTES DYNAMIQUES

  • Peu de légendes ont marqué l'imaginaire amoureux de notre civilisation aussi fortement que celle de Tristan et Iseut. Ce volume réunit les romans et les récits en vers français qui en constituent, au XIIe siècle, les monuments les plus anciens : les romans de Béroul et de Thomas, la Folie Tristan, le lai du Chèvrefeuille et celui du Donnei des Amants (ou « Tristan rossignol »). On y a joint, traduite pour la première fois en français, la saga norroise du XII.

  • Edition enrichie (Introduction, notes, glossaire, index onomastique, chronologie, bibliographie)
    Alors que les chroniques médiévales de Joinville ou Commynes sont depuis longtemps connues des universitaires français et d'un public plus large, force est de constater que leurs cousines catalanes sont encore totalement ignorées en France. Le Moyen Âge catalan nous a pourtant légué, lui aussi, des oeuvres fondamentales, considérées au-delà des Pyrénées comme les piliers d'une littérature encore naissante, élaborés en un siècle, entre le troisième quart du XIIIe siècle et le troisième quart du XIVe, comme c'est le cas du Livre des Faits du roi Jaume. Nous en présentons ici la traduction française.Agnès et Robert VinasOn dit parfois que l'autobiographie naît avec Jean-Jacques Rousseau. En voici une qui remonte au XIIIe siècle. On croit parfois qu'un roi se soucie peu d'être écrivain. L'auteur de cette autobiographie est un roi, et quel roi ! Jaume Ier d'Aragon, à la vie tumultueuse, guerrière et audacieuse, conquérant de Majorque, conquérant de Valence : Jaume le Conquérant.Michel Zink de l'Académie françaiseCollection dirigée par Michel ZinkTexte établi, traduit du catalan, présenté et annoté par Agnès et Robert Vinas.Préface de Michel Zink.

  • L'OEUVRE INTEGRALE ANNOTEE : Un Amérindien du Canada débarque à Saint-Malo en 1689. Regardé comme un « bon sauvage », les Bas-Bretons cherchent à le civiliser et le convertissent au catholicisme, tandis que le jeune Huron n'a qu'une pensée : épouser mademoiselle de Saint-Yves. Mais la religion interdit cette alliance avec celle qui est désormais sa marraine. De mésaventures en éclats naïfs, l'Ingénu - étymologiquement « l'homme libre » - est emprisonné à la Bastille.
    DOSSIER THEMATIQUE : L'ENGAGEMENT par Sylvie Servoise
    o Histoire de l'oeuvre, biographie de l'auteur o L'Ingénu, un « conte philosophique » o La religion en question o Nature et culture : le Huron est-il un
    « bon sauvage » ? o Engagement et récit(s) d'apprentissage(s) o L'oeuvre engagée, une oeuvre de circonstance ?
    PROLONGEMENTS INTERDISCIPLINAIRES : 
    o Histoire o Philosophie o Histoire des arts
    Vocabulaire, exercices, groupements de textes et lecture d'images autour de l'oeuvre

  • Gísli est un Viking hors du commun ; habité de généreux idéaux, fils respectueux, frère fidèle et mari aimant, il se trouve bien malgré lui dans une situation compliquée. Victime d'un destin impitoyable, il doit choisir entre venger son frère ou perdre son honneur.
    Vengeance, jalousie, trahison, tous les ingrédients sont rassemblés pour nous offrir une histoire de vaillance, d'amour et de mort dans le monde rude des fiers guerriers vikings.

  • L'oeuvre intégrale annotée
    À Trézène, ville du Péloponnèse, la mort du roi Thésée est annoncée. Sa femme, Phèdre, avoue son amour incestueux pour son beau fils Hippolyte. Mais ce dernier est lui-même en proie à une passion interdite : il aime Aricie, fille d'un prince ennemi.
    Poids de la fonction royale, des ancêtres et des dieux, tyrannie du désir et de la passion, mèneront les personnages à la tragédie lorsqu'un coup de théâtre se produit.
     
    Cible : Lycée
     
    Dossier thématique 
    La parole tragique Par Marion Roche
     
    o          Histoire de l'oeuvre, biographie de l'auteur
    o          Entre silence et aveu
    o          La parole du corps et du regard
    o          Ce que peut la parole
     
    Prolongements interdisciplinaires
    o          Psychanalyse
    o          Histoire des arts
    o          Linguistique
     
    Vocabulaire, exercices, écrits et oraux groupements de textes et lecture d'images autour de l'oeuvre
     
    Le + pour l'oral : en partenariat avec Audiolib, des extraits de l'oeuvre lus par des comédiens et accessibles par flashcodes. 

  • Marguerite Porete est née entre 1250 et 1260, sans doute à Valenciennes. La date et le lieu de sa mort sont plus précis : Marguerite fut brûlée vive le 1er juin 1310 à Paris, place de Grève, par la " Sainte inquisition ".
    Qu'avait-elle fait pour mériter un tel sort ? écrire un livre sublime sur la plus haute mystique chrétienne : Le miroir des âmes simples et anéanties, condamné pour hérésie.
    Elle sera brûlée, mais son livre exercera une profonde influence sur la spiritualité du Moyen âge, notamment sur Maitre Eckhart - le plus grand mystique chrétien de l'histoire. Eckhart, à n'en pas douter, a lu le livre de Marguerite Porete, et sans qu'elle soit jamais citée, il reprendra parfois mot pour mot quelques-uns de ses écrits pour tenter de dire l'ineffable de l'expérience qu'il partage avec elle, dans le fond sans fond de son être.
    Jean-Yves Leloup nous redonne ici la saveur des textes de Marguerite en commentant certaines de ses plus profondes paroles. Comme le dit lui-même l'auteur : " Je n'ai récolté ici que quelques étincelles, quelques braises de ce buisson ardent. On ne trouvera donc pas dans ce petit livre une étude exhaustive ou résumée de son oeuvre, je n'y ai recueilli que ce qui était suffisant pour soulager le froid de mon âme ".
    Voici un livre qui peut mettre à notre âme, le feu de l'amour et de la Présence.
    Jean-Yves Leloup est un écrivain, théologien et prêtre orthodoxe, philosophe. Fondateur de l'Institut pour la rencontre et l'étude des civilisations et du Collège international des thérapeutes, il a publié de nombreux ouvrages chez Albin Michel, dont Un obscur et lumineux silence, la Théologie mystique de Denys l'Aréopagite, L'assise et la marche, Écrits sur l'hésychasme, Paroles du mont Athos, l'Enracinement et l'ouverture, Manque et plénitude, Prendre soin de l'Être, l'Absurde et la Grâce, Un art de l'attention, etc.
    Il a donné des traductions et des interprétations innovantes de l'évangile, des Épitres et de l'apocalypse de Jean, ainsi que des évangiles considérés comme apocryphes (Philippe, Marie, Thomas).

  • Un corpus de lais constitué sur plusieurs décennies.
    Dans notre mémoire littéraire, l'apparition des lais narratifs bretons a fait deux fois événement : pour les auditeurs du XIIe siècle, qui en ont fait un succès littéraire - déterminant ainsi la constitution d'un genre qui a fait école - mais aussi pour nous, lecteurs contemporains, qui n'avons cessé, depuis leur découverte, de les éditer, de les traduire, d'en commenter l'énigmatique attrait. En proposant de lire côte à côte les lais de Marie de France et plusieurs lais anonymes, le présent volume voudrait faire apparaître la cohérence d'un corpus constitué sur plusieurs décennies. Choisis pour la richesse des résonances qu'ils offrent avec les lais de Marie, les cinq lais anonymes ici présentés bénéficient d'une édition et d'une traduction nouvelles. Les lais de Marie de France ont été traduits d'après l'édition de Jean Rychner, entièrement revue.
    Découvrez côte à côte les lais de Marie de France et 5 lais anonymes, et laissez-vous surprendre par les résonances de ces textes.
    EXTRAIT
    Ces quatre-là aimaient la dame
    et s'évertuaient à briller à ses yeux.
    Chacun consacrait tous ses efforts
    à gagner sa personne et son amour.
    Chacun la courtisait de son côté
    en y mettant tous ses soins
    A PROPOS DE LA COLLECTION
    De la production littéraire du Moyen Âge français, le lecteur moderne ne connaît guère que quelques noms et quelques oeuvres, la plupart justement célèbres. Le pari de cette nouvelle collection est de leur donner une plus large diffusion en proposant des éditions remises à jour, assorties de traductions originales et de tout ce qui peut en faciliter la compréhension. Mais il a paru tout aussi important d'associer à ces valeurs établies des oeuvres moins connues, souvent peu accessibles, capables cependant de susciter à leur tour le plaisir de la découverte.

  • Ce livre est le premier à réunir, en France, en un volume, les OEuvres complètes de sainte Catherine de Sienne, et dans leurs meilleures traductions. Sainte Catherine est source d'incessant émerveillement. Jeune femme pauvre et analphabète, elle meurt à 33 ans mais à la tête d'une oeuvre dont il n'existe aucun équivalent. Née dans un siècle de déchirures et de guerres tandis que la « peste noire » décimait le tiers de la population européenne, Catherine est dénuée de formation ou d'expérience, elle ne connaît pas le monde, mais elle est habitée par la puissance même du Verbe. Entrée dans le Tiers-Ordre dominicain, par la force de sa parole et de ses Lettres elle s'adresse aux potentats, et, malgré sa santé précaire, obtient des résultats politiques capitaux, comme le retour de la Papauté d'Avignon à Rome. Peu de temps avant sa mort elle dicta à une vitesse surhumaine les traités qui composent son célèbre Dialogue : leur envergure philosophique et théologique est telle qu'elle domine et dépasse l'histoire de la pensée. Catherine impressionne tellement les Papes, les cardinaux et les princes qu'ils la choisissent pour conseillère et lui confient la destinée des États. Le Dialogue acquiert d'emblée une immense popularité et devient le livre de chevet de l'Église universelle. Rares sont les classiques qui, à travers le monde, eurent un si considérable impact. Véritable emblème de l'impossibilité faite évidence, Catherine est l'une des figures les plus impressionnantes de l'Histoire. Sa pensée, sa vigueur, sa vie et son style sont si supérieurs que c'est son oeuvre qui, en même temps que celle de Dante, fonde la parole toscane et se trouve ainsi à l'origine de la littérature italienne. Nous avons voulu que ce volume rendît parfaitement perceptible la langue de cette « femme de feu » qui gouverna l'Église par la force de sa sainteté et qui gouverne les coeurs par l'intensité du sien. Les traductions du Dialogue et des Lettres ont été choisies en ce sens : celui de la fidélité. Elles sont précédées par d'amples introductions historiques et critiques. Le volume contient également deux traductions des Oraisons, dont celle de Louis Chardon, l'un des plus grands stylistes du XVIIe siècle. Son très beau texte était introuvable depuis près de quatre siècles. Nous en avons renouvelé ici l'établissement ; Chardon est à sainte Catherine ce qu'Amyot fut à Plutarque. Ce volume s'achève avec la grande biographie que le confesseur de Catherine, Raymond de Capoue, lui consacra. « Dieu a choisi ce qui est pauvre pour confondre ce qui est fort », dit l'Écriture : le prodigieux génie et la somptueuse sainteté de l'innocente de Sienne firent d'une analphabète aux livres admirables la première femme Docteur de l'Église. À la veille du IIIe millénaire, elle fut proclamée patronne de l'Europe. Son oeuvre est mondialement présente mais plus rien ne permettait au public français d'y avoir véritablement accès. Cette injustice est réparée.

  • Épîtres amoureuses fictives et poétiques, les saluts et complaintes ont pu trouver des modèles dans des textes latins de l'Antiquité et du Moyen Âge. Ils s'inscrivent également dans le contexte médiéval de la poésie lyrique d'oc et d'oïl des xiie et xiiie siècles. La fiction épistolaire exprime un double retrait : au regard de la parole en présence, bouche à bouche, mais aussi du chant, message porté par une voix musicale qui peut se faire entendre en différé. Balançant entre adresse directe du salut et adresse indirecte de la complainte, ces oeuvres, que l'on pourrait qualifier d'expérimentales, disent la difficulté de l'aveu amoureux tout en exprimant le désir du corps de l'autre, parfait et rêvé.
    Fondé sur de nouvelles recherches, le présent volume offre la première édition critique et la première traduction en français moderne de l'ensemble, le rendant ainsi accessible aux chercheurs comme à un public plus large.
     
    Textes établis, traduits et annotés sous la direction de Sylvie Lefèvre et Hedzer Uulders.
    Introduction de Hedzer Uulders et Sylvie Lefèvre

  • Pourquoi raconter des histoires sinon pour charmer, le temps d'une narration, un petit cercle d'auditeurs attentifs? Etude des nouvelles écrites par Marguerite de Navarre, histoires de séduction écrites pour séduire.

  • Retrace, dans une approche synthétique, la naissance et le développement du roman au Moyen Age, d'abord en français, puis dans toutes les langues européennes.

  • Les regards personnels de spécialistes sur des aspects caractéristiques de la production littéraire de la Renaissance, époque de la rayonnante restauration des belles lettres et d'un humanisme s'interrogeant sur ses valeurs de savoir et de sagesse.

  • Destin extraordinaire que celui du mystère ! Secret à ses origines, puis extrêmement populaire au Moyen Âge et de ce fait interdit en France. Quasi oublié dans les siècles qui suivent, toujours repris, souvent trahi, le genre du mystère ressurgit en force à la fin du xixe siècle un peu partout en Europe, et semble toujours bien vivace en ce début du xxie siècle. Mais les spectacles pluriels qu'il désigne, les pratiques théâtrales qu'il implique, n'affichent plus qu'un lointain rapport avec les modèles antique et médiéval. De Dumas à Castellucci, de Lorca à Pommerat, de Claudel à Dario Fo, de Barnes à Tabori, quel sens faut-il donc donner au mot mystère ? Les formes modernes qui se développent depuis la fin du xixe siècle relèvent-elles du genre du mystère ? Et d'ailleurs, est-on fondé à parler de genre ? Si les mystères antiques, réservés aux seuls initiés, ont gardé nombre de leurs secrets, les travaux des spécialistes du Moyen Âge ont éclairé les formes et les enjeux didactiques et spectaculaires des mystères médiévaux. Il manquait une étude générale sur les formes modernes, voire contemporaines, du mystère en Europe. C'est désormais chose faite. Des chercheurs français et étrangers issus de plusieurs disciplines, des praticiens du théâtre, des romanciers se sont attachés à comprendre la pérennité du mystère jusqu'à nos jours, à en cerner les déclinaisons et réinvestissements, tout en faisant apparaître les enjeux que lui confère la modernité.

  • Ce volume est le fruit d'un colloque organisé en février 2016 à la Sorbonne Nouvelle par le CERLIM. L'enjeu premier était d'offrir un état de la réflexion sur Guido Guinizzelli et Guido Cavalcanti, les deux poètes du XIIIe siècle au programme de l'agrégation d'italien en 2016 et 2017. Réunir la plupart des meilleurs spécialistes fournissait dès lors l'occasion de prendre connaissance des dernières avancées interprétatives en la matière. Le résultat est donc un ouvrage à la fois pédagogique et novateur qui, attentif aux contextes qui ont vu naître nos deux auteurs, cherche à examiner chacun d'eux pour lui-même tout en tâchant de mieux cerner la nature de leurs rapports. C'est un livre au sens propre, où circulent les voix d'un intense dialogue, parfois contradictoire, notamment en ce qui concerne le second Guido. Cela ne veut pas dire que le dernier mot soit dit. L'extraordinaire richesse et problématicité de la poésie cavalcantienne est un défi pour l'interprétation et continuera de solliciter la sagacité des herméneutes. La poésie du premier Guido reste elle aussi pleine de secrets à percer, notamment pour ce qui est de son arrière-plan culturel, scientifique, philosophique. Ce livre en appelle donc d'autres, dont il espère pouvoir nourrir la réflexion.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le recueil d'articles composant le n°16 de la revue P.R.I.S.M.I. est le fruit des rencontres (séminaires et journées d'étude) que le Département d'italien LLCER de l'Université de Lorraine (site de Nancy) organise régulièrement depuis 2010 dans le cadre de la préparation aux concours de l'Agrégation et du Capes sur les auteurs italiens du Moyen Âge et de la Renaissance.

  • Après la mort de Charles le Téméraire en 1477, Marie, sa fille de dix-neuf ans, se retrouve seule à la tête du duché de Bourgogne qu'elle risque de perdre au profit du Royaume de France. Non seulement elle se trouve confrontée à l'avancée des troupes de Louis XI qui conteste son titre, mais elle doit aussi faire face aux habitants de Gand qui s'insurgent contre le coût des guerres incessantes. Lorsque les États Généraux retiennent la duchesse prisonnière dans son propre château, celle-ci peut heureusement compter sur le soutien de Clotilde, sa couturière, pour l'aider à transmettre un message à Maximilien de Habsbourg, le seul en mesure de la protéger face aux menaces qui la guettent. À cette fin, Clotilde n'hésitera pas à braver le danger pour entrer en contact avec Hans, un messager du Saint-Empire Romain Germanique en mission à Gand.

  • La folie médiévale n'est pas encore l'objet d'un discours spécifique, mais elle est l'objet potentiel de tous les discours, ceux de la littérature, du droit, de la médecine et de la théologie. Le fou, figure marginale, est paradoxalement à la croisée des discours.

  • Porte attention aux formes et non pas seulement aux oeuvres singulières, à leur spécificité à l'égard du rapport au monde et des interrogations qu'il suscite. S'efforce, en outre, de montrer que le développement foudroyant de la littérature vernaculaire, entre 1100 et 1250, doit beaucoup au développement d'une conscience historique nouvelle et à une crise de la représentation du monde.

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