• En France, 250 femmes sont violées chaque jour. 32 % ont été victimes de harcèlement sexuel au travail. 1,2 million sont la cible d'injures sexistes chaque année. 6,7 millions de personnes ont subi l'inceste.Ces violences que subissent en France et dans le monde les femmes et les enfants ne sont pas une fatalité. Ce livre est un manuel d'action. Il donne à chacune et à chacun des outils pour que les violences sexistes et sexuelles s'arrêtent. Pour de bon. Tout simplement. Est-ce une utopie ? Non.Chacune et chacun d'entre nous a un immense pouvoir : celui de parler, de convaincre et d'intervenir pour faire cesser les violences. Et si nous sommes des milliers, voire des centaines de milliers à agir, nous pouvons les faire reculer.Ce superpouvoir, pour être activé, nécessite de connaître la réalité des violences (les chiffres, les définitions...), de comprendre les mécanismes et de disposer de techniques et d'outils pour agir dans nos familles, notre entourage, au travail, dans la rue.Identifier, comprendre, agir : trois étapes pour changer le monde.Avec pédagogie et humour, Caroline de Haas propose des outils clés en main, accessibles à toutes et tous.

  • On ne  se souvient généralement pas que la pédophilie a été considérée comme une cause défendable voici seulement une cinquantaine d'années. Au nom du processus de libération des moeurs, de grands intellectuels, de grands éditeurs, de grands journaux, à gauche mais aussi à droite, homosexuels comme hétérosexuels, l'ont défendue de façon passionnée. Certes, une telle position faisait débat. Mais certains étaient résolument convaincus que la lutte en faveur de la pédophilie était un combat politique qui valait la peine d'être mené.Ce livre se replonge dans les controverses de l'époque et passe à la loupe les arguments des différents protagonistes. L'auteur observe ensuite comment ces controverses s'arrêtent, la défense de la pédophilie devenant peu à peu impossible. Mais c'est en 2020, avec la publication du Consentement de Vanessa Springora, que la question pédophile subit sa dernière métamorphose. Dans le sillage du mouvement #metoo, le livre connaît un retentissement mondial et paraît faire passer la France à une ère nouvelle : celle où l'on sait prendre la parole des victimes au sérieux.
    Cet ouvrage reprend les thèmes explorés dans L'enfant interdit et se veut un condensé de ce texte rendu accessible pour le grand public

  • Alors que s'achève une décennie scandée par de nombreux départs pour la Syrie et de multiples attentats, le djihadisme continue d'ensanglanter la France et de menacer l'avenir. Mais qui sont vraiment ceux qui ont consacré leur vie, et parfois leur mort, à cette cause ? Quel itinéraire les a conduits à cet engagement extrême ?
    À partir d'une enquête inédite par son ampleur rassemblant plus de 1 400 profils issus de quatre pays (France, Royaume-Uni, Belgique et Allemagne), ce livre brosse le portrait d'une génération de militants : ces femmes et ces hommes européens, ces musulmans parfois convertis qui, de 2010 à 2019, ont choisi le djihadisme.
    Grâce à la profondeur de leurs données, Hakim El Karoui et Benjamin Hodayé dépassent les débats passionnés, souvent fondés sur des cas isolés. Ils étudient les parcours des djihadistes suivant trois axes : sociologique, puisque ces individus viennent presque tous des mêmes milieux sociaux, et que leurs failles personnelles peuvent les rendre vulnérables aux discours radicaux ; religieux et idéologique, pour décrypter les chemins spirituels qui peuvent mener au djihadisme, notamment via l'influence du salafisme ; militant, en reconstituant les réseaux à l'échelle locale, ce qui révèle la mécanique exacte du recrutement.
    Ainsi sont réunis les fils des parcours individuels, qui forment une toile inquiétante. Car le djihadisme n'a pas été vaincu. Ses racines sont toujours là, chaque attentat nous le rappelle douloureusement. Et l'analyse prospective présentée est alarmante, même si beaucoup de progrès ont déjà été faits. Reste désormais à prévenir ce phénomène et à désengager ses militants.
     
    Normalien, agrégé de géographie, ancien conseiller du Premier ministre (2002-2005), Hakim El Karoui est Senior Fellow de l'Institut Montaigne et est notamment l'auteur de Réinventer l'Occident (Flammarion, 2010), de L'Islam, une religion française (Gallimard, 2018) et des rapports « Un islam français est possible » (2016), « La Fabrique de l'islamisme » (2018) et « Les quartiers pauvres ont un avenir » (2020).
    Benjamin Hodayé est normalien et agrégé d'histoire. Ses recherches portent sur l'histoire du Maghreb contemporain et sur l'islam en France et en Europe. Il collabore avec l'Institut Montaigne depuis 2017.
    Ce travail a été rendu possible par l'Institut Montaigne.

  • En observant la violence djihadiste au prisme de la sexualité, la psychanalyse nous fournit une clé pour comprendre l'anomie terroriste dans laquelle le monde semble irrémédiablement s'enfoncer. En effet, on ne peut pas comprendre Daech sans l'articuler à la manière dont toute civilisation est conditionnée par la sexualité. Comme l'a démontré Sade, la pornographie est en effet la contrepartie inéluctable de la société marchande libérale inaugurée par la « mort de Dieu ». Certains sont ainsi tentés d'envisager le fondamentalisme religieux comme une résistance obscurantiste à la marche du progrès. C'est d'ailleurs ainsi que l'islamisme actuel se présente : comme un retour à une forme ancienne de société. Mais ne serait-il pas plutôt en train de fabriquer une pornographie de la violence ?

    Bertrand Duccini est psychanalyste, spécialiste des enfants et adolescents, et chargé de cours à l'université Paul-Valéry (Montpellier). Par ailleurs diplômé de l'Institut national des langues et civilisations orientales, il est titulaire d'un DEA d'histoire du Liban contemporain et a vécu plusieurs années au Moyen-Orient.

  • Comment la justice achève les femmes victimes  de violences conjugales  Pousser la porte d'un commissariat permettra à une femme  de faire cesser les violences conjugales. Enclencher une  procédure judiciaire lui garantira protection et équité.
    Ça, c'est ce que l'on croit.
    Car, en réalité, trop souvent, la femme qui trouve le  courage de se tourner vers la justice signe pour un nouveau  calvaire.
    Céline Marcovici, avocate, connaît bien ces femmes qui  osent dire stop mais se heurtent au labyrinthe de la  justice, à ses rouages, à sa méconnaissance des violences  conjugales, à son manque de moyens. Son livre est  entrecoupé de témoignages bouleversants. 
    Beaucoup ont entendu cet étonnement dans le cadre d'un  tribunal : « Mais Madame, il fallait partir ».
    Tous les Grenelle du monde n'y changeront rien : le sort  des femmes victimes de violences conjugales ne sera pas  allégé tant que la justice ne sera pas réellement formée  pour entendre leur souffrance, démultipliée au moment du  confinement.

  • Un guide complet pour apprendre à reconnaître les violences psychologiques et s'en défendre au quotidienContrairement à l'abus physique, beaucoup plus évident, les violences psychologiques et émotionnelles sont toujours plus difficiles à cerner et évaluer. Elles peuvent s'installer progressivement et de manière insidieuse dans le quotidien de la victime, créant alors un cercle vicieux de souffrances. Les violences psychologiques représentent une forme de violence mal connue, pourtant à laquelle nous sommes tous très exposés. Cet ouvrage propose de décoder les grands mécanismes des violences psychologiques (chantage affectif, contrôle et emprise, mode passif-agressif, dépendance, harcèlement) afin de mettre en place des stratégie pour s'en protéger efficacement ou en guérir.

  • Karen Northshield se trouvait à l'aéroport de Bruxelles pour rejoindre sa famille aux États-Unis le 22 mars 2016 quand a eu lieu l'attaque terroriste qui tua 18 personnes et en blessa 92 autres.  Littéralement soufflée par la bombe qui a explosé à seulement quelques mètres d'elle, transportée in extremis à l'hôpital où elle subira de multiples interventions chirurgicales, et alors qu'aucun médecin ne la pensait capable de survivre à un tel choc, cette belgo-américaine de trente ans va pourtant puiser en elle une rage de vivre hors du commun et se reconstruire peu à peu. 
    Cinq ans après ces événements tragiques qui ont bouleversé la Belgique entière, Karen revient dans cet ouvrage sur le combat surhumain qu'elle a mené pendant plus de trois ans pour surmonter la souffrance physique et psychologique. Par trois fois, son coeur s'est arrêté de battre. Par trois fois, il est reparti. À l'image d'un corps morcelé qui tente de se rassembler, le récit qu'elle nous livre se présente sous la forme d'un abécédaire éclaté, de A comme Attentat à Z comme Zaventem, une façon sans doute pudique d'aborder une réalité qui ne peut s'appréhender dans sa totalité. 

  • Intimiste et précis, sans pathos ni effets, ce témoignage bouleversant au coeur des attentats de Bruxelles ouvre des pistes de réflexion sur la violence et la mort. 22 mars 2016, aéroport de Bruxelles. Janet Winston-Young et son mari Fred se trouvent dans la file d'enregistrement de la Delta Airlines lorsque, à quatre mètres, un kamikaze déclenche froidement sa bombe. " Je suis en train de mourir " se dit Janet avant de perdre conscience.
    Plus tard, elle ouvre les yeux au milieu du carnage. Elle est l'une des survivantes, Fred aussi. Sa rencontre avec la mort qu'elle a frôlé, avec la malveillance et la folie des humains soulèvent en elle des questions d'ordre existentiel, qui mettent à l'épreuve sa conception du monde, de l'homme et de Dieu.
    Pour tenter d'apporter des réponses à ses interrogations, l'auteure retrace le parcours des terroristes et montre les liens étroits entre les attentats de Paris et ceux de Bruxelles, jusqu'en Syrie.
    Aujourd'hui, la violence et la mort rôdent à l'échelle planétaire dans un monde fragilisé par une pandémie. La succession de faits nouveaux ainsi que les procès qui se succèderont en 2021-2022 en France et en Belgique ne laissent entrevoir aucun répit.
    Intimiste et précis, sans pathos ni effets, ce témoignage bouleversant ouvre des pistes de réflexion sur la violence et la mort. Un livre pétri d'humanité et résolument porteur d'espérance.



  • DÉCRYPTER LES PAROLES TOXIQUES QUI SABOTENT LES RELATIONS DE COUPLE


    En 2017, sur le territoire français, 219 000 femmes ont été victimes de violence conjugale.
    La violence physique démarre toujours par des violences invisibles qui sont entretenues le plus souvent par les protagonistes d'un échange :
    * l'injonction (on parle sur l'autre, plutôt qu'à lui) - c'est la pratique abusive de la relation klaxon (à base de tu, tu, tu...);
    * le maintien de la dépendance (en faisant
    trop pour lui et pas assez avec lui), en le contrôlant, en limitant son autonomie;
    * la pratique de la dévalorisation, de la disqualification (en montrant ce qu'il n'a pas fait ;
    * l'usage de la menace, de la punition (qui l'infantilise et le met en doute) ;
    * l'introduction de la culpabilisation (qui entretient une confusion entre sentiment et relation, en laissant croire à l'autre qu'il est responsable de son ressenti douloureux).
    Fort de son expertise sur la communication, Jacques Salomé (avec son épouse)décrypte et analyse toutes ces phrases anodines toxiques qui sont le terreau d'une violence sous-jacente et nuisent aux relations de couple.

  • Une méthode concrète et simple pour aider les enfants et adolescents agressés et harcelés à l'école.Nous avons tort de croire que la réponse doit essentiellement être juridique et institutionnelle car nous risquons d'enfermer l'enfant dans une position de victime impuissante. Et si nous apprenions à nos enfants à faire face de manière juste, intelligente et efficace aux diverses formes de harcèlement ?
    Cette méthode largement illustrée par des mises en situation et des jeux de rôle permettront à l'enfant de retrouver un pouvoir sur ce qu'il vit.

  • Faire face a la violence en France : le rapport Berger Nouv.

    « Même si ce que je fais est grave, je sais que je n'irai pas en prison »,déclare au Docteur Berger un jeune de seize ans qui a blessé plusieurspersonnes.Oui, nous nous sommes doublement désarmés. Moralement, avecdes textes légaux inadaptés et physiquement, avec l'absence devolonté de construire des lieux réellement efficaces pour contenir laviolence.Maurice Berger exerce depuis de nombreuses années commepsychiatre dans un centre éducatif renforcé pour mineurs ultraviolentsmais aussi auprès des victimes d'agression, ce qui lui permetde mesurer les dommages durables de cette violence.Comment faire en sorte qu'il y ait moins de victimes et moins d'auteursd'actes de sauvagerie en France ?Pour le Dr Berger, ces mineurs dangereux ont impérativement besoinde rencontrer une butée concrète à leurs actes si l'on veut espérer unchangement de comportement. Pour cela, il constate la nécessité demodifier nos lois actuelles qui entravent, plutôt qu'elles ne favorisent,toute possibilité d'amélioration de la situation. Face à la faiblesse decertaines réponses pénales et politiques, nous avons un besoin urgent,selon lui, d'un État « plus fort que la loi du plus fort ». Il fait dans celivre, écrit avec les conseils de juristes, un rapport d'expérience préciset émet des propositions de dispositifs à mettre en oeuvre.

  • Fléau social mondial, les violences conjugales touchent tous les membres de la cellule familiale, à commencer par les femmes. En France, elles seraient 10 % à en subir. La culpabilité et la honte empêchent souvent les victimes de parler. Comment rompre la loi du silence ? Le mieux reste encore de recourir à un tiers formé à la clinique des violences conjugales. Dans cet essai, le docteur Liliane Daligand réaffirme qu'il existe des thérapies et des expertises efficaces pour lutter contre ce phénomène qui touche tous les milieux sociaux. Accompagnement, soutien, prise en charge médicale, sociale et judiciaire... Autant de pistes qui permettent de sortir de la situation d'emprise qui caractérise toute violence conjugale.

  • Tous les matins, Léo, onze ans, part pour l'école avec la boule au ventre. Ses notes baissent. Il dort mal. Depuis six mois, ses camarades l'humilient. Il est victime de harcèlement. Moqueries, brimades, coups, racket, insultes ou photos compromettantes postées sur les réseaux sociaux... Le harcèlement scolaire, longtemps nié ou considéré comme un rite de passage, se révèle pourtant lourd de conséquences. Combien d'adolescents ont cru ne trouver d'autre échappatoire que dans le suicide ? Combien d'enfants le « jeu du foulard » a-t-il tué ? Dans la cour de récréation comme sur Internet, le phénomène a pris une ampleur inquiétante. Dysfonctionnement du groupe, climat scolaire détérioré, intolérance, défaut d'empathie : les causes en sont multiples. Mais le docteur Catheline entend réaffirmer qu'il n'est pas une fatalité et fournit ici des clés essentielles pour sortir de cette spirale infernale.



  • « Le nom "Action directe" a surgi lors d'une réunion dans un tout petit appart donnant sur le cimetière de Montmartre. Il avait été avancé par un camarade italien. Savait-il que la puissante organisation du syndicalisme révolutionnaire italien au début du XXe siècle était Azione Diretta ? Lorsque ce nom est apparu officiellement, nombreux furent les censeurs : ils n'y voyaient que référence au militarisme ou à l'anarchisme de la propagande par le fait. C'était oublier combien ce terme appartient au patrimoine de toute la classe prolétarienne, qu'on le retrouve dans les premiers congrès de la CGT et dans les luttes de libération nationale. »
    Du choix de la lutte armée à l'emprisonnement de 1980 et l'amnistie de 1981, de l'investissement avec les sans-papiers du quartier de la Goutte d'or au retour à la clandestinité en 1982 puis à l'arrestation de 1987 avec Nathalie Ménigon , Joëlle Aubron et Georges Cipriani en passant par les liens avec la Fraction armée rouge et les Brigades rouges, Jann Marc Rouillan raconte pour la première fois l'histoire interne d'Action directe. Analyse critique par l'un de ses protagonistes, ce livre est une pièce indispensable d'un fragment de l'histoire politique française et européenne. Si cette histoire attend ses historiens, elle ne se fera pas sans ses témoins.
    Né en 1952 à Auch, Jean-Marc Rouillan a été incarcéré de 1987 à 2011 pour ses activités au sein du groupe Action directe. Il vit aujourd'hui dans le Sud-Ouest de la France. Auteur d'une quinzaine d'ouvrages, il a notamment publié chez Agone Je hais les matins (2015), De Mémoire I, II, III (2007, 2009, 2011), Chroniques carcérales (2008). Dernier livre paru, Dix ans d'Action directe (2018). Voir sa biographie complète sur le blog des éditions Agone.

  • Aussi incroyable que cela paraisse, nous vivons l'époque la moins violente et la plus paisible de toute l'histoire de l'humanité.
    S'appuyant sur des milliers d'études, plus de trente années de recherches et des statistiques incontestables, Steven Pinker montre que, malgré le terrorisme, malgré les conflits contemporains, la violence n'a cessé de diminuer dans le monde au cours des siècles.
    Des premiers mythes aux grandes conquêtes planétaires, des Croisades à l'Inquisition, de l'esclavage aux conflits du xxe siècle, Steven Pinker revisite notre histoire. Il explore la nature humaine, nous entraînant, au fil d'un récit passionnant, dans la révolution humaniste qui a permis aux idées des Lumières de progresser. Il montre comment les échanges commerciaux, les organisations internationales et les récentes révolutions des droits (des minorités ethniques, des homosexuels, des femmes, des enfants et des animaux) nous ont conduits à privilégier " la part d'ange en nous ", selon le mot d'Abraham Lincoln. Et à céder le pas aux motivations d'altruisme et de coopération inhérentes à notre nature.
    Ce livre au carrefour de la psychologie et de l'histoire a été traduit dans dix-sept pays et acclamé par les plus grandes universités du monde.
    " Un ouvrage hors du commun, qui nous éclaire sur les dangers des dogmatismes et nous évite de sombrer dans le syndrome du mauvais monde. " Matthieu Ricard

  • La violence

    Yves Michaud

    Cet ouvrage étudie la violence dans son histoire mais aussi sous ses visages contemporains : guerres, terrorisme, génocides, déportations, telle qu'elle est présentée par les médias et utilisée dans la communication politique. En examinant les explications anthropologiques, psychologiques, sociologiques et les philosophies qu'on en donne, il nous invite à comprendre la violence aujourd'hui et la place que tient cette notion dans nos représentations de la politique et de la vie en général.

  • Dans ce court essai, Alain Badiou revient sur les tueries perpétrées le 13 novembre à Paris et propose d'élucider ce qui est arrivé.Qui sont les agents de ce crime de masse ? Et comment qualifier leur action ?Où en est notre monde, du point de vue de ce qui a été ainsi mis en place insidieusement, puis avec acharnement depuis un peu plus de trente ans ?Ce dont nous souffrons, c'est de l'absence à échelle mondiale d'une politique disjointe du capitalisme hégémonique. Tant qu'une proposition stratégique autre ne sera pas faite, le monde restera dans une désorientation essentielle. C'est un travail pour tous que d'essayer de faire que l'histoire de l'humanité change de direction et s'arrache au malheur opaque où en ce moment elle s'enfonce.

  • L'ouvrage montre de manière très concrète  comment «  faire discipline  » dans la classe et par là même prévenir et gérer les problèmes de violence et de harcèlement entre élèves ou vis-à-vis de l'enseignant.
    Cet ouvrage s'appuie sur des expériences de terrain récentes, menées à la fois en milieu banal mais aussi et surtout dans les établissements et écoles des sites de l'éducation prioritaire en France. Ces expériences impliquent diverses solutions  : la pédagogie coopérative, la discipline positive, la justice réparatrice, la communication non violente, la communication avec les parents. Il  évoque aussi les possibilités d'entraide dans un établissement scolaire.
    Ce livre sera d'un recours précieux  aux enseignants  en exercice et en formation,  peu préparés à  affronter ces problèmes de discipline ainsi qu'aux  formateurs d'enseignants.

  • - 50%

    "Ce livre va bien au-delà d'une simple histoire de vie... C'est la trace de tout ce que mon unité et moi-même avons vécu pendant quatre ans, pendant l'une des périodes les plus troublées en France depuis plus de vingt ans. Je voulais témoigner. Je voulais raconter de l'intérieur. Pour moi, c'était une nécessité. Une façon de poursuivre ma mission et de rendre hommage à tous ceux qui font le RAID. »
    La tuerie de Charlie Hebdo et la prise d otages à l Hyper Cacher porte de Vincennes en janvier 2015, les attentats du 13 novembre à Paris quelques mois plus tard, l opération de Saint-Denis, l attentat de Magnanville visant un couple de policiers en juin 2016, l attaque au camion-bélier sur la promenade des Anglais à Nice le 14 juillet, l attentat dans une église à Saint-Étienne-du-Rouvray douze jours plus tard... Jamais un chef du RAID n aura dû faire face à autant d attaques terroristes en quatre ans passés à la tête de la plus prestigieuse unité d élite de la police

  • Toutes les deux minutes, une plainte est déposée en Francepour des violences gratuites, c'est-à-dire des agressionsphysiques sans raison apparente pouvant aller jusqu'aumeurtre, pour un simple regard, un simple refus de cigarette.Tout citoyen peut y être confronté.Pédopsychiatre, psychanalyste, spécialiste des soins auxenfants et adolescents violents, le docteur Berger a voulupartager dans cet ouvrage le résultat de plusieurs annéesde pratique auprès de jeunes hyper-violents impliqués dansces agressions.Qui sont ces jeunes ? Quels sont leurs parcours de vie ?Précarité et « ghettoïsation » sont-elles vraiment les causesprincipales de leurs comportements ? Qu'en est-il desviolences conjugales et de l'organisation « clanique » dansleurs histoires familiales ? Quel est l'impact du quartier etde l'imprévisibilité de certaines réponses judiciaires ?À partir de la prise en charge de plusieurs cas précis,le docteur Berger apporte à ces questions des réponsestirées de son expérience. Et la plupart d'entre elles sonttrès éloignées des discours médiatiques, politiques etsociologique actuels.

  • Pourquoi ne comprenons-nous pas le débat sur les armes à feu qui enflamme l'opinion américaine ? L'historien André Kaspi nous en explique les origines et l'actualité.
    Chaque année, des tueries de masse plongent les États-Unis dans l'horreur. Et pourtant, la liberté d'être armé est un droit fondamental, reposant sur le sacro-saint deuxième amendement à la Constitution, que soutiennent une majorité d'Américains : la puissante National Rifle Association, de paisibles mères de famille, les chasseurs, les tireurs sportifs, toutes celles et ceux qui veulent se défendre contre d'éventuelles agressions, qui n'ont confiance ni dans leurs polices ni dans les institutions fédérales. Ce que contestent, avec de solides arguments, les partisans du contrôle des armes.
    Le débat divise le pays, au même titre que l'avortement, la peine de mort et l'immigration. Il tient une place encore plus importante que l'opposition entre démocrates et républicains. Il suscite la controverse dans le monde religieux, universitaire, politique. En un mot, il nous plonge au coeur de la culture américaine, si proche et si différente de la nôtre.

  • Toulouse mars 2012, Bruxelles mai 2014, Paris janvier 2015, Copenhague février 2015. On tue à nouveau des Juifs en Europe, soixante-dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale et l'effondrement de l'Allemagne hitlérienne.

  • Qui sait que 81 % des victimes de violences sexuelles ont subi les premières violences avant l'âge de 18 ans ? Qui sait qu'une femme sur 5 et un homme sur 14 ont subi des agressions sexuelles dans leur vie ? que plus de 250 000 viols sont commis chaque année en France essentiellement par des proches et dans tous les milieux sociaux ? Qui sait que l'impact des violences sexuelles sur la santé des victimes est majeur à court, moyen et long termes ? Dénoncer les idées fausses, le déni et la loi du silence, demander que les droits des personnes victimes soient respectés, pour qu'elles soient protégées, reconnues et soignées, donner des outils pour mieux les comprendre et en être solidaires, c'est l'objectif de ce livre qui fournit des réponses claires : o aux questions que personne ne devrait plus se poser ; o mais aussi aux questions que tout le monde devrait se poser. Un livre qui éclaire d'un jour nouveau un dossier encore trop souvent tabou.

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    Rédigé par un universitaire courageux, ce texte nous offre un privilège rare: commencer à comprendre le phénomène des gangs en Amérique latine et aux États-Unis, une question vraiment complexe.
    La Mara Samtrucha 13 e MS-13 s'est formé afin de protéger les immigrés salvadoriens des bandes rivales de Los Angeles et revendiquent 30  000 membres dans le monde.  Avec une méthode de rue mais rigoureuse, l'auteur a enquêté et étudié sur l'un des sujets les plus sensibles et dangereux qui soient les gangs.
    Sans jugement de valeur, ce journal de terrain nous montre l'intimité - la vie quotidienne de ces gangs - si souvent mythifiés, caricaturés, transformés en spectacle et, finalement, mal compris.

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