• Vous ne connaissez pas les « nudges » ? C'est normal. Pourtant, ils sont partout. Telle la mouche au fond de l'urinoir, ces « coups de pouce pour aider à prendre la bonne décision » sont arrivés en France ces dernières années, en provenance des États-Unis. Leur théoricien, Richard Thaler, s'est vu décerner en 2017 le prix Nobel d'économie. L'État français en raffole et y forme ses élites. Emmanuel Macron a accéléré le recours à des cabinets de conseil privés chargés d'orienter nos comportements. À la faveur de la pandémie, le marketing a infiltré l'État. Masques « grand public », visuels de distanciation sociale et autorisations dérogatoires de déplacement, autant « d'incitations douces », de nudges, qui se sont imposés sans qu'on n'y prenne garde.

    Audrey Chabal est journaliste économique indépendante. Elle collabore notamment avec La Chronique d'Amnesty International et 60 Millions de consommateurs. Elle se passionne pour les coulisses des politiques économiques et a trouvé dans le "nudge" ne piste nouvelle pour éclairer la façon dont les décideurs tentent d'influencer citoyens et consommateurs.

  • Sommes-nous condamnés à vivre dans des bulles et à déserter la réalité ?Apologie de la vie domestique, fuite dans des mondes imaginaires, explosion du marché du bien-être, bulles de filtres et pensée magique : chaque jour, nous déployons un véritable arsenal de protections physiques et psychiques pour mettre à distance un monde qui nous oppresse. Bienvenue dans la civilisation du cocon ! Une nouvelle société de l'entre-soi, sous perfusion de confort, en passe de nous transformer, petit à petit, en êtres hypersensibles et ne supportant plus le moindre frottement avec la réalité.Comment sommes-nous passés d'un idéal de la vie « intense » à celui d'un quotidien « subi » que nous préférons fuir, à l'abri derrière nos forteresses de coussins ? Et surtout, ces bulles sont-elles en train de remplacer, dans nos principales préoccupations, un safe-space commun qui semble aujourd'hui nous échapper : notre planète et celles et ceux qui l'habitent avec nous ?Ce livre invite à prendre conscience de ce repli généralisé et à éclater ces bulles de confort où l'on commence à suffoquer.

    Vincent Cocquebert est journaliste et collabore notamment avec GQ, Glamour ou Stylist. Il est également rédacteur en chef de Twenty, un magazine consacré à la jeunesse. Observateur amusé des tics de ses contemporains, il jette un regard lucide et tranchant sur notre époque et ses dérives.

  • Le sociologue et créateur de Francoscopie présente des pistes de transformation de notre société, au confluent de l'écologie, de l'économie et du social, à mettre en oeuvre suite à la crise mutidimensionnelle que nous traversons, mise en relief par celle du Covid, qui bouleverse toutes nos valeurs.
    La crise sanitaire s'est abattue sur une planète déjà fragilisée par un système qui engendre des dégâts considérables sur l'environnement et accroît les inégalités. Ce livre identifie les dix défis, tous interdépendants, auxquels nous sommes désormais confrontés.
    Gérard Mermet propose des pistes d'action concrètes pour mettre en oeuvre un véritable changement de paradigme social, économique et environnemental.
    Il analyse nos atouts et handicaps et identifie les conditions indispensables à la réussite d'un Grand Pacte de Solidarité (GPS). Définissant les responsabilités de chacun pour y parvenir, il montre qu'un monde meilleur et durable est possible, si nous le désirons vraiment.

  • Votre voisin de bureau s'est mis à clasher les bobos serviles, à
    dévorer les livres d'Alain Soral ou de Papacito, à s'épancher sur la
    virilité perdue de l'homme post-moderne ? Bienvenue chez les
    grand--remplacés : ceux qui haïssent les hommes-soja, leur mode
    de vie de « tantouzes » et qui redoutent une immigration de masse.
    Des « petits Blancs de banlieue » aux cadres des métropoles, une
    lame de fond identitaire se propage. Elle s'appuie sur la peur du
    déclassement, l'absence de réponse des élites, et une forte
    réticence face à une société de plus en plus métissée. De fait, -
    aujourd'hui, un Français sur deux croit au grand remplacement.
    De ces angoisses contemporaines, des idéologues font commerce :
    ils se reconvertissent dans le coaching en séduction, le jeu vidéo, l'
    édition, le porno, les sciences alternatives ou le tuning. Les plus
    radicaux s'exilent dans les pays de l'Est pour régénérer la « race
    blanche »... Cette nébuleuse prend la tête du débat public, irrigue
    de ses punch-lines nos conversations et remplit un vide idéologique.
    Déboussolés, leurs adversaires à gauche accusent plusieurs trains
    de retard.
    Cette poussée des droites radicales prospère sur les faiblesses de
    nos sociétés. Elle est l'affaire de tous.

    Grand Reporter à l'Express, Paul Conge a également été journaliste pour Slate, Explicite ou Marianne. Il est spécialiste des questions de justice et de police et se passionne pour les nouvelles formes de radicalité.

  • Un « moment » inédit dans l'histoire de l'Humanité, un « moment » tout aussi singulier dans l'histoire de leur propre humanité. Mais surtout un « moment » qu'ils auscultent, interprètent, et mettent en perspective d'un « après » empli de folles espérances et d'indicibles défis, un « après » dont les manifestations, le déroulement, l'issue encore inconnus dévoilent, dans ces pages, un « possible ». En dialogue avec Denis Lafay pendant la stricte période de réclusion, ces contributeurs extraient de leur expérience du confinement matière à penser, à imaginer, et déjà à façonner une « autre civilisation ». Quelle démocratie ? Quelle politique ? Quelle éthique ? Quel modèle économique ? Quel rapport au vivant ? Quel vivre-ensemble voudrons-nous « après », quelle planète pourrons-nous modeler ?

    Dans cet ouvrage dirigé par le journaliste Denis Lafay, le lecteur pourra lire Nicolas Baverez, Karol Beffa, Azouz Begag, Salomé Berlioux, Gilles Boeuf, Michel Camdessus, Boris Cyrulnik, Isabelle Delannoy, François Dubet, Cynthia Fleury, Clara Gaymard, Serge Guérin, Roger Guesnerie, Axel Kahn, Etienne Klein, Dominique Méda, Robert Misrahi, Pascal Perrineau, Pascal Picq, Jean Viard, Michel Wieviorka et Jean Ziegler.

  • Une enquête sur le plus gros scandale financier actuel
    Jamais auparavant il n'y a eu un empire comme BlackRock. Créé
    en 1988, BlackRock est désormais le plus gros gestionnaire d'actifs
    indépendant au monde. À fin septembre, BlackRock avait en
    charge la gestion d'environ 7 000 milliards de dollars et comptait
    plus de 16 000 employés dans plus de 30 pays. BlackRock investit,
    analyse et conseille les grands investisseurs, qui sont tant
    des particuliers que des institutions : syndicats, institutions publiques,
    ministères des finances, banques centrales.
    Comment la " banque fantôme " a-t-elle réussi à acquérir des actions
    pertinentes dans les entreprises les plus importantes telles
    qu'Allianz, Total, Adidas ou Deutsche Bank en dehors de la surveillance
    des autorités ? Le fondateur et directeur de BlackRock,
    Larry Fink, fait tourner des fils invisibles dans l'économie mondiale,
    mais aussi ici, à notre porte. En France, BlackRock détient
    des parts significatives dans toutes les entreprises du CAC 40 et
    dans plus de 170 entreprises en tout, soit près de 90 milliards
    d'euros investis. Les actions de BlackRock dans les seules entreprises
    du CAC40 français pourraient lui rapporter plus d'un
    milliard d'euros de dividendes annuels. Un seul faux pas, et le
    monde financier pourrait être ébranlé jusqu'à ses fondations.

  • Comment comprendre les métamorphoses et les formes actuelles de la croyance ? Pourquoi certaines croyances se diffusent-elles rapidement dans l'opinion publique et d'autres non ? Quels sont les contextes sociaux qui favorisent l'émergence des croyances ? Ce livre proposent plusieurs réponses à partir de divers exemples décrivant les logiques qui sous-tendent nos adhésions cognitives, les phénomènes collectifs qui les favorisent. L'empire des croyances et celui de la déraison ne sont pas entièrement compatibles.

  • Président de la MGEN depuis 2017, Roland Berthilier analyse le développement de l'économie sociale et solidaire, et propose des réponses adaptées aux exigences, aux limites et aux errements d'une économie nationale et mondiale toujours plus voraces. Et si l'économie sociale et solidaire (ESS) était la meilleure des solutions pour faire face à la mondialisation de l'économie et au libéralisme débridé ? Donnant la priorité aux personnes plutôt qu'à la recherche du profit, l'ESS rassemble les entreprises qui cherchent à concilier activité économique et utilité sociale. Le progrès de ce secteur mérite qu'on lui accorde une grande attention et un soutien politique plus marqué. Ces entreprises adoptent des modes de gestion démocratiques et participatifs. Elles encadrent strictement l'utilisation des bénéfices qu'elles réalisent : le profit individuel est proscrit et les résultats réinvestis. Mais l'économie sociale et solidaire ne s'arrête pas là : elle favorise le commerce équitable et l'épargne solidaire, mais aussi les innovations sociales dans le champ de la lutte contre l'exclusion, de la protection de l'environnement, de la santé ou de l'égalité des chances. Pour analyser le développement de l'économie sociale et solidaire, Roland Berthilier s'appuie sur son parcours au sein de la MGEN. Cette nouvelle voie économique semble aujourd'hui proposer les réponses les plus adaptées aux exigences, aux limites et aux errements d'une économie nationale et mondiale toujours plus vorace.

  • « L'économie néolibérale n'a plus qu'un critère de réussite : l'argent. C'est une violence dans les esprits. » Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon

    Monique Pinçon-Charlot & Michel Pinçon sont sociologues, directeurs de recherche au CNRS. Ils dialoguent dans cet ouvrage avec Émile, alors collégien. Pascal Lemaître est illustrateur dans l'édition et dans la presse internationale.

  • Christian Morel s'attaque, dans ce troisième volet, à deux nouveaux gisements d'absurdités : l'enfer des règles et les pièges que ménage la vie des groupes.
    L'inflation des règles est devenue un boulet universel, pas seulement la prolifération des règles publiques, mais encore celle du vaste maquis de règles privées produites par les organisations : procédures, normes, règles de certification... À l'aide de nombreux exemples - aéronautique, maisons de retraite et crèches, normes ISO, décisions de justice -, dont on se demande s'il faut en rire ou en pleurer, l'auteur met au jour les causes profondes de cet enfer et apporte des solutions aussi utiles qu'originales.
    Dans une seconde partie, Christian Morel identifie en sociologue les "pièges relationnels", trop négligés dans les organisations devenues des tours de Babel linguistiques et techniques. De nombreux cas viennent illustrer ce parcours, où le talent d'observateur décalé qui fait de Christian Morel un surprenant détecteur d'absurdités programmées se déploie. Son regard met en évidence des situations toujours inattendues, des engrenages toujours inaperçus. Ses lecteurs y percevront comme un appel au bon sens, cette chose du monde si mal partagée.

  • Devenir soi

    Jacques Attali

    • Fayard
    • 1 Octobre 2014

    « Dans un monde aujourd´hui insupportable et qui, bientôt, le sera bien plus encore, il est temps pour chacun de se prendre en main, sans attendre indéfiniment des solutions miraculeuses. Il ne s´agit pas de résistance, ni de résilience. Mais de devenir soi.
    De Gandhi à Steve Jobs, de Bouddha à Picasso, ils sont nombreux, ceux qui se sont libérés des déterminismes et des idéologies, pour choisir leur destin et changer le monde.
    Aujourd´hui, mille trajectoires humaines, célèbres ou anonymes, donnent le signal d´une nouvelle Renaissance. Toutes incitent à réfléchir au chemin que chacun peut emprunter, pour choisir et réussir sa vie.
    Plus nombreux seront ceux qui ne se résigneront pas, plus profonde sera la démocratie, plus seront libérées des énergies, plus seront créées des richesses.
    Où que vous soyez, qui que vous soyez, agissez comme si rien ne vous était impossible.
    Ayez le courage d´agir. Prenez le pouvoir sur votre vie ! » J. A.
    Après avoir dit qu´il était urgent de réformer notre pays, après avoir exposé le détail des réformes à mettre en oeuvre, Jacques Attali, ancien conseiller spécial de François Mitterrand, président de PlaNet Finance et auteur de nombreux ouvrages, appelle ici chacun de nous à ne plus rien attendre de personne et à faire sa propre révolution. Il explique quelles étapes suivre pour y parvenir. Nous avons tout à y gagner.


  • Une crise sanitaire inédite nous a frappés, révélant les failles de notre société, réveillant les consciences et générant une formidable opportunité.
    Nous devons être au rendez-vous de ce kairos !

    Frédéric Lefebvre et Bernard Chaussegros dévoilent " dix commandements " pour préparer l'après.
    Il est vital d'en finir avec la dépendance économique et technologique de notre pays, de réinventer la gouvernance, d'humaniser et de désintermédier le pilotage de l'État.
    Le temps est venu de changer radicalement notre économie, de construire un partenariat fort entre le public et le privé, d'aller vers un modèle plus humain et moins destructeur de ressources, grâce notamment au revenu universel et au télétravail.
    Notre société doit davantage impliquer les citoyens dans l'économie du pays (citoyens actionnaires, par exemple), donner un toit aux plus fragiles et veiller à l'équilibre des territoires.
    Les maîtres mots de cette profonde transformation sociétale sont l'anticipation, la prévention et la priorité donnée à l'humain pour plus de solidarité et plus de liberté.
    Il y a urgence et les auteurs appellent à l'unité autour d'un Nouveau Contrat humaniste et durable.

  • À l'origine de cet ouvrage, il y a des voix d'hommes et de femmes, d'origines culturelles et de milieux sociaux différents et, en contrepoint, des souvenirs de lectures transcrits par des écrivains. Tous racontent les biais insolites par lesquels les livres leur ont permis d'apprivoiser leurs peurs, de construire et de réparer leur monde intérieur, de trouver des réponses aux questions qui les hantent, d'apprendre ce que d'autres ont trouvé comme solutions à la difficulté d'être sur Terre. Comme Jorge Semprun qui retrouve espoir dans un texte de Gide, après qu'on l'eut congédié en se moquant de son accent de jeune Espagnol, débarqué à Paris : « La boulangère du Boulevard Saint-Michel me chassait de la communauté. André Gide m'y réintégrait subrepticement. Dans la lumière de cette prose qui m'était offerte, je franchissais clandestinement les frontières d'une terre d'asile probable.» Car lire, c'est aussi un moyen de résister aux processus d'exclusion ou d'oppression, de reconquérir une position de sujet au lieu de n'être qu'objet du discours des autres. En conjuguant sciences sociales et psychanalyse, l'auteur nous livre ici l'analyse de toutes ces expériences singulières où la lecture joue un rôle primordial dans la découverte et la construction de soi, comme dans l'ouverture sur d'autres cercles d'appartenance.

  • La violence sociale qu'on voit se manifester aujourd'hui, à la fois politique, économique et interindividuelle, était autrefois limitée et freinée, à l'échelle de sociétés fermées, par la croyance en des dogmes religieux, irrationnels et souvent absurdes, auxquels presque plus personne n'ajoute foi à présent. L'auteur du Temps du sida et de La Folle Histoire du monde se propose de montrer ici qu'en deçà des anciens dogmes religieux existe une conscience universelle, fondée sur des dispositions humaines très particulières, à la fois physiques et mentales ; et dont les religions ne sont que les enfants dégénérés. De cette conscience découle une morale, absolument incompatible avec la barbarie moderne ; ainsi qu'une liberté individuelle, un courage et une joie, dont notre époque a perdu jusqu'au souvenir. Le choix se pose donc maintenant à chacun de nous de réintégrer son extraordinaire humanité, ou de s'enfoncer toujours plus profondément dans la barbarie.

  • En dépit d'un dispositif légal qui se voudrait drastique, les firmes chimiques sont toujours en mesure de commercialiser des produits toxiques. Manipulation de données, expertises indécises, dérogations en cascade, cette enquête fait état d'une véritable mainmise des industriels sur les procédures de contrôle, éclairant ainsi les ressorts de cette bureaucratie des molécules.
    Depuis les années 1960, d'ambitieux dispositifs réglementaires promettent de contrôler les produits chimiques auxquels nous sommes exposés quotidiennement. Pourtant, les rares " interdictions " prononcées sont systématiquement assorties de dérogations permettant de continuer à les utiliser. Pourquoi les États semblent-ils incapables de prononcer des décisions fermes ? Comment la commercialisation de substances toxiques est-elle devenue " légale " ?
    Ce livre montre comment les grandes entreprises chimiques ont inscrit dans le droit l'impossibilité d'interdire leurs molécules, si toxiques soient-elles. Depuis 2006, le règlement REACH encadre leur commercialisation en Europe. Ce texte promettait de résoudre la méconnaissance des effets de dizaines de milliers de substances présentes sur le marché et d'améliorer leur contrôle. Finalement, les entreprises sont au coeur de la fabrique de l'expertise et les agences publiques se retrouvent à évaluer les risques de produits pour lesquels elles n'ont aucune donnée solide. En suivant la trajectoire de trois molécules dangereuses - un sel métallique, un solvant et un plastifiant -, l'enquête de l'auteur montre comment REACH organise leur maintien sur le marché.
    L'histoire retracée dans ce livre est caractéristique de la manière dont certaines grandes réformes contemporaines masquent en fait un désengagement de l'État sans précédent. L'expertise est externalisée, les données fournies sont insuffisantes, les procédures dérogatoires multiples. Les firmes maîtrisent, plus que jamais, les ressorts de cette bureaucratie industrielle.




  • Travailler plus pour gagner plus, liberté d'entreprendre, réduction du temps de travail comme réponse au chômage, instauration d'un revenu universel sont autant de visions qui interrogent la place du loisir dans nos vies et le droit au délassement, au divertissement, au libre développement.
    Texte visionnaire publié en 1962, Vers une civilisation du loisir ? est d'une actualité bouillonnante. Il apporte des éléments de réflexion, comme par anticipation, à un grand nombre de questions qui nous animent aujourd'hui : la relation du temps libre et du temps travaillé, la place du loisir dans l'épanouissement personnel des femmes et des hommes (bricoler, cuisiner, jardiner, lire, aller au théâtre ou partir en vacances), les conditions et les limites d'accès à la culture...
    Son auteur, Joffre Dumazedier, a été un militant de l'éducation populaire, un penseur singulier, un homme d'action et de réflexion qui n'aura eu de cesse d'oeuvrer pour un droit au loisir toujours plus grand, car il croyait aux vertus du temps libre et à ce qu'il permet : se rencontrer, échanger, collaborer. Finalement : se cultiver et devenir meilleurs.
    Près de 60 ans après sa publication, le texte est réédité pour la première fois et accompagné d'un avant-propos d'Edgar Morin qui nous éclaire sur les enjeux de ce texte majeur.


  • L'oeuvre de Frantz Fanon, psychiatre et militant de l'indépendance algérienne, a marqué des générations d'anticolonialistes, d'activistes des droits civiques et de spécialistes des études postcoloniales. Depuis la publication de ses livres, on savait que nombre de ses écrits psychiatriques restaient inédits, dont ceux consacrés à l'" aliénation colonialiste vue au travers des maladies mentales " (selon les mots de son éditeur François Maspero).
    Le lecteur trouvera donc dans le présent volume les articles scientifiques de Fanon, sa thèse de psychiatrie ainsi que des textes publiés dans le journal intérieur de l'hôpital de Blida-Joinville où il a exercé de 1953 à 1956. On y trouvera également deux pièces de théâtre écrites durant ses études de médecine, des correspondances et certains textes publiés dans
    El Moudjahid après 1958. Cet ensemble remarquable est complété par la correspondance entre François Maspero et l'écrivain Giovanni Pirelli à propos de leur projet de publication des oeuvres complètes de Fanon, ainsi que par l'analyse raisonnée de la bibliothèque de ce dernier.

  • Nous nourrir tous demain...et si seule la Bio pouvait y parvenir ?
    « La Bio est un véritable projet politique pour une civilisation moderne. La souveraineté alimentaire est la fondation indispensable à notre liberté, notre santé, et notre sécurité. » - Claude Gruffat
    Claude Gruffat est président de Biocoop depuis 2004.
    Avec Les Dessous de l'Alimentation Bio, Claude Gruffat explique très précisément, chiffres à l'appui, pourquoi la toxique agriculture conventionnelle, dépendante de subventions, ne pourra jamais nourrir le monde, et comment LA Bio est l'une des rares réponses pour sortir de l'impasse actuelle. La seule capable de faire face aux prochaines crises alimentaires en Europe.
    Ce pionnier rappelle que La Bio est un projet sociétal cohérent aux atouts environnementaux, économiques et sociaux aujourd'hui largement démontrés. Il distingue ainsi avec précision LA Bio et LE bio issu d'une production de masse pour une distribution de masse, à l'identique de la logique conventionnelle.
    Ce positionnement très clair de Claude Gruffat est à lire alors que la discussion politique se ré-ouvre avec les États Généraux de l'Alimentation et que la révision du règlement européen bio pourrait encore tirer le label vers le bas (niveau de tolérance des résidus de pesticides...).
    Un ouvrage qui montre la voie pour faire de l'alimentation biologique un véritable projet de société.
    EXTRAIT
    Être agriculteur bio, comme être consommateur de bio c'est défendre une autre société. Derrière ces partis pris se cache le choix de la société que nous voulons. Acheter bio constitue un engagement important pour le respect de l'environnement. On peut estimer que c'est pour sa santé. Mais ce n'est pas tout. Acheter un produit bio c'est soutenir un mode de production agricole, c'est voter pour une agriculture paysanne qui respecte les rythmes de la nature, les conditions de travail d'hommes et de femmes, c'est voter pour une juste répartition des richesses entre les paysans et les consommateurs. C'est voter pour le retour à une véritable autonomie alimentaire, une préoccupation fondamentale bafouée par 60 ans de développement d'une agriculture intensive aveugle et mortifère, qui vend ses terres au plus offrant. Oui, c'est tout cela manger bio, et bien plus encore ! C'est encore : les paysages, la symbiose de la nature, un esprit de filière, de coopération, d'autres modes de décision. La Bio c'est un état d'esprit, une solidarité, une vision de la société et des échanges. C'est d'autres comportements, qu'on apprend au jour le jour. C'est une communauté d'idées partagées, une communauté d'intérêts de personnes et de projets. La Bio c'est un écosystème, avec toute la complexité que cela induit. Chacun en dépend et a donc intérêt à ce que l'écosystème se porte bien. D'un côté ceux qui cultivent, de l'autre ceux qui se nourrissent, des intérêts partagés pour que les uns puissent être en relation avec les autres. Aujourd'hui et demain. Finalement, la Bio c'est une utopie politique.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    En partageant son expérience et livrant sa vision personnelle du sujet, [Claude Gruffat] offre un témoignage utile pour tous ceux qui veulent comprendre en profondeur les enjeux du secteur. - Anne-Sophie Novel, Même pas mal  !, blog du Monde
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Claude Gruffat a été conseiller agricole pendant dix-sept ans. En 1993, il ouvre un premier magasin Biocoop. Il devient président du groupement en 2004. Depuis, il met un point d'honneur à défendre un label bio de qualité.

  • Alchimies festives, culte du plaisir, retour en puissance des affects et des émotions : Eros triomphe, et nous enseigne que la profondeur se cache toujours à la surface des choses, dans la banalité de notre quotidien. Triomphe de la raison sensible sur le vieux rationalisme scientiste, du vouloir- vivre collectif sur l'individu, de la joie dionysiaque sur les morales arides qui stérilisent l'action. Triomphe des pulsions et de l'imaginaire sur le progressisme empesé de nos élites et la pruderie de nos bien-pensants.
    Attentif aux humeurs et aux enthousiasmes sécrétés par le corps social, cernant au plus près les vibrations du monde, Michel Maffesoli signe une oeuvre essentielle, aboutissement de trente ans de réflexion, livre-manifeste qui chante l'éternelle jeunesse du monde et annonce une rupture épistémologique destinée à renouveler en profondeur les conditions de la pensée philosophique.

  • Aujourd'hui, plus que jamais, il est insensé de parler d'immigration tout en faisant abstraction des catalyseurs des déplacements de population : le colonialisme, l'impérialisme et le néolibéralisme. C'est là le point de départ que revendique Démanteler les frontières. Alliant théorie politique (Fanon, Foucault, Negri et d'autres) et expérience de terrain, l'auteure aborde la question des droits migratoires dans le cadre d'une analyse critique du capitalisme mondialisé, de l'exploitation et du racisme qui sont à l'origine des frontières et de l'État-nation. Au coeur de cette analyse se trouve le concept d'« impérialisme de frontières », qui désigne le processus de création et de maintien structurel des violences et des conditions de précarité liées aux migrations, et déboulonne le mythe de la bienveillance occidentale à l'égard des migrants. À la fois manifeste, témoignage et manuel de survie, ce livre donne aussi la parole à plusieurs militants et personnes migrantes.

  • Comment détoxer Internhate d'Internet ? Comment fabriquer l'antidote du poison numérique ? Peut-on extraire le mauvais buzz des réseaux sociaux ?

    Plus que jamais, les réseaux sociaux sont devenus le terreau de souffrances, d'incitation à la haine, de complotisme et de radicalisation qui font peser une lourde menace sur la paix sociale et la démocratie.

    A l'heure de la culture du selfie et des messages de quelque 140 caractères, comment prévenir les lynchages, les moqueries, les insultes, les déferlements de haine ou de menaces qui pullulent en ligne ?

    L'auteur propose d'en découdre avec Internhate, pour identifier des possibilités de déconstruction de la haine. Avec son plaidoyer, Philippe Coen prône une philosophie du respect et de la non-violence. En intentant un procès à Internhate, il propose 50 propositions de « signal-éthique » pour construire du respect et de l'automodération.

  • Nous sommes entrés dans la société du patrimoine éphémère, dominée par le règne des usages fractionnés et le recul de la possession. Particulièrement visible dans le comportement des millennials, cette lame de fond submerge peu à peu tous les domaines de notre vie. Aujourd'hui, tout se loue : portables, ordinateurs, vêtements ou encore vélos et trottinettes en libre-service...

    L'accès à la propriété et la possession d'objets emblématiques de la société de consommation ne sont plus considérés comme des priorités par la nouvelle génération, qui découvre d'autres voies pour se réaliser et s'affirmer. Plus qu'une mutation associée au foisonnement des dispositifs digitaux, nous vivons une métamorphose radicale des mentalités.

    Dans ce contexte, les assureurs sont un stabilisateur économique et social qui permet aux communautés humaines de résister aux chocs et de se développer dans la durée. Olivier Jaillon livre dans cet essai une analyse éclairante des ruptures technologiques et anthropologiques en cours. N'hésitant pas à briser des tabous au sujet de l'héritage et de l'accumulation des richesses, l'auteur défend sa conviction profonde : en facilitant le passage du patrimoine tangible au patrimoine éphémère, les assureurs auront un impact direct sur l'accomplissement de nos aspirations individuelles et collectives. Moins de contraintes, moins d'inégalités, plus de libertés et de solidarités. Ces maîtres-mots ont vocation à devenir les principes directeurs de l'assurance de demain.

  • Si Internet et les Nouvelles Technologies cultivaient naturellement les jeunes, cela se saurait ! Et que tout le savoir et toute la connaissance soient désormais accessibles en quelques clics ne signifie pas que tout le monde en profite équitablement.

  • En France, les juifs sont inquiets, ils constatent que l'antisémitisme dans le pays s'étend et revêt un tour meurtrier. Les musulmans, eux, sont soupçonnés de passivité ou de compréhension pour le djihadisme, leur intégration bute sur le racisme et les discriminations, et leur seule existence sur notre territoire a relancé les passions relatives à la laïcité. Enfin, notre république est en crise, impuissante bien souvent à se conformer à son propre idéal d'égalité et de fraternité. Il est temps de transformer cette crise en débat et de repenser le vivre-ensemble. C'est ce que propose ce livre, à partir d'une hypothèse originale : les juifs et les musulmans, au-delà de ce qui les sépare, ne sont-ils pas les mieux placés pour réfléchir à l'aggiornamento du modèle républicain français ? Pour permettre à la France de mieux affronter les grands périls actuels - le terrorisme, le racisme, la haine et l'intolérance - et pour préciser les contours d'un nouveau modèle à même de conjuguer les valeurs démocratiques et le respect ou la reconnaissance des particularismes ? Farhad Khosrokhavar est spécialiste de la question de l'islam et de la radicalisation, Michel Wieviorka de la violence et de l'antisémitisme. Tous deux montrent par l'exemple comment musulmans et juifs peuvent contribuer à rebâtir activement notre république.

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