• « Cofondatrice du Mouvement de libération des femmes, Antoinette Fouque apparaît également aujourd'hui comme une théoricienne exceptionnelle.
    En liant pensée et action, inconscient et histoire, psychanalyse et politique, elle a donné à ce mouvement une dimension philosophique, quand d'autres le réduisent à une revendication sociale.
    Au-delà du féminisme dont elle fait une critique radicale, Antoinette Fouque place la procréation au coeur de l'éthique et de la libido des femmes et en tire toutes les conséquences politiques, philosophiques, humaines, etc.
    Ces entretiens permettent de découvrir ou de redécouvrir une des pensées contemporaines les plus anticonformistes et les plus créatrices sur le rôle des femmes dans le monde actuel et l'alternative dont elles sont porteuses. » C. B.

  • Figure centrale de la pensée de son temps, Roland Barthes (1915-1980) était aussi un être à la marge. Un père mort à la Première Guerre, l'amour inaltérable d'une mère, de longues années passées en sanatorium, la découverte précoce de son homosexualité lui donnent très tôt le sentiment de sa différence. Il a vécu à distance les grands événements de l'histoire contemporaine. Pourtant sa vie est prise dans le mouvement précipité, violent et intense de ce siècle qu'il a contribué à rendre intelligible.Fondée sur un matériau inédit jamais exploré jusqu'ici (archives, journaux, agendas), cette biographie de Barthes éclaire d'un jour nouveau ses engagements, ses refus, ses désirs. Elle détaille la quantité des objets dont il a parlé, les auteurs qu'il a défendus, les mythes qu'il a épinglés, les polémiques qui ont fait sa célébrité, l'écoute des langages de son temps. Et sa puissance d'anticipation : si on aime tant le lire encore, c'est qu'il a exploré des territoires originaux et qui sont aujourd'hui les nôtres.Le récit de sa vie donne de la substance et de la cohérence à la trajectoire de Barthes, conduite par le désir, la perspicacité et une extrême sensibilité à la matière du monde. À quoi on peut ajouter une forte réticence à tout discours d'autorité. En faisant reposer la pensée sur le fantasme, il a fait d'elle à la fois un art et une aventure. Entrer dans sa vie, approcher la forme de son existence aident à comprendre comment il fut écrivain et comment il fit de la littérature la vie même.

  • Les mémoires de Gloria Steinem enfin traduites en français
     
    " Du journalisme à l'activisme : toute la vie de l'icône féministe Gloria Steinem dans ses mémoires "  Les inrockuptibles
    " Un voyage galvanisant "  Télérama
    " La passionnate chronique de cinq décennies de combats et d'histoire américaine"  Grazia
    " Rebelle et inspirante, prête pour le prochain combat "  L'Humanité
    Gloria Steinem, aujourd'hui âgée de 83 ans, est une icône féministe américaine, inscrite au  Women's National Hall of Fame. Journaliste, écrivain, elle a fondé le magazine féministe  Ms.  et, avec Jane Fonda et Robin Morgan, le Women's Media Center, une organisation qui se bat pour rendre les femmes plus présentes et plus visibles dans les médias. Elle a également participé aux campagnes présidentielles de Hillary Clinton et de Barack Obama.
     
    Ma vie sur la route  est le récit extraordinaire, profondément humaniste, d'une femme qui a passé sa vie à sillonner les États-Unis et à militer. Cette autobiographie en forme de  road trip  se lit comme la passionnante chronique de cinq décennies d'histoire américaine, depuis le discours de Martin Luther King jusqu'à l'évolution des droits de la communauté gay en passant par l'avortement ou la cause amérindienne.
     
    Une ode au nomadisme, à l'intranquillité qui nous pousse à partir à l'aventure et, avant tout, à la rencontre des autres.
    Traduction de l'anglais (Etats-Unis) par Karine Lalechère

  • Noam Chomsky célèbre cette année ses 90 ans ; depuis plus de 60 ans, il contribue au domaine des idées. L'auteur Normand Baillargeon, lui-même un penseur s'intéressant à mille et un aspects de l'humain et de la vie en société, a rassemblé dans ce collectif des chercheur(e)s et des professeur(e)s de différents horizons, proposant des essais synthétisant l'apport de Chomsky à leur discipline respective - dont la linguistique, les sciences politiques et cognitives, l'informatique, la philosophie et les communications. À ces contributions savantes s'ajoutent des hommages rendus par des militant(e)s, des journalistes, des pacifistes, des anarchistes - et même un humoriste (qui rassemble un peu de tout cela) : c'est dire combien les empreintes de la pensée chomskyenne sont multiples.

  • L'extraordinaire succès de l'oeuvre de Pierre Bourdieu brouille en partie sa lecture. Ses interprètes ne s'encombrent pas toujours d'un examen attentif des textes et encore moins d'une réflexion sur la genèse sociale de concepts désormais classiques : qu'ils s'emploient à célébrer ou à dénigrer l'édifice théorique, ils en mésestiment fréquemment les complexités. À rebours du traitement ordinaire que les routines académiques réservent aux productions intellectuelles, Jean-Louis Fabiani tente d'appliquer à Bourdieu les outils qu'il a lui-même forgés. Cette méthode permet ainsi d'éprouver à la fois leur efficacité pour rendre compte de la trajectoire du sociologue et leur portée heuristique en général. Il s'agit de réintégrer « Bourdieu » dans le cadre analytique qu'il a lui-même construit, non pas pour le transposer de façon mécanique, mais pour en mesurer éventuellement les limites. En interrogeant les ambiguïtés et les inflexions de l'oeuvre comme les ambivalences de ses usages savants et politiques, ce livre en montre une part de la grandeur cachée, et, en ne prenant pas entièrement au sérieux l'ambition héroïque du grand théoricien, il lui donne la possibilité, apparemment paradoxale, de survivre à ses propres contradictions. Directeur d'études à l'EHESS et professeur de sociologie à Central European University (Budapest), Jean-Louis Fabiani est l'auteur d'une dizaine de livres, dont Les Philosophes de la République (Minuit, 1988) et Qu'est-ce qu'un philosophe français ? (Éditions de l'EHESS, 2010).

  • « Il y a vingt ans, j'émigrais à Paris pour finir ma spécialité médicale. Je voyais mon exode d'un oeil averti, pourtant j'imaginais trouver une terre de grande liberté et d'ouverture. J'idéalisais la France au point de croire que Paris était la ville de l'amour et de l'humour... Évidemment, ce n'est pas tout à fait ce que j'ai trouvé, mais j'ai rencontré des êtres humains, des gens comme moi et comme ceux que j'avais laissés là-bas. Et je ne suis pas déçue. Exit les préjugés, brisées les idées préconçues. Car oui, à moi aussi, il a fallu beaucoup d'efforts pour comprendre les plus récalcitrants... » F. B. de la M. Dans ce livre, inspiré de son parcours personnel et de son expérience de psychiatre, Fatma Bouvet de la Maisonneuve laisse entendre la voix de celles et de ceux qui ont une histoire multiple et qui doivent surmonter toutes sortes de préjugés. Pourtant nos préoccupations sont bien les mêmes : humaines. Un appel à plus de curiosité et d'échange pour mieux se connaître et moins souffrir. Fatma Bouvet de la Maisonneuve est médecin psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne à Paris et membre du Conseil économique, social et environnemental depuis 2014. Elle est l'auteur des Femmes face à l'alcool. Résister et s'en sortir, du Choix des femmes et d'Enfants et parents en souffrance. Dyslexie, anxiété scolaire, maladies somatiques... 

  • Norbert Elias (1897-1990), sociologue juif allemand, lecteur de Freud, a produit une oeuvre atypique. Sa théorie du « processus de civilisation » - largement reconnue - propose une sociogenèse de la modernité qui articule le développement historique des sociétés et le réglage social de la vie affective. L'originalité d'Elias est d'affirmer l'historicité de l'affectivité : la monopolisation progressive de la violence physique par l'État a induit une transformation lente de l'économie psychique et porté les individus socialisés à adopter des formes d'autocontrainte. Cette histoire processuelle connaît pourtant des stases et des reflux, et même des phases de « décivilisation ». Pour les comprendre, Elias prend en compte la singularité des situations historiques ainsi que la multiplicité des causes façonnant les moeurs des nations. Aussi confie-t-il à la collaboration des disciplines (de la sociologie avec l'histoire ainsi qu'avec la psychologie) la tâche de saisir l'ensemble des faits humains qui concourent à la constitution de la modernité.
    Après avoir cerné la pensée d'Elias et les objections qu'elle suscite, le présent ouvrage montre qu'elle offre un appui précieux pour qui travaille à diagnostiquer les pathologies sociales contemporaines, dérivant de la constitution des hommes en « individus ».

  • "Figure historique de la lutte antimafia, le juge Falcone, sauvagement assassiné par Cosa Nostra en 1992, est un héros des temps modernes. Dans une Italie en mal de repères moraux, il continue d'incarner, vingt ans après sa disparition, le combat pour l'Etat de droit et des valeurs de courage, d'abnégation, de lucidité face à une corruption érigée en système. Souvent incompris et parfois haï de son vivant, il est devenu dans la Péninsule, et spécifiquement sur son île natale de Sicile, une figure historique vénérée, presque mythique.

    Et pourtant, cet homme qui perça le premier les secrets de la mafia sicilienne et le paya de sa vie demeure un quasi inconnu en France. Exception faite d'un livre d'entretiens réalisé un an avant sa mort par la journaliste française Marcelle Padovani, aucun ouvrage en langue française ne lui a été consacré, aucune biographie de Falcone n'a été traduite de l'italien ou de l'anglais.

    Le livre de David Brunat vient combler ce manque en ressuscitant la figure du juge de façon particulièrement juste et originale. Au fil d'une méditation personnelle et engagée empreinte d'une poésie tendre et mélancolique, l'auteur de Titanic et d'Histoires de la Mafia rappelle l'importance pour les sociétés démocratiques de ne jamais déposer les armes face au crime organisé.

    Magistrat hors pair doté d'une intelligence aiguë et d'une volonté implacable, amoureux de la Sicile et de la vie, fin lettré et francophile, Giovanni Falcone fut à sa façon un guide, un éclaireur. Le présent ouvrage dessine le portrait d'un homme debout, d'un honnête homme fauché par les forces du mal mais qui continue à vivre dans la mémoire des hommes de bien."

  • Max Weber effectue son service militaire à Strasbourg, ville du Reich allemand à partir de 1870. Il reviendra plusieurs fois dans cette ville pour des périodes de préparation militaire, et y séjournera une dernière fois en 1892. Cet ouvrage propose une interprétation des lettres de Max Weber envoyées de Strasbourg et une traduction en langue française de ces lettres de jeunesse que Marianne Weber avait publiées en 1936.

  • 33 ans flic pour rien est le témoignage percutant et sans fard d'un commandant fonctionnel de la PJ grenobloise, au confluent des plus nocives routes de drogues européennes et d'affaires retentissantes de la région Rhône Alpes Auvergne. L'auteur, qui fut n°2 de la PJ de Grenoble, témoigne de son expérience des indics et des stups. La chute de son patron, Michel Neyret, le touche personnellement et ébranle la PJ au plus haut niveau, jusqu'au "36", le fameux quai des orfèvres.

    "C'est un boulot qui colle à la peau ; transcende, pousse aux limites, donnant à celui qui l'embrasse un sentiment d'utilité, un besoin de reconnaissance, mais aussi parfois une impression de puissance poussant à négliger les dangers et les pièges du métier". Où, quand, combien ? Trois réponses qu'un indic doit apporter au flic, un "condé" qui sait sortir de l'eau son "tonton" !

    Ce livre est un document d'actualité, brut, direct. C'est l'histoire d'une aventure humaine, celle d'un flic, toujours sur la brèche, avec ses joies et ses peines, celle d'un "accident de flic" en vraie grandeur et que seuls les passionnés peuvent connaître.

  • Du lycée de Sarcelles à la maison de couture Yves Saint Laurent, Marina Anca nous fait traverser avec un sérieux empreint de malice un demi-siècle d'histoire. Elle nous parle d'elle mais en réalité elle nous parle de nous, de la France, de la Roumanie, de l'Europe et de l'Amérique. À chaque page qui se tourne, nous suivons son invite, retournons sur notre passé afin d'appréhender l'avenir positivement, comme elle. Et quel touchant et précieux témoignage laisse-t-elle pour les générations futures !

  • Depuis le début des années 2000, un nouveau référentiel d'action publique a progressivement été promu dans les politiques publiques à destination des personnes vulnérables : le parcours. Quels sont, dans les faits aujourd'hui, les parcours des patients en psychiatrie ? Débute-t-on une prise en charge avec un médecin généraliste puis un psychiatre libéral avant de connaître une succession d'hospitalisations ? Comment arrive-t-on aux urgences et vers où en sort-on ? En menant l'enquête sur deux territoires, une équipe de sociologues met en lumière que les systèmes locaux de prise en charge dépendent à la fois de l'offre de soins (privée et publique) et des relations systémiques qui lient les acteurs du secteur psychiatrique aux intérêts parfois divergents.

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  • Sociologue du politique et spécialiste de l'histoire de l'État et des élites, Pierre Birnbaum est taraudé depuis toujours par la question du pouvoir. De l'État protecteur de l'espace public au pouvoir qui en vient à user de la force extrême pour persécuter, traquer, attenter à l'existence même des citoyens.L'État fort à la française, plus encore que la démocratie, est-il le meilleur rempart aux mobilisations nationalistes, aux idéologies radicales, aux mythes meurtriers, aux préjugés xénophobes venus de la société et des voisins ? Représente-t-il, au contraire, la source des pires contraintes contemporaines, depuis l'assimilation extrême, destructrice des cultures singulières et multiples, jusqu'aux répressions les plus radicales ?À partir de sa propre expérience d'enfant juif caché dans les Hautes-Pyrénées durant la Seconde Guerre mondiale, devenu plus tard, grâce à l'école républicaine méritocratique, un universitaire « fou de l'État », Pierre Birnbaum, avec la complicité de Jean Baumgarten et Yves Déloye, aborde les grandes questions de la théorie politique. Les fondements de la citoyenneté commune menacée par les divers communautarismes, les contradictions entre passions démocratiques et contrainte étatique, les ressorts du totalitarisme ou du nationalisme meurtrier, les raisons des mobilisations antisémites qui menacent de nos jours, et particulièrement en France, l'alliance verticale avec un État affaibli : autant de thèmes qui sont l'occasion de suivre le déploiement d'une pensée originale.

  • Cette bibliographie générale compte près de 2000 titres. Les travaux référencés ont été écrits en français, en anglais, en allemand, espagnol, italien, néerlandais, sans restriction géographique ou chronologique dans les sujets traités. Pourvu d'un index des noms d'auteurs, Le littéraire et le social rend disponibles les références à tout ce dont les étudiants et chercheurs ont besoin en recherche, en sociologie de la littérature, en sociocritique, en sociopoétique ou encore en histoire sociale du littéraire.

  • Cet essai autobiographique développe une série de réflexions non convenues sur les relations entre le temps et la mobilité à partir du concept de rythmes de vie. Il mêle différents plans et registres de vie : une histoire professionnelle, une psychanalyse au long cours, des expériences de vie cruelles... L'hypothèse freudienne de la pulsion de mort inspire l'interprétation d'une logique d'activation de la mobilité dont le temps existentiel serait le vecteur.

  •  « Robert Debré a vécu les Années folles à 18 ans. Il a jeté la robe de son père rabbin pour endosser les habits des caciques de la IIIe République. Robert Debré ne fut pas seulement un grand pédiatre, le promoteur de la réforme hospitalo-universitaire, le récipiendaire d'un prix Nobel de la paix au titre de l'Unicef, le créateur du Centre international de l'enfance, le défenseur de la recherche biomédicale et de la santé publique, l'ambassadeur d'une solidarité française pour l'enfance déshéritée. Il ne fut pas seulement l'ami des poètes et des écrivains, de Charles Péguy à Paul Valéry, de l'abbé Mugnier à la princesse Bibesco. Robert Debré fut également le chef d'une famille républicaine dont les vocations multiples surent investir les sciences, les arts et la politique : mon père Olivier aimait peindre les couleurs de la Loire ; mon oncle Michel, par ses essais, lança la Ve République ; les cousins Schwartz apportèrent par les sciences leur contribution à ce que Robert Debré appelait la "maison Debré".? » P. D. C'est la vocation indéfectiblement française d'un homme et de toute une famille que Patrice Debré restitue ici, avec le talent de l'écrivain, en une grande fresque d'histoire. Patrice Debré est professeur d'immunologie à l'université Pierre-et-Marie-Curie et membre titulaire de l'Académie de médecine. Il a été chef de service, directeur d'un institut de recherche à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière et ambassadeur de France chargé de la lutte contre le sida et les maladies transmissibles. Après une monumentale biographie de Louis Pasteur, il a notamment publié Vie et mort des épidémies ainsi que L'Homme microbiotique, qui ont rencontré un grand succès.

  • « Pendant longtemps, je fus domicilié dans une de ces poupées-gigogne russes qui sont une et plusieurs à la fois. Une poupée juive, la plus grande, contenait une poupée communiste, plus petite, cette dernière abritant une poupée française, plus petite encore. Un jour de juillet 2014 la poupée tomba par terre et se brisa : des milliers de manifestants, je les ai entendus place de la Bastille, criaient « mort aux Juifs ! » dans les rues de Paris. J'ai réalisé alors que j'étais aussi un « sale Français », en plus d'être un « sale Juif ». Ce livre violent et vengeur est le récit d'une métamorphose. Mais c'est aussi un cri d'amour. Saisi par l'émotion en l'écrivant, j'ai ressenti le besoin de redécouvrir Beaugency, Brocéliande, Rocamadour cachés depuis trop longtemps par La Courneuve, le Val Fourré et Les Minguettes. »

  • Je m'appelle Jane, comme la femme de Tarzan. La première phrase de ce livre est déjà en elle-même une pirouette d'autodérision. Celle qui, devenue mannequin après des études de lettres, n'est jamais dupe de rien nous y raconte une vie si incroyable qu'on ne peut que parler de " destin ". Une robe légère décolletée, détonnant au milieu des autres convives, en a marqué le point de départ : Jane a croisé le chemin de Mike Eland lors d'un dîner mondain. Dès lors, son existence n'aura de cesse de rebondir ! J'avais épousé un étranger. Je vivais avec un inconnu. Mais qui donc était véritablement son époux ? Sur le lit d'une vie de rêve, d'excès et de luxe menée tambour battant, de la fréquentation quotidienne des plus éminentes célébrités du monde telles que Jackie Onassis, Terence Young, Cary Grant, Elizabeth Taylor, Anthony Quinn, Janet Jackson, Françoise Sagan, le prince Edward ou le dalaï-lama, sous les feux de cette richesse sans limites, était tapie une vérité secrète, une zone d'ombre inavouable. L'Inconnu du Glasgow-Londres est autant l'histoire d'une vie que le portrait saisissant d'un manipulateur surdoué, d'une imposture de haut niveau, la peinture d'un casse gigantesque aux allures de fiction. Mais en était-ce une ? Il faudra le lire pour le croire...

  • Max Weber, sociologue de la domination, a compris très tôt que la politique est fondamentalement une entreprise de domination et que la démocratie contemporaine ne représente, au mieux, qu'une médiation de la domination... quand elle ne devient pas, purement et simplement, détournement voire confiscation de celle-ci. Mais Max Weber fut également le sociologue de la rationalité à l'oeuvre. Comme tel, il a pressenti que la démocratie constituait une forme politique qui interrogeait et éprouvait, sur la base d'un questionnement inédit, la raison politique et son rapport au réel. Penser le paradigme démocratique avec Max Weber, aujourd'hui, c'est s'approprier les éléments d'intelligibilité permettant seuls de comprendre la trajectoire socio-historique de la démocratie, à l'époque contemporaine, et la physionomie particulière qu'elle a revêtue, au fil du temps. Il a d'abord été un penseur soucieux d'identifier le réel et ses contingences, d'intérioriser ses contraintes. À l'acuité du regard sociologique, il a ajouté la pertinence d'une vision politique d'ensemble, pour mieux appréhender la complexité et les paradoxes de notre modernité démocratique, à l'ère des masses. Par là, il reste pour nous un contemporain capital.

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