• « Jamais je n'ai eu autant besoin de connaître l'opinion de mes concitoyennes et concitoyens. Jamais je n'ai eu autant besoin de partager avec eux mes interrogations. Sur les attentats, leurs causes, leurs motivations. Sur les caricatures de Mahomet, aussi, disons-le franchement. »

    L'Innombrable, c'est celui qui ne profite pas de la fameuse liberté d'expression devenue la valeur majeure de la République. C'est celui à qui elle ne s'applique pas. Qui porte un invisible bâillon. Un des noms de ce bâillon est : légitimité. C'est très compliqué, cette question de l'accès à la parole, orale, écrite. De se sentir légitime, ou interdit. Qui la donne, la légitimité ? Et comment vit-on l'illégitimité ? La vraie inégalité est là. Entre ceux qui ont un accès à la parole et ceux qui ne l'ont pas.

  • Tout a commencé au retour de la foire d'art de Maastricht, après un dîner entre amis - " deux convives qui étaient contaminés mais ne le savaient pas ". Frédéric Mitterrand est indemne, mais son frère aîné présente les symptômes du virus. Après les premiers jours de déni puis d'affolement face à des services hospitaliers pris de court, et malgré l'aide précieuse du médecin de famille et des soignants, s'ouvre une période critique. Elle durera du 9 mars au 28 avril 2020 : cinquante jours de confinement et de réanimation, cinquante jours d'une drôle de guerre où se nouent, sous le soleil trompeur du printemps, l'épreuve intime et le drame collectif.Dans la veine mémorialiste qui lui est familière, Frédéric Mitterrand raconte la débâcle à laquelle assistent ses proches et ses semblables, soudain pris au piège d'un présent surréaliste que commentent en continu les médias, l'opinion et les grands de ce monde, tous plongés dans la même incertitude."Vendredi 3 avril. Le virus est comme tout le monde. Il va se refaire une santé l'été prochain en profitant des terrasses, des plages, des apéros festifs et des mariages. Il reviendra tout ragaillardi de ses bonnes vacances pour lancer la deuxième vague."

  • " La pandémie n'aura été que le baromètre en fusion d'un phénomène plus profond : la prise de pouvoir totale de l'Etat-nounou, cette bureaucratie qui nous veut du bien. " Dans ce court essai, comme un cri de liberté, Mathieu Laine dénonce cet autre virus : la fièvre bureaucratique, technocratique et centralisatrice qui ne fait que révéler la propension malsaine de l'Etat à infantiliser les Français.
    Pourquoi la France est-elle la seule grande démocratie au monde à avoir exigé, sauf à être verbalisé, de cocher une case pour tout " déplacement bref " ? Pourquoi la France est-elle le seul pays où une cellule interministérielle a eu à trier, en pleine crise sanitaire et face à la crise économique la plus dramatique depuis la Seconde Guerre mondiale, entre les fours et les poêles, et l'un des seuls pays en Europe à avoir qualifié le livre de " produit non essentiel " au moment même où elle était à nouveau attaquée par l'obscurantisme ?
    L'infantilisation est cet autre virus qui nous menace et nous paralyse depuis des décennies, et sans doute plus encore. Nourrie au sein de la défiance, elle a flambé en pleine épidémie. Attestations de déplacement, bâchage des produits " non essentiels ", fermeture des librairies, etc. : nul besoin de s'opposer au primat de la Vie pour dénoncer ces cascades d'interventions, centralisées et technocratiques, qui ont fini, " pour notre bien ", par réveiller le roi Ubu. Après la pandémie, il faudra s'attaquer à ce mal qui nous ronge. Pour vraiment en finir. Car à force de nous traiter comme des enfants ou des incapables, on désapprend la liberté. Et l'on creuse, avec de belles intentions, la tombe d'un avenir qu'il nous faut nous réapproprier.
    Ce court essai, comme un cri de liberté, invite à une vaste levée d'écrou. Pour respirer enfin. Pour récupérer ces pouvoirs qu'on nous a confisqués. Pour recouvrer, avec le goût du risque et l'envie de conquête, tout ce qui fait le sel et le bonheur de la vie. Puisse cette épreuve de réduction drastique de libertés dont on mésestimait parfois l'importance nous inviter à nous arracher aux fers en apparence confortables d'un Etat dont on attendrait tout. L'appel est d'importance. Car des barbelés peuvent finir par pousser le long des blancs barreaux d'un parc à bébé. Choisissons vraiment la Vie : parions sur la Liberté. Avant qu'il ne soit trop tard.

  • L'ancien ministre de la santé et professeur de médecine infectiologue, qui fut le premier au monde à alerter dans un rapport détaillé sur la survenue prochaine d'une pandémie, dit pourquoi les autorités n'ont pas pris les bonnes décisions pour anticiper puis gérer la crise sanitaire. Il préconise de mettre en oeuvre une nouvelle médecine publique.
    En 2005, alors ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy fut le premier au monde à alerter sur la survenue prochaine d'une pandémie. Son rapport établissait, étape par étape, les procédures à appliquer pour enrayer la propagation d'un virus. Or, plutôt que de suivre ses principes d'anticipation, le gouvernement a géré le début de l'épidémie dans la plus grande improvisation, avec un temps de retard permanent. Faits et chiffres à l'appui, l'auteur démontre qu'en ne suivant pas l'exemple de pays tels l'Allemagne ou la Corée du Sud, qui ont pratiqué une politique de dépistage massif, la France a subi un taux de surmortalité parmi les plus importants au monde. Il dénonce l'hystérie collective suscitée par le traitement à l'hydroxy- chloroquine, la publication d'une fausse étude par la célèbre revue The Lancet, qui restera à ses yeux l'un des plus grands scandales scientifiques, ainsi que le rôle joué par les lobbies de tous ordres. Philippe Douste-Blazy plaide aussi pour une culture de la prévention à travers une véritable politique de santé publique, seul moyen d'empêcher les crises sanitaires à venir.

  • Cinq ans après les attentats qui ont ensanglanté la France - de la tuerie de Charlie Hebdo au massacre du Bataclan -, ce livre est le premier récit de l'intérieur du processus qui a vu croître le jihadisme français. Né dans les "cités" enclavées des banlieues populaires, il a mené ses activistes, en passant par le "califat" de Daech au Levant, jusqu'aux prisons de l'Hexagone.
    À partir de quatre-vingts entretiens avec des terroristes incarcérés, Hugo Micheron analyse la nature du jihadisme français.
    Loin d'être coupée du reste de la société, la prison est en interaction constante avec les quartiers. Dans quel terreau français se creuse le jihadisme ? Comment se transplante-t-il dans le jihad syrien ? Comment s'épanouit-il dans les prisons de l'Hexagone ?
    Voici le récit édifiant d'une emprise moderne, méthodique, qui a bouleversé les profondeurs de la société.

  • Le nouveau tsunami causé par le Covid-19 ne nous laisse plus le choix. Il n'est plus possible d'aménager à la marge un système économique aux défaillances de plus en plus criantes (crise écologique, croissance des inégalités). C'est le moment (ou jamais ?) de le réorienter vers la construction d'un monde plus juste et plus durable.Fort de son expérience au plus haut niveau des instances financières internationales, Bertrand Badré, avec passion et pédagogie, propose dans cet ouvrage une véritable feuille de route pour le xxie siècle. À rebours d'un fatalisme trop souvent répandu, il nous incite à tous nous engager pour sa concrétisation.Car, qui que nous soyons, nous avons le pouvoir d'influer sur le cours des choses. En tant que consommateur, investisseur, comme citoyen ou dans notre travail. Non pas « les pauvres » contre « les riches », non pas « le peuple » contre « les élites » - mais tous ensemble, pour le bien de tous, et celui de notre planète.

  • Le débat de l'identité culturelle traverse l'Europe entière ; il concerne, plus généralement, le rapport des cultures entre elles en régime de mondialisation. Or on se trompe ici de concepts : il ne peut être question de « différences », isolant les cultures, mais d'écarts maintenant en regard et promouvant entre eux du commun ; ni non plus d'« identité », puisque le propre de la culture est de muter et de se transformer, mais de fécondités ou ce que j'appellerai des ressources. L'auteur ne défend donc pas une identité culturelle française impossible à identifier, mais des ressources culturelles françaises (européennes) - « défendre » signifiant alors non pas tant les protéger que les exploiter. Car s'il est entendu que de telles ressources naissent en un milieu et dans un paysage, elles sont ensuite disponibles à tous et n'appartiennent pas. Elles ne sont pas exclusives, comme le sont des « valeurs » ; elles ne se prônent pas, ne se « prêchent » pas, mais on les déploie ou l'on ne les déploie pas, et de cela chacun est responsable. Un tel déplacement conceptuel obligeait, en amont, à redéfinir ces trois termes rivaux : l'universel, l'uniforme, le commun, pour les sortir de leur équivoque. En aval, à repenser le « dialogue » des cultures : dia de l'écart et du cheminement ; logos du commun de l'intelligible.
    À se tromper de concepts, on s'enlisera dans un faux débat, donc qui d'avance est sans issue.

  • Slow démocratie

    David Djaïz

    • Allary
    • 10 Octobre 2019

    Remettons la nation démocratique au coeur de l'agenda progressiste. Arrachons-la des mains des identitaires et des anti-européens. Prenons conscience qu'elle est plus nécessaire que jamais pour équilibrer la mondialisation. Aimons-la. Elle seule nous permettra de concilier démocratie, mondialisation et environnement, d'aller vers une Slow Démocratie. Peut-on reprendre le contrôle d'une mondialisation débridée dont les dégâts se font sentir chaque jour sur la démocratie, l'environnement et la justice sociale ? Oui. Grâce aux nations.
    Un tel propos peut paraître contre-intuitif à tous ceux qui voient la nation comme un totem d'extrême droite. Mais ce livre montre qu'elle reste le levier le plus efficace pour ne plus être les témoins impuissants des dérèglements en cours.
    Humanistes, progressistes, sociaux-démocrates, écologistes : n'ayons plus peur de nous en saisir ! Car il y a urgence. Les classes moyennes occidentales laminées ne veulent plus d'un système qui profite d'abord aux élites. Gilets jaunes en France, Brexit en Angleterre, Trump aux États-Unis, Orban en Hongrie, Salvini en Italie, mais aussi Bolsonaro au Brésil : les peuples crient leur colère et veulent reprendre le pouvoir, souvent sous les traits de l'homme fort. Une internationale d'extrême droite se met en place. La démocratie libérale que l'on croyait indéracinable est en danger de mort.
    Alors remettons la nation démocratique au coeur de l'agenda progressiste. Arrachons-la des mains des identitaires et des anti-européens qui la réduisent à des fantasmes nationalistes. Prenons conscience qu'elle est plus nécessaire que jamais pour équilibrer la mondialisation. Aimons-la. Elle seule nous permettra de concilier démocratie, mondialisation et environnement, d'aller vers une Slow Démocratie.

  • Durant son mandat, le président John F. Kennedy fait de la réforme de l'immigration son cheval de bataille, convaincu que les Américains constituent un peuple à la fois attaché aux traditions et tourné vers de nouvelles cultures, de nouveaux horizons. À ce titre, il faut selon lui défendre leur droit à la liberté, celle de se réinventer une vie meilleure dans leur pays d'adoption.
    Cet opuscule, qui fut le dernier livre de JFK, publié à titre posthume, recense les réflexions de l'ancien président sur la question de l'immigration et retrace les principaux jalons de son histoire aux États-Unis.
    À l'heure où les débats sur l'immigration sont plus vifs que jamais, ce texte constitue un hymne aux immigrants et à leur rôle dans la croissance d'un pays devenu la première puissance mondiale.

  • Les journalistes politiques Jannick Alimi (Le Parisien) et Frédéric Delpech (LCI) analysent la déliquescence de la droite, depuis le jour du rassemblement au Trocadéro organisé par Fillon en mars 2017 jusqu'à aujourd'hui.
    Trocadéro, 5 mars 2017. Une tragédie se joue sur cette place immense, face à la tour Eiffel. Acculé depuis qu'il a appris sa mise en examen, lâché par une partie des siens, François Fillon, candidat officiel des Républicains à la présidentielle, tente un ultime coup de dés, exhortant les militants à le suivre.
    Un meeting dont le succès le confortera dans sa décision de se maintenir... avant d'être éliminé dès le premier tour. Pour la première fois sous la Ve République, la droite est absente du second tour d'une présidentielle. Autour de Fillon, certains -Baroin, Chatel, Ciotti, Jacob- ont hésité mais ils sont là. Sarkozy, rival vaincu de la primaire, préfère tirer les ficelles à distance... Alain Juppé, lui, comprend qu'il ne sera jamais le "plan B".
    Trois ans plus tard, cette journée est devenue le marqueur d'un tournant idéologique. À droite toute? Pas si sûr... Toujours est-il qu'au printemps 2019 Édouard Philippe n'a pas craint de stigmatiser cette aile du parti en la qualifiant de "droite Trocadéro ".
    À l'heure où François Fillon doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris, les Républicains continuent à subir les conséquences de leurs divisions. Pour expliquer l'implosion de la droite française, Jannick Alimi et Frédéric Delpech ont interrogé acteurs et témoins ; ils racontent les étapes d'un chemin de croix qui a vu la droite française finir à moins de 10 %, lors des européennes.

  • C'est l'histoire d'un affrontement, d'une révolte que personne n'a vus venir. Le récit d'un face-à-face entre des Gilets jaunes qui n'arrivent plus à vivre dignement et un Président silencieux en son palais.
    C'est l'histoire de ces semaines qui ont ébranlé le pays, de ces Françaises et ces Français qui ont occupé les ronds-points, ont manifesté tous les samedis, de ces victimes de violences policières, de ces policiers blessés à l'Arc de triomphe, de ce pouvoir tétanisé qui a eu peur de tomber.
    L'histoire racontée par le peuple. Et par le Président.

  • Ensemble, faire société

    Tout citoyen français est un et indivisible. Le vécu que lui suggère sa foi est-il compatible avec le vécu que lui propose la République ? Dans un contexte où la laïcité est sans cesse redéfinie, et le vivre-ensemble sans cesse questionné, cet ouvrage confronte les valeurs des trois religions abrahamiques (judaïsme, christianisme, islam) avec celles de la République. Pour ce faire, il propose une étude comparée, rigoureuse et scientifique, qui s'appuie sur les textes fondateurs et qui dégage des points de convergence. Documentée et constructive, cette approche est une invitation concrète à faire société autour de 18 valeurs.

    Avec la contribution de Claude Sultan, Jean-Charles Descubes, Tarik Abou Nour, Abderrahman Belmadi et François Clavairoly.

  • Des citoyens tirés au sort rédigent leur Constitution, des parlementaires travaillent avec les électeurs pour écrire les lois sur des plateformes collaboratives ; les start-up civiques se multiplient ; des partis politiques " nouvelle génération " redonnent le goût de s'engager ; des fonctionnaires et des élus construisent des services publics innovants avec la société civile... Partout dans le monde, un " coup d'État " citoyen est en marche. Abstention galopante, désertion des partis politiques, impuissance des élus face aux maux de notre société... : longue est la liste des symptômes de notre démocratie malade. Face à ces constats moroses sans cesse répétés, il est urgent d'agir. Quelles sont les alternatives crédibles pour sortir de l'impasse ? Pour répondre à cette question, les auteurs ont sillonné la planète pendant près de deux ans et sont allés à la rencontre de quatre-vingts défricheurs qui expérimentent de nouveaux remèdes en dehors des sentiers battus. Les initiatives qui ont fait la preuve de leur efficacité existent : en Islande, des citoyens tirés au sort rédigent eux-mêmes leur Constitution ; en Espagne, des partis politiques " nouvelles générations " redonnent le goût de s'engager ; en Argentine ou en France, des électeurs coécrivent les lois avec les parlementaires sur des plates-formes collaboratives ; un peu partout, des élus inventent de nouvelles manières de gouverner... À partir de ces expériences inédites, ce livre décrypte la transition démocratique à l'oeuvre. Il ouvre des pistes de réflexion pour renouveler notre démocratie et propose des solutions concrètes dont chacun peut se saisir. Et il apporte des raisons d'espérer.

  • Tuer le pouvoir

    Olivier Coquard

    • First
    • 11 Avril 2019


    Utopies, passions, complots... L'histoire sanglante des grands assassinats politiques.

    L'assassinat politique est avant tout un acte public, spectaculaire, presque théâtral : que l'on pense à la sauvagerie des chevaliers et sénateurs qui tuèrent Caligula en pleine fête d'Auguste, à la violence extrême des assassins de Thomas Becket au coeur de la cathédrale de Canterbury, ou encore, plus proche de nous, au meurtre de JFK devant une foule immense...
    Pourtant, la plupart des assassinats politiques furent, au fond, des échecs : le changement de régime espéré par les meurtriers n'eut généralement pas lieu, et ces derniers furent rarement honorés pour leur acte homicide.
    Dans cet ouvrage passionnant, l'historien Olivier Coquard revient sur les plus grands complots et actes de folie isolés qui ont, à travers l'histoire, littéralement "tué le pouvoir".

  • Quels sont les objectifs de Daesh ? Quelles sont les responsabilités des États occidentaux ? Comment en sommes-nous arrivés là ? 1999. Le gouvernement jordanien accorde l'amnistie à un groupe de prisonniers politiques. Parmi eux, se trouve Abu Musab al-Zarqaoui, un des maîtres à penser du terrorisme islamiste. En 2003, l'invasion de l'Irak par les États-Unis va lui donner l'occasion de mettre sur pied le vaste mouvement qu'il a conçu. D'abord connu sous le nom d'Al-Qaïda en Irak, celui-ci devient l'État islamique ou Daesh et continue de croître après la disparition d'al-Zarqaoui en 2006. 2016. Sous l'impulsion d'Abou Bakr Al-Baghdadi, l'État islamique sème la terreur dans le monde entier. Joby Warrick est certainement le reporter le mieux informé sur le califat. À partir de sources inédites au Moyen-Orient, il nous offre le livre le plus complet à ce jour sur le sujet. Officiels de la CIA, figures religieuses et politiques, terroristes, il nous fait littéralement entrer dans le cerveau de chacun des protagonistes. Avec un travail digne d'un agent secret, l'esprit d'un journaliste et le style d'un romancier, il apporte ici un document aussi exclusif que pertinent sur la menace qui nous guette. " Vous voulez en savoir plus sur l'État islamique ? Vous ne trouverez pas un meilleur livre. " The New York Times " Inestimable pour tous ceux qui veulent comprendre Daesh et son incroyable essor. Le livre référence ! " Los Angeles Times

  • Tel un trou noir dans l'univers, l'incendie qui ravage le Moyen-Orient, et la France depuis 2015, au nom du " djihad " menace-t-il d'aspirer les désillusions politiques et les révoltes désespérées de la génération qui vient ? La " radicalisation de l'islam " est-elle seule à l'origine de ce drame et des actions terroristes qui surviennent dans le monde entier ? Pour répondre à ces questions, cet essai grave et incisif propose de déplacer et d'élargir les cadres d'explication habituels. " Il n'y a que les martyrs pour être sans pitié ni crainte et, croyez-moi, le jour du triomphe des martyrs, c'est l'incendie universel. " Cette sombre prophétie de Jacques Lacan en 1959 décrirait-elle le monde des années 2010 ? Les guerres qui ravagent le Moyen-Orient menacent-elles d'aspirer toutes les désillusions politiques et les révoltes désespérées de la génération qui vient ? La " radicalisation de l'islam " est-elle à l'origine de ce drame et des actions terroristes dans le monde entier ? Pour répondre à ces questions, Alain Bertho déplace les cadres d'explication habituels. Il montre que le chaos qui pointe est très loin d'avoir le djihad pour seul moteur : c'est d'abord l'ébranlement de la légitimité des États par la mondialisation, la crise généralisée de la représentation politique, la recherche d'une légitimité sécuritaire par les puissants qui ont fait le lit de la violence du monde. Et qui expliquent pourquoi, depuis les années 2000, se multiplient sur tous les continents des émeutes et des attentats aux motivations multiples, dont l'auteur brosse ici un tableau saisissant. Quand la fin du monde semble à nombre de jeunes plus crédible que la fin du capitalisme, la révolte tend à prendre les chemins du désespoir et du martyre. La clôture de l'hypothèse révolutionnaire a ainsi ouvert la voie à la rage des enfants perdus du chaos politique et humain de la mondialisation néolibérale. Toutes les polices et les armées du globe ne pèseront guère devant cette fascination de la mort. Seul peut y répondre l'espoir collectif en un autre possible, fondé sur une nouvelle radicalité tournée vers l'avenir. Ses prémisses sont là, partout dans le monde. L'enjeu est de les faire grandir.


  • Les Youtubeurs arrivent pour mettre le système en PLS, et pour régler leur compte à quarante années de politiques irresponsables.

    Avec le langage et les références de leur génération, Tatiana Ventôse et Greg Tabibian dressent le portrait d'une France en plein chaos, où les structures communes ont été balayées, où l'État est incapable de faire appliquer ses propres règles, et où les individus sont de plus en plus livrés à eux-mêmes.
    Pour s'en plaindre ? Certainement pas. Le temps n'est plus aux lamentations. La menace d'un effondrement généralisé nous oblige à trouver des solutions concrètes aux problèmes actuels, et à se donner les moyens concrets d'appliquer ces solutions.
    Ce livre apporte des réponses politiques aux questions que tout le monde se pose.
    Il s'adresse à tous les exclus du Système, à tous les déçus de la politique politicienne, à tous ceux qui ne croient plus aux idéologies préconçues.
    Il les invite à surmonter leurs divergences, à sortir des divisions artificielles, à s'unir pour reprendre les rênes du pays aux traîtres qui le mènent dans le mur.
    Tous ensemble pour leur foutre au cul, comme disait Coluche. Mais surtout, tous ensemble pour reconstruire un pays digne de ce nom.

  • Pierre Nora, Contre vents et marées

    Sur l'état du débat public :
    Jean-François Kahn, Le paradoxe des médias
    Nicolas Vanbremeersch, De quoi les fake news sont-elles le nom ?
    Denis Ramond - Charles Coustille, La culture générale : histoire d'une désillusion française
    Alain Duhamel, Pourquoi déteste-t-on tant les journalistes ?

    Jacques Julliard - Le Débat, Un engagement historien (entretien)

    Au-delà du harcèlement :
    Gilles Lipovetsky, L'effet harcèlement sexuel : l'avenir de la séduction
    Robert Muchembled, La civilisation des moeurs sera-t-elle rénovée par les femmes ?

    Le masculin en révolution :
    Marcel Gauchet, La fin de la domination masculine
    Jean-Marie Lacrosse, Le sexe a-t-il un genre ?
    Monique Dagnaud, Internet, une passion masculine
    Martin Dekeyser, La nouvelle culture masculine de l'immaturité
    Yoann Dabrowski, Masculinités adulescentes en reconfiguration
    Michèle Brian, Les nouveaux pères
    Marie-Claude Blais, Réinventer la paternité ?

  • Dimitri a vécu le pire cauchemar d'un parent. Son fils adolescent, initié à l'Islam par sa petite amie, est tombé dans les griffes d'une mosquée radicale et s'est progressivement transformé en islamiste extrémiste. Jusqu'au jour où il s'est enfui de Belgique pour aller rejoindre Daesh au Moyen-Orient.
    Seul et complètement désemparé, Dimitri décide de partir en Syrie pour retrouver son fils. Courageusement, cet homme blanc et chrétien mène l'enquête sur place au péril de sa vie. Emprisonné, menacé, roué de coups, Dimitri n'abandonne pas et il parviendra à retrouver son fils.  
    Cette odyssée dans l'État islamique n'est pas passée inaperçue  : bientôt, des familles auxquelles Daesh a volé un enfant lui demandent de l'aide. C'est alors que commence pour ce père de famille une nouvelle vie, celle de «  chasseur de djihadistes  »...
    Le témoignage d'un père qui a sauvé son fils de l'islamisme radical.

  • Dans bien des capitales, des places majestueuses, chargées d'histoire et de symboles, sont investies par des manifestants : les étudiants de la place Tian-An-Men à Pékin, les Indignés sur la Puerta del Sol à Madrid, les mères de disparus sur la Place de Mai à Buenos Aires, les contestataires sur le Zócalo de Mexico... Cette centralité de l'espace dans la construction de la contestation a été notée par de nombreux observateurs au cours des révoltes arabes et du mouvement Occupy. Or, en dépit de cette apparente évidence du lieu, la dimension spatiale n'a que rarement fait l'objet d'une attention en tant que telle dans la sociologie des mobilisations. Cet ouvrage s'attaque à cet angle mort. Il propose au lecteur de comprendre l'importance des lieux physiques et vécus et leurs effets sur l'action collective en suivant des mobilisations très variées - locales ou nationales-, d'hier ou d'aujourd'hui, de la péninsule arabique à la Bretagne, de New York à la Seine-Saint-Denis, de l'Amazonie péruvienne à Madrid.

  • En quelques années, les mobilisations protestataires dans la rue comme sur les réseaux sociaux, se sont banalisées à travers le monde. Cette e-rue s'est affirmée comme lieu et moyen, pour le citoyen ordinaire, de diffusion d'opinions et d'appels protestataires, devenant ainsi une plateforme de mobilisations. Ce volume enrichit les analyses des protestations civiles et articule des analyses des exemples récents en Bulgarie, Roumanie, Turquie, Maroc, Chine et Italie.

  • Invoquée pour conjurer les attentats djihadistes, convoquée pour justifier le basculement dans une régression sécuritaire, embaumée pour masquer la nature monarchique de sa Constitution, statufiée pour dissiper sa confiscation par une caste oligarchique, la République est épuisée d'être ainsi manipulée. Pour renaître, il lui faut un printemps, une sève démocratique qui fasse éclore la promesse d'égalité, de liberté et de fraternité qu'elle porte. Mais comment faire quand, de scrutin en scrutin, la confiance des citoyens dans les institutions et les partis de la République s'érode, quand les promesses d'égalité ne sont pas tenues et que la fraternité reste un voeu pieux ? Comment sortir par le haut d'une crise politique où l'issue proposée est autoritaire ou technocratique ? Dans cet essai incisif, Pierre Dharréville invite la République à se ressourcer dans les eaux vives d'une indispensable démocratisation et à se renouveler par la salutaire création de biens communs échappant à l'empire de la rentabilité financière.


  • "Avec le vendredi 13 novembre 2015, le citoyen occidental a compris que la guerre était ailleurs que sur son écran de tablette ou de smartphone, qu'il lui suffisait d'ouvrir la fenêtre ou de marcher dans la rue pour se retrouver sur un théâtre d'o

  • Dieu est mort ? Les convulsions de son cadavre font chaque jour l'actualité. Sommes-nous sortis de la religion ? Les cartes militaires des guerres en cours montrent l'inverse. Connaissons-nous un choc des civilisations ? La théorie dit non, le sentiment d

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