• Les partis sont les mal-aimés de la vie politique. On leur reproche de diviser les nations; de n'être que des agences électorales au service de l'ambition de quelques entrepreneurs politiques; de ne plus entretenir qu'un lien distendu avec la réalité de la société civile; et enfin de mal représenter le peuple et de ne plus organiser le débat public.
    Mais la démocratie peut-elle se passer des partis?
    Pour répondre à cette question, Piero Ignazi explique, dans ce livre référence, comment les partis politiques ont façonné le paysage de nos démocraties, des premiers clubs jacobins jusqu'aux agences électorales contemporaines en passant par la grande époque des partis de masse d'après-guerre. Dans une postface inédite, il analyse le relatif échec des nouveaux partis politiques apparus dans l'horizon des réseaux sociaux: Podemos en Espagne, Cinq Étoiles en Italie, LREM en France.
    Il montre ainsi les conditions et la nécessité pour les démocraties de rénover le système de leurs partis politiques si elles veulent pouvoir répondre effi cacement à la menace populiste.

  • Ce manuel de cours permet de (re)découvrir les institutions politiques grâce à une approche visuelle de la matière. Des cartes mentales illustrent ainsi des notions juridiques parfois complexes à appréhender afin d’en faciliter leur compréhension.

  • Le recours aux liens juridiques prend dans nos sociétés une importance grandissante. Il existe pourtant peu d'études empiriques sur la fabrique quotidienne du droit. Alors que la très grande technicité de la matière juridique réserve le droit aux juristes de profession, la sociologie l'explique trop rapidement par les rapports de forces qu'il ne ferait que dissimuler. La méthode ethnographique se trouve donc particulièrement bien ajustée à l'analyse du droit. C'est toute l'originalité de cette étude du Conseil d'État que propose Bruno Latour. Il porte une grande attention aux actes d'écriture, à la fabrication et à la manipulation des dossiers, aux interactions entre les membres, aux particularités du corps des conseillers d'État, et surtout à la diversité des ressorts qui permettent de bien juger. Par une grande qualité de style, l'auteur sait rendre compte de la technicité des jugements et renouer les nombreux liens entre le droit et cette société qui le nourrit et à laquelle il sert, en même temps, de garant. Après l'étude des laboratoires scientifiques, du discours religieux, de la parole politique, Bruno Latour continue, avec le droit, son programme d'anthropologie systématique des formes contemporaines de véridiction.

  • Dans le discours public, la république et ses « valeurs » sont invoquées en permanence, suscitant souvent l'indifférence et parfois l'irritation.
    Devant ce constat, il importait de redonner du sens aux mots, car la vie démocratique et la construction de l'intérêt général sont aussi une affaire de langue. Comment poursuivre une forme ou une autre de « vivre-ensemble » sans se parler et sans se comprendre ?
    Ce livre fait donc le choix de donner la parole à des chercheurs européens qui interrogent les mots de la République et du républicanisme dans une perspective internationale et sur la longue durée, des démocraties grecques aux enjeux contemporains.
    Son ambition : inviter le lecteur à prendre du recul et à penser la République non comme un dogme, mais comme un objet vivant où doivent se conjuguer l'intérêt commun et la liberté de tous.

  • Le statut de fonctionnaire confère à celui qui le détient une situation protégée juridiquement. Cette protection est essentielle : elle préserve les agents au service de la puissance publique contre l'arbitraire et le favoritisme des dirigeants politiques, pour leur permettre d'assumer leurs missions en dehors de toute pression, dans le seul souci de l'intérêt général. Au-delà de ce statut particulier, quels sont les droits, les modes de recrutement, de rémunération et de gestion de la carrière, ainsi que les responsabilités qui l'accompagnent ? En 100 mots, Marcel Pochard dresse un tableau de la fonction publique aujourd'hui, de son mode de fonctionnement aux débats qui l'agitent. Il souligne aussi la grande qualité professionnelle des fonctionnaires de France, qui fait de la fonction publique un outil fiable au service de l'État.

  • Des décrets fondateurs du Premier Empire aux réformes du lycée et du baccalauréat de 2018, un panorama complet est dressé au lecteur pour parcourir les évolutions de l'éducation française, du début du XIXe siècle à nos jours. Introduits et commentés, ces textes mettent en lumière les aménagements imaginés pour construire l'éducation en France, et une présentation éclaire leur nouveauté, leur portée ou leurs limites. Chaque texte est abordé sous un angle thématique différent : décentralisation ou laïcité, enseignement privé et public ou démocratisation, autant de portes d'entrée vers ce sujet primordial auquel nombre de citoyens s'intéresse.

  • La région

    Etienne de La Rochère

    La Région est la plus récente de nos collectivités territoriales. Reconnue en 1982 par les lois de décentralisation au même titre que la commune et le département, elle est véritablement « opérationnelle » depuis 1986.
    La carte des Régions a été redessinée le 1er janvier 2016, avec le regroupement de certaines d'entre elles.
    Ce livre, illustré de nombreux exemples concrets, vous permettra de mieux comprendre ses compétences et ses actions dans les domaines économique, environnemental, numérique, social, sanitaire, éducatif, culturel et sportif ainsi que son engagement auprès des entreprises, des familles et des jeunes en particulier.

  • Découvrez la nouvelle édition de cet atlas remis à jour, accompagné de cartes originales et de fiches thématiques.
    5ème édition du seul atlas complet de l'Union européenne et de ses Etats membres. Un outil de référence, par les meilleurs spécialistes.
    Une édition revue et augmentée de l'Atlas permanent de l'Union européenne. Une source d'apprentissage et de découvertes géographique sur l'Europe.
    À PROPOS DES AUTEURS
    Pascale Joannin est directrice générale de la Fondation Robert Schuman.
    Jean-Dominique Giuliani est président de la Fondation Robert Schuman.

  • De « Marmaille la cour », ou enfant élevé en plein air à La Réunion, à Préfet de la République. Gilbert Payet nous dépeint un parcours d'une richesse et d'une diversité exceptionnelles.
    Son regard acéré et sa capacité de recul lui permettent d'analyser sans détour les maux de notre État et de notre administration : Hypertrophie des administrations centrales, culte du présentéisme, dérives de notre monarchie républicaine.
    S'appuyant sur des exemples concrets, il livre une analyse impitoyable des incohérences de notre droit et des entraves mises à l'action de ceux qui en sont chargés de sa mise en oeuvre : étrangers condamnés et interdits du territoire mais circulant librement munis d'une convocation en préfecture ou sous protection de l'autorité judiciaire ; quartiers ou écoles sous emprise salafiste ; mais aussi entreprises françaises confrontées à une concurrence déloyale sous le couvert d'une règlementation européenne aussi injuste qu'inadaptée ou croulant sous les charges d'un modèle social aujourd'hui dépassé.
    Cette analyse s'accompagne de propositions personnelles en faveur de la reconquête de notre souveraineté et du retour à la reconnaissance du pouvoir discrétionnaire de l'administration lorsque la sécurité de nos concitoyens est en jeu.

  • Au cours des dernières décennies, les politiques culturelles de l'État et des collectivités territoriales ont connu une forte montée en puissance financière et institutionnelle, stimulée par le volontarisme du ministère de la Culture comme par l'attrait croissant des thèmes de l'art et de la culture auprès des collectivités territoriales. Pierre Moulinier met à plat les objectifs poursuivis par les pouvoirs publics en la matière et montre le chemin parcouru par les autorités. Il s'interroge également sur les résultats obtenus, bien que l'évaluation en soit difficile. L'auteur plaide enfin pour une continuité du soutien public et une clarification des compétences.

  • Jo Spiegel garde en mémoire ce jour où il a pris conscience, avec effroi, qu'il faisait de la politique « à l'ancienne » : celle qui se réclame de la démocratie mais la réduit au seul droit de vote, celle où toutes les décisions sont prises dans un entre-soi des élus.
    Maire de Kingersheim en Alsace depuis 1989, achevant son dernier mandat, il raconte comment, avec ses équipes successives, il s'est alors mis à construire, lentement et patiemment, un autre paradigme pour redonner un vrai pouvoir d'élaboration et de décision aux habitants.
    Kingersheim, lieu d'une fascinante expérimentation, véritable « fabrique de démocratie », est aujourd'hui un modèle dont nombre de municipalités s'inspirent. Récit de cette aventure passionnante, cet ouvrage est une réponse à l'urgence démocratique.


    « Kingersheim est devenue une sorte d'Athènes française, dans laquelle des gens viennent des quatre coins du pays observer, comme je le fis, l'expérience "spiegelienne" et assister aux conseils participatifs ou aux rencontres en quartier. Dans le but de comprendre pour pouvoir dupliquer ou généraliser. Car il y a dans cette expérience locale une leçon qui pourrait être nationale ou européenne. Tout est question de volonté politique. »

    Raphaël Glucksmann

  • Près de soixante ans après le découpage du territoire métropolitain en vingt-deux régions, la réforme territoriale conduite en 2014 a modifié en profondeur la carte des régions françaises. Si, déjà sous l'Ancien Régime, l'État royal a cherché à « mesnager » le territoire grâce à une administration de plus en plus étoffée, l'État libéral du XIXe siècle a laissé la révolution industrielle creuser les inégalités spatiales. Il faudra attendre le XXe siècle pour que le pouvoir politique se pose en modernisateur de la société et en planificateur de l'économie. Au XXIe siècle, confronté à la fois aux effets de la construction européenne, de la décentralisation et du néo-libéralisme, l'État « post-jacobin », régulateur et péréquateur, a désormais la charge de garantir la cohésion et la compétitivité de la France dans la mondialisation. Aussi paraît-il opportun de remettre en perspective plusieurs siècles de réformes territoriales, qui ont contribué à dessiner le visage de la France.

  • Face à la critique du système représentatif, la démocratie délibérative est de plus en plus fréquemment invoquée. Cet ouvrage revient, grâce aux contributions d'une quinzaine de spécialistes français et internationaux, sur les manières multiples de penser la démocratie délibérative mais aussi ses limites.

    Loïc Blondiaux est professeur de science politique à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne et chercheur au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP, EHESS-Paris-1-CNRS).

    Bernard Manin est philosophe, directeur d'études à l'EHESS et professeur de science politique à New York University.

  • " Des "conférences de consensus" danoises au conseil de quartier lancée en 1992 dans le 20° arrondissement de Paris, du budget participatifau sondage délibératif, Yves Sintomer montre la portée de toute une "floraison d'expériences" qui pourrait "renouveler" nos démocraties fatiguées, qui risquent sinon de glisser du pouvoir du peuple à celui des people, de la communauté des citoyens aux dieux de l'Olympe méditiaco-politique. " Le Monde de L'éducation
    Alors que l'idéal démocratique progresse dans le monde, les " vieilles démocraties " sont en crise. Les partis semblent de plus en plus incapables de fédérer les énergies civiques. Des expériences qui réintroduisent le tirage au sort en politique se multiplient à l'échelle internationale. Les critiques déplorent une dérive " populiste " : leurs réactions ne témoignent-elles pas plutôt d'une certaine peur de la démocratie ? Le tirage au sort a une longue histoire politique. Il constitue l'une des dimensions, trop souvent oubliée, du gouvernement du peuple. Inventé avec la démocratie à Athènes, longtemps consubstantiel à la tradition républicaine, pourquoi a-t-il été réservé aux jurys d'assises après les révolutions française et américaine ? Pourquoi fait-il son retour aujourd'hui, et quelle peut être sa légitimité dans le monde contemporain ? À quelles conditions peut-il contribuer à rénover la démocratie, à la rendre plus participative et plus délibérative ? Les mini-publics tirés au sort peuvent-ils s'articuler aux mouvements sociaux ? Une comparaison historique fait-elle sens ? Yves Sintomer montre dans ce livre incisif que des logiques politiques nouvelles sont en train d'émerger. La démocratie des modernes, qui se pensait seulement à travers l'élection, laisse la place à des dynamiques plus complexes. Si la politique retrouvait sa crédibilité, ne pourrait-elle pas regagner du poids face aux forces du marché et aux pesanteurs bureaucratiques ? Face à un statu quo intenable, plus que jamais, il devient urgent d'expérimenter.

  • Riche de la multidisciplinarité de ses membres, l'Académie royale de Belgique a organisé en 2020 une séance commune de ses Classes autour de « La transition vers un futur souhaitable ». Face à la multitude des défis majeurs auxquels nos sociétés humaines sont confrontées, un membre de chaque Classe a apporté une contribution sur ce sujet complexe dont les composantes touchent des domaines très divers. En effet cette « Grande Transition » sera environnementale, sociale, culturelle, technologique, économique, financière, éthique, politique...
    Avec les contributions de :
    Luc Chefneux, Bruno Colmant, Tom Dedeurwaerdere, Olivier De Schutter, Daniel Dethier, Éric Lambin

  • Au fil des décennies qui ont forgé le récit de la fondation de l'Europe, le mythe s'est peu à peu confondu dans une réalité dont certaines facettes sont encore largement méconnues, ou peut-être savamment occultées.
    Dans son ouvrage, Jean-François Bouchard dévoile une autre histoire de la construction européenne qui se déroule sur fond de luttes d'influence, de tentations hégémoniques, et de projets plus ou moins avouables.
    Tout en démontant les théories complotistes sur la construction européenne, il en dévoile la véritable genèse : une histoire allemande, associée à un passé si sombre que l'on souhaite souvent l'oublier, et une histoire française, et même franco-américaine. Cette construction est-elle un avatar du nazisme ou de l'impérialisme américain ? Un peu tout cela à la fois ?
    Voici une autre genèse de l'Europe où se côtoient nazis, collabos, espions et saints hommes. Elle débute en 1942 à Berlin, au cours d'un hiver de glace, de guerre et de sang.

  • Les politiques publiques interviennent dans tous les domaines de la vie quotidienne des citoyen·ne·s et agissent sur l'ensemble de la société. Ce dictionnaire ne se contente pas de définir des notions telles que « fenêtre d'opportunité », « gouvernance », « dépendance au chemin emprunté » ou encore « policy feedback ». Il montre comment les grands concepts de ce champ d'étude se sont forgés, puis modifiés et enrichis pour prendre en compte les nouveaux acteurs et instruments à l'oeuvre. En faisant dialoguer les courants, en s'ouvrant aux autres disciplines et en accordant une large place aux recherches francophones et internationales les plus actuelles, il offre les outils intellectuels indispensables pour comprendre les transformations contemporaines de l'action publique.

  • Depuis mars 2020, la pandémie bouleverse la vie des Européens.
    Tout en luttant contre le virus, les Européens ont su retrouver le sens de la vie commune. La coordination européenne s'est concrétisée notamment d'une manière spectaculaire avec un plan de relance inédit, adopté par le Conseil européen le 21 juillet 2020. Cette année décisive a démontré, une fois de plus, le principe de Robert Schuman selon lequel l'Europe se fait « par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait ».
    Le Rapport Schuman sur l'Europe, l'état de l'Union 2021, ouvrage de référence pour les décideurs européens, propose un bilan des réalisations européennes et des nouvelles formes de solidarité, se concentrant avec rigueur sur les profondes transformations politiques et économiques. Une section complète est consacrée au rôle de l'Europe dans le monde.
    L'ouvrage propose également des cartes originales qui synthétisent les principaux enjeux européens et mondiaux, ainsi qu'un ensemble inédit de statistiques commentées, utiles pour mesurer les forces et les faiblesses de l'Union.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Pascale Joannin est directrice générale de la Fondation Robert Schuman.

  • Pour la troisième année consécutive, nous vous emmenons à la rencontre des Ville Makers. De Paris à Grenoble en passant par Sète et Aix-en-Provence, les contributrices et les contributeurs réunis dans ce volume par Michel Mathieu, Directeur général de LCL, leader des banques urbaines, ont en commun de s'être appuyés sur la culture, pour mieux surmonter la crise Covid.

     

    Dans la ville du futur, résiliente, inventive, imaginative, l'art est un vecteur de lien, de coh sion. Une violoncelliste dans un musée vide, des chorégraphes et des danseurs à la rencontre de publics inattendus, une cinéaste dans les rues de sa ville... et bien d'autres initiatives toutes innovantes et engageantes sont à découvrir dans cet ouvrage ! Toutes sont porteuses d'un message clef : face à la crise, dans l'espace partagé des villes, la culture est une cure universelle.

  • Ce nouveau livre de Luuk van Middelaar fait suite au Passage à l'Europe publié précédemment dans la "Bibliothèque des Idées" en 2012. Son fil conducteur est la série de crises qui ont secoué la construction européenne depuis la grande crise financière de 2008 : la crise de l'euro, la crise ukrainienne, la crise des réfugiés, la crise du Brexit, et enfin la crise atlantique ouverte par l'élection de Donald Trump en 2016. Autant de chocs qui ont mis à l'épreuve les fondements de l'édifice et qui ont obligé les différents acteurs du processus européen à improviser pour maintenir la cohérence d'une union en proie à de puissantes forces contraires. C'est la leçon de politique incorporée dans ce travail d'équilibriste que Luuk van Middelaar s'efforce de dégager. Une nouvelle Union a pris forme dans les faits. Il faut aujourd'hui en saisir la nature pour assurer son avenir.


  • Le Parlement européen est devenu un passage obligé en matière de législation européenne.
    Les « lois européennes » concernent tous les domaines dans lesquels les pays membres ont une politique « commune » : économie, affaires sociales, environnement, agriculture, développement régional.
    Une fois votées, les lois s'imposent à tous les pays de l'Union, elles sont applicables dans les États membres et priment le droit national.
    Quel est le domaine de compétence du Parlement européen ? Quelle est sa contribution à l'élaboration des lois
    européennes ? Comment fonctionne-t-il ? Quel est son budget ? Qui sont nos députés européens et comment sont-ils élus ?

  • Si la crise de 2008 a généré un contexte budgétaire, financier et monétaire plus contraint, l'après-2008 a été l'occasion d'une politisation croissante des enjeux budgétaires et financiers notamment au niveau européen. La continuité a souvent prévalu au niveau national sur les politiques financières, mais aussi de défense, environnementales, de santé, etc. Partout, pourtant, l'emprise des acteurs financiers sur des questions budgétaires a demeuré.

    Sabine Saurugger est professeure de science politique, membre de l'UMR Pacte et directrice de Sciences Po Grenoble-UGA.

    Patrick Hassenteufel est professeur de science politique à l'université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

  • Fatigués, abandonnés, ignorés, désabusés... tels sont les termes qu'une immense majorité de maires emploient pour décrire leur état d'esprit à quelques mois des élections municipales de mars 2020. Jamais dans la France contemporaine, les 35 000 édiles municipaux n'ont exprimé un tel ras-le-bol au point d'envisager de renoncer à se représenter. Pour autant, les maires bénéficient aujourd'hui d'un fort capital de confiance auprès de leurs administrés qui apprécient leur bilan. Situation exceptionnelle ou bien prélude à une crise de la démocratie municipale ?

    Martial Foucault est professeur des universités à Sciences Po et directeur du CEVIPOF. Spécialiste des questions de comportement politique, d'opinion publique et de décision électorale, il est l'auteur de Villes de gauche, villes de droite (Presses de Sciences Po, 2018) et plus récemment co-auteur de Les origines du populisme. Histoire d'un schisme politique et social (Le Seuil, 2019).

  • L'arrivée de Donald Trump au pouvoir en 2016 a marqué un réel tournant dans l'histoire des États-Unis : s'appuyant sur le profond bouleversement des médias et des modes de communication, le président républicain a inventé un nouveau langage, brutal, direct, agressant violemment les opposants et niant les vérités les plus évidentes. Un langage qui trouve ses relais sur les réseaux sociaux et chaînes de télévision et où triomphe le mensonge, rendant stérile et vain tout débat politique, et mettant la démocratie en péril.
    Analysant ce mode de gouvernance inédit qui essaime dans le monde entier, Antoine de Tarlé fait le pari qu'il marquera durablement les démocraties occidentales.

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