• " La guerre avait fauché une génération. Nous étions effondrés. Mon oncle et ma tante avaient beau être médecins, ils ne possédaient plus rien. Leur clientèle avait disparu. Leur maison avait été pillée. Leurs économies avaient fondu. Le lendemain de mon arrivée à Paris, comme ils n'avaient ni argent ni vêtements à m'offrir, c'est une voisine qui m'a secourue avec une robe et des sous-vêtements.
    Il régnait dans la maison une atmosphère de désolation.
    Il n'y avait plus le moindre meuble. Les miroirs avaient été volés, à part ceux qui étaient scellés aux murs et que les pillards n'avaient pas pu emporter.
    Je faisais ma toilette matinale devant un miroir brisé par une balle. Mon image y apparaissait fissurée, fragmentée.
    J'y voyais un symbole.
    Nous n'avions rien à quoi nous raccrocher. Ma soeur Milou était gravement malade, mon oncle et ma tante avaient perdu le goût de vivre. Nous faisions semblant de vouloir continuer. "

  • Journal

    Hélène Berr

    Agrégative d'anglais, Hélène Berr a vingt-et-un ans lorsqu'elle commence à écrire son journal. L'année 1942 et les lois anti-juives de Vichy vont faire lentement basculer sa vie. Elle mourra à Bergen Belsen quelques jours avant la libération du camp. Soixante ans durant, ce manuscrit n'a existé que comme un douloureux trésor familial. Ce n'est qu'en 1992 que Mariette Job, nièce d'Hélène Berr, décide de reprendre contact avec le fiancé d'Hélène,  Jean Morawiecki. En 1994,  il décide de  lui faire don du manuscrit. Ce témoignage éclairé et d'une qualité littéraire exceptionnelle en fait un document de référence. Il a obtenu un très grand succès critique et public. « Au seuil de ce livre », écrit Patrick Modiano à propos du Journal d'Hélène Berr, «  il faut se taire maintenant, écouter la voix d'Hélène et marcher à ses côtés. Une voix et une présence qui nous accompagneront toute notre vie. »

  • Première féministe française, Olympe de Gouges (1748-1793) réclame l'égalité des sexes devant l'Assemblée.
    Dans ce manifeste, elle réécrit au féminin la Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen  : « La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits.»
      Le 3 novembre 1793, avant d'être guillotinée, elle aurait lancé : « Je suis certaine que nous triompherons un jour ».

  • Le 4 septembre 1866, au Texas, la petite Bianca Babb, âgée de 10 ans, était enlevée avec son grand frère Dot par une bande d'Indiens Comanches. Adoptée par une jeune veuve, elle restera pendant sept mois auprès de sa « mère squaw ». Près de soixante ans plus tard, dans les années 1920, elle décida de mettre en ordre la mémoire de cette expérience fondatrice de son existence. Mélange de cauchemars et de rêves d'enfant, les souvenirs que la vieille dame rapporte de la petite fille qu'elle a été au coeur d'un campement comanche - le travail exténuant, les terreurs enfantines, la faim tenaillante, mais aussi les joies, les jeux et les peines - plongent le lecteur dans l'ordinaire d'un monde révolu qui était en train de disparaître. Il existe des centaines de récits de captivité chez les Indiens ; aucun ne possède la vigueur évocatrice de celui de Bianca Babb. « Mon nom est Madame J. D. Bell, de Denton, au Texas. Avant mon mariage, je m'appelais Bianca Babb, fille de J. S. et Isabel Babb, des pionniers du Texas. À l'époque de ma capture par les Indiens Comanches, j'étais une petite fille âgée de neuf étés, et je vivais avec mes parents dans un ranch situé sur la Dry Creek, à environ vingt kilomètres à l'ouest de Decatur, Wise County, Texas. Mon histoire commence véritablement à la fin des années 1860, aux temps anciens du Territoire indien, quand les bisons parcouraient les prairies de l'Ouest du Texas par milliers et qu'il y avait encore quantité d'antilopes et de daims. »

  • Le milieu règle ses comptes Nouv.

    Lorsque le Milieu règle ses comptes, il le dit rarement avec des fleurs. Ou parfois bien plus tard, lors des funérailles...
    Cet ouvrage vous raconte des affaires criminelles bien réelles dans lesquelles le Milieu est omniprésent. Aucun risque de s'endormir, l'action est présente à tous les instants, la « viande froide » est la règle commune des hommes du Milieu, et le lecteur pourra constater que la réalité dépasse de loin la fiction ! Plusieurs de ces affaires, pour les plus récentes, ont été personnellement vécues par l'auteur lors de sa carrière de flic de terrain. Il vous retrace ces moments avec un véritable cachet d'authenticité, celui qui est l'âme d'une indispensable vérité historique. Le langage est parfois cru, mais c'est celui qui était utilisé par « Messieurs les hommes » et par les poulets de cette époque.
    Un glossaire des termes argotiques et spéciaux propres à ce monde du Milieu vous permettra de vous immerger encore plus dans ces passionnantes histoires. Ces récits vous permettront de suivre, pas à pas, au fil des ans, l'évolution des moeurs et du langage, tant dans la pègre que dans la maison d'en face, celle de la Police judiciaire.

  • Journal 1952-1964

    Maurice Thorez

    • Fayard
    • 26 Août 2020

    Maurice Thorez fut le principal dirigeant du Parti communiste français alors que celui-ci occupait une place centrale dans l'échiquier politique. Tombé malade en 1950, il est soigné en URSS et revient en France en 1953. Au cours de cette période, afin de rééduquer son bras droit un temps paralysé, il tient un journal quotidien qu'il poursuit jusqu'à sa mort.
    Le secrétaire général y évoque autant les rapports de forces internationaux que ses relations personnelles et familiales, le quotidien du petit peuple comme les soubresauts de la vie politique, notamment les débuts de la Ve République et la guerre d'Algérie. Il rend compte de ses nombreuses lectures, apprend le latin, entretient sa maîtrise du russe. Dans ce document de premier ordre pour comprendre la France des années 1950-1960, on croise aussi bien Aragon, Éluard, Mauriac que Khrouchtchev, le général de Gaulle ou Pierre Mendès France.
    Entre fidélité au grand frère soviétique et passion pour la culture et la langue française, ce journal, édité pour la première fois, éclaire une page essentielle de l'histoire politique tout en offrant un regard singulier sur les évolutions de la société française.
     
      Journal édité sous la direction de Jean-Numa Ducange et Jean Vigreux
     
    En partenariat avec le journal l'Humanité

  • Günter Gallisch naît à Berlin en 1920 et grandit dans un quartier pauvre et communiste durant la grande crise économique. Malgré la misère omniprésente, le jeune homme profite des plaisirs de la jeunesse. Sa vie bascule quand un nouveau personnage politique, Adolf Hitler, accède au pouvoir.
    Au coeur de tous les bouleversements, Günter est aux premières loges pour observer les changements de son pays. Il témoigne avec sincérité de ce qu'il a vécu et explique comment la misère a conduit un peuple à se laisser séduire par un totalitarisme qui promettait à chacun de manger à sa faim.
    Propagande, discipline, embrigadement, peur, trahisons... L'auteur porte un regard lucide sur cette terrible époque. Pour la première fois, un témoin raconte la vie quotidienne sous le IIIe Reich, un récit passionnant qui permet de comprendre comment l'Allemagne a pu basculer dans le nazisme.
     

  • Les archives

    Bruno Galland

    État civil, minutes notariales, cadastre, comptes rendus de conseils d'administration, papiers et photographies privés... Les archives ne sont pas réservées aux historiens ou aux curieux : ce sont des documents produits dans le cadre d'une activité précise et qui sont conservés, soit pour des besoins de gestion, soit pour établir un droit ou une obligation. C'est dire si les archivistes ne sont pas hors du temps : ils sont même les premiers concernés par les évolutions liées au numérique et les interrogations qui agitent la société (devoir de mémoire, droit à l'oubli...). Dans ce guide pratique, Bruno Galland, dressant un panorama des institutions et des acteurs, donne à tous ceux qui sont amenés à archiver ou à puiser dans des fonds d'archives les bonnes méthodes (et peut-être des idées) pour s'y retrouver et y trouver ce qu'ils cherchent.

  • Les événements qui se sont déroulés en Allemagne entre 1919 et 1945 ont été dramatiques et terribles, mais il y a eu aussi des moments de confusion, de doute et d'espoir.
    Pour les contemporains de cette époque, était-il possible de savoir ce qui se passait réellement, de saisir l'essence du nazisme, de rester indifférent à la propagande ou de prédire l'Holocauste ?
    Étudiants, politiciens, musiciens, diplomates, écoliers, communistes, intellectuels, athlètes, journalistes, fascistes, artistes, touristes, ou encore célébrités comme Charles Lindbergh et Samuel Beckett, ces voix multiples nous racontent l'histoire extraordinaire de l'ascension des nazis au pouvoir du point de vue de gens ordinaires. Les expériences de ces témoins accidentels de l'histoire créent une image remarquable et palpable de l'Allemagne hitlérienne.
    Perturbants, absurdes, émouvants et allant du plus trivial au plus tragique, leurs récits donnent un nouvel aperçu de la complexité du Troisième Reich, de ses paradoxes et de sa destruction ultime.
    Julia Boyd est l'auteure de plusieurs ouvrages historiques. Chercheuse expérimentée, elle a parcouru les archives du monde entier pour trouver de la matière et du contenu pour ses livres.
    Femme d'un ancien diplomate, elle a vécu en Allemagne de 1977 à 1981. Elle vit aujourd'hui à Londres.

  • Dans ce témoignage étonnant d'humanité et de justesse, Jacques Salmona, d'origine judéo-espagnole, relate ses aventures sous l'Occupation à Paris. Il esquisse par des anecdotes savoureuses, parfois tragiques, son enfance, son entrée dans le mouvement scout des Éclaireurs israélites de France, bientôt transformé en groupe de résistance. Ses souvenirs sont tellement vivaces qu'ils paraissent avoir été écrits "à chaud", sous la menace des bombardements. Les Éclaireurs israélites ont joué un rôle de premier plan dans la prévention, auprès des Juifs parisiens, de la rafle du Vél' d'Hiv', avant de prendre en charge les enfants de déportés, de les cacher et de les placer dans des familles d'accueil. Héros ordinaire, Jacques a échappé de justesse à la Shoah. C'est absolument poignant.

    /> Fils d'immigrés juifs, Jacques Salmona (1923-2015) connaît une enfance difficile mais intègre les Arts et Métiers en 1942. Il participe pendant la guerre à la Sixième, section clandestine des éclaireurs israélites de France, au rôle aussi méconnu que capital. Entré en 1947 chez Degrémont, entreprise spécialisée dans le traitement des eaux usées, il y fera toute sa carrière et en deviendra P.D.G.. À 90 ans, il écrit avec son épouse Lydia ce récit bouleversant, destiné à ses petits-enfants.

  • L'exil éternel

    Angela Rohr

    Pour le conservateur du musée de l'association Mémorial à Moscou, ce " récit au regard perçant " est l'un des meilleures livres jamais écrits sur le goulag.
    Pendant plus de trente ans, ces pages saisissantes reposèrent dans un tiroir. Il fallut attendre 1989 pour voir ce récit imprimé par une petite maison d'édition autrichienne, à titre posthume. C'est un chef-d'oeuvre qui sort aujourd'hui de l'oubli.
    Issue de l'aristocratie autrichienne, Angela Rohr parcourt l'Europe du début du XXe siècle et fréquente les milieux littéraires, scientifiques et politiques : les expressionnistes, les dadaïstes, Freud, Brecht, Rilke...
    Elle s'essaie à l'écriture, étudie la médecine à Paris, à Berlin et à Vienne, s'initie à la psychanalyse.
    Avec son mari, elle rejoint l'URSS avec ferveur pour participer à la construction de la " société nouvelle ". Après l'invasion de l'Union soviétique par la Wehrmacht en 1941, ils sont arrêtés parce qu'ils sont autrichiens. Son mari disparaît et Angela est condamnée à cinq ans de Goulag. À l'issue de sa peine, elle est assignée à la relégation définitive,
    l'" exil éternel ". C'est seulement après la mort de Staline qu'elle peut rentrer à Moscou, en 1957. Elle meurt en 1985, dans la misère, sans savoir que son oeuvre survivra.
    L'auteure, qui a passé seize années au Goulag, n'explique pas. Elle décrit, dans un style dépouillé, sans artifices ni fioritures, avec une apparente froideur et parfois même quelques pointes d'ironie. C'est d'autant plus bouleversant. Avec son récit au scalpel sur l'humanité broyée par la folie concentrationnaire, Angela Rohr prend place aux côtés des grands témoins du Goulag, Alexandre Soljénitsyne, Evguénia Guinzbourg ou Varlam Chalamov.

  • Cette Histoire de la guerre présente en dix points, vu d’Europe, le phénomène « guerre ».
    Après une introduction terminologique, l’auteur définit la notion d’agressivité ; puis il aborde la guerre dans la Préhistoire, la mythologie et la guerre, puis la question des religions et la guerre.Enfin, depuis « l’invention de la guerre » jusqu’à nos jours, il retrace une histoire de la guerre dans l’Antiquité, au Moyen Âge, à l’époque classique (XVIème-XVIIIème siècle) et à l’époque moderne, spécialement le XXème siècle.Cette Histoire de la guerre est donc une véritable synthèse accessible à tous, étudiant ou lecteur curieux.

  • Blaise Cendrars l'appelait le « document le plus extraordinaire, et le plus pittoresque et le plus vivant que l'on puisse lire sur les débuts de l'aviation ». Voici la première édition intégrale des Mémoires de Roland Garros.

  • Voici des textes inédits d'Alexandra David Neel, retrouvés par Marie-Madeleine Peyronnet et Marc de Smedt dans sa maison de Digne où elle termina ses jours en 1969. Ce recueil est d'autant plus intéressant qu'il couvre tout le champ de son existence aventureuse, de la Belgique à la Tunisie, de la Corée au Japon, du Sikkim à l'Indochine, de l'Inde au Tibet. Toute sa philosophie se trouve exposée ici, ainsi que sa réflexion spirituelle alimentée par la rencontre de grands maîtres et ermites en Orient et par les textes sacrés qu'elle traduisait ellemême.A la suite de ces vingt-deux écrits essentiels, on lira le vibrant hommage posthume qu'adressa l'actuel Dalaï-Lama en 1982 à cette grande dame de l'esprit.

  • Seul manuscrit connu écrit par un.e hermaphrodite au XIXe siècle, le texte a été publié en 1978 par Michel Foucault sans avoir pu lever l'anonymat des personnes et des lieux jalonnant le parcours d'Adélaïde Herculine Barbin. Une recherche poussée dans les archives a permis de reconstituer ici avec une grande précision la jeunesse de Barbin en Charente Maritime. De l'hospice au couvent, du cours normal d'institutrices à son premier poste, de sa relation amoureuse avec sa collègue à son changement de sexe à l'état civil, de son départ pour Paris à son suicide à 30 ans, l'histoire romantique d'Adélaïde Herculine devenue Abel livre ses mystères. Accompagné d'un essai sur les « Erreurs de sexe », qui la replace dans l'histoire plus globale des intersexes au XIXe siècle, cet ouvrage invite à questionner la pertinence de l'ordre binaire sexuel de notre société, à l'heure où beaucoup militent en faveur d'une fluidité transidentitaire et où de plus en plus de pays légalisent un « troisième » sexe.

  • De 1940 jusqu'en 1944, trois mille enfants juifs de France ont été cachés, pour la majorité d'entre eux par des familles françaises ou dans des couvents, afin d'échapper à la barbarie nazie. Enfermés dans leur tête, mais visibles au milieu des autres, ils ont vécu la détresse, l'abandon, l'obligation de se surveiller en permanence pour ne pas être dénoncés. Après la guerre, ils n'ont trouvé que des cendres. Des parents et grands-parents morts dans les camps d'extermination, des maisons habitées par d'autres. Parfois, pas même une photographie pour dessiner le visage de ceux qui avaient disparu. Ce sont ces enfants cachés devenus adultes que Raphaël Delpard a rencontrés et longuement interrogés, afin de porter à la connaissance de la mémoire collective ce que fut la tragédie de ces enfants... ... sans oublier les onze mille autres, déportés de France et exterminés dans les chambres à gaz.

  • Les purges et la terreur installées par Staline dans l'Union soviétique des années 1930 ont découragé, chez la majorité des officiers gouvernementaux, toute velléité de témoignages écrits. Le journal tenu avec une remarquable assiduité par Ivan Maïski entre 1932 et 1943 fait figure d'exception. Exhumé à Moscou par Gabriel Gorodetsky, ce document exceptionnel consigne les conversations diplomatiques et mondaines sur les tensions de l'entre-deux-guerres en Angleterre et en Europe, l'apaisement de l'ère de Munich, les négociations menant à la signature du pacte entre Ribbentrop et Molotov, l'ascension de Churchill au pouvoir, l'invasion de la Russie par l'Allemagne et l'orageux débat à propos de l'ouverture d'un second front. La densité historique de ces événements mise à part, c'est la personnalité envoûtante de l'Ambassadeur autant que l'importance de sa mission diplomatique qui fascinent. Dans son proche entourage, on croise de célèbres politiciens (dont Churchill, Chamberlain, Eden et Halifax ou encore Laval et de Gaulle), des barons de la presse (Beaverbrook), des ambassadeurs (Joseph Kennedy), des intellectuels (Keynes, Sidney et Beatrice Webb), des écrivains (George Bernard Shaw, H. G. Wells), sans oublier les membres de la royauté. Une période charnière, l'intrication de pratiques d'influence, de rivalités et d'étonnantes alliances, encore largement méconnues du public. Enrichie de plus de 120 photographies inédites, l'édition française a été spécialement revue par Gabriel Gorodetsky.

  • Qui était vraiment Joseph Vacher ? Assassin de jeunes innocents, égorgeur, violeur, éventreur, récidiviste : Vacher incarne à la fois l'ogre des contes ancestraux et la figure du monstre criminel contemporain. Lorsque survient enfin l'arrestation du Jack l'éventreur français, sa renommée surpasse celle de son prédécesseur londonien. En prison, le tueur en série parle et s'explique. Affirmant être un grand martyr, bras armé d'un dieu vengeur, il a tué pour punir la France. Le cas est unique: s'agit-il d'un pervers simulateur ou d'un fou criminel ? Est-il responsable de ses actes ou malade ? Fallait-il le guillotiner ou le soigner ?
    Le livre rassemble plus de 150 documents, pour la plupart restés inédits. S'il restitue l'affaire en son temps, il éclaire les enjeux d'un cas criminel qui nous parle encore au présent.

    Marc Renneville est historien des sciences et de la justice. Il est l'auteur de Crime et folie. Deux siècles d'enquêtes médicales et judiciaires (Fayard, 2003) et de Le langage des crânes (Empêcheurs de penser en rond, 2000), prix du meilleur ouvrage d'histoire de la Société française d'histoire de la médecine. Il dirige la plateforme Criminocorpus qui héberge le premier musée web d'histoire de la justice en ligne, une revue d'histoire de la justice et un blog d'actualité.

  • Le général de Gaulle a été le législateur de la Ve République, fondée en 1958. De longue date, l'ancien chef de la France libre a voulu changer les institutions françaises, responsables de l'impuissance et de l'instabilité gouvernementales. Sa volonté était avant tout de donner au pouvoir exécutif, dans la personne du président de la République, une indépendance et une force dont le privait la république parlementaire. Par deux fois, il échoue, en 1944-1945, face à la nouvelle Assemblée constituante ; en 1947-1951, après avoir créé le Rassemblement du peuple français (RPF).C'est finalement l'enlisement dans la guerre d'Algérie, dû à la faiblesse des gouvernements de la IVe République, qui lui offre l'occasion d'instaurer un nouveau régime républicain selon ses voeux. À travers 25 textes choisis et commentés, on pourra mesurer l'importance et l'action du général de Gaulle qui a réussi à redresser un système politique impuissant.

  • Dans le Salut par les Juifs, Léon Bloy fait oeuvre d'écrivain, mais aussi de théologien, sinon de mystique. En effet, ce texte, publié en 1892, imprégné des rapports de Bloy et des époux Maritain, marque une date importante de l'histoire des rapports entre juifs et catholiques.

  • Voici le XXe siècle !Le socialisme, la République et la guerre.Ce volume couvre deux années décisives, de la fin 1905 à l'automne 1907. Tout se transforme en France et dans le monde. Face au gouvernement Clemenceau qui s'arc-boute sur la défense de l'ordre et fait un usage disproportionné de la force, Jaurès fait entendre les revendications de justice des mineurs après la catastrophe de Courrières, des électriciens de Paris ou des vignerons du Midi, et même, fugitivement, des « suffragettes ». Il soutient les demandes de syndicalisation des fonctionnaires, instituteurs et postiers. Ces mouvements sociaux l'amènent à réfléchir sur le rôle de l'État, les moyens de la démocratie et les obligations de la République, alors que s'achève son long combat pour la réhabilitation du capitaine Dreyfus et que se met en place le nouveau régime de la Séparation des Églises et de l'État. Contre les dangers de guerre, il s'emploie à créer les conditions d'une politique d'action socialiste internationale tout en récusant l'antipatriotisme. Il combat le colonialisme et se dresse contre les expéditions au Maroc. Réflexions et actions nouvelles, qui l'amènent à débattre et parfois à se heurter avec ses anciens alliés républicains et radicaux, y compris ses anciens camarades Briand et Viviani, voire avec son affectueuse amie, la marquise Arconati-Visconti.L'édition, la présentation et l'annotation de ce volume sont dues à Vincent Duclert, chercheur au Centre d'études sociologiques et politiques Raymond Aron de l'EHESS, dont il est l'ancien directeur, et vice-président de la Société d'études jaurésiennes.

  • En l'an 904 les pirates Sarrasins de Crête surgissent devant Thessalonique, pillent la ville et réduisent ses habitants en esclavage ; en 1185, ce sont les Normands de Sicile qui sèment la ruine et la désolation ; en 1430 enfin, les Turcs mettent la ville à sac et en prennent définitivement possession.

  • Une histoire de la littérature française depuis le Moyen Age à travers la vie intime et érotique de ses écrivains.

  • S'appuyant sur les archives pénitentiaires accessibles depuis peu, Dominique Fey et Lydie Herbelot retracent avec minutie, de 1937 à 1953, la vie quotidienne et le comportement de ces hommes - connus ou inconnus - emprisonnés dans un même lieu et qui furent, selon les périodes, espions à la solde de l'Allemagne, résistants ou collaborateurs.

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