• L'aube à Birkenau

    ,

    • Les arènes
    • 20 Novembre 2019

    " La guerre avait fauché une génération. Nous étions effondrés. Mon oncle et ma tante avaient beau être médecins, ils ne possédaient plus rien. Leur clientèle avait disparu. Leur maison avait été pillée. Leurs économies avaient fondu. Le lendemain de mon arrivée à Paris, comme ils n'avaient ni argent ni vêtements à m'offrir, c'est une voisine qui m'a secourue avec une robe et des sous-vêtements.
    Il régnait dans la maison une atmosphère de désolation.
    Il n'y avait plus le moindre meuble. Les miroirs avaient été volés, à part ceux qui étaient scellés aux murs et que les pillards n'avaient pas pu emporter.
    Je faisais ma toilette matinale devant un miroir brisé par une balle. Mon image y apparaissait fissurée, fragmentée.
    J'y voyais un symbole.
    Nous n'avions rien à quoi nous raccrocher. Ma soeur Milou était gravement malade, mon oncle et ma tante avaient perdu le goût de vivre. Nous faisions semblant de vouloir continuer. "

  • La filière

    Philippe Sands

    • Albin michel
    • 1 Octobre 2020

    Palmarès Les 30 meilleurs livres de 2020 - Le Monde
    Membre convaincu du parti nazi dès 1923, aveuglément soutenu par son épouse Charlotte, nazie tout aussi fervente, Otto von Wächter a rapidement intégré l'élite hitlérienne, devenant notamment, après l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale, gouverneur de Cracovie en Pologne, puis gouverneur du district de Galicie, dans l'ouest de l'Ukraine actuelle - deux territoires qui furent le théâtre de l'extermination des Juifs. En 1945, après la défaite du Reich, il parvient à fuir, se cache dans les Alpes autrichiennes avant de rejoindre Rome et le Vatican, qui abrite l'une des principales filières d'exfiltration des nazis vers l'Amérique du Sud. C'est là qu'il trouve la mort, en 1949, dans des circonstances pour le moins suspectes. Comment a-t-il pu se soustraire à la justice, de quelles complicités a-t-il bénéficié ? A-t-il été réduit au silence ?Intrigues politico-religieuses, espionnage, traque et vie cachée d'un criminel, décès énigmatique, dévotion filiale et passion amoureuse, secrets d'alcôve et trahisons : faisant la lumière sur le parcours incroyable d'un haut dignitaire nazi en fuite, l'enquête méticuleuse de Philippe Sands dresse un tableau saisissant de l'échiquier politique à la fin de la Seconde Guerre mondiale et à l'aube de la guerre froide.

  • Prisonnier volontaire Nouv.

    Prisonnier volontaire

    Jack Fairweather

    • Flammarion
    • 20 Avril 2022

    Nous sommes à Varsovie, le 19 septembre 1940 ; les nazis tiennent la ville. Ils ont envahi la Pologne l'année précédente. Le pays est soumis au règne brutal de la terreur. Des milliers de Polonais - médecins, professeurs, écrivains, avocats, juifs et catholiques confondus - sont enlevés en pleine rue pour être fusillés ou incarcérés. Au mois de juin, les Allemands ont ouvert un nouveau camp de concentration où enfermer leurs prisonniers. Son nom est Auschwitz. On ne sait pas grand-chose sur ce qu'il s'y passe. Witold Pilecki, 38 ans, père de deux enfants, propriétaire terrien, sans passé politique, décide d'infiltrer le camp, de monter un réseau clandestin et de réunir des preuves contre les crimes nazis afin d'alerter l'opinion internationale.

  • Papa, qu'as-tu fait en Algérie ? : enquête sur un silence familial

    Raphaëlle Branche

    • La découverte
    • 17 Février 2022

    De 1954 à 1962, plus d'un million et demi de jeunes Français sont partis faire leur service militaire en Algérie. Mais ils ont été plongés dans une guerre qui ne disait pas son nom. Depuis lors, les anciens d'Algérie sont réputés n'avoir pas parlé de leur expérience au sein de leur famille. Le silence continuerait à hanter ces hommes et leurs proches. En historienne, Raphaëlle Branche a voulu mettre cette vision à l'épreuve des décennies écoulées depuis le conflit.
    Fondé sur une vaste collecte de témoignages et sur des sources inédites, ce livre remonte d'abord à la guerre elle-même : ces jeunes ont-ils pu dire à leurs familles ce qu'ils vivaient en Algérie ? Ce qui s'est noué alors, montre Raphaëlle Branche, conditionne largement ce qui sera transmis plus tard. Et son enquête pointe l'importance des bouleversements qu'a connus la société française sur ce qui pouvait être dit, entendu et demandé à propos de la guerre d'Algérie.
    Grâce à cette enquête, c'est plus largement la place de cette guerre dans la société française qui se trouve éclairée : si des silences sont avérés, leurs causes sont moins personnelles que familiales, sociales et, ultimement, liées aux contextes historiques des dernières décennies. Avec le temps, elles se sont modifiées et de nouveaux récits sont devenus possibles.

  • Pour quelqu'un de ma génération, né après la Seconde Guerre mondiale et désireux de savoir comment il se serait comporté en de telles circonstances, il n'existe pas d'autre solution que de voyager dans le temps et de vivre soi-même à cette époque.
    Je me propose donc ici, en reconstituant en détail l'existence qui aurait été la mienne si j'étais né trente ans plus tôt, d'examiner les choix auxquels j'aurais été confronté, les décisions que j'aurais dû prendre, les erreurs que j'aurais commises et le destin qui aurait été le mien.

    Cet ouvrage a paru dans la collection Paradoxe en 2013.

    Bien qu'impossible (peut-être même parce qu'impossible, tant la théorie littéraire s'est habituée à avoir réponse à tout...), l'exercice s'avère passionnant. Il conduit à lentement nous rapprocher de ce qui constitue le véritable objet de cet essai, à savoir le "point de bascule". À quel moment un individu passe-t-il d'un côté ou de l'autre de la zone grise où chacun se contente de cultiver son jardin ? (Jean-Louis Jeannelle, Le Monde)

  • Histoire intime de la Ve République : le sursaut

    Franz-Olivier Giesbert

    • Gallimard
    • 4 Novembre 2021

    "Si je me suis attelé à ce vaste projet - une histoire intime de la Ve République en trois époques -, c'était pour essayer de comprendre comment notre cher et vieux pays a pu, en quelques décennies, s'affaisser à ce point, dans un mélange de déni, masochisme et contentement de soi, sur fond de crise existentielle.
    La décadence n'est jamais écrite. Quand le général de Gaulle a pris le pouvoir en 1958, la France était quasiment par terre, à cause, entre autres, de la guerre d'Algérie et de l'effondrement des "élites". Prophétique, machiavélique et prosaïque, il l'a remise debout en à peine un an, sans négliger les plus infimes détails, ni lésiner sur les roueries et les mensonges. Le personnage que je dépeins est bien plus complexe que celui de la légende.
    Pourquoi une histoire "intime" ? Parce que l'histoire est toujours écrite par ceux qui l'ont faite ou vécue, et que j'ai voulu ajouter, en m'appuyant sur mes notes de l'époque, mon regard d'alors en le confrontant à celui d'aujourd'hui, dans un va-et-vient permanent. "Intime" encore parce que ce retour sur un passé récent entend inclure aussi le regard que portaient naguère les contemporains sur l'odyssée gaulliste qu'ils étaient en train de vivre : je cherche à décrire un monde et une manière d'être français dont le souvenir commence à s'éteindre.
    Dans ce premier tome, c'est le stupéfiant redressement du pays par le Général que je raconte, jusqu'à la chute du grand homme, après onze ans de pouvoir. Puisse ce récit personnel permettre de tirer, pour aujourd'hui, les leçons d'une résurrection française qui, sur le moment, semblait impossible."
    F.-O. G.

  • - 50%

    Mes combats

    Simone Veil

    • Bayard adulte
    • 12 Octobre 2016

    De 1974 à 2008, de différents postes de ministre à la présidence du Parlement européen et jusqu'au Conseil constitutionnel, Simone Veil a marqué la vie politique française de multiples façons. Cet ouvrage rassemble les grands discours qu'elle a écrits tout au long de son parcours politique. D'une force et d'une modernité étonnantes, qu'ils portent sur l'Europe, les droits des femmes ou la mémoire de la Shoah, ils révèlent une personnalité d'une intelligence aussi extrême que sa sensibilité, qui n'a jamais cessée d'être habitée par le souvenir obsédant des six millions de Juifs exterminés pendant la Seconde guerre mondiale. Des photos, dont beaucoup sont inédites, de Philippe Ledru, un photographe devenu ami de Simone Veil, complètent l'ouvrage.

  • 1938, l'oeil du cyclone

    Frédéric Mitterrand

    • Xo
    • 24 Février 2022

    1938, c'est la veille de la guerre, les Français espèrent encore. Après le " lâche soulagement " des accords de Munich, Hitler envoie son ministre des Affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, à Paris, le 6 décembre, pour signer une déclaration de bon voisinage. Il est reçu avec tous les honneurs de la République. S'agit-il d'une nouvelle ruse du Führer ? Faut-il continuer à réarmer la France à marches forcées ?
    Pourtant, le pogrom de la Nuit de Cristal, quelques semaines plus tôt, le déchaînement des persécutions antijuives dans toute l'Allemagne, ainsi que la reprise des discours incendiaires d'Hitler, ont rallumé la méfiance d'une partie de l'opinion et des responsables politiques. Le gouvernement d'édouard Daladier est divisé. Il doit faire face à d'autres crises telles que les violentes manifestations fascistes antifrançaises orchestrées par le régime de Mussolini à Rome.
    C'est en fait toute l'Europe qui marche à l'abîme. Mais la brillante vie parisienne occulte aussi la réalité de la menace et favorise l'inconscience devant le danger.
    On danse sur un volcan. au grand bal des illusions, où se trouvent encore la lucidité, l'intelligence et le courage ?
    Frédéric Mitterrand retrace avec verve cet épisode méconnu d'une histoire qui s'avérera tragique. Et dont l'écho résonne encore fortement dans la France d'aujourd'hui.

  • Algérie 1962 : une histoire populaire

    Malika Rahal

    • La découverte
    • 6 Janvier 2022

    En Algérie, l'année 1962 est à la fois la fin d'une guerre et la difficile transition vers la paix. Mettant fin à une longue colonisation française marquée par une combinaison rare de violence et d'acculturation, elle voit l'émergence d'un État algérien d'abord soucieux d'assurer sa propre stabilité et la survie de sa population. Si, dans les pays du Sud, cette date est devenue le symbole de l'ensemble des indépendances des peuples colonisés, en France, 1962 est connue surtout par les expériences des pieds-noirs et des harkis. En Algérie, l'historiographie de l'année 1962 se réduit pour l'essentiel à la crise politique du FLN et aux luttes fratricides qui l'ont accompagnée. Mais on connaît encore très mal l'expérience des habitants du pays qui y restent alors.
    D'où l'importance de ce livre, qui entend restituer la façon dont la période a été vécue par cette majorité. L'année 1962 est scandée par trois moments : cessez-le-feu d'Évian du 19 mars, Indépendance de juillet, proclamation de la République algérienne le 25 septembre. L'histoire politique qu'ils dessinent cache des expériences vécues, que restitue finement Malika Rahal au fil d'une enquête mobilisant témoignages, autobiographies, photographies et films, chansons et poèmes. Émerge ainsi une histoire populaire largement absente des approches classiques : en faisant place au désespoir des Français d'Algérie dont le monde s'effondre - désarroi qui nourrit la violence de l'OAS -, elle relate le retour de 300 000 réfugiés algériens de Tunisie et du Maroc, la libération des camps de concentration où était détenu un quart de la population colonisée, ou la libération des prisons, ainsi que les spectaculaires festivités populaires. L'ouvrage décrit des expériences collectives fondatrices pour le pays qui naît à l'Indépendance : la démobilisation et la reconversion de l'Armée de libération nationale, la recherche des morts et disparus par leurs proches, l'occupation des logements et terres laissés par ceux qui ont fui le pays. Une fresque sans équivalent, de bout en bout passionnante.

  • Berlin année zéro : la première bataille de la guerre froide Nouv.

    Berlin, 1945. Le destin de la capitale allemande a été scellé en février, durant la conférence de Yalta : les puissances victorieuses - États-Unis, Grande-Bretagne, France et Union soviétique - divisent les ruines en quatre zones d'occupation. Sur le papier, cela semblait une solution pragmatique. En réalité, une fois que les Alliés n'ont plus été unis par l'objectif commun de vaincre l'Allemagne, ils n'ont pas tardé à retrouver leur hostilité d'avant-guerre. Le vernis de civilité entre Occidentaux et Soviétiques devait voler en éclats de manière spectaculaire à Berlin. Des systèmes rivaux, des idéologies contraires et des personnalités antagonistes ont fait de la capitale allemande un champ de bataille explosif.

    Berlin année zéro raconte la première bataille de la guerre froide comme jamais elle ne l'a été auparavant. Récit d'une rivalité terrible, c'est avant tout l'histoire d'individus imparfaits qui étaient déterminés à gagner. Giles Milton fait un travail magistral en nous donnant à comprendre les motivations et la pensée de tous les acteurs clés à chaque moment crucial.

    Une histoire d'une tension inouïe, qui a eu une influence profonde, et souvent sous-estimée, sur le monde contemporain.

  • Les médecins d'Auschwitz

    Bruno Halioua

    • Perrin
    • 14 Avril 2022

    Voyage au bout de l'enfer. 27 janvier 1945. Les troupes soviétiques pénètrent dans l'enceinte d'Auschwitz-Birkenau pour la première fois et découvrent avec horreur le plus important camp d'extermination du IIIe Reich. Si 60 000 prisonniers ont été évacués à leur approche, il ne reste, sur place, que 7 000 malades mourant de faim. Comment ont-ils pu survivre à cet enfer ? Quel a été le rôle exact des hauts gradés nazis, et plus particulièrement des médecins, dans l'organisation du camp ?
    S'appuyant sur des documents inédits et de nombreux témoignages de survivants, cet ouvrage répond à ces questions et fait pour la première fois la lumière sur le rôle primordial qu'ont joué les médecins SS dans l'exécution de la Solution finale. De 1940 à 1945, ce sont eux qui orchestrent les meurtres et profitent de leur statut pour commettre l'impensable. En plus d'ôter la vie à des milliers de personnes, ils utilisent ceux qu'ils épargnent comme cobayes de leurs expériences médicales et, à l'instar de Josef Mengele, leur font subir les pires atrocités.
    Heureusement, dans un mouvement inverse, les médecins déportés font preuve d'obstination et d'acharnement pour soigner les malades qui les entourent et protéger leurs compagnons d'infortune. Mentir, cacher, subtiliser et falsifier deviennent leurs maîtres mots. Mais jusqu'à quelles compromissions sont-ils prêts à aller pour sauver des vies ? Doivent-ils accepter de collaborer et ainsi rejoindre la " zone grise ", remarquablement décrite par Primo Levi, dans l'espoir d'être épargnés ?
    Loin de tout manichéisme, le docteur Bruno Halioua retrace avec maestria l'histoire méconnue des médecins d'Auschwitz, et tente de comprendre leur psychologie. Un livre aussi glaçant qu'essentiel.
    Ouvrage préfacé par Claude Quétel, et publié avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

  • Qui a trahi Anne Frank ?

    Rosemary Sullivan

    • Harpercollins
    • 19 Janvier 2022

    L'enquête qui lève le voile sur l'arrestation d'Anne Frank
    Plus de trente millions de personnes ont lu le Journal d'Anne Frank, cette jeune fille de treize ans qui se cacha avec sa famille à Amsterdam durant la Seconde guerre mondiale avant d'être dénoncée et déportée dans les camps de la mort.
    Les hypothèses sur l'identité de l'informateur ou de l'informatrice qui révéla sa cachette aux SS ont été aussi nombreuses que peu concluantes - y compris celles émises par les deux enquêtes policières consacrées à l'affaire, en 1947 puis en 1963. Soixante-dix ans après les faits, une équipe internationale s'est donné pour mission de découvrir la vérité. Scientifiques, historiens, policiers ont reconstitué, minute par minute, les semaines précédant l'arrestation des Frank, à l'aide de milliers de pages d'archives, de l'intelligence artificielle, de tests ADN et d'interviews de témoins directs ou indirects. D'une trentaine de scénarios possibles, ils n'en retiendront finalement qu'un seul, sans précédent.
    Au-delà de la restitution d'un travail analytique et historique titanesque, Rosemary Sullivan brosse le portrait saisissant d'un Amsterdam au coeur de l'Occupation.
    Traduit de l'anglais (Canada) par Samuel Todd et Carole Delporte.
     
    Rosemary Sullivan est l'autrice d'une quinzaine d'ouvrages, dont  La fille de Staline, traduit en vingt-trois langues, qui a remporté le prestigieux prix Plutarque de la meilleure biographie en 2016 et  La villa Air-Bel,  récompensé par la Société canadienne Yad Vashem pour l'Histoire de l'Holocauste.

  • 13 octobre 1941, Myropil, en Ukraine. Un tireur pointe son fusil à quelques centimètres de la tête d'une femme, à demi masquée par un nuage de fumée. Elle est penchée en avant, au bord d'un ravin, et tient la main de son petit garçon aux pieds nus. Cette scène insoutenable - le meurtre par balles d'une mère et de ses enfants -, l'historienne américaine Wendy Lower l'a découverte en 2009 dans les archives de l'United States Holocaust Memorial Museum à Washington. Dès lors, son but est de leur rendre justice. Au terme de dix années d'enquête menée en Ukraine, en Allemagne, en Slovaquie, en Israël et aux États-Unis, elle est parvenue à retrouver les identités des victimes et des tueurs - des officiers allemands et des collaborateurs ukrainiens -, ainsi que celle du photographe slovaque qui a saisi cette exécution. À travers cette image unique, Wendy Lower nous livre une lecture, nouvelle et saisissante, des massacres nazis perpétrés par les Einsatzgruppen.

  • La France et l'Algérie ont eu une histoire commune durant plus de 130 ans. Cette histoire commence et se termine par une guerre. La première de ces guerres est déclenchée par un incident diplomatique : un « coup d'éventail » infligé par le dey d'Alger au consul de France. S'en-suit une expédition punitive qui aboutit à une occupation, une prise de possession et enfin une appropriation tant militaire que politique, éco¬nomique et culturelle.
    À partir de recherches algériennes et françaises, Colette Zytnicki analyse ce court laps de temps, entre 1830 et 1848, où les ferments de la tragédie algérienne se mettent en place. Il n'y avait, dans la colonisa¬tion de l'Algérie, aucun plan préétabli. Pourtant, en moins de vingt ans, la France conquiert la régence d'Alger et obtient, le 23 décembre 1847, la reddition de l'émir Abdel Kader. En 1848, au terme d'années de guerre, de violences et d'expropriations, ces terres forment trois départements français déjà peuplés de colons.

  • Pour la reine Nouv.

    Pour la reine

    Jean Des Cars

    • Perrin
    • 12 Mai 2022

    Un portrait biographique intime : un éloge de la femme d'état et de l'insitution monarchique.Pour cet ouvrage inédit, Jean des Cars a construit son ouvrage autour des axes suivants :
    - Toutes les raisons pour lesquelles cette femme devenue une telle icône. Par sa fonction et son âge, elle est unique.
    - Son éducation, ses rapports avec sa
    nurse montrent les aspects dominants de son caractère. Un handicap : sa timidité. Ses avantages : sa détermination et son empathie face aux malheurs des autres.
    - Une visionnaire de la communication : contre l'avis de Churchill, elle exige que son couronnement soit télévisé. Elizabeth II devient la reine de l'image. Elle l'est toujours.
    - L'épouse follement amoureuse de son mari, passion réciproque surtout entre 1947 et 1952, avant son avènement. Mais aussi sa maladresse à l'égard de Philip.
    - Son manque de chaleur et de tendresse à l'égard de ses premiers enfants, Charles et Anne. Elle se rattrape avec Andrew et Edward.
    - Ses rapports conflictuels avec sa soeur Margaret.
    - Sa formidable capacité d'adapter la tradition à l'innovation : au milieu des Années 60, elle accompagne la révolution musicale des Beatles, qui est aussi celle du " swinging London " et de la mini-jupe.
    - Quand il faut trancher, elle le fait, parfois durement, par exemple pour la fin des mariages de ses fils Charles et Andrew. Pourtant, elle règle ces divorces davantage en grand-mère qu'en reine.
    - Sa détestation des conflits familiaux et privés étalés sur la place publique.
    - Politiquement, elle ne refuse pas les désaccords avec ses Premiers ministres. Elle est devenue expérimentée, sachant ce qu'elle veut et le fait savoir au gouvernement.
    - Elle aime tous ses petits-enfants et les protège. Le bonheur du mariage de William et Kate. A l'opposé, celui de Harry et Meghan.
    - L'importance des secrétaires particuliers de la souveraine
    - Un chef d'Etat qui aime la campagne, les chiens et les chevaux. Mais qui n'a jamais fait passer ses goûts profonds avant l'exercice de son métier de Reine.
    - En public, elle évolue selon des codes secrets. Tout a une signification : les bijoux et les chapeaux qu'elle porte, les couleurs, le sac à main qui change de bras pour signifier discrètement qu'une audience est terminée...

  • Traverser Tchernobyl (nouvelle édition augmentée)

    Galia Ackerman

    • Premier parallèle
    • 7 Avril 2022

    " Ce que le journalisme littéraire peut faire de meilleur. " La Croix
    La nouvelle édition augmentée (deux chapitres) d'un livre important, unanimement salué lors de sa parution en grand format.

    Le 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl explosait. Galia Ackerman fréquente ceux qui sont la mémoire de la catastrophe depuis plus de vingt ans. Avec
    Traverser Tchernobyl, elle nous emmène dans des lieux inattendus : la plage ensoleillée sur la rivière Pripiat, les forêts habitées par une faune sauvage, le cimetière juif abandonné, les alentours du plus grand radar de détection de missiles intercontinentaux de toute l'URSS, les décharges nucléaires. Elle raconte le vieil homme heureux de sa pêche radioactive, les orphelins irradiés, les vrais et faux héros de Tchernobyl. Un tableau intime du désastre, mais aussi, en creux, de l'ex-URSS et de ce qu'elle est devenue. Un voyage sur une terre fantomatique, dans le monde d'après.

    " Ici point de poésie des ruines, encore moins de nostalgie du soviétisme (honni dès l'enfance) mais une singulière familiarité. Laquelle ouvre à l'auteure bien des portes (les ressorts de l'administration sont plus affectifs qu'on ne veut le croire) et place le récit dans une grande justesse de ton. "
    Le Monde

    " À la fois grave et extrêmement vivant. Un vrai roman russe. " Olivier Barrot, Un livre un jour,
    France 3

    " Un récit pudique et anti-spectaculaire. "
    La Vie des Idées

    " Ses pérégrinations [...] s'avèrent haletantes. Sidérantes, la plupart des rencontres qu'elle y fait. Miraculeuse, son exhumation de la mémoire juive de ce no man's land. Uniques, les pages, plus métaphysiques, où elle dialogue avec certaines figures littéraires, scientifiques et artistiques. "
    Marianne

    " Un livre tissé d'humanité, de mots sensibles, de biographies bouleversantes. "
    Mediapart

    " Au fil de ces pages qui se lisent comme un roman, le lecteur plonge dans un monde étrange, où tout paraît normal et rien ne l'est vraiment. Se mêlent astucieusement les descriptions et les témoignages avec les analyses sur les conséquences sanitaires, écologiques, économiques et culturelles du désastre. "
    La Croix

    " La force de ce récit réside surtout dans les deux grandes qualités de l'auteur, au-delà de ses talents de narration et de description : l'empathie et la volonté de la vérité. "
    Alternatives Économiques

    " Ce n'est pas le premier livre que Galia Ackerman consacre au sujet, mais c'est le plus beau. "
    France Inter

  • Trois historiens, spécialistes de la Résistance, ont décidé de conjuguer leurs expertises, de croiser leurs regards, de se soumettre à une critique réciproque et exigeante. S'appuyant sur une abondante littérature, les auteurs se sont attachés à dérouler un récit qui prend parfois à rebours, comme dans le cas de la mémoire de la Résistance, les thèses communément admises.
    Chacun des dix-sept chapitres du livre s'ouvre sur un document visuel – photo d'identité, reproduction d'une feuille clandestine, cliché d'une scène publique ou privée – qui illustre une facette de cette histoire, saturée de représentations mais si pauvre en illustrations. Ces documents variés font ainsi office de portes d'entrée vers un monde par nature difficile à saisir, celui de la lutte clandestine.
    Tout en suivant la trame chronologique de la période, depuis les premières manifestations du refus en 1940 jusqu'aux libérations du territoire à l'été et à l'automne 1944, c'est bien une approche anthropologique du phénomène qui a été privilégiée. Elle conduit à mettre l'accent sur la densité extrême du temps résistant, à scruter ses pratiques et ses sociabilités, à interroger aussi les liens qui se tissent peu à peu avec la société. Elle cherche à comprendre ce que vivre en Résistance pouvait concrètement signifier. Soumis à un danger permanent, sans modèle préalable auquel se référer, l'univers clandestin de la Résistance, enfoui et invisible, n'aura en réalité jamais cessé d'inventer sa propre action. Il a généré des expériences d'une extrême variété tout en exposant l'ensemble de ses protagonistes, où qu'ils aient oeuvré, à des risques identiques et mortels.

  • « Mes chers, je suis dans un camp de travail et je vais bien... »

    Voici les quelques mots - presque toujours les mêmes - expédiés depuis Auschwitz par près de 3 000 juifs de France. On découvre ainsi qu'une correspondance a existé entre les déportés à Auschwitz et leur famille entre 1942 et 1945. La procédure autorisait même les réponses. Ces lettres-cartes, écrites sous la contrainte, faisaient partie d'une vaste opération de propagande, la Brief-Aktion, qui visait à rassurer leurs proches et dissimuler l'horreur. D'autres lettres, clandestines celles-ci, ont pu entrer et sortir du camp et dévoilent davantage l'enfer concentrationnaire. Sont rassemblées ici aussi des lettres écrites dès la libération du camp, preuves de survie uniques et émouvantes adressées aux familles par les rescapés.

    Grâce à des archives totalement inédites, Karen Taieb dévoile pour la première fois un pan méconnu de l'histoire de la Shoah, tout en honorant la mémoire des victimes. Pas à pas, elle redonne une identité à vingt et un déportés, dont ces lettres, qui nous plongent de façon saisissante dans la réalité du camp d'Auschwitz, sont parfois les dernières traces.

  • Ghetto de Varsovie : carnets retrouvés Nouv.

    Ghetto de Varsovie : carnets retrouvés

    Marek Edelman

    • Odile jacob
    • 20 Avril 2022

    2 octobre 2009, Varsovie. Marek Edelman s'éteint. Figure de l'opposition au régime communiste polonais, il est célèbre d'abord pour avoir été l'un des dirigeants du soulèvement du ghetto de Varsovie en 1943. Membre du Bund, le mouvement socialiste des travailleurs juifs, il participe à ses publications clandestines. Quand les nazis décident de liquider le ghetto, il fait partie de ceux qui se savent condamnés mais ne veulent pas mourir sans combattre. Une poignée d'hommes contre une armée. Marek Edelman ne posait pas au héros. «?Nous avions décidé de mourir les armes à la main. C'est tout. C'est plus facile que de donner ses habits à un Allemand et de marcher nu vers la chambre à gaz.?» Juif non religieux, non sioniste, c'était un éternel insoumis. Il avait publié en 1945 un récit sur le ghetto et son soulèvement, puis des entretiens. Le jour de son enterrement, ses enfants, Aleksander et Ania Edelman, retrouvent dans son appartement trois carnets, où il avait consigné à la fin des années 1960 des souvenirs du ghetto, sans aborder le soulèvement. Ce sont ces carnets retrouvés que nous publions ici, avec un appareil de notes et d'annexes permettant la compréhension de ce document exceptionnel. Édition établie par Constance Pâris de Bollardière, historienne spécialiste du Bund et des rescapés de la Shoah, directrice adjointe du George and Irina Schaeffer Center for the Study of Genocide, Human Rights and Conflict Prevention (The American University of Paris). 

  • Hitler : vérités et légendes

    Claude Quétel

    • Perrin
    • 31 Mars 2022

    Le plus célèbre des monstres modernes enfin démystifié.
    Que peut-on dire de plus sur Hitler, après la publication de milliers d'articles et de livres, parmi lesquelles des biographies solides ? Précisément, il ne s'agit pas de dire plus, mais de dire juste et de voir autrement en examinant ce qui fait problème dans toute biographie de Hitler. Dans cet esprit, on le suivra à la trace en posant les questions que tout le monde se pose et auxquels bien peu peuvent répondre. En commençant par le commencement : Hitler a-t-il eu une enfance malheureuse ? A-t-il toujours été antisémite ? A-t-il été un héros de la Grande Guerre ? On verra que la rédaction de Mein Kampf n'était nullement préméditée. Que sa marche vers le pouvoir était résistible. Qu'il n'a amélioré ni la condition ouvrière, ni le statut de la femme. Qu'il a fait marche arrière face aux Églises allemandes. Qu'il était un piètre stratège...Mais qu'il a pourtant fait basculer le monde dans la plus atroce des guerres.

  • L'été noir de 42 Nouv.

    L'été noir de 42

    Alexander Werth

    • Fayard
    • 27 Avril 2022

    Avec L'Été noir de 42 s'achève la publication des Carnets du célèbre journaliste britannique Alexander Werth. Il y raconte son périlleux périple en bateau entre l'Écosse et Mourmansk, le voyage en train aux côtés des Soviétiques jusqu'à Moscou et décrit son expérience de correspondant de guerre durant les mois les plus tragiques du conflit sur le front de l'Est.
    Consigné dans la capitale, sans information fiable, Alexander Werth se livre à une analyse serrée de la presse quotidienne, des actualités filmées projetées au cinéma, des chroniques et autres «  écrits patriotiques  » publiés par les écrivains les plus populaires qu'il côtoie quotidiennement. Il scrute les métamorphoses de la propagande, le retour aux valeurs traditionnelles dans l'armée, mais aussi, à la moindre occasion, le vécu et le moral des Moscovites durant les semaines critiques qui suivent la chute de Rostov-sur-le-Don. Mais L'Été noir de 42 est aussi une réflexion sur le métier de journaliste en «  conditions extrêmes  ». Malgré les limitations imposées à ses déplacements, strictement encadrés par les officiels soviétiques qui organisent des «  sorties  » dans tel kolkhoze ou camp-modèle de prisonniers allemands, Alexander Werth glane des impressions, loin des discours officiels.
    Nous connaissons aujourd'hui la «  fin de l'histoire  »  : la victoire de l'Armée rouge à Stalingrad. Mais durant le terrible été 42, qui marque l'apogée de l'avancée des forces de l'Axe, qui pouvait prédire ce qui allait se passer  ? Le témoignage d'Alexander Werth se fait dès lors journal de l'attente. Attente du désastre, non plus à l'échelle d'un pays, mais d'un continent.

  • " Je ne me sens bien que dans la tragédie. " - Charles de Gaulle
    Au terme de sa longue traversée du désert, Charles de Gaulle s'empare de la cause de l'Algérie française pour prendre le pouvoir en 1958.
    Loin des hésitations et des tâtonnements que certains historiens prêtent au Général à cette époque, Henri-Christian Giraud dresse le portrait d'un homme déterminé, guidé par une idée qu'il suivra tout au long de l'affaire algérienne : l'indépendance ne fut jamais pour lui une concession accordée à contrecoeur, pas plus qu'une noble initiative anticolonialiste placée sous le signe du temps. Elle fut un moyen, un prétexte pour la France de s'extraire d'une colonie dont elle n'avait plus rien à espérer.
    Convaincu de servir l'intérêt supérieur de son pays, de Gaulle doit faire face à de nombreux obstacles : l'armée, l'opinion publique, le gouvernement, le peuple français, la presse, les agitateurs, les Européens d'Algérie... Autant d'intransigeants que ce " prince de l'ambiguïté " entend surmonter à sa façon. Faisant miroiter l'association aux uns, la sécession aux autres, louvoyant entre représentants de l'URSS, du FLN, du GPRA et de son propre camp, de Gaulle orchestre d'une main de maître, et par une série de coups montés, le piège dans lequel tous les acteurs du conflit vont être amenés à glisser, jusqu'à la tragédie finale.
    Un document capital, fondé sur des archives inédites, notamment soviétiques, et des observations presque quotidiennes de nombreux témoins clés des événements.

  • Les routes de la soie, dans leur version contemporaine, pour comprendre les rapports entre Orient et Occident.
    Les nouveaux défis posés à l'Occident se multiplient et deviennent toujours plus complexes. L'Europe a plus de mal que jamais à penser son avenir face aux populismes et aux crises migratoires, tandis que les États-Unis sont lancés dans un retrait inédit des affaires internationales, menaçant d'anciennes alliances.
    Pendant ce temps, tout au long des antiques Routes de la Soie souffle un vent d'espoir. L'époque y est à l'optimisme. Du Moyen-Orient à la Chine, de la Russie à l'Iran, les échanges se multiplient, les pays coopèrent et de nouvelles alliances sont scellées, faisant fi d'antagonismes anciens. Le contraste est saisissant avec ce qui se joue à l'Ouest.
    Peter Frankopan dresse dans ce récit un tableau du monde actuel et explique pourquoi il est essentiel d'en comprendre les bouleversements. Quelles seront les répercussions de ce grand basculement des centres de pouvoir, non seulement pour nos dirigeants politiques et économiques, mais aussi pour chaque citoyen, qu'il soit voyageur, étudiant ou parent de jeunes enfants ? L'auteur reprend le fil de l'histoire là où Les Routes de la Soie l'a laissé. Ces routes sont en pleine expansion. À nous de faire preuve de vigilance, car nous serons tous concernés.
    Découvrez la suite des Routes de la soie, dans laquelle l'auteur analyse le monde contemporain à la lumière de plus de 2500 ans d'Histoire.
    EXTRAIT
    Il y a un quart de siècle, j'étais sur le point de quitter l'université, le monde semblait bien différent. La Guerre froide avait pris fin, ouvrant à des espoirs de paix et de sécurité. « Les actes héroïques de Boris Yeltsin et du peuple russe » avaient mis la Russie sur la voie des réformes et de la démocratie, déclara le président Clinton lors d'un sommet avec son homologue russe à Vancouver en 1993. La perspective d'une « Russie pleine d'une productivité et d'une prospérité inédites » était bonne pour tous.28
    L'avenir souriait aussi à l'Afrique du Sud où des négociations tendues pour mettre un terme à l'apartheid avaient suffisamment progressé pour que le comité Nobel décerne le Prix Nobel de la Paix 1993 à F. W. de Klerk et Nelson Mandela pour leur « travail en vue d'une fin pacifique au régime d'apartheid et pour avoir jeté les bases d'une nouvelle Afrique du Sud démocratique ».
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE 
    Quel bonheur qu'un historien de talent veuille bien jeter un regard sur la géopolitique du temps présent. - JeanAugustinAmarDuRivier, Babelio
    On met en perspective ce que l'on ressent de façon impalpable au quotidien : l'émergence et l'expansion insidieuse mais massive de la Chine, le réveil de l'Inde, la montée en puissance de la Russie et le déclin des USA et de l'Europe qui n'arrivent pas à suivre ni à entrer dans la nouvelle dynamique. - manugeneve, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Né en 1971, Peter Frankopan est historien et professeur à l'Université d'Oxford, où il dirige le Centre de recherches byzantines. Conférencier et consultant pour de nombreuses organisations internationales, il est investi dans diverses oeuvres caritatives. Outre son grand succès Les Routes de la Soie, il est l'auteur d'une Histoire de la Première croisade (2012).

  • 1922-1929 : les années folles ?

    Jean-Yves Le Naour

    • Perrin
    • 10 Février 2022

    Les années folles? Des années tristes.Les années vingt, des années folles ? La postérité évoque des parties dansantes endiablées, le son élégant du jazz et la fièvre de music-hall. En réalité, rien n'est plus faux. A l'inverse d'une expression qui ne s'est formée qu'a posteriori, une fois projetée l'ombre de la crise de 1929, cette décennie ne renferme pas une fête perpétuelle mais plutôt des années désolantes et désolées. Celles d'une nation éprouvée par la guerre qui voudrait tourner la page, mais qui souffre de trop se souvenir et s'inquiète de son avenir comme de sa sécurité. Saignée démographiquement, en partie ruinée, endettée jusqu'au cou auprès des Américains, traumatisée par l'inflation, Paris se découvre isolée diplomatiquement par les nouveaux jeux d'alliances européens.
    Dès lors, la France n'a que deux alternatives : s'imposer face à une Allemagne protégée par l'Angleterre et cherchant à échapper à ses dettes, ou bien rengainer ses revendications et parier sur un ordre collectif incertain. Mais en choisissant la conciliation, ne risque-t-elle pas de perdre à la fois les remboursements attendus et sa propre sécurité ? Une douloureuse ambiguïté plane donc sur les années vingt. Après avoir gagné la guerre, les Français vont-ils perdre la paix ?
    Faisant suite à sa série remarquée sur la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue sa grande fresque du XXe siècle, bousculant les clichés et révisant sans concession les mythes les plus ancrés sur une décennie moins fantasque et bien plus tragique qu'il n'y paraît.

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