• En octobre 1492, Christophe Colomb découvre l'Amérique. En cinquante ans, le Nouveau Monde est exploré par des marins, des soldats et des aventuriers. Ce sont les conquistadors.

    Il y a Cortès, le conquistador du Mexique, Balboa qui découvre le Pacifique, Pizarre et ses frères qui aboutissent au Pérou, Valdivia qui conquiert le Chili... Sur leurs pas, nous pénétrons dans le fabuleux empire des Incas, nous assistons aux grandes cérémonies aztèques et aux sacrifices humains, aux banquets cannibales des tribus caraïbes, à la magnifique résistance des Araucans. Comme dans un roman d'aventures, Jean Descola nous raconte l'histoire de ces hommes qui ont poursuivi sans relâche la conquête de l'Amérique.

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre
    Le Mexique est une utopie. Il vous nourrit autant qu'il vous épuise. La mort y est saluée avec dérision dans les fêtes populaires. La violence des narcotrafiquants renvoie une image de chaos. Mais le pays ne se réduit pas à l'actualité angoissante de ces dernières années. Car ici, au coeur du continent américain, tout mérite le détour. Ici s'est forgée l'histoire du Nouveau Monde colonisé par les conquistadors. Ici vivent les mythes des révolutionnaires latino-américains. Ici se mobilisent les rebelles du Chiapas. Ici grandit un peuple jeune qui reprend le flambeau de la révolte.
    Ce petit livre n'est pas un guide, c'est un décodeur. Il raconte le Mexique et les passions mexicaines : une soif effrénée de liberté sans cesse contrariée par la mainmise d'un vieux système prédateur sur ses ressources naturelles et économiques. Un vrai roman latino-américain !
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Soledad Loaeza (Au Mexique c'est l'Etat central qui a crée la nation), Ricardo Raphael (L'identité mexicaine va se réinventer au nord du rio Bravo et repénétrer au Mexique) et Jorge Volpi (Au Mexique, il n'est jamais de vérité claire. Notre vérité est toujours ambiguë).
    Un voyage historique, culturel et linguistique pour mieux connaître les passions mexicaines. Et donc mieux les comprendre.
    EXTRAIT
    Derrière ces estampes, où se cache l'identité mexicaine ? Si tant est qu'elle existe dans un État fédéral où se déploie une mosaïque de cultures et d'ethnies, où 68 langues indiennes, comme le nahuatl, sont parlées en plus de l'espagnol, et où la géographie complexe a creusé une infinité de recoins isolés, où des communautés vivent en toute autonomie. Sur une population de 120 millions d'habitants, ceux de Mexico, Monterrey, Guadalajara et Mérida peuvent se ressembler, partager un mode de vie et un terreau culturel. Mais un Indien tzotzil du Chiapas, un Afro-Mexicain de la Costa Chica du Pacifique, un Yaqui du Sonora et un ranchero mennonite du Chihuahua se reconnaissent difficilement du même pays, s'il n'était cette bannière nationale qui les unit. Entre l'Amérique du Nord, à laquelle il appartient géographiquement et vers laquelle tous ses regards sont rivés, et l'Amérique latine à laquelle on le rattache culturellement et qu'il méconnaît profondément, le Mexique déroute. Il déboussole dans ses métropoles modernes et peuplées de références aux anciennes civilisations. Le Mexique incarne, par-dessus tout, une Amérique mythique et éternelle, faite de cités perdues et d'eldorados à venir.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - [...] Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un « décodeur » des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités [...]. À chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps
    - Comment se familiariser avec « historique, les traditions ? » Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir. - Librairie Sciences Po
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Correspondante basée à Mexico de plusieurs médias francophones, Emmanuelle Steels a voulu comprendre autant que raconter. Son Mexique est celui des Mexicains : puissant, parfois désabusé, mais toujours résolu à nous surprendre.

  • Comment vivent et meurent les civilisations? On connaît leurs pyramides. On sait peu sur leurs bâtisseurs. Il manquait un livre total sur les Mayas. Le voici, par notre plus grand historien de la Méso-Amérique. Un monument appelé à devenir un classique et d'une profonde actualité.
    Catastrophe écologique causée par une surexploitation agricole et une déforestation illimitée, débâcle politique provoquée par la sclérose des institutions, les luttes intestines et les guerres à répétition désorganisant une société fatiguée, disettes et épidémies accentuant l'irrationalité religieuse : plus que jamais l'énigme de la civilisation maya, de son essor et de son effondrement, nous interpelle.
    Mille ans après sa disparition, elle n'a pas fini de nous surprendre tant ses trésors demeurent encore enfouis dans la jungle et rebelles à la science. Quel était vraiment ce peuple parmi les moins bien connus de l'humanité et qui se voulait l'enfant du maïs ? À quoi lui servaient ses pyramides ? Pourquoi a-t-il d'un coup déserté ses cités ? En quoi l'Europe a-t-elle contribué à son extinction et à sa divulgation ?
    De l'exploration archéologique des temples perdus à l'étude critique des légendes noires, des récits contemporains de la conquête aux dernières découvertes scientifiques, en passant par le mythe romantique du monde englouti, Éric Taladoire livre un panorama unique qui éblouira le lectorat que passionnent les grands secrets de l'histoire.
    La somme incontournable, aux fortes résonances actuelles, d'un maître.

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre
    Vous avez largué les amarres. Le vieux continent est derrière vous. Cap sur Buenos Aires, le symbole jusque dans les années 1960 de tant d'espoirs de réussite et d'aventure pour des millions d'émigrés européens.
    Bienvenue en Argentine, où le drame semble se lover dans les moindres recoins. Ici, la passion s'étale. Les frontières sont un mythe. Le spectre d'un pays blessé par des décennies d'incurie et de populisme pèse sur les esprits comme les mélodies nostalgiques du tango.
    L'âme de l'Argentine est un long sentier battu par les vents de Patagonie. Elle plane sur les vignobles ensoleillés de Mendoza et les prairies verdoyantes de la Pampa avant de se fracasser dans le ressac des chutes d'Iguazu. Elle vous fait frissonner, mais engendre une envie folle de retourner dans ce pays des confins.
    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Il raconte, au gré d'une plume passée comme un pinceau, les hauts et les bas d'une nation en pleine convulsion. Pour mieux en raconter les passions. Et nous faire partager les contradictions de ce (toujours) nouveau monde.
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Osvaldo Bayer, Verónica Giménez Béliveau et Marta Inés Minujín.
    Un voyage historique, culturel et politique afin de mieux connaître les passions argentines. Et donc mieux les comprendre.
    EXTRAIT
    La journée commence toujours avec un goût de medialuna (littéralement « demi-lune », le croissant version argentine) et de maté. D'Ushuaia à Salta, de Buenos Aires à Mendoza, on remplit des thermos d'eau frémissante. Il serait impensable de ne pouvoir siroter du maté jusqu'au soir. Le nom de l'infusion traditionnelle vient du quechua mathi, qui désigne la calebasse, le récipient dans lequel on boit l'amer breuvage. Que le soleil se lève sur un bidonville de la capitale ou une estancia traditionnelle de la Pampa humide, c'est toute une nation qui lève le coude à l'unisson. On ne boit pas le maté chacun dans son coin. On le fait passer, comme le calumet de la paix. L'amertume de la boisson chaude vient calmer à la perfection une bouche saturée de l'épais sirop qui recouvre les medialunas. Un accord parfait à célébrer : la culture amérindienne est plus souvent occultée que combinée à celle importée du Vieux Continent par l'immigration.
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Journaliste installée en Argentine, Camille Lavoix collabore avec la presse francophone et hispanophone (L'Obs, Mediapart, Le Temps, El Universal et Expansión).

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre
    Cuba change. L'île révolutionnaire des Caraïbes n'est plus la citadelle castriste d'autrefois. L'espoir d'une levée progressive de l'embargo américain, le tourisme apporteur de devises, le « reggaeton » et ses torrides effluves musicaux, tous ces changements survenus en quelques années amènent Cuba à larguer progressivement les amarres avec ses mythes.
    Mais gare aux raccourcis faciles qui tendent à faire de la révolution un encombrant cadavre politique dans l'arrière-cour de la puissante Amérique. L'âme des Cubains reste révolutionnaire. Leurs envies, leurs rêves, leurs désirs demeurent imprégnés des idéaux martelés au fil des interminables et historiques discours du Lider Maximo.
    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Sous la plume d'une jeune journaliste qui a fait de Cuba sa terre d'adoption, l'île est peinte à grands traits de vie et d'envies. Laissez-vous séduire par ces Cubains qui savent, mieux que quiconque, conjuguer les plus aigus des sentiments. Parce que se frotter à l'âme de Cuba, c'est toujours accepter le risque d'une folle passion.
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Jean Lamore, William Navarrete et Luis Miret.
    Un voyage historique, politique et culturel pour mieux connaître les passions cubaines. Et donc mieux les comprendre.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - "(...) Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un «décodeur» des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités (...). A chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps
    - "Comment se familiariser avec "l'âme" d'un pays pour dépasser les clichés et déceler ce qu'il y a de juste dans les images, l'héritage historique, les traditions ? Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir." - Librairie Sciences Po
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Journaliste spécialisée dans les affaires européennes, Marie Herbet a développé des attaches personnelles fortes avec Cuba, où elle séjourne plusieurs fois par an.

  • L'ouvrage de José Luis Romero constitue un condensé remarquable de l'histoire de la conquête de l'Amérique du Sud et du développement par les villes de ce continent. Il situe son analyse à partir de l'Europe et, plus particulièrement, de la péninsule ibérique à la fin du XIVe siècle, et la poursuit jusqu'à l'Amérique latine du XXe siècle. Quatre décennies après sa publication, cet ouvrage est devenu un classique de l'historiographie latino-américaine. À la fin de sa vie, José Luis Romero tire de son expérience d'historien des sciences urbaines européennes une hypothèse sur le processus historique latino-américain. Celle-ci apparaît dans son livre comme le résultat d'une tension, d'un conflit et d'une intégration entre la ville et la campagne. José Luis Romero reconstruit les divers plans d'une même réalité : l'économie, les groupes sociaux, les modes de vie, la politique et le pouvoir, les mentalités, les idéologies, se rencontrent et s'affrontent au sein de l'espace urbain. Le cheminement de sa théorie parcourt plusieurs étapes qui ont fait date en sociologie urbaine : la ville parvenue, la ville créole, la ville aristocratique, la ville bourgeoise et la ville des masses. Ce livre déroule l'histoire d'une société bouillonnante, captivante et contradictoire à partir de très nombreuses sources, à la fois historiques, artistiques, littéraires et architecturales.

  • L'histoire de la Révolution mexicaine se résume pour beaucoup à ses emblèmes, Pancho Villa et Emiliano Zapata, figures mythiques, mélanges de folklore et d'aventure. Pourtant, le conflit qui a secoué le pays entre 1910 et 1917 fera un million de morts, et préfigure par certains aspects la Première Guerre mondiale tant par les techniques employées que par le jeu des grandes puissances. Une révolution populaire qui se déroule aux portes des États-Unis, un voisin agressif, qui n'hésitera pas à intervenir : Pershing, Eisenhower ou MacArthur y feront leurs premières armes.

    Phénomène national, alimenté par les profondes divisions sociales et les antagonismes régionaux, la Révolution mexicaine n'ignore pas l'étranger : dans ce pays divers, vivent des dizaines de milliers d'immigrés de toutes origines (Américains, Chinois, Japonais, Français). Beaucoup sont liés à l'Europe, et notamment à la France. Mercenaires, diplomates, hommes d'affaires ou employés, mais aussi militants, anarchistes et bandits y jouent un rôle important, souvent méconnu. Situer ces étrangers dans le conflit, c'est revoir la Révolution mexicaine sous un nouvel angle, résolument mondial.

  • Le Mexique

    Alain Musset

    Aux jeunes Mexicains, on apprend à l'école qu'ils appartiennent à l'Amérique du Nord sur le plan géographique et géopolitique, et à l'Amérique latine sur le plan culturel. Mais le pays lui-même est partagé entre un Nord plus industrialisé, plus européen, davantage attiré par les États-Unis, et un Sud plus agricole, plus indigène, dont les caractéristiques socio-économiques rappellent celles de l'Amérique centrale.
    Cette partition est fondamentale pour comprendre non seulement l'histoire du Mexique et ses dynamiques actuelles, mais aussi pour analyser la diversité d'une société multiculturelle, prise entre le modèle de l'American way of life et la préservation de son héritage indien et hispanique.

  • Le présent ouvrage propose une synthèse claire et accessible des principales problématiques de civilisation d'un sous-continent divers et complexe : l'Amérique hispanique. Sans jamais se départir du nécessaire regard rétrospectif qui permet d'éclairer les réalités présentes, il invite le lecteur à découvrir la géographie de l'Amérique de langue espagnole, les disparités de sa population, les contrastes de son économie actuelle et à explorer son histoire souvent tourmentée, depuis les cultures précolombiennes, la conquête et l'instauration de la société coloniale, jusqu'à nos jours.
    Chaque partie intègre divers compléments qui permettent de faciliter la lecture du cours (cartes, chronologies, portraits, tableaux) et la compréhension de certains termes essentiels (notions-clés, remarques). De même, plusieurs encarts offrent au lecteur des extraits de documents historiques traduits en français (décrets, discours, manifestes, constitutions, plaidoiries, etc.).

  • Cuba en 100 questions

    Michel Faure

    Qui fut le premier navigateur occidental à aborder Cuba ? Comment définir la dictature de Fulgencio Batista ? Qui était Fidel Castro ? Que s'est-il passé dans la baie des Cochons ? Comment Che Guevara est-il devenu un problème ? Comment la crise des missiles a-t-elle mis le monde au bord de la guerre nucléaire ? Que fut la « Période spéciale en temps de paix » ? Pourquoi la vie quotidienne à Cuba semble-t-elle souvent absurde ? Combien restent-ils de prisonniers politiques ? Que deviendra Cuba après le départ de Raúl Castro ?
    Depuis le xvie siècle, les Cubains n'ont jamais été maîtres de leur destin. Les soixante dernières années, ils ont vécu sous la domination de la figure héroïque et tyrannique de Fidel Castro. La guerre froide a fait de Cuba l'un de ses terrains de jeu et le régime n'a survécu que grâce aux perfusions soviétiques, jusqu'à la chute de l'URSS. Depuis la mort du Líder Maximo en 2016, ce cycle de contraintes et de pénuries, d'autoritarisme et de privations, cherche une fin honorable. Son frère Raúl, qui lui a succédé, tente de rendre compatibles réforme et dictature et d'engager un dialogue avec les États-Unis. Mais pour quel avenir ?
    En 100 questions/réponses, Michel Faure retrace l'histoire de Cuba et décrypte les réalités sociales, économiques et politiques de ce bastion communiste tropical à l'aube d'une nouvelle ère.

  • "Longtemps, j'ai aimé le Brésil et je l'aime encore. Il y a soixante ans que je le fréquente. Je vais le voir. Je parle avec lui. Nous échangeons des idées, des souvenirs, des malices. Il me raconte des histoires..."
    Je connais le Brésil depuis soixante ans, jour pour jour. Il m'a toujours étonné et surpris, parfois énervé, sans me décevoir jamais. Ce dictionnaire voudrait donner à voir ses forêts du début des choses, ses eldorados, les déserts écorchés du Nordeste, la douceur de ses habitants et leurs cruautés, la volupté de Rio, de Brasilia, de Sao Luis, les fêtes et les sambas, les fascinants poissons de l'Amazone, l'aventure du caoutchouc, du café et de ce bois écarlate qu'on appelle " le bois brésil ". Comme je fréquente ce pays régulièrement, je l'ai peint avec mes souvenirs. Je montre ses images. Je me rappelle ses odeurs et ses orages. Parallèlement, je parcours son histoire dont nous ne connaissons en Europe que des bribes, et qui fut brutale et fastueuse. Je parle également du Brésil d'aujourd'hui, partagé entre l'horreur des favelas et l'impatience d'un peuple qui, pour la première fois peut-être, sait qu'il est en charge de son propre avenir. C'est cela, être amoureux d'un pays. G.L Gilles Lapouge est journaliste au quotidien O Estado de Sao Paulo. Parmi ses livres, on peut citer Equinoxiales, qui relate un voyage solitaire dans le Nordeste brésilien, la Mission des frontières, une épopée baroque située dans la jungle amazonienne au XVIIe siècle, mais aussi Les Pirates, Le bruit de la neige. Parmi des titres plus récents, on peut citer L'encre du voyageur (prix femina de l'essai) et La Légende de la géographie.

  • Le Brésil a connu une colonisation catholique sous l'égide de la couronne portugaise. Le transfert du mariage chrétien dans ce monde peuplé d'Indiens, mais aussi d'esclaves africains sur plus de deux siècles, a été un élément essentiel de cette colonisation. Quelles ont été les stratégies de l'Église et des missionnaires ? Quelles furent les réactions de ces populations qui occupent des positions subalternes mais n'en sont pas moins réactives face à cette entreprise ? Descriptions missionnaires faisant revivre le monde tragiquement disparu des Indiens du Brésil, réflexions théologiques et juridiques qui révèlent le cadre intellectuel dans lequel s'est opérée l'expansion de la chrétienté à l'époque moderne : l'auteure s'appuie sur une documentation d'une grande richesse qui révèle combien l'esclavage était au coeur des réflexions de l'Église. Enfin, l'analyse des pratiques montre à la fois la subtile faculté d'adaptation des missionnaires et l'extraordinaire capacité d'action des Indiens et des esclaves qui utilisent les instruments du droit canonique pour leurs propres intérêts.

  • L'Amérique est depuis Colomb le continent des malentendus, aussi notre vision de l'"autre Amérique" échappe-t-elle rarement à l'exotisme insignifiant ou aux généralisations superficielles. Privilégiant une approche transversale, Alain Rouquié a écrit, en comparatiste, la première synthèse qui rend compte de la diversité d'une région qu'on aurait tort de traiter de manière indistincte, en fonction d'une apparente homogénéité perçue à travers l'héritage espagnol ou portugais.
    Géographie, histoire, politique, économie et relations internationales : une série de coupes restitue les éléments d'unité mais aussi les différences essentielles d'un Extrême Occident dont on ne peut ignorer l'importance économique, le rôle politique ou l'apport culturel.

  • L'affranchissement individuel au sein d'une société à esclaves ou esclavagiste informe sur des situations singulières ou exceptionnelles. Dans une perspective comparatiste, cet ouvrage examine les parcours originaux de ces affranchis entre le XIVe siècle et le début du XIXe siècle, et dans un vaste espace méditerranéen et atlantique - entre la péninsule Ibérique médiévale, les Antilles et l'Europe moderne.
    Il retrace la vie et le destin de ces individus, majoritairement d'origine africaine, et pose des questions importantes. Quelles ont pu être les stratégies et l'agentivité développées par ces femmes et ces hommes pour gagner leur liberté ? Quel était ce rapport paradoxal entre dispositifs juridiques ouvrant vers l'affranchissement et représentations sociales et culturelles persistantes déconsidérant les individus affranchis ? Quelles ont été leurs possibilités d'intégration ? Comment et pourquoi la « macule servile » s'est-elle maintenue dans le temps alors que les nouveaux Libres et leurs descendants ont pu occuper des situations économiques importantes ?

  • Après vingt années de chavisme, le Venezuela, qui possède pourtant les premières réserves mondiales d'hydrocarbures, se trouve à un stade structurel post-apocalyptique : pénurie alimentaire, hyperinflation galopante, insécurité maximale, corruption généralisée, désastre écologique, crise énergétique, délabrement sanitaire, émigration massive, répression politique.
    Le projet du « socialisme du XXIe siècle » mené par Hugo Chavez, puis par son successeur Nicolas Maduro, agonise dans une impasse idéologique.
    À l'heure où l'espoir d'une transition démocratique renaît à nouveau, Paula Vasquez Lezama nous propose, sous la forme d'une enquête sociologique et anthropologique, une analyse de la situation actuelle.
    Paula Vasquez Lezama est sociologue et anthropologue. Chercheuse au CNRS, ses domaines de recherche sont l'anthropologie des catastrophes et de la santé, les situations de violence et l'économie du pétrole.

  • Parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre
    Immense pays. Immenses ressources. Immenses défis. Pour le visiteur, condamné à ne découvrir qu'une infime partie de ce territoire géant, le Brésil est une aventure en soi. Mais qui connaît les Brésiliens sait que cette immensité géographique, source d'infinis métissages, leur colle aussi à la peau comme une seconde nature. Musique, émotions, passions, football... Réussites, richesses, inégalités sociales, opportunités...Tout, sur cette terre conquise par une poignée de colons, où la déforestation à grande échelle de l'Amazonie côtoie l'explosion urbaine sans précédent de Sao Paulo ou de Rio de Janeiro, se joue en dehors des cadres habituels. Sa miraculeuse renaissance, synonyme de développement économique et d'aspiration géopolitique, ne sera jamais linéaire.
    Ce petit livre n'est pas un guide. C'est un décodeur. Au fil d'un récit nourri par les multiples voyages qu'il a effectués tout au long de sa vie dans le pays, l'auteur nous donne à voir et à comprendre pourquoi le Brésil est si différent. Et pourquoi, des rivages d'Ipanema aux profondeurs indigènes de la forêt tropicale en passant par ses stades mythiques, il nous dit tant sur nous-mêmes, nos désirs et nos limites. De grands entretiens accompagnent cette explosion de passions. Pour mieux les comprendre.
    Un grand récit suivi d'entretiens avec Isabel Lustosa (Le Brésil colonisé a été maintenu dans le sous-développement) et Claudio Frischtak (L'immense espace brésilien n'est plus infini)
    Un voyage historique, sportif et social pour mieux connaître les passions brésiliennes. Et donc mieux les comprendre
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - "(...) Belle et utile collection petit format chez Nevicata, dont chaque opuscule est dédié à un pays en particulier. Non pas un guide de voyage classique, mais, comme le dit le père de la collection, un «décodeur» des mentalités profondes et de la culture. Des journalistes, excellents connaisseurs des lieux, ont été sollicités (...). A chaque fois, un récit personnel et cultivé du pays suivi de trois entretiens avec des experts locaux. - Le Temps
    - "Comment se familiariser avec "l'âme" d'un pays pour dépasser les clichés et déceler ce qu'il y a de juste dans les images, l'héritage historique, les traditions ? Une démarche d'enquête journalistique au service d'un authentique récit de voyage : le livre-compagnon idéal des guides factuels, le roman-vrai des pays et des villes que l'on s'apprête à découvrir." - Librairie Sciences Po
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Homme d'affaires et voyageur, auteur du remarqué roman policier La Porte de Jade (Ed. Balland), Patrice Montagu-Williams vit depuis plus de trente ans avec le Brésil dans la peau et dans la tête.

  • 45 ans de vagabondage pour nous aider à découvrir sous le masque du pittoresque la réalité complexe du Mexique.
    Certains pays se sont trouvés. D'autres se cherchent encore. C'est le cas, semble-t-il, du Mexique. Car il y a trois Mexique. Celui d'avant la conquête, magnifique et violent, qui a pour image une chimère, Quetzacoatl, le serpent à plumes. Il est le grand civilisateur, mais de ses dents tombent des gouttes de sang. Il y a le Mexique espagnol et catholique, qui dura trois siècles. Celui-ci s'est donné pour image la Vierge de Guadalupe, compatissante, patronne officielle du pays, présente partout. Et il y a le Mexique moderne, qui s'est établi à partir des guerres d'indépendance et, plus tard, de la fameuse révolution. L'image est ici Zapata, le héros paysan, le juste mitraillé. Trois raisons d'aimer. Né d'une rencontre entre deux continents unique dans l'histoire, le Mexique est doux et violent, souriant et masqué, antique et d'avant-garde. Il est une terre de contradictions, un monde confus, broyé, d'où sortira peut-être un nouveau siècle.

  • Histoire de la Havane

    Emmanuel Vincenot

    Fondée au début du xvie siècle, La Havane s'est très vite imposée comme une cité stratégique, vivant du passage des flottes, du travail des esclaves et du commerce du sucre et du tabac. Sa désignation comme capitale de Cuba en 1607, l'envol de la production de sucre après la révolution haïtienne de 1791, la fin de la présence coloniale espagnole en 1898 et les occupations militaires du début du xxe siècle comptent parmi les événements clés qui marquent son devenir.Avec l'entrée en scène de Fidel Castro et du Che, en 1959, commence à se construire le mythe de la ville révolutionnaire, bouillonnante, généreuse et effrontée. Quelques décennies plus tard, la fièvre retombée, La Havane devient un musée à ciel ouvert des espoirs déçus, que les touristes visitent à bord de pittoresques voitures hors d'âge. La normalisation des relations diplomatiques amorcée en 2015 va-t-elle inaugurer une nouvelle ère ?Emmanuel Vincenot nous propose une histoire formidablement vivante de cette ville au destin tumultueux, lié à celui de l'Europe, de l'Afrique et de l'Amérique. Parce que La Havane n'a jamais cessé d'inspirer les voyageurs et les artistes, son livre fait aussi la part belle aux représentations visuelles de la cité, des premières gravures aux visions cinématographiques contemporaines. Un portrait kaléidoscopique qui donne à comprendre cette ville complexe, lieu d'insouciance et de douleur, de nostalgie et d'utopie, de renaissance et de perdition.  Emmanuel Vincenot est agrégé d'espagnol et maître de conférences en civilisation latino-américaine. Il enseigne à l'université Paris-Est Marne-la-Vallée et à Sciences Po Paris.

  • Toujours rebelle, l'Amérique latine?
    L'analyse pays par pays donne des clés pour répondre à cette question.
    Pour comprendre aussi, avec une distance critique, les ressorts de la contestation, les logiques des mobilisations, le renouvellement des revendications.
    Leurs formes oscillent entre singularités nationales et tendances continentales.
    La couleur des pouvoirs - conservateurs ou progressistes - et l'orientation des politiques - libérales ou souverainistes - surdéterminent le ton des mouvements sociaux.
    Face à la poussée «extractiviste» qui a boosté les économies nationales, de droite comme de gauche, en période d'enchérissement des matières premières, la protestation ne s'est pas unifiée.
    Elle s'est manifestée tantôt pour la redistribution des gains, contre la pauvreté et les écarts sociaux; tantôt pour le buen vivir (vivre bien) et le respect de l'environnement, contre l'accaparement des territoires et des ressources.
    L'enjeu qui s'impose est de surmonter les principaux facteurs de division des «gauches sociales» latino-américaines, sur fond de crise du «socialisme du 21e siècle» et de retour des oligarchies à la tête de plusieurs États. Luttes contre l'ordre établi, mises en cause syndicales du néolibéralisme, voire du capitalisme, résistances indigènes au saccage des forêts, expressions citoyennes antiracistes, alternatives pratiques au modèle de développement dominant, affirmations féministes, dynamiques sociales et politiques émancipatrices, actions en faveur de la démocratisation des institutions et des sociétés...
    L'agitation rebelle n'a pas fini de hanter le continent des inégalités extrêmes.

  • Ce livre constitue une synthèse très intéressante des connaissances géographiques, historiques et archéologiques du Mexique, ainsi que de ses différentes cultures. Il permet de pressentir l'existence, à travers les âges, d'une filière initiatique, qui relie diverses civilisations antiques. Les doctrines sacrées de Quetzalcoatl, le Serpent à Plumes, principale divinité des peuples de Méso-Amérique, sont présentées dans les civilisations toltèque, aztèque, maya, pour ne citer que les principales. Bien que ces civilisations n'aient pas encore révélé tous leurs mystères, tant sur le plan mystique que culturel, Susana Caron, dans une approche à la fois scientifique et intuitive, lève le voile sur certains d'entre eux. Nous faisant visiter les temples et pyramides de Monte Alban, Teotihuacan, Palenque, Uxmal, Chichen-Itza, Tula, l'auteur établit des analogies étonnantes entre ces lieux et ceux que l'on peut visiter en Egypte, l'analogie étant perceptible au niveau pictural et architectural, mais aussi dans les cérémonies initiatiques et les doctrines sacrées.

  • Chili, septembre 1973. Le mois, dont radios et journaux se plaisaient à dire qu'il était le mois des gloires nationales, devenait le mois de la honte, de la tristesse et de la répression. Sur les places et dans les lieux publics, tanks, jeeps et autres véhicules chargés de soldats armés et prêts à tirer contrôlaient les avenues et les passants. L'auteur, professeur de biologie jusqu'en 1975, année où il fut arrêté et torturé pour ses idées contraires au régime militaire, relate ici ce qu'il a vécu dans les camps de concentration où il fut interné presque deux ans.

  • Fruit d'un travail collectif, cet ouvrage cherche à rendre compte des différents discours de résistance au Chili de Pinochet. Il ouvre des pistes de réflexion sur les multiples stratégies d'action politique, de communication et de création artistique mises en oeuvre pour lutter contre les exactions du régime de Pinochet et analyse les formes choisies pour dénoncer son legs autoritaire.

  • Janvier 2010, Haïti est frappé par un séisme dévastateur, et sa capitale, Port-au-Prince, est en grande partie détruite. Huit mois plus tard, une épidémie de choléra d'une violence inouïe frappe l'île. Aussitôt, les morts se comptent par milliers, là où il n'y avait jamais eu le moindre cas.

    Janvier 2010, Haïti est frappé par un séisme dévastateur, et sa capitale, Port-au-Prince, est en grande partie détruite. Huit mois plus tard, une épidémie de choléra d'une violence inouïe frappe l'île. Aussitôt, les morts se comptent par milliers, là où il n'y avait jamais eu le moindre cas.

    À la demande de l'ambassadeur de France en Haïti, le médecin français Renaud Piarroux, spécialiste du choléra, s'y rend pour aider le ministère de la Santé haïtien à dresser un plan de bataille visant à l'éliminer.

    Mais alors qu'il croyait participer à une " simple " mission épidémiologique, il se voit plongé au cœur d'un scandale politique et scientifique mondial. Politique, parce qu'il découvre que le choléra a été apporté en Haïti par les Casques bleus de l'ONU, responsabilité que l'organisation internationale a longtemps cherché à dissimuler avant que Ban Ki-moon, son Secrétaire général, ne demande pardon au peuple haïtien. Scientifique, car pour se disculper, l'ONU s'est appuyée sur des experts et des scientifiques qui ont propagé l'idée fausse selon laquelle l'épidémie était la " conséquence naturelle " de modifications climatiques et environnementales, minant ainsi tout espoir d'en venir à bout.

    C'est le récit de huit ans de batailles, menées dans un pays au bord de l'effondrement, que Renaud Piarroux nous conte ici : un récit à la première personne des espoirs, des déceptions, des colères, des lâchetés de certains, du courage d'autres, et d'amitiés scellées par un combat commun. Le récit d'une lutte menée jusqu'aux derniers soubresauts de l'épidémie.

  • Buenos Aires, la cité du crime. Ville portuaire aux bas-fonds menaçants, trottoirs aux mains des pickpockets, arrière-cours transformées en coupe-gorge, parfum de débauche et de transgression... De la Belle Époque à la fin des années 1930, la capitale argentine a joué à se faire peur. Chaque matin, la presse populaire inonde la ville d'histoires imprégnées de sang frais, pour la plus grande délectation d'un public à la recherche de sensations fortes. C'est cette relation collective à la peur, cette curiosité morbide attisée par les titres à grand tirage, le cinéma, la radio, qu'étudie Lila Caimari dans cet essai à mi-chemin entre l'histoire des mentalités et l'anthropologie du crime.

    Figures du cambrioleur, de l'arnaqueur, de l'anarchiste, du " pistolero ", du criminel " passionnel "... Autant de constructions sociales donnant à lire l'imaginaire d'une société qui, à travers ces modèles, révèle ses propres hantises face à l'immigration massive, le matérialisme, l'affaiblissement de la religion, les changements dans la morale sexuelle... Autant d'enjeux venant éclairer à nouveaux frais les formes du contrôle social et les entrelacements noués entre peur du crime et critiques de la modernité.

empty