• Toujours prêts ; histoire du scoutisme catholique en France Nouv.

    40 millions de membres dans 200 pays : l'aventure initiée par Baden-Powell en 1907 aura été une matrice de la mondialisation. C'est l'histoire de son expansion et de ses déclinaisons en France que raconte ici avec brio cette somme à la fois critique et vibrante. Voici la première somme sur l'histoire des divers mouvements qui font la réalité contrastée mais dynamique du scoutisme catholique en France. Comment le mouvement créé par Baden-Powell en 1907 en Grande-Bretagne a-t-il été adopté et adapté par les catholiques français ? Pourquoi son formidable succès ? Pourquoi a-t-il éclaté dans les années 1960, au point qu'il semble aujourd'hui divisé en fractions inconciliables ? Que dit chacune des versions possibles du scoutisme sur les confrontations du xxe siècle et les défis du xxie siècle ? En historien qui s'appuie sur les archives, les grands textes et de nombreux témoignages inédits, mais aussi en praticien et en connaisseur du terrain, Yves Combeau raconte l'aventure sans précédent de ce laboratoire toujours recommencé de la jeunesse, de ses mutations et de ses permanences.
    Cette histoire critique, première du genre, est un miroir éclairant de la France et de l'Église contemporaines, mais aussi le récit vivant d'un appel à l'engagement de vie et de foi.

  • Jésus est à la mode. Historiens, écrivains, cinéastes tentent de percer le mystère : qui était l'homme de Nazareth ? A-t-il eu un père ? Qu'ambitionnait-il de faire ? Pourquoi est-il mort ? Ce livre n'esquive aucune question. Il est l'œuvre d'un historien, théologien, spécialiste de l'Antiquité. Il entraîne le lecteur, la lectrice à examiner les documents, à chercher des preuves, à dépasser les réponses ressassées pour en apercevoir d'autres.
    On découvre quels soupçons, déjà du temps de Jésus, pesaient sur sa naissance. On fait la connaissance de son maître spirituel, Jean dit le Baptiseur. Les diverses facettes de ce juif exceptionnel sont explorées : Jésus le guérisseur, Jésus le poète du Royaume, Jésus le maître de sagesse. Ses amis (hommes et femmes) et ses adversaires sont nommés. Les raisons de sa mort (pourquoi est-il monté à Jérusalem ?) sont analysées. La naissance de la croyance en la résurrection est scrutée. La fabuleuse destinée de Jésus dans les trois grands monothéismes est aussi retracée : christianisme, judaïsme et islam ont construit de lui une image, à chaque fois différente.
    Le livre est aussi passionnant qu'une enquête policière. Dans un style vif et clair, Daniel Marguerat livre ici le meilleur de la recherche récente, tenant ses lecteurs en haleine jusqu'aux dernières pages.
    Daniel Marguerat, historien et bibliste, est professeur honoraire de l'université de Lausanne. Ses travaux sur les origines du christianisme lui ont acquis une réputation mondiale. Il est considéré comme l'un des meilleurs spécialistes actuels de la recherche sur Jésus de Nazareth.

  • Les bénédictins

    Odon Hurel

    La communauté, l'abbé et la Règle sont les trois piliers du monachisme repris et enrichis par saint Benoît de Nursie, fondateur du Mont-Cassin au milieu du VIe siècle.
    Quinze siècles plus tard, des dizaines de milliers de moines et de moniales continuent à se réclamer de cette tradition et à vivre selon ces mêmes principes sur les cinq continents, qu'il s'agisse des Bénédictins, des Cisterciens, des Olivétains et de bien d'autres...
    Dans le monastère, tous, moines ou moniales, abbés et abbesses, sont soumis à ce petit texte, la Règle de saint Benoît. Constamment lu et relu, commenté et expliqué, puisque l'on compte plus de 1 500 éditions depuis le XVIe siècle, il forme le coeur de cet ouvrage. Chacun de ses 73 chapitres ainsi que son prologue sont analysés par des spécialistes, chercheurs et moines qui présentent ainsi l'histoire des pratiques bénédictines du vie au XXIe siècle.
    Quel est le rôle du supérieur ? Quelle est la forme de la prière ? Comment les moines et moniales se nourrissent-ils ? Où dorment-ils ? Comment s'habillent-ils ? Quel sens donnent-ils à leur séparation d'avec le monde ? Comment conduisent-ils la gestion économique des communautés ? Comment ont-ils appréhendé l'arrivée du téléphone puis d'Internet et des réseaux sociaux ? Comment vivent-ils la pauvreté individuelle ? Voici quelques-unes des questions auxquelles ce livre répond à travers l'étude des chapitres de la Règle.
    Cette Règle, véritable ADN de la vie monastique occidentale, devient ainsi accessible à un large lectorat, au-delà des seuls habitués des monastères, et cela sans doute pour la première fois depuis l'invention de l'imprimerie.

  • Mémoires

    André Trocmé

    Ce texte souvent cité par extraits, jamais publié ni même lu dans son intégralité, propose un parcours des deux premiers tiers du XXe siècle à travers la vie d'un acteur majeur du protestantisme français et international. André Trocmé (1901-1971), issu d'une famille germano-française d'industriels du textile dans le nord de la France, a connu l'occupation de sa région au cours de la Première Guerre mondiale et y est devenu à jamais pacifiste. Au terme de ses études de théologie, complétées par un séjour d'un an à New York, il vit pleinement l'expérience du Christianisme social dans le Nord ouvrier.En 1934, il devient pasteur du Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire. Il y fonde en 1938, avec son collègue Édouard Theis, l'École nouvelle cévenole (futur Collège Cévenol), un lycée d'enseignement privé protestant. L'établissement accueille à partir de 1940 des enseignants et des élèves étrangers, le plus souvent juifs. Au même moment, André Trocmé, sa femme Magda et une série de personnes organisent l'accueil de plusieurs centaines de Juifs au Chambon-sur-Lignon et sur le Plateau. Le pasteur tient tête aux autorités de Vichy, et est emprisonné pendant un mois en 1943, avant de devoir passer à la clandestinité jusqu'à la Libération.Son autobiographie offre un document de première main sur ces années qui ont valu au Chambon-sur-Lignon la reconnaissance de l'Institut Yad Vashem, en Israël, et une notoriété mondiale.Au lendemain de la guerre, André Trocmé s'installe à Versailles pour y diriger la branche européenne du Mouvement international de la Réconciliation, avant de terminer sa carrière pastorale à Genève. André et Magda Trocmé ont été reconnus Justes parmi les nations.L'introduction, l'édition et les notes sont l'oeuvre de l'historien Patrick Cabanel (EPHE, Paris), spécialiste des Justes parmi les nations et de l'accueil des Juifs dans les Cévennes comme au Chambon-sur-Lignon.

  • On imagine volontiers que l'Église, depuis ses origines, est une, catholique (universelle), apostolique (organisée par les apôtres de Jésus) et romaine (sous l'autorité de l'évêque de Rome), que les Églises orientales sont restées indépendantes pour des raisons intellectuelles ou historiques, que le culte a toujours été rendu de la même manière et le dogme fixé de toute éternité. Essaimage, dissidences et persécutions n'auraient-ils donc changé en rien le devenir des communautés chrétiennes durant leurs quatre ou cinq premiers siècles d'existence ? La construction de l'identité catholique aurait-elle été aussi linéaire qu'on le croit encore souvent ? Au contraire, la réalité est que la marche vers l'universalisme se déroule sous le signe de tensions continuelles. Au commencement, il n'y a pas de doctrine, mais seulement un message, l'évangile. Il n'y a pas non plus d'organisation, sinon locale. Les communautés développent une conscience collective, l'enseignement et la discipline se construisent au fil des siècles sous l'effet de contraintes extérieures, notamment politiques, tout autant que des évolutions de la pensée antique dans un perpétuel bouillonnement d'idées. Appuyé sur une connaissance intime des sources chrétiennes et non chrétiennes et nourri des recherches les plus récentes, ce livre riche et suggestif décrit un long processus de construction qui se clôt avec la transformation du christianisme en religion impériale à partir du règne de Constantin, le concile de Nicée (325) et finalement celui de Chalcédoine (451). Il renouvelle profondément l'histoire concrète des quinze ou vingt premières générations de chrétiens.

  • Seize ans après la parution de son ouvrage La Bible dévoilée, immense succès, où l'archéologue Israël Finkelstein présentait ses découvertes (se rapportant à un travail de 1970 aux années 2000) qui aboutissaient à une remise en question de l'historicité de nombre de récits bibliques, il refait dans ce livre une nouvelle mise au point des découvertes les plus récentes.
    Deux évolutions fondamentales dans son travail : d'abord l'utilisation des méthodes scientifiques les plus modernes comme l'imagerie multispectrale ou l'analyse moléculaire, qui ont permis des avancées considérables dans la connaissance des sites et objets fouillés. Deuxième évolution : son intérêt croissant pour l'analyse critique exégétique et son travail avec des chercheurs dans ce domaine.
    Voilà pourquoi il publie aujourd'hui avec le bibliste Thomas Rmer, cet ouvrage sur les dernières découvertes des origines de la Bible, archéologie et exégèse s'étant mutuellement enrichies.
    L'auteur : Israël Finkelstein est un archéologue israélien. Il est directeur de l'Institut d'archéologie de l'Université de Tel-Aviv et coresponsable des fouilles de Megiddo.

  • Depuis le tournant du millénaire, l'émergence de minorités catholiques actives, les prises de positions de l'Eglise de France comme la médiatisation de ses crises internes ont fait prendre conscience qu'il existe dans notre pays une « question catholique ». Or, dans la société la plus sécularisée d'Europe, le catholicisme est mal perçu, mal connu, voire étranger à beaucoup de Français. Par sa clarté et sa forme narrative l'explication passe par le récit, l'ouvrage de Denis Pelletier met l'histoire de ce monde singulier à la portée de tous. De la Révolution à aujourd'hui, il déconstruit les idées reçues et montre comment les différentes mémoires celle des catholiques, celle des anticléricaux, celle du roman national ont souvent déformé les réalités historiques. Un livre éclairant, à l'heure du réveil politique d'une certaine droite catholique, du traumatisme des révélations sur les clercs pédophiles, mais aussi de la redécouverte d'un patrimoine commun après l'incendie de Notre-Dame de Paris. Denis Pelletier est directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, spécialisé dans l'histoire du catholicisme français.

  • En embrassant les deux millénaires qui composent l'histoire du catholicisme, cet ouvrage relève les continuités de l'Église catholique, l'originalité de cette religion comparée aux autres grandes religions, comme celle de l'identité du catholicisme par rapport aux autres confessions chrétiennes. Cette synthèse montre aussi le rôle crucial du christianisme dans l'histoire mondiale, depuis le retournement religieux de l'Antiquité gréco-romaine jusqu'à nos jours, en passant par l'ordre sacré du monde chrétien médiéval ou par la naissance de la modernité et de la laïcité.

  • La question des origines du christianisme demeure très débattue. Quelle était la nature de ce mouvement religieux ? Comment se sépare-t-il du judaïsme ? Ce livre se veut une sorte de manuel critique et théorique sur l'histoire des origines du christianisme, envisagée à partir des sources et des doctrines, ainsi qu'à travers un certain nombre de questions, de concepts et de problématiques particulières. L'auteur explore l'étude des phénomènes de conservation et de transmission des sources littéraires de ce domaine religieux. Il étudie les cadres historique, politique et religieux des premiers temps du christianisme ; présente les instruments de travail en christianologie ancienne ; analyse les sources littéraires ; présente les doctrines... Une somme structurée en 42 "leçons" pour faire le tour des connaissances scientifiques sur cette période fascinante.
    L'auteur : Directeur d'études émérite à la section des sciences religieuses de l'École pratique des Hautes Études où il est titulaire de la chaire « Origines du christianisme », Professeur associé à l'Université Laval à Québec, Simon Claude Mimouni étudie principalement l'histoire de la formation du mouvement des disciples de Jésus dans et hors du judaïsme aux Ier et IIe siècles. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment : Le judaïsme ancien du VIe siècle avant notre ère au IIIe siècle de notre ère : des prêtres aux rabbins, Paris, 2012 (Presses universitaires de France) ; Jacques le Juste, frère de Jésus de Nazareth. Histoire de la communauté nazoréenne / chrétienne de Jérusalem du Ier au IVe siècle, Paris, 2015 (Éditions Bayard) ; Le judaïsme ancien et les origines du christianisme. Études épistémologiques et méthodologiques, Paris, 2017 (Éditions Bayard).

  • Le Christ

    Collectif

    En de nombreux fragments, aujourd'hui dispersés à travers les recueils de textes publiés dès 1949, Simone Weil a donné une « histoire du Christ », rassemblée dans cette anthologie. Sa conception très originale et très puissante de l'Incarnation conditionne aussi bien son rapport personnel au Christ, qui l'avait « prise », que les concepts fondamentaux du rapport de l'homme au monde et à Dieu : l'âme, l'amitié, le bien, le malheur.
    S'incarner en Christ n'est en effet, pour Simone Weil, qu'un aspect de l'acte d'amour continu par lequel Dieu, depuis la Création, a renoncé à sa toute-puissance pour accorder l'existence aux hommes. En ce sens l'Incarnation et la Passion du Christ sont des figures de la Création grâce à laquelle nous connaissons et expérimentons le renoncement originaire de Dieu, et devenons capables, en faveur de Dieu, d'un pareil renoncement.
    Si l'Incarnation et la Passion sont présentes à l'origine du monde, Simone Weil en conclut que rien n'interdit de penser que l'Incarnation du Christ ait pu être précédée par d'autres incarnations qui sont autant d'images implicites de lui : « Dionysos et Osiris sont, d'une certaine manière, le Christ lui-même » ; « l'histoire de Prométhée est l'histoire même du Christ projetée dans l'éternité. » (Attente de Dieu). Dans les Carnets Simone Weil mentionne aussi plusieurs personnages de l'Ancien

  • Laurent de la Résurrection (1614-1691) est un simple religieux qui répare les sandales de ses frères carmes du couvent parisien de Vaugirard. Il n'est pas à l'aise avec les méthodes spirituelles qu'on lui propose, lui qui n'est pas intellectuel. Alors il en expérimente une autre : l'exercice de la présence de Dieu, qu'il pratique en tout temps et en tout lieu. Un moyen simple mais qui le conduit vers les sommets de la vie mystique.Et voici que d'éminents princes de l'Église, dont Fénelon, viennent le voir. Des prêtres, religieuses ou femmes du monde prennent conseil auprès de lui. Après sa mort, oublié par l'Église catholique jusqu'au milieu du XXe siècle, il est découvert par des protestants. Sa renommée traverse l'Atlantique, où il ne cessera d'être édité jusqu'à nos jours.Sans être canonisé, Laurent de la Résurrection est aujourd'hui considéré comme un grand maître spirituel du Carmel. Accessible et lumineuse, sa pratique inspire tous ceux qui cherchent Dieu dans la vie ordinaire.
    Denis Sureau est éditeur (Transmettre, lettre d'information Chrétiens dans la Cité). Il a également traduit les prières et textes politiques de saint Thomas d'Aquin et contribué à faire connaître les nouveaux penseurs chrétiens anglo-saxons.

  • En même temps qu'un corps de doctrine, le christianisme a introduit un ensemble de notions, de termes et de concepts qui se révèlent indispensables à sa compréhension, bien qu'ils soient souvent peu connus. Le christianisme est donc tout autant un langage qu'une religion.
    Quels sont les termes-clé de ce langage, qui permettent d'éclairer une pensée fondatrice pour la civilisation occidentale ? Cet ouvrage, véritable abécédaire de la spiritualité et de l'histoire chrétiennes, en fournit le glossaire précis et exhaustif, et l'un des meilleurs guides.

  • Omniprésents dans la culture judéo-chrétienne, les Apôtres apparaissent dans quantité de textes et d'oeuvres d'art. Mais que sait-on réellement de ces douze hommes qui ont partagé l'intimité du Christ ? Pour percer ce mystère, Tom Bissell, journaliste et écrivain américain, a entrepris un pèlerinage hors du commun sur leurs pas. De Jérusalem à Rome, de la Grèce à la Turquie en passant par la France, l'Inde et le Kirghizstan, il s'est rendu sur leurs tombes, croisant au passage des personnages haut en couleur. Son enquête singulière, qui a duré huit ans, apporte aujourd'hui un éclairage passionnant sur l'identité des Douze. Tout à la fois aventure intellectuelle, littéraire, spirituelle et personnelle, ce livre est un régal d'érudition et d'humanité, qui confronte mythes et réalités pour comprendre l'essence et l'avènement du christianisme.« Une passionnante enquête sur la vie des Apôtres, qui mêle l'irrévérence du récit de voyage au sérieux de l'exégèse. » The New Yorker

  • Comment juger si un pape a bouleversé le monde ? Faut-il mesurer son pouvoir spirituel ? Prendre en compte l'histoire de l'Église ou celle du monde ? En admirer le faste ou l'humilité ? Doit-il être un prophète, un homme d'État, un mécène ou un penseur ? Depuis l'apôtre Pierre jusqu'à François, ils ont été 266 à occuper la charge suprême à la tête de l'Église catholique. Dans l'histoire de la papauté, l'auteur a retenu douze souverains pontifes dont les actions et les convictions ont changé l'Histoire. Douze papes qui au cours des crises, des mutations et des renaissances que l'Église a vécues se sont battus pour la liberté, ont résisté aux autoritarismes ou ont joué le rôle d'arbitre entre les princes et les États. Si certains ont su trouver la reconnaissance de leurs contemporains par leurs réformes, d'autres ont échoué. À l'heure où le pape François bénéficie déjà d'une popularité incontestable, Christophe Dickès engage une réflexion sur le pouvoir des souverains pontifes à travers les siècles et, en examinant leur postérité, il répond à une question essentielle : qu'est-ce qu'un grand pape ?

  • Le monachisme, manière de vivre l'ascétisme chrétien, est apparu dans la seconde moitié du IIIe siècle dans la partie orientale de l'empire romain. Véritablement institutionnalisé à partir du IVe siècle, il n'a pas cessé de former jusqu'à aujourd'hui une composante essentielle du christianisme. Une composante qui recouvre des réalités diverses dans le temps comme dans l'espace.
    De l'essor des abbayes aux ordres mendiants, des copistes aux missionnaires, cet ouvrage s'attache à retracer l'histoire de celles et ceux qui, au sein du catholicisme, ont voulu mener une vie entièrement vouée à Dieu, toutes ces formes de vie consacrée, réglementée et formalisée hors du cadre paroissial, en communautés fraternelles.

  • Écrire en 100 dates l'histoire de l'Église, l'une des plus vieilles institutions religieuses au monde, voilà le pari insensé de ce petit livre !
    D'emblée, quelques dates célèbres s'imposaient. Pourtant, elles ne suffisaient pas. C'était compter sans certains détails qui, parfois, font sens, et des acteurs secondaires qui n'en ont pas moins joué un rôle significatif. Au fil de chemins de traverse se dessine ainsi un autre visage de l'Église. Mais au juste, qu'appelle-t-on « Église » ? l'Église catholique, apostolique et romaine ? l'Église au sens sociologique et protestant du terme ? les Églises ?
    De l'exercice banal, en histoire, de la frise chronologique, Bénédicte Sère fait un jeu, pour éveiller la curiosité, brouiller les catégories, ouvrir de nouveaux horizons...

  • Les 67 thèses réformatrices de 1523 et leurs commentaires Nouv.

    Les thèses de 1523 et leurs commentaires sont de beaucoup le texte le plus important et le plus volumineux de Zwingli. Il est aussi le tout premier manifeste de ce qui allait devenir la branche proprement réformée du protestantisme. Enfin traduit en français, ce document laisse transparaître nettement ce qui a d'emblée distingué le courant réformé du courant luthérien. Zwingli l'a écrit en moyen haut allemand de l'époque, à destination de ses anciens paroissiens de Glaris, pour les mettre au courant des discussions et controverses qui avaient précédé la dispute au terme de laquelle Zurich est passé à la Réforme, et tenter de les y rallier à leur tour. Il l'a fait avec une liberté de ton, un mordant, voire une manière populaire de dire et envisager les choses qui font de ce document un témoin important et savoureux de ce qui s'est joué au XVIe siècle.
     


  • Comment le chrétien du Moyen Age vit-il sa foi ?

    De leur baptême, qui les lave du péché originel, à leur mort, terme naturel de la vie terrestre et chemin vers Dieu, les chrétiens du Moyen Âge - ceux du moins qui s'évertuent à vivre comme tels - mènent de bout en bout leur existence obnubilés par l'idée de gagner leur salut au Ciel. Ils s'attachent dès lors à respecter les enseignements de l'Église : prier Dieu chaque jour, assister à la messe, communier à Pâques, faire l'aumône aux pauvres, ne pas s'adonner à la violence... afin d'obtenir le pardon de leurs fautes. Leur vie est tout entière scandée par les célébrations religieuses, vécues dans l'église de leur village, auprès de leur curé dont les prônes tiennent lieu d'instructions.
    Jean Verdon nous fait partager le quotidien de ces hommes et femmes du Moyen Âge qui, tiraillés entre les tentations de ce monde et la crainte du châtiment divin, s'efforcent de vivre, ou tout au moins de mourir, en " bons chrétiens ".

  • Deux mille ans d'histoire, plus de deux milliards et demi de croyants, une vitalité toujours intacte... Le christianisme n'en finit pas de surprendre.Une histoire sociale et économique du christianisme.

    Ce livre dévoile une histoire méconnue : elle commence, dit-on, avec un juif nommé Jésus, qui ambitionnait de réformer le judaïsme. Elle se prolonge dans l'affrontement du dogme et des " hérésies ", jusqu'au triomphe d'une idée qui va bouleverser les sociétés, se diffuser dans un premier temps d'Irlande jusqu'en Chine...

    Puis le christianisme reflue d'Asie et d'Afrique du Nord, où il était majoritaire. Il bascule, il devient européen. C'est en Occident qu'il règne en maître. Entre cathédrales et excommunications, le pouvoir spirituel l'emporte sur le matériel. Un temps, cette Chrétienté s'en prend à l'Islam, envoyant ses chevaliers en croisades.

    Notre histoire louvoie aussi dans les méandres des divisions, entre catholiques, orthodoxes, protestants, chrétiens d'Orient et d'Occident. Elle s'écrit parfois dans le sang et les larmes, quand s'élève la voix de Martin Luther. Elle s'inscrit aussi dans l'idée d'entreprise, quand les ordres organisent l'évangélisation des Amérindiens, la conversion de l'Afrique – cette Afrique qui demain abritera la plus importante population chrétienne de la planète.

    Cette histoire, comme le résume si bien Paul Veyne, c'est bien celle de notre temps.

  • A la fin du Ier siècle de notre ère, la génération des Apôtres s'est éteinte. Mais l'Eglise qui est née ne lâche pas pour autant l'écriture. La relève de ceux qui ont écrit le Nouveau Testament est assurée par des hommes qui, selon la tradition, ont été en relation avec les Apôtres, et c'est pourquoi on donne à cette génération le nom de "Pères apostoliques".
    Il écrivent en des temps difficiles : le pouvoir romain s'est mis, depuis 60 ap. J.C., à combattre le mouvement chrétien qui a pris de l'ampleur. La répression n'est pas permanente, ni organisée systématiquement, mais elle est souvent cruelle, contre cette "race superstitieuse", censée "haïr le genre humain". En même temps que ces ennemis extérieurs apparaissent les menaces intérieurs de schisme, les querelles de la communauté... Les textes ici réunis et leurs orientations font écho à ces difficultés. On trouvera dans ce volume les Epîtres de Clément de Rome, de Barnabé, d'Ignace d'Antioche et de Polycarpe ; le Martyre de Polycarpe ; la Didachê ; les Fragments de Papias.

  • Habemus Papam... L'histoire de la papauté comme on ne l'avait jamais racontée ! Explorant depuis plus de dix ans les " secrets " du Vatican, le journaliste Bernard Lecomte nous entraîne dans une incroyable promenade au coeur de la plus grande et la plus ancienne institution du monde, l'Eglise catholique, qu'ont dirigée, en deux mille ans, quelque 266 papes. De Saint Pierre au pape François, ces personnages tous différents - des saints, des martyrs, des héros, des chefs de guerre, des génies, des lâches, des tyrans, des jouisseurs - ont incarné l'Evangile, transmis la Révélation, combattu des hérésies, conquis des territoires, lancé des croisades, couronné des empereurs, inspiré les artistes, lutté contre le progrès, sauvegardé la paix, nourri des polémiques, etc.


  • JÉSUS, QUI ÉTAIT-IL VRAIMENT ?

    Qui était vraiment Jésus ? Et comment expliquer qu'il soit devenu une figure d'inspiration aussi largement partagée, le fondateur d'une nouvelle religion, et surtout le personnage le plus important et le plus connu de l'histoire universelle ? Cet ouvrage, relevant à la fois de la biographie, de l'enquête historique et archéologique et de l'étude spirituelle et mystique, dévoile le vrai visage de Jésus et répond à ces questions. Chapitre après chapitre, l'auteur nous fait découvrir, la vie extraordinaire de Jésus et tout le mythe construit autour de lui au fil des siècles. Il approfondit notamment les sources écrites sur lui et les contradicteurs, ses liens supposés avec les esséniens et la découverte des manuscrits de la mer Morte, les étonnantes convergences des mystiques chrétiens, juifs et bouddhistes, l'expansion chrétienne et ses dérives sectaires à travers les siècles, la vie exemplaire de Padre Pio, incroyable messager de Jésus-Christ, la résistance héroïque de Jules-Géraud Saliège, représentant de Jésus contre Hitler et tous les totalitarismes.UN HISTORIEN SPÉCIALISTE DES GRANDES RELIGIONS
    Dominique Lormier est historien et écrivain, membre de l'Institut Jean Moulin et chevalier de la Légion d'honneur. Il est l'auteur d'une centaine d'ouvrages dont La Bataille de France, jour après jour, mai-juin 1940 (Le Cherche-midi, 2010, 7000 ex.vendus), Nouvelles histoires extraordinaires de la Résistance (Alisio, nov. 2018), Les Grandes affaires de la libération (Alisio, avril 2019), Les Jésuites (De Vecchi, 2005), Histoires extraordinaires du bouddhisme tibétain (Infolio, 2006) et Vie et enseignement d'un moine bouddhiste occidental (Hélios, 2011).

  • Lorsque Fra Angelico (1395-1455) prend ses pinceaux pour représenter l'enfance de Jésus, son grand art, fait de douce lumière et de fraîcheur colorée, trouve son expression la plus profonde. Il en est ainsi avec l'Armadio degli argenti et ses neuf scènes consacrées aux jeunes années du Christ, un chef-d'oeuvre de la maturité de l'artiste. L'ensemble se lit comme une bande dessinée réaliste. Mais, à chaque épisode, le peintre transfigure le réel, donnant au récit à la fois solidité et transparence, dans une démarche de foi, celle d'un frère prêcheur accompli.En contrepoint de ces neuf scènes, le livre offre un florilège de Vierges à l'Enfant toujours renouvelées dans les attitudes et les sentiments, pleines d'humanité et habitées d'une spiritualité délicate.L'auteur, image après image, détail après détail, analyse les formes et les couleurs, décrypte les symboles et apporte toutes les clefs de lecture - historiques, artistiques et religieuses - pour comprendre pleinement l'enfance de Jésus à la lumière de Fra Angelico.Michel Feuillet est Professeur Émérite des Universités (Lyon III-Jean Moulin). Il est spécialiste d'iconographie chrétienne. Son « Que sais-je ? » Lexique des symboles chrétiens est devenu un manuel de référence. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur Fra Angelico.

  • Refuges

    Frances Greenslade

    La région de la Chilcotin, au nord de Vancouver, fin des années 1960. Deux soeurs, Maggie et Jenny. Elles n'ont qu'une dizaine d'années quand leur mère, jeune et veuve depuis peu, les confie à un vieux couple de sa connaissance et s'en va gagner sa vie comme cuisinière dans les camps de bûcherons. Elle a promis de revenir les chercher bientôt. Le temps passe. Elle ne revient pas. Où est leur mère ? Pourquoi les a-t-elle abandonnées ? Avec pudeur et une grande tendresse, Refuges est le roman d'une enfance enfuie, d'une adolescence inquiète. Il raconte une histoire d'amour filial, celui de deux petites soeurs à l'endroit de leurs parents humains, trop humains. Une histoire de deuil et d'abandon qui révèlera un drame, mais tout aussi bien une histoire d'anges gardiens croisés sur la route, de femmes fortes ayant appris à la dure à ne dépendre de personne. S'ajoute la présence bienveillante, discrète et palpable des peuples autochtones Chilcotins et Carriers. Et puis, les animaux, la forêt, les saisons, la solitude et son corollaire, la liberté, qui s'épanouit parfois dans l'amour très pur entre deux adolescents.

    FRANCES GREENSLADE est née à Saint Catharines, en Ontario, au Canada. Refuges est son troisième livre, le premier à être traduit en français. Elle enseigne l'anglais au Collège Okanagan à Penticton, en Colombie-Britannique.

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