• 1914. La guerre vide les villes et les villages de la population
    masculine, les femmes les remplacent dans toutes les activités
    et deviennent aussi bien conducteur de locomotive que gendarme
    ou garde champêtre.
    Louise, à peine vingt ans, mariée de fraîche date, se retrouve seule
    à diriger la ferme de son mari. C'est une jeune femme encore
    imprégnée par l'adolescence qui va devoir entrer de plain-pied
    dans le monde des adultes et se familiariser avec ses codes.
    En dépit de sa jeunesse et de son inexpérience, elle fait montre
    de courage, à l'image des autres femmes du village de Parigné - l'Évêque,
    dans la Sarthe.
    À travers le portrait de Louise, l'auteur rend un hommage vibrant
    aux femmes françaises qui ont contribué pleinement à la survie
    du pays dans l'une des plus terribles épreuves de son histoire
    et souligne leur participation à la victoire.
    Un roman puissant qu'on ne peut lâcher tant il est nourri de
    vérités humaines.

  • Les gardiennes Nouv.

    Les gardiennes

    Ernest Pérochon

    Suivez le quotidien de la grande Hortense, Francine, Léa et Solange, des femmes au quotidien extraordinaire, emportées dans le tourbillon de la Grande Guerre.

    Avec le départ des hommes pour le front, elles doivent s'organiser, se mobiliser et se battre pour faire vivre les fermes. Elles se font ainsi les gardiennes de leur milieu rural, chargées de préserver leur patrimoine en attendant la paix.

    Ernest Pérochon illustre à sa manière le long combat des femmes pour leur émancipation, avec ses succès mais aussi ses échecs cruels.

  • « Et voilà, en plus, des souris et de gros rats courant de tous les côtés. Je les entends sous ma tête mordiller la paille, les musettes et faire remuer les gamelles. À chaque instant, il me faut donner des coups sur ma toile de tente que j'ai étendue sous moi et que je ramène sur ma figure car il en passe des quantités. » Avec la Grande Guerre dont le qualificatif n'est justifié que par la durée du conflit et l'ampleur du massacre collectif, les anonymes entrent dans l'Histoire, mêlant leur expérience pétrie de boue et de sang à l'anti-épopée du monde moderne, à l'aube du siècle nouveau. Parmi les oeuvres de fiction souvent marquées par les souvenirs personnels d'écrivains célèbres (Barbusse, Céline, Giono, Genevoix, Dorgelès, Proust...) surgissent des textes d'inconnus, à la frontière du littéraire et du vécu, fragments de vies brisées et témoignages des survivants ou des disparus dont il ne reste que des lettres, des journaux, des mémoires. Ces deux carnets de guerre retrouvés dans une malle font partie de ce patrimoine de l'ombre. Plus que des souvenirs exhumés c'est une résurrection intégrale du passé, n'évoquant pas la gloire des Anciens mais la vie quotidienne humble et prosaïque de tous ces hommes de bonne volonté embarqués dans une aventure qui les dépasse. Au jour le jour, nous les suivons dans leurs pérégrinations, de village en village sur une carte qui n'a rien de tendre et qui indique les étapes d'un long calvaire collectif au seuil de la barbarie moderne. Auguste et Robert sont les témoins et les héros d'un autre temps qui n'est déjà plus le nôtre.

  • La vie devant elles

    Maryline Martin

    • Glyphe
    • 11 Octobre 2017

    Quinze témoignages de femmes poignants, émouvants, tragiques, jamais indécents.
    Quinze portraits féminins, peut-être le reflet d'une seule et même femme?: celle qui, depuis des générations, s'indigne et trépigne, trébuche mais se relève et se révèle malgré les discriminations. Quinze nouvelles résolument féministes et optimistes.
    «?Dans ces histoires d'enfants, de fillettes, de femmes?: une lumière. Si petite soit-elle, elle est capable de rendre supportable le souvenir d'un passé insupportable et d'ouvrir sur une sérénité qui ressemble au bonheur. Un bonheur modeste comme cette petite flamme justement qui ne s'éteindra pas car elle se transmettra, à tous les lecteurs, à toutes les lectrices de ce petit livre, fait de pépites d'instant qui font du bien à l'âme.?» Hubert de Maximy
    Ce recueil de nouvelles, illustré de photographies d'époque, fait la part belle à une série de destins féminins !
    EXTRAIT
    Augustine secoue la tête comme pour chasser ses mauvais souvenirs, lève les yeux au ciel pour implorer le Seigneur. Il est temps pour cette maison que résonnent des cris d'enfants et que le soleil y rentre enfin.
    Comme pour répondre à ses pensées, un rai de lumière vient se refléter sur les deux poids de l'horloge. Elle cligne des yeux, passe une main dans ses cheveux et vient s'asseoir au coin de l'âtre de la cheminée.
    Une âme, une femme, du sang neuf, voilà ce qu'elle souhaite pour son Désiré, chair de sa chair qu'elle eut tant de mal à mettre au monde après avoir essuyé quatre fausses couches.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Véritable et bel hommage aux femmes, La vie devant elles, à sa manière discrète mais lumineuse, met en évidence la force vitale, l'énergie et l'intrépidité de ces héroïnes du quotidien, celles pour qui la résignation est une défaite et la patience, une arme. - SophieLesBasBleus - Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Maryline Martin publie son troisième ouvrage après Les Dames du Chemin - recueil de nouvelles primé en 2014 par le Label Centenaire et le prix de la nouvelle Lauzerte - et L'Horizon de Blanche, tous deux aux Éditions Glyphe.

  • Emilie

    Aïssa Lacheb

    Nauroy, 1917, les Allemands occupent les restes du village de?truit, le Cornillet et les monts de Champagne. La guerre fait rage sur le front ouest. De la mer du nord a? la frontie?re suisse, tout n'est que ruines. Dans cette de?solation, E?milie, une orpheline de dix ans, se?me des fleurs sur les tombes des soldats...

  • Accordements

    Elisabeth Groelly

    Cinq générations se rencontrent et discutent d'une époque où l'Europe n'était pas encore celle que l'on connait aujourd'hui.
    La toile de fond : les premiers fronts de 1914. Les hommes se sont entremêlés dans l'horreur que l'on sait. Le lecteur va pourtant retenir la petite musique aigrelette de cette danse d'un soir, car son écho résonne encore sur les années.
    Se profile un autre souvenir, celui d'une aquarelle... Alors va se livrer une histoire étrange, un récit fait de douceur, comme peut l'être la vie, parfois. Comme le sont, peut-être, les vraies rencontres. Si le front est présent en filigrane, le texte, lancinant, est centré sur cinq générations de personnages qui vont se parler. Plutôt une conversation lente et pudique où le premier interrogera patiemment le deuxième ; lequel se retournera vers lui pour l'aider ; quant au dernier, aura-t-il, lui, attendu les deux autres ?
    La voix fédératrice de la préface ainsi que celle, plus insistante, de la narration, interpellent le lecteur jusqu'au dénouement d'une quête qui ne laissera pas indifférent. Aux balbutiements d'une Europe en construction, le souci pressant de réunir les hommes est donc devenu nécessaire. Enfin !
    Un roman qui interpelle et ne vous laissera pas indifférent !

  • Au lendemain de ses noces avec Margot, ce 3 août 1914, Joseph s'engage pour sauver la Patrie. Après avoir essuyé le premier feu, après avoir appréhendé la peur, il erre en ce début d'année 1915 dans le no man's land sous une grêle de balles et de bombes allemandes. Entre ses souvenirs d'enfance et son désir de revoir Margot, entre ses états d'âme et ses réflexions sur ce conflit, Joseph en vient à espérer mourir si c'est le prix à payer pour gagner la paix et retrouver sa femme.

  • Francfort, 1914. Ludwig est impatient de recevoir sa convocation pour partir à la guerre, même si partir au front implique de s'éloigner de sa bien-aimée. En tant que soldat allemand, il a le sentiment d'être enfin pleinement accepté par sa patrie qu'il souhaite servir au mieux. Bordeaux, 1914. Quand Louis, le fils d'un boulanger, apprend la déclaration de guerre, le temps est encore à l'insouciance. Malgré ses peurs, il écrit avec fierté à son père que, une fois au front, il pourra enfin se rendre utile au peuple français.

    Au coeur des horreurs de la Première Guerre mondiale, ce livre retrace le destin de ces deux protagonistes juifs. Sur la base de nombreux documents historiques, Avi Primor aborde les thèmes du premier amour, de l'absurdité de la guerre et du besoin d'appartenance.

  • La crise du phylloxéra de la fin du XIX ème siècle entraîne un bouleversement profond dans le vignoble français. Et la vigne familiale d'Antonin n'échappe pas au fléau causé par le puceron scélérat. Pourtant, le jeune homme s'occupe au mieux de sa vigne. Avec son cheval Tiburce, un puissant étalon ardennais, il la soigne quotidiennement, sachant que seule celle-ci lui assure sa place sur le domaine familial. Le vignoble dévasté l'obligerait à trouver de l'embauche ailleurs.
    Antonin est contraint par son père de quitter Roussillon en Isère pour se rendre à Bollène trouver de nouveaux pieds pour sauver la vigne familiale. Il a pour seul compagnon de voyage son cheval. De nombreuses péripéties l'attendent.

  • « Le 4e bataillon - celui de Marius - partira ce soir de Briançon. Henriette n'y tient plus, à la nuit tombée elle est sortie, elle descend les ruelles, elle s'aventure jusqu'à la barrière face aux convois qui
    attendent. ''Marius ! Je suis là... as-tu tout ce qu'il te faut... ? '' Elle court... elle croise ses pieds dans le fourreau noir de sa robe, elle tient son chapeau et elle court. Là-bas le train crachant des étincelles dans un panache de vapeur blanche, doucement, s'en va, disparaît. »
    Être une femme en 1914 n'est pas la meilleure place pour exercer l'art d'être libre, aimer à sa guise, mépriser une guerre mondiale que l'on juge insensée. Henriette vient d'épouser Marius, l'amour de sa vie. Contre la mort qui rôde, elle engage un combat personnel.
    Cent ans plus tard, Cottage des Dunes revient sur l'histoire de ces deux amoureux face à la déchirure. Une histoire vraie, celle d'une femme en guerre, nous parlant de courage sans compromis, de la bêtise des uns, de la souffrance des autres, d'une nation qui n'en revient pas - et, malgré tout, de vie.

  • Un recueil de nouvelles relatant l'atrocité de la Première Guerre mondiale
    Ce 16 avril 1917, nous voici à nouveau dans les entrailles de l'enfer. Nous attendons le coup de sifflet pour monter à l'assaut.
    J'ai conjugué le verbe attendre à tous les temps. J'ai attendu sans angoisse la lettre de mobilisation. J'attendais avec impatience les lettres et les colis, ces traits d'union avec l'arrière. Aujourd'hui, j'attends la mort, cette faux qui m'a seulement effleuré durant deux ans. Camarde, camarade...
    À l'aide de détails historiques saisissants, Maryline Martin réussit à retranscrire l'enfer des tranchées tout au long de ses textes
    Les Dames du Chemin a obtenu les prix suivants :
    - Prix des lecteurs de la bibliothèque d'Aumale (automne 2013)
    - Prix de la nouvelle "La Femme renard", Lauzerte (automne 2014)
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - "Dès les premières pages, j'ai senti que ce que je découvrais n'était ni banal ni rebattu, et qu'au-delà des personnages embarqués dans le tumulte et les violences de cette Grande, mais épouvantable Guerre, il y avait autre chose." (Jean-Pierre Verney, conseiller du Musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux)
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Maryline Martin est née en 1967 à Angoulême. Pour des raisons professionnelles, elle vit à Paris où elle travaille dans un service de Ressources Humaines. Des recherches sur son grand-oncle tué au Chemin des Dames l'ont amenée à écrire ce recueil de nouvelles sur la Grande Guerre.
    EXTRAIT
    Un épais brouillard entoure le boyau 14. L'air est chargé d'humidité. La pluie, la neige sont notre quotidien. Avant la guerre, je l'aimais bien, la neige. Je me souviens des batailles de boules glacées avec mes frères et de nos courses enfantines dans la campagne. Nos cris semblaient retenus prisonniers dans ce paysage cotonneux. Mon enfance s'est enfuie avec mes années d'insouciance. Depuis trois ans, le monde est à feu et à sang : c'est la guerre. J'ai laissé un bon nombre de frères d'armes derrière moi, enterrés dans des trous d'obus, quelques fois sous des croix de bois. Des spectres tapis dans ma mémoire. Nous sommes des rescapés des flammes de l'enfer, des morts-vivants. On ne peut que « survivre », après un tel carnage ! C'est une course contre le temps, celui qui nous est compté.

  • Rêver d'amour pour oublier les atrocités de la guerre
    Ce roman a vu le jour dans la quiétude de la bibliothèque Mazarine, à l'Institut de France. Peut-être ais-je pensé en entrant dans cette illustre maison que la proximité des grands auteurs pourrait me souffler inspiration et talent ... "La leçon d'écriture", est la 6° fiction née de mes rêveries parisiennes. Elle débute dans une tranchée en 1914 où deux jeunes soldats écrivent entre les attaques allemandes. Les deux amis, constatent très vite qu'ils ont le même graphisme et s'amusent à inverser les destinataires de leurs courriers... La guerre rend fou lorsqu'on plie le dos sous les bombes avec pour seul horizon la poussière et la boue... Dans ces moments terribles, on ne rêve que de douceur et d'amour, cet amour fût-il épistolaire...
    La leçon d'écriture nous fait vivre un amour épistolaire, dans le milieu du négoce des vins de Bordeaux entre 1914 et 1924.
    EXTRAIT
    - Attention, ne te fais pas trop d'idées ! S'écrire ne veut pas dire s'aimer, ces personnes ont leur vie ! Gaston lut et relut la missive de son épouse comme un diabétique lèche un couteau ayant servi à découper une pâtisserie. Il finit par la ranger dans sa poche et à ce moment, le bonheur éclairait son visage. Il leva les yeux sur son compagnon et constata qu'il griffonnait un bout de papier, comme si lui aussi écrivait à une amie.
    - Jules, dis-moi, tu ne trouves pas ça curieux, en plus d'être amis, j'ai déjà remarqué que nous avions, toi et moi, la même écriture ! Tu n'aurais pas des dons d'imitateur ?
    - D'imitateur, moi ! Et pourquoi ce serait moi ? Je peux en dire autant de toi, moi aussi j'avais constaté ce phénomène concernant nos écritures.
    - Ah bon ?
    - Oui, c'était un jour où tu rédigeais une lettre de protestation pour je ne sais quoi.
    Une bombe explosa au loin, ce qui leur rappela où ils étaient. Deffert, un peu énervé, alluma une cigarette.
    - Il faudra nous y faire, nous avons le même graphisme, c'est comme ça que ça s'appelle. Je crois d'ailleurs que c'est assez rare !
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Médecin-Rhumatologue en région parisienne, le Docteur Jean-Pierre Taurel est né dans un petit village du Périgord, niché dans un vallon du sud-ouest de la France. Délivré d'une partie de ses obligations, il écrit le plus souvent dans son appartement perché en haut d'un immeuble, derrière la cathédrale Notre-Dame de Paris. Ses romans, Soleil noir à la Palmyre, Nous irons à Compostelle, La marque du Lynx, L'ombre du guépard et La blonde au chant d'arômes sont tous disponibles sur les plateformes numériques et sur Amazon en version papier et numérique.

  • Frères de sang

    Jacques Salès

    La guerre de 1870 contraint une famille alsacienne à l'exil. Ses descendants vivront l'enfer de la Première Guerre mondiale.
    Un brouillard opaque commence à recouvrir progressivement les souvenirs de la Grande Guerre dont on commémore le centième anniversaire.
    Jacques Salès, dans son quatrième roman, déchire ce voile pour faire revivre auprès des jeunes et des moins jeunes cette page d'histoire qui a bouleversé et transformé l'ensemble du monde.
    Les personnages mis en scène nous font toucher du doigt les drames humains qui se sont abattus sur ces frères de sang de la Grande Guerre et leurs familles, le tout sous le regard qu'avait sur la France une famille d'Alsaciens que la guerre franco-allemande de 1870 avait exilée en Haïti.
    Un roman historique extrêmement documenté, avec pour toile de fond le souvenir d'une génération sacrifiée au cours d'une guerre qui a bouleversé l'Europe.
    EXTRAIT
    Karl Hertling et sa femme Joséphine étaient boulangers-pâtissiers à Guebwiller, petite ville alsacienne où l'immigration allemande avait été particulièrement forte. Respectivement âgés de 30 et 27 ans en 1871, ils habitaient avec leurs fils Thomas, six ans, et Christoph, un an, un appartement au-dessus de leur boulangerie-pâtisserie qui était la plus courue de la ville. Depuis l'annexion de l'Alsace-Lorraine à l'Allemagne, la vie à Guebwiller leur était devenue chaque jour de plus en plus insupportable en raison de la morgue dont faisaient preuve certains de leurs nouveaux clients allemands. L'un d'eux, Herr Bauer, leur avait proposé un jour de leur racheter leur boulangerie-pâtisserie et leur logement pour un prix qu'ils avaient trouvé dérisoire. Karl avait répondu que sa boulangerie-pâtisserie et son appartement n'étaient « tout simplement » pas à vendre, sur quoi Herr Bauer avait rétorqué qu'à la place de Karl, il accepterait « tout simplement » son offre car il risquait d'être contraint par les circonstances et par les nouvelles autorités à quitter l'Alsace, avec mise de ses biens sous séquestre et possible vente aux enchères. L'allemand était ensuite devenu langue obligatoire en Alsace-Lorraine et l'annonce avait été faite que l'enseignement du français serait supprimé dans les classes primaires dès 1872. Cela avait été la goutte d'eau qui avait fait déborder le vase. Karl et Joséphine Hertling avaient accepté l'offre de Herr Bauer en se jurant qu'il paierait un jour pour sa morgue, et, trois mois plus tard à peine, la « Boulangerie-Pâtisserie Gourmande Hertling » avait changé de propriétaire et de nom pour être désormais « Bauer's Lecker Bäckerei ».
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Jacques Salès est avocat au Barreau de Paris. Il est licencié en droit de l'Université d'Haïti, Docteur en Droit de l'Université de Paris et Master of Laws de Harvard. Il est l'auteur de Haïti : naissance tragique, de Une Jeunesse Dorée et de Bombes à retardement publiés aux Editions France-Empire.

  • Le désespoir d'une mère cévenole dont les fils font la Première Guerre Mondiale
    Les larmes de Mélanie est un roman sur fond d'histoire vraie, celle de la grand-mère de l'auteure, Mélanie, dont les deux fils partirent faire la guerre de 14/18.
    A partir de documents retrouvés au sein de sa famille, Françoise Vielzeuf a remonté les traces de son père et de son oncle qui durant 4 ans, ont connu le quotidien des batailles et des garnisons. De Verdun au chemin des Dames, comment cette maman cévenole a vécu l'angoisse de voir ses fils partir au front durant ces longues années ?
    Avec justesse et sensibilité, Françoise Vielzeuf nous fait partager la vie quotidienne de cette famille de paysans cévenols, la sienne, dont les jours étaient faits de durs labeurs, de joie lorsque les deux fils rentraient en permission et de peur, lorsqu'ils repartaient assumer leur devoir militaire.
    Un bond dans le temps de 100 ans pour ne rien oublier du passé.

  • Durant la guerre, alors que les hommes sont appelés au front, nombreuses sont les femmes qui ont dû prendre leur place.
    Ce n'est pas le récit des combats de la première guerre mondiale, mais celui de ces femmes qui ont remplacés les hommes avec courage et abnégation dans toutes les fonctions qu'ils occupaient. A travers elles apparaîssent les prémices de la transformation de notre société et leur entrée dans la vie sociale actuelle.
    Découvrer, dans un roman historique documenté, le rôle des femmes durant la guerre et les prémices des mutations sociales qui suivront.
    EXTRAIT
    Sans en avoir l'air, Aurélie le détaillait : bien plus grand qu'elle, ses cheveux clairs et bouclés contrastaient avec le sérieux de ses yeux noirs. Une moustache naissante donnait à ses 17 ans un air conquérant et l'apparence d'un homme fait.
    Elle ne le trouvait pas du tout désagréable. Il lui confia le plateau de croissants croustillants, elle le remercia d'un sourire et l'emporta vers la boulangerie.
    Lili avait déjà rangé une partie du pain sur les étagères, ensemble, elles terminèrent le travail. L'heure de l'ouverture approchait. Lili lui fit les dernières recommandations.
    - Pour ce matin, tu me feras seulement passer le pain et tu rempliras la corbeille quand elle sera vide. Lorsqu'un client demandera des brioches ou des croissants, tu les mettras dans ces petits sacs, placés là sous le comptoir. Moi je m'occuperai de la pesée et de la caisse. Observe bien, tâche de retenir les noms, c'est important dans le commerce... Bon tout est prêt... J'ouvre...

  • 1917, la révolution russe jette sur les routes de l'exil ceux qui n'acceptent pas la prise de pouvoir des bolcheviks. Dénommés ainsi « les russes blancs » par opposition aux rouges, ils vont alors errer dans toute l'Europe d'un point de chute à un autre, cherchant de l'aide pour survivre dans des pays épuisés par la Grande Guerre. Cette fiction qui s'inspire des faits réels raconte le parcours d'un enfant et de sa famille pris en charge par une aristocrate dans un château de Touraine. La découverte des chevaux et des secrets du tuffeau, la pierre blanche des Bords de Loire, permettront au garçon de se bâtir un parcours singulier.
    Du lendemain de la victoire de 1918 à la libération, ce roman entremêle les destins de personnages extraordinaires, passionnés et généreux face à l'adversité.

  • Et si Rennes-le-Château n'était qu'un leurre ? Si l'Abbé Boudet qui fut vicaire en Minervois à la fin du XIXe siècle avait trompé son monde en livrant fallacieusement le pseudo secret du Razès à Béranger Saunière comme un os à ronger ? Si l'«Essentiel» était en réalité enfoui dans cette aimable et paisible petite région viticole ? Michel Bauwens en est certain. Mais d'autres aussi...
    Mais, dans la nuit du 12 Novembre 1999...

    Une aventure teintée d'ésotérisme pleine de rebondissements, qui vous emmènera au coeur d'intrigues historiques !

  • Robert Lefort, un jeune vigneron du sud de la France, découvre un corps au bout de sa vigne. Nous sommes le 14 juillet 1789 et la recherche de l'identité de ce mort se mêle aux événements parisiens qui ne vont pas tarder à parvenir dans les campagnes.
    Entre histoires sentimentales, intrigues policières, actions militaires et mise en place de la démocratie, ce roman bien documenté emmène le lecteur à une époque fondatrice de notre pays.

    Grâce à une écriture simple et précise, on vit intensément la rapide transformation de notre société et on partage ses moments d'enthousiasme et ses désillusions.

  • Une déambulation dans l'Edition littéraire, amènera-t-elle Gérard Alexbach à un roman pour dérouler un épisode de sa vie, ainsi que le fit L'homme qui voulut écrire un roman avant de mourir ?
    Mu par une forte inclination à combler la vacance du temps qui lui reste à vivre, en suite à son retrait dans sa résidence alsacienne de Swiller, il fait la connaissance de l'éditeur Richard Zaxelberg qui a des sentiments ambivalents envers Charlène Freiland, la femme qu'il veut reconquérir à tout prix après une première rupture.
    Remuant le passé, un évènement enfoui de longue date dans la mémoire collective resurgit à l'occasion d'une enquête familiale d'un citoyen allemand. Qu'était-il réellement arrivé au pied de l'Ortenberg, le château qui domine le village, ce qui interroge Gérard Alexbach de manière prégnante pour trouver la vérité ? Saura-t-il, sans regret, assouvir son fantasme d'écrire là-dessus ?
    Entre réalité et fiction, il s'emploie à cultiver patiemment son désir de bien faire, avec empathie et compassion, immergé qu'il est dans une société toujours autant contestataire, sinon passablement permissive. Jusqu'à ce que...

    L'action se situe dans une Alsace qui s'est appropriée les cultures de part et d'autre des rives du Rhin, et qui tantôt regarde à l'Est avec un brin de nostalgie, tantôt à l'Ouest, au-delà des Vosges, avec le vouloir de rester elle-même avec sa culture et ses traditions.

  • Anioutka

    Roger Bichelberger

    Printemps 1917 dans un village de Lorraine annexée. Ici les drames de la Grande Guerre sont ceux de la misère et des passions enfouies. Ute Lange, la jeune institutrice allemande confrontée à une population hostile et qui vit un amour impossible et muet ; Anabelh, la femme simple qui a vu son mari revenir du front russe traînant un cochon derrière lui et psalmodiant le nom mystérieux d'Anioutka ; Liz, l'adolescente fermée sur son secret : chacun ira au bout de son destin de haine ou d'amour, impuissant à saisir le mystère de ses actes.
    Avec cette très belle chronique villageoise à plusieurs voix, Roger Bichelberger poursuit, dans la continuité dUn exode ordinaire (prix Roland Dorgelès et Peter Wust), le roman de la Lorraine qu'il connaît bien ; roman d'un terroir au parler savoureux, dont les humbles reflet de tous les humbles de la terre gardent au plus profond d'eux-mêmes leur vérité : la violence et le crime, comme chez des personnages de Tolstoï, ont l'intensité de la ferveur et du repentir. Au coeur de leurs folies, Anioutka, image émouvante de l'enfance blessée, brille d'une lumière insolite et donne à ce nouveau roman de Roger Bichelberger une singulière force poétique.

  • La Grande Guerre.
    Une émouvante histoire cachée, dissimulée, tranche d'une vie bouleversée par la terrible guerre, comme dans tant de familles...
    À la recherche de ses racines, Clémentine découvre l'incroyable secret de ses origines, de ce père officiellement « tombé au champ d'honneur ».
    Le poignant drame personnel de la jeune fille et de sa mère, qui ausculte les mystères de la destinée de chacun, est aussi l'occasion de poser un regard réaliste et critique, extrêmement documenté, sur la vie des combattants dans les tranchées et sur des aspects beaucoup moins connus de ce conflit.
    En complément au roman historique, l'auteur propose à la fin du livre ce qui est probablement, à ce jour, l'une des études historiques de référence sur les déserteurs et insoumis de la Grande Guerre.
    Hervé PIJAC vit à Montpellier. Il est l'auteur, notamment, de plusieurs romans historiques, un genre qu'il affectionne particulièrement.

  • Une provençale

    Philippe Piens

    Peu après l'assassinat du bon roi Henri, Almette et son petit frère voient leur père incarcéré par la sainte ligue et doivent fuir le même sort. Assistés de Vassilio, le tailleur de pierre juif italien, ils partent en quête de justice pour leur père, émerveillés par les personnes et les sites qu'ils découvrent en chemin. Poursuivis par les soudards, le trio reçoit l'aide d'une troupe de comédiens italiens qui font, chaque année, la tournée des contrées occitanes, de village en château en foire. Almette, fondée dans les principes de sa famille, enracinée dans la culture provençale, devient actrice et auteure, décodant la condition des femmes et comprenant cette vérité fondamentale que toutes les misères et injustices ont la même source : le maintien par la coercition et souvent par la violence des femmes dans la servitude, tout comme les populations occitanes avaient été soumises brutalement par les barons Francs. Elle décrit dans sa dramaturgie les instances de résistance et de solidarité entre les femmes, tout comme le peuple occitan continue de résister par les stratagèmes les plus inattendus.

    « Un roman pour les droits des femmes, un récit des luttes de pouvoir ! »

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