• Ballades en argot homosexuel Nouv.

    « Faites déchargez, maladroits ! Détendez les arbalètes, car devant la "rondelle", vous êtes démâtés. Du faux inverti et de l'épongeur abritez-vous, apprentis fouteurs. »
    Écrites entre 1456 et 1461, les onze « ballades en jargon » de François Villon sont ébouriffantes, virtuoses, audacieuses. La grossièreté se marie avec le courtois, la gouaille avec la délicatesse, la farce avec le tragique.

  • "L'un des traits les plus caractéristiques de notre culture est l'omniprésence du baratin." Ce court essai, dont le titre original est On bullshit, a toutes les apparences du sérieux, bien qu'il s'agisse d'une théorisation de ce que l'on appelle communément le baratin ou les conneries. L'un des plus grands philosophes américains, Harry Gordon Frankfurt (né en 1929), professeur émérite à Princeton, se penche sur le sujet : un petit livre de référence pour ne plus jamais confondre connerie avec fumisterie, foutaise, baliverne ou sornette, et repérer à coup sûr tous les baratineurs.

  • S'iinstaller sur les positions d'autrui, épouser le mouvement du raisonnement de la partie adverse pour en exploiter les faiblesses : l'art de la discussion, c'est l'art de la guerre. Schopenhauer sait que les mots et les arguments sont des poignards dont la pointe peut tuer ; il sait aussi que la seule réalité qui vaille est notre propre victoire, même si le vrai maître du jeu reste finalement le langage et ses ressources infinies.

  • D'un bout à l'autre de la francophonie d'Europe (Belgique,  France et Suisse), les expressions utilisées  pour se saluer, se réjouir, râler ou parler  du temps qu'il fait ne sont pas toujours les mêmes.  La richesse du français de nos régions s'illustre
    par de nombreuses et étonnantes formules.
    Avec humour et sérieux, le linguiste Mathieu Avanzi  a enquêté auprès de milliers de francophones  en vue de cartographier les particularismes régionaux  dont fourmille la langue française.
    Laissez-vous surprendre par un ouvrage illustré  à la fois drôle et pertinent qui vous permettra  d'enrichir vos (!) français !

  • L'histoire coloniale et postcoloniale fait aujourd'hui débat dans la société française, comme en témoignent les polémiques sur la torture en Algérie, la place de l'histoire coloniale dans le récit national ou la question spécifique des immigrations postcoloniales. Or, l'objet des Postcolonial Studies, c'est précisément de relire l'histoire coloniale et postcoloniale en cherchant à saisir comment la colonisation a profondément affecté les sociétés colonisées, mais aussi les anciennes métropoles et, au-delà, l'ensemble de l'Occident. Comment s'enracine le racisme colonial, dans les colonies et dans les métropoles, et quelles en sont les conséquences contemporaines ? Les rapports géopolitiques et économiques, déjà inégaux durant la colonisation, se reproduisent-ils ? Comment la « rencontre coloniale » a-t-elle provoqué, au-delà de la domination, le métissage des cultures et bouleversé l'identité des hommes ? Nicolas Bancel propose d'explorer, parmi d'autres, ces questions, en s'appuyant sur des exemples concrets, tout en éclairant les idées développées par les Postcolonial Studies.

  • Maître de la pensée invectivante, Nietzsche ne cherche pas à démontrer, il assène, tranche, cogne. L'enjeu est de taille : il s'agit de réveiller un Occident englué dans plus de deux millénaires d'épais fourvoiement moral et philosophique. "Ecce Homo", "Voici l'homme", titre le plus insolent de l'histoire de la philosophie. "Voici le plus homme des hommes, Nietzsche en personne, ou Dionysos, son double, son modèle, son frère, et cet homme s'est construit la plus redoutable des santés."

  • Par son histoire et son esthétique, le tatouage japonais, remarquable par la richesse de son iconographie, l'équilibre de ses compositions, son raffinement dans les détails, est unique au monde.
    À travers une approche à la fois historique et anthropologique, des références littéraires et des entretiens avec des maîtres tatoueurs au cours des trente dernières années, se dessine un art populaire, replacé dans l'histoire sociale de l'archipel.
    Les «peaux de brocart» couvrant parfois le corps entier, caractéristiques de l'art traditionnel, ont peu en commun avec le tatouage de petite dimension qui bénéficie d'une popularité croissante auprès de la jeune génération japonaise. De jeunes tatoueurs s'inspirent aujourd'hui du travail de lignées de maîtres remontant à deux ou trois générations mais ne s'en dissocient pas moins par leur pratique, leur iconographie et leur état d'esprit.

  • Conseiller de Néron après avoir été son précepteur, Sénèque est l'un des détenteurs du pouvoir impérial. Lorsqu'il rédige ce court traité, vers 58 après J.-C., il adresse une réponse à tous ses détracteurs, envieux de sa fortune, qui voient en lui un stoïcien de luxe.Comment douter que son aspiration au souverain bien et à la vertu soit sincère ? Comment ne pas entendre l'avertissement adressé à tous ceux qui se laissent gouverner par la débauche et la recherche du plaisir ?

  • Comment expliquer ces focalisations du désir, par lesquelles des individus si différents les uns des autres, sans s'être concertés, formulent les mêmes envies ? À lire les médias qui accordent une attention grandissante à ces phénomènes, tout se passe comme si les choix du plus grand nombre - du prénom de l'enfant jusqu'à la forme des gâteaux - étaient désormais régis par une autorité aussi puissante que capricieuse : la mode. Sous leur apparence frivole, les tendances posent quelques-unes des questions les plus sérieuses de la sociologie. Car les comprendre, c'est percer les mécanismes de l'imitation, de la diffusion des goûts et du rôle de marqueur social qu'ils peuvent jouer. C'est surtout analyser l'articulation entre l'individu et le corps social.

  • Qui a influencé le grand Molière? Les comédiens italiens, les Turlupin, arlequins et autres polichinelles. Qui a composé la Marseillaise? Viotti, n'en déplaise à Rouget de Lisle... Le bal musette, l'accordéon, la cuisine grâce à Marie de Médicis et tant d'autres choses mais aussi de grands personnages ont été importés en France par nos voisins transalpins.
    Cet ouvrage revient sur tout ce que nous devons à l'Italie dans tous les domaines: la culture, la mode, la cuisine, l'architecture... en bousculant quelques idées reçues au passage.

  • Contrairement à d'autres régions françaises, les Cévennes n'ont jamais connu de réelle unité politique ou administrative. Aujourd'hui encore, cette région reste partagée entre plusieurs départements, le Gard et la Lozère pour l'essentiel. Pourtant, de l'implantation du protestantisme aux faits d'armes de la Résistance et à l'accueil des juifs pendant la Shoah, du temps des Camisards à celui de la révolution industrielle où se développèrent la culture de la soie et l'extraction du charbon, la place de cette terre de refuge est unique dans l'histoire de France. Mais c'est aussi un paysage particulier, tout autant qu'une géographie religieuse, culturelle et littéraire que l'Unesco a salués en inscrivant les Cévennes au patrimoine mondial de l'humanité (2011).

  • Sous forme de dictionnaire, une découverte des gondoles qui font les charmes de la lagune de Venise, illustrée de photographies anciennes et d'aquarelles. Une partie est consacrée aux différentes formes des gondoles et aux dessins peints sur les voiles.

  • Dans les premières années du siècle, Khalil Gibran, installé à Boston, collabore au journal Al-Moujaher, destiné à l'émigration arabophone américaine. En 1908, il en tire un recueil de textes, Esprits rebelles. Composé de quatre histoires d'amour tragiques, le livre pose le problème de la condition de la femme arabe et de sa position dans la société libanaise. La sanction de cette audace ne tarde pas à tomber : le livre est très sévèrement critiqué par l'Église maronite qui voit en lui une attaque du clergé et une incitation à la libération des femmes. L'ouvrage est jugé hérétique, et le pouvoir ottoman au Liban le menace d'autodafé en place publique.

  • PORNITHORYNQUE : Mammifère salopare d'Australie, dont les moeurs sexuelles sont assez surprenantes.SALOPARE : Animal qui se reproduit malproprement. Directeur marketing passionné de littérature et de jeux d'écriture, Alain Créhange forge des mots-valises hilarants, dignes de Jarry ou de Queneau. Il a rassemblé dans un dictionnaire délirant quelque 670 mots mariés entre eux, pour donner naissance à des définitions surprenantes, coquines ou poétiques..."Et n'allez pas croire ceux qui vous diront que le pornithorynque est un salopare : quand les mots se reproduisent, c'est uniquement pour le plaisir."

  • Un fabricant de pots de chambre rêve de décrocher le marché du siècle : fournir les armées ! Les stratagèmes pour conclure l'affaire lui réservent bien des surprises. Tout cela parce que bébé refuse d'aller sur le pot.On purge bébé ! (1910) est caractéristique de la dernière manière de Georges Feydeau, de ces pièces en un acte où le comique ne repose plus seulement sur les recettes classiques du vaudeville, mais aussi sur la peinture - au vitriol - des caractères : la médiocrité, la mesquinerie et l'hypocrisie petites-bourgeoises sont impitoyablement épinglées.Cette pièce, régulièrement montée au théâtre, est l'une des plus échevelées et des plus brillantes des « farces conjugales » de Feydeau.

  • Comment se marier en évitant à coup sûr l'humiliation du cocuage? Don Pèdre, riche gentilhomme de Grenade, fort bien fait et plein d'esprit, est le célibataire à marier du moment. Lors d'un périple de dix-sept ans à travers les plus grandes villes d'Espagne et d'Italie, don Pèdre sera confronté aux trahisons et infidélités des élues successives de son coeur. Le sexe faible ne lui épargnera aucune déconvenue.Scarron, l'époux bien laid de Mme de Montespan, aimait à animer de son esprit vif et impertinent les salons parisiens. Première des Nouvelles tragi-comiques, recueil publié en 1655-1657, La Précaution inutile inspira, entre autres, L'École des femmes à Molière (1662) et Le Barbier de Séville à Beaumarchais (1775).

  • Du collectif et du participatif.
    Les grands projets sont essentiels pour que notre pays continue de se projeter vers l'avenir. Bonne nouvelle : en France, ils foisonnent ! Nous avons eu le Concorde, le TGV, le nucléaire ou encore La Défense. Nous avons aujourd'hui la 5G, le Grand Paris, les JO de 2024, le service civique, la transition énergétique et Notre-Dame de Paris. Ces investissements ambitieux sont essentiels, car ils entraînent avec eux des entreprises et des innovations par milliers.
    Mais ces grands projets ne peuvent plus être gérés comme avant. S'ils veulent avoir un vrai effet d'entraînement et être sûrs de voir le jour, ils doivent, dès leur conception, intégrer une dimension collective et participative. Paris 2024 commence par impliquer les écoliers ; la 5G... les territoires, les opérateurs et fournisseurs de services digitaux ; quand Notre-Dame de Paris engage les citoyens et les entreprises dans le financement et les choix majeurs.
    Cet ouvrage décrypte un certain nombre de grands projets d'hier, d'aujourd'hui et de demain, et présente une méthode moderne de conduite de projets à la fois anticipatoire, participative et projective.

  • Quand Baptiste apprend que, pour le jour de ses 9 ans, son grand-père lui offre une visite guidée de la frégate Hermione, il saute de joie ! Il est loin d'imaginer cependant que cette visite va lui offrir un voyage pour le moins inattendu dans l'espace comme dans l'Histoire à laquelle la frégate originale, mise à l'eau en 1779, fut mêlée.

  • « Or çà, mes hôpitaux de ces dernières années, adieu ! Sinon au revoir ; alors, salut ! En tout cas ; j'ai vécu calme et laborieux chez vous. »Ruiné depuis la mort de sa mère, souffrant de nombreux maux (ulcères, syphilis...), Paul Verlaine (1844-1896) vit ses dix dernières années entre l'hôtel et l'hôpital. Il y multiplie les séjours, commence par Tenon, finit par Bichat, fréquente entre-temps Cochin, l'asile de Vincennes, Saint-Antoine, Saint-Louis, préfère Broussais. Dans ses chroniques de la vie hospitalière, le poète se mue en prosateur d'un quotidien rugueux.

  • Vers 1655, tandis que le parti dévot mène une véritable campagne de persécution morale, Paul Scarron, cet esprit frondeur qui se moque des intimidations, rédige une nouvelle totalement immorale : « Les Hypocrites ».Tirée des Nouvelles tragi-comiques, cette satire picaresque ne craint pas de montrer que le crime peut rester impuni. En compagnie de ses deux fidèles complices, la vieille Mendez et son amant Montufar, la belle Hélène parcourt l'Espagne pour extorquer de l'argent aux naïfs en se faisant passer pour un modèle de vertu.Lorsqu'il créera son personnage de Tartuffe (1666), Molière n'aura pas oublié la nouvelle de Scarron.

  • « Voici une étude captivante consacrée à l´élite guerrière du Japon féodal, les fameux samouraïs. S. Turnbull mêle adroitement érudition et goût de la narration pour produire un ouvrage précis et passionnant. Le lecteur saura appécier la beauté de l´illustration qui agrémente un texte de grande qualité pour aboutir à une oeuvre à la hauteur des personnages remarquables étudiés. » - Professeur Richard Holmes.
    Stephen Turnbull est diplômé de la prestigieuse université de Cambridge. Il se spécialise très tôt dans l´histoire de l´Extrême-Orient et obtient un doctorat à l´université de Leeds pour ses recherches en histoire religieuse japonaise. Son travail lui a valu le Grand Prix de la British Association for Japanese Studies. Chercheur honoraire au département des Études extrême-orientales de l´université de Leeds, Stephen Turnbull a écrit plus de cinquante ouvrages sur l´histoire militaire de l´Europe et de l´Extrême-Orient. Il est une référence internationale en la matière.

  • Inédit " Entrez donc, je vous attendais. " À la porte de l'esprit facétieux de François Caradec se pressent Sade, Voltaire, Artaud, Michaux, Jarry, Allais, Kafka, Roussel, Hugo,Eiffel, Queneau, Einstein, Max Jacob, Zola et quelques illustres inconnus qui ne déméritent pas de cette joyeuse compagnie. À chacun de tirer la chevillette et de faire choir la bobinette : c'est Caradec qui les reçoit d'un conte, d'une historiette ou d'un pastiche humoristique et allégrement impertinent.
    Dans son dernier recueil, composé peu avant sa mort, le pataphysicien et oulipien rend un hommage à tous les écrivains sérieux ou fantaisistes qu'il a aimés et admirés. Une grande parade littéraire.

  • Jean-Jacques Rousseau rédige ces Lettres morales, entre novembre 1757 et probablement février 1758. À cette époque, il éprouve une vive passion pour la comtesse Sophie d'Houdetot, femme mariée de vingt-sept ans. Contraint à un amour platonique, et à la correspondance, Rousseau sublime sa frustration en s'improvisant pour elle précepteur de vertu. En bon pédagogue, il entreprend de conduire le sujet de sa passion sur le chemin de la vérité et du bonheur.Cet ensemble de lettres constitue un condensé de la philosophie rousseauiste. Laissé à l'état de brouillon, il ne fut rendu public dans son intégralité qu'en 1888.

  • Lady Margaret est une jeune fille orpheline de mère. À la mort de son père fortuné, elle est placée chez son oncle et tuteur, le sinistre sir Arthur Tyrrell, qui a une réputation de meurtrier. À son arrivée dans sa nouvelle demeure, retirée, elle se lie immédiatement d'amitié avec sa cousine Emily. En revanche, elle ne cessera de nourrir méfiance et répulsion à l'égard de son cousin Edward, individu détestable qui cherche à la contraindre au mariage.
    Elle soupçonne qu'on en veut à son héritage. On veut la tuer...

    Comment ma cousine a été assassinée (1838) est la première nouvelle de Joseph Sheridan Le Fanu (1814-1873), écrivain irlandais des plus populaires à l'époque victorienne - avec Oncle Silas, Carmilla... Dans la tradition du roman gothique, l'auteur personnifie le diable sous les traits de l'oncle, persécuteur qui se cache sous le masque de la vertu. Il met en place un suspense, en passe de devenir un classique.

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