Entreprise, économie & droit

  • Tous les diplômes ont une valeur : oui mais laquelle ? Comment peut-on raisonnablement la calculer ? Les employeurs qui recrutent ont en tête la qualité du diplômé recruté ; ici, ce sont les juges qui ont commencé à répondre à ces questions. Ils sont les seuls à pouvoir organiser des va-et-vient réguliers entre la valeur économique des diplômes et leur valeur juridique. Cet ouvrage fait l'inventaire de leurs interventions. Il analyse plus de 200 décisions récentes de jurisprudence. Mais le choix d'un diplôme est aussi une affaire personnelle. Un mini-test est proposé est aux lecteurs pour auto-évaluer leur dernier diplôme.

  • On ne peut traiter le plagiat universitaire comme on le fait pour le plagiat littéraire, scientifique ou musical. Il n'existe d'ailleurs pas un plagiat étudiant, mais une multitude de faits qualifiés plus ou moins opportunément de plagiat dans les thèses, les rapports de stage, les mémoires, les exposés, les devoirs écrits...
    Les juristes se sont bien gardés de définir juridiquement le plagiat et a fortiori le plagiat étudiant. Pour réguler le phénomène du copier-coller en pleine expansion, les universités ont certes proclamé dans des chartes anti plagiat un interdit très général : " Tu ne plagieras pas sous peine de sanction ". En réalité, tous les plagiats étudiants ne peuvent ni tous être sanctionnés, ni même tous évalués ou mesurés. Présentés comme des outils miracles, des logiciels anti-plagiat ont vu le jour dans les années 2000 . Las , ils peuvent tout juste détecter quelques plagiaires professionnels. L'interdit du plagiat étudiant est donc un interdit très relatif. Il supporte de nombreux ajustements, tant il paraît difficile de distinguer les " gros " et les "petits" plagiats. La synthèse que nous présentons montre pourquoi en définitive ce sont les enseignants pris individuellement et les juges administratifs qui se retrouvent en première ligne dans la régulation des plagiats étudiants.

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