• C'est le récit de ces 24 mois passés sous l'uniforme qu'elle conte ici avec une verve étourdissante. Uniforme très peu seyant et dont sa jeune beauté (voir photo) s'accommodait fort mal. D'autant plus mal qu'elle (ou plutôt Myriam, son héroïne) tomba sottement amoureuse du colonel de paras dont elle fut un temps la secrétaire. Pourtant, et bien qu'affligée d'un caractère rouspéteur (elle râlera, dit un de ses amis, jusqu'à sa mort), classée par l'adjudant Spoutnik dans les « Fortes-Têtes-à-Briser », elle est sauvée par un sens de l'humour fortement accusé et un goût inné de la fantaisie. D'où quantité d'aventures, toujours extrêmement cocasses. Qu'elle laisse tomber dans le sable son fusil fraîchement astiqué, qu'elle s'égare lors d'un exercice nocturne et tombe, haletante de frousse, sur... la Commandante, qu'elle soit de corvée de patates, ou passe - horreur - en conseil de discipline, elle se tire avec esprit, et grâce à un indéracinable optimisme, des situations les plus déplaisantes. Elle sait allier aussi gentillesse et simplicité, et si elle est aimée de ses co-soldates (fait remarquable), elle est adorée des paras dont, à la mort de Momo-le-Clebs, elle devient la mascotte. Lecteurs qui voulez rire, suivez Yaël, vous ne vous ennuierez pas. Mais prenez votre souffle et préparez-vous à filer bon train. En avant, marche !

empty