Sciences humaines & sociales

  • Une histoire sociale et politique de la " classe ouvrière ".
    Loin des idées reçues, cet ouvrage sans équivalent raconte et explore " le siècle ouvrier ". Faisant la part belle aux témoignages, l'auteur trace les contours du quotidien ouvrier : travail, engagements, combats, mais aussi vie de famille, logements, loisirs. Il inscrit l'histoire de ces hommes et ces femmes dans un siècle scandé par les crises, du Front populaire à Mai 1968, en passant par les deux guerres mondiales et la crise des années 1930. Balayant bien des clichés - comme les liens indéfectibles entre partis de gauche et classe ouvrière - et investissant d'autres thèmes - les femmes, les immigrés, la " centralité " ouvrière -, cette synthèse novatrice nous livre les clés pour saisir la force et la complexité d'un monde qui incarne le XXe siècle français dans son aspiration à la solidarité comme dans sa récente déstabilisation.

  • En France, le XX e siècle a porté la classe ouvrière à son apogée. Vagues de grèves, syndicats et organisation politique ouvrière ont suscité l'espoir et l'effroi devant un possible bouleverseemnt de l'ordre social. Ce double sentiment s'est exprimé dans une multitude d'écrits (ouvriers, patronat, fonctionnaires, prêtres, sociologues...) de tous types (brochures, témoignages, romans, archives, enquêtes...), autant de luttes d'écritures qui participent bien de luttes de classes. Le XXe siècle a porté à son apogée la classe ouvrière en France. Les vagues de grèves qu'elle conduit et les organisations syndicales ou politiques qu'elle rejoint suscitent à la fois espoir et effroi, devant l'idée que les ouvriers puissent bouleverser radicalement l'ordre social. Ce double sentiment s'est exprimé dans une multitude d'écrits. L'État par le truchement de la police ou des inspecteurs du travail, le patronat, les organisations catholiques, les sociologues, sans parler des lettrés qui choisirent de se faire ouvriers plus ou moins longtemps dès l'entre-deux-guerres, n'ont cessé d'évaluer la classe ouvrière et sa moralité. Les ouvriers ont répondu dans des tracts, des témoignages ou des romans, qui racontent le travail, la vie et les luttes. Ce sont ces textes, tantôt sous forme d'archives, tantôt publiés, connus ou complètement inédits, que Xavier Vigna explore dans ce livre.Il montre que ces luttes d'écritures relèvent bien de luttes de classes. On se souvient d'Emmanuel Macron dénonçant l'illettrisme supposé des ouvriers : quand un tel mépris vient légitimer la domination sociale et politique, quand l'anticommunisme conduit à l'anti-ouvriérisme, l'écriture ouvrière, qui réplique et réfute, oeuvre à l'émancipation individuelle et collective. En revisitant l'histoire ouvrière, cet ouvrage invite à relire le XXe siècle français.

  • La mémoire de 68 a largement valorisé le mouvement étudiant. Pourtant, 68 constitue également le plus puissant mouvement de grèves ouvrières que la France a connu, et qui ouvre ensuite une phase décennale de contestation dans les usines. C´est cette séquence d´insubordination ouvrière que Xavier Vigna retrace dans une étude historique pionnière qui s´appuie sur des archives inédites.
    Avec une préface de Serge Wolikow.

  • Cet ouvrage retrace l´histoire des ouvriers français au XXe siècle à travers leur vie quotidienne d´abord - leur travail et son évolution, mais aussi la famille et les loisirs -, ainsi qu´à travers les épreuves que constituent pour eux les deux guerres mondiales et la Résistance, les crises des années 1930 et les grandes mobilisations. De ce fait, il laisse une large place aux témoignages, depuis la Belle Epoque jusqu´à ces dernières années, marquées par la désindustrialisation et une dissolution de la classe ouvrière.

    Cet ouvrage pointe la diversité du monde ouvrier, non plus saisi seulement dans ses grandes corporations (les mines ou l´automobile) et ses bastions (le Nord ou la région parisienne), mais en faisant toute sa place aux femmes et aux ouvriers immigrés. Il montre ainsi un monde en constant renouvellement et une condition ouvrière qui s´arrache très progressivement du malheur, notamment après la Seconde Guerre mondiale. Une comparaison avec les voisins européens permet également de mieux cerner les spécificités nationales.

    Enfin, l´auteur examine la centralité ouvrière, c´est-à-dire la conviction de l´importance cardinale du monde ouvrier, qui concerne naturellement la gauche politique et syndicale, mais également le patronat, l´Eglise ou les sciences sociales. Loin des idées reçues, cet ouvrage sans équivalent raconte et explore "le siècle ouvrier".

    Xavier Vigna brosse donc une histoire des ouvriers français au XXe siècle profondément renouvelée en même temps qu´il offre la première synthèse des dernières décennies.

  • S'il est un spectre qui hante l'Europe des XIXe et XXe siècles, c'est bien celui de la classe ouvrière. En témoignent les innombrables enquêtes qui lui sont consacrées : elles disent combien la " question sociale ", telle qu'elle s'invente avec l'industrialisation, est d'abord une inquiétude sur la condition ouvrière et son évolution. Ces mondes ouvriers, si prompts aux soulèvements, constituent une énigme que de multiples enquêtes visent à résoudre, le plus souvent pour conjurer une menace.
    Ce livre propose un voyage étonnant à ses lecteurs en les conduisant, par les yeux des enquêteurs, dans les taudis de Manchester, les cités minières du Borinage ou les usines Mirafiori de Turin. Il éclaire d'un jour nouveau des figures illustres des sciences sociales : Frédéric Le Play, Max Weber ou Maurice Halbwachs ; mais il les fait aussi voisiner avec des artistes (Zola et les écrivains naturalistes, les cinéastes autour de Chris Marker) et avec des collectifs soudés par un engagement - féministes, jocistes ou révolutionnaires.
    En explorant ce qui mêla indissociablement pratiques scientifiques et passions politiques, l'ouvrage offre une contribution originale à une histoire transnationale de l'Europe contemporaine.

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