• Les apôtres de l'épopée napoléonienne
    L'ouvrage retrace le parcours des maréchaux du Premier Empire. Il ne s'agit pas dans cet ouvrage de présenter successivement les 26 maréchaux, ou de privilégier les plus connus, mais de dresser un portrait collectif, vivant et complet de ces " paladins " de Napoléon. Les maréchaux illustrent la conduite de la guerre à cette époque mais aussi la transformation des élites après la Révolution. Issus d'écoles d'officiers d'Ancien Régime pour partie, parvenus à une ascension sociale jusqu'à la fonction la plus prestigieuse du monde militaire pour d'autres, les compagnons d'armes de Napoléon lui servent de modèle pour incarner le modèle méritocratique qu'il affirme vouloir mettre en place. Le parti pris de l'ouvrage est de construire une analyse en trois temps. La première partie est un véritable récit ; leurs parcours de vie sont retracés de façon croisée en les regroupant en cinq catégories (vieux héros, guerriers flamboyants, profiteurs ambitieux, hommes de sang-froid, maréchaux relégués, oubliés et maudits). Une seconde partie les resitue dans les moments-clés de l'histoire militaire de la période, en entrant dans le détail de leur action sur les champs de bataille d'Austerlitz, Wagram, Waterloo ou sur d'autres théâtres (opérations secondaires et gestion du " Grand Empire "). Enfin la troisième partie les replace dans leurs différentes fonctions : combattante dans une approche anthropologique, administrative, de courtisan mais aussi en éclairant les autres aspects de la vie de ces représentants des élites (mariage et construction de lignages, constitution de domaines fonciers...). Par cette approche chronologico-thématique, histoire militaire autant qu'histoire sociopolitique, l'ouvrage éclaire toutes les facettes des nouvelles élites militaires - des paladins - de Napoléon Ier.

  • "Début des années 1960 : en pleine décolonisation du Congo belge, la sécession du Katanga provoque un afflux de combattants étrangers. Parmi ces « Affreux » (comme les surnomme la presse), les Français sont les plus actifs. Ils entament une sorte d'âge d'or fait de coups de main et de coups d'État qui s'étendent sur tout le continent. Ils leur permettront de prendre entre autres le contrôle des Comores de 1978 à 1989.
    Jusqu'à la fin de la guerre froide, ces « chiens de guerre » servent clandestinement les intérêts d'anciennes puissances coloniales désireuses de conserver une forte influence en Afrique. Le chef des mercenaires français, Bob Denard, fait l'objet d'une intense médiatisation.
    Pour la première fois, cet ouvrage analyse l'action de ces combattants de l'ombre mais aussi le rapport à l'argent et à l'aventure, ainsi que les hiérarchies internes de ce groupe. En croisant les archives françaises et étrangères, les archives privées de Bob Denard -inédites à ce jour - et de nombreux témoignages de première main, l'auteur nous plonge, loin des clichés, dans la vie quotidienne de ces hommes qui vont de conflit en conflit. Certains sont jeunes et politisés, d'autres des guerriers expérimentés. Plusieurs cultures et générations s'entrecroisent : les baroudeurs, les « corsaires de la République », les « gangsters ».
    Fers de lance de la lutte anticommuniste, relais des réseaux occultes de la Françafrique avant d'être désavoués par Paris, alternant fortune, gloire et défaites, ces « Affreux » ne trouvent plus leur place dans le monde post-guerre froide : leur modèle sera bientôt remplacé par celui des sociétés militaires privées de type anglo-saxon."

  • Le 16 octobre 1813, le canon tonne à Leipzig. L'artillerie ouvre ce combat titanesque passé à la postérité sous le nom de bataille des Nations, le plus grand affrontement des temps modernes jusqu'à la Première Guerre mondiale. Pendant quatre jours, la Grande Armée de Napoléon tient tête à la coalition des monarchies européennes. L'enjeu de cette gigantesque mêlée? L'équilibre européen. Les protagonistes ont conscience que le sort du Grand Empire se joue ici.

    Après la retraite de Russie, la lutte anti-française se poursuit autour du tsar Alexandre Ier, du roi de Prusse Frédéric-Guillaume III et de l'empereur d'Autriche François Ier. C'est toute l'Europe qui est en armes contre Napoléon.

    Quand les pourparlers de Prague échouent, les alliés évitent la confrontation directe avec l'Empereur.

    Durant l'automne 1813, ils se portent contre ses maréchaux pour les encercler. Napoléon voit à Leipzig l'occasion de livrer l'engagement décisif. Sur un champ de bataille très étendu, des combats furieux mettent aux prises 300 000 soldats coalisés contre 175 000 combattants français. Ces derniers affrontent avec panache les assauts frontaux d'un ennemi déterminé.

    Erreurs de Napoléon ? Fragilités de la Grande Armée ? Guerre de libération de la nation allemande ? Au soir du 19 octobre, on compte plus de 100 000 hommes hors de combat. La défaite de Leipzig anéantit les derniers espoirs de Napoléon.

  • De ses premiers exploits militaires à son exil à Sainte-Hélène, ce livre retrace l'histoire du premier Empereur, fondateur de l'Etat français, des institutions contemporaines et du nationalisme européen. C'est ainsi que se dévoile progressivement Napoléon, tour à tour révolutionnaire, puissant, séducteur, brillant. Auteur de grandes batailles, mais aussi de grandes réformes, l'homme politique le plus populaire des Français continue à se refléter dans le Dôme des Invalides.


    Un auteur spécialiste de l'Empire Une approche vivante Une synthèse de référence

  • Associé depuis la plus haute Antiquité à la pratique guerrière, le mercenariat serait le « deuxième plus vieux métier du monde ». Durant toute l'époque moderne, Jean Bart ou encore les gardes suisses s'illustrèrent au service des rois de France. Or avec la Révolution française et l'institution de la conscription, les combattants non nationaux sont perçus comme des hommes sans foi ni loi qui se vendent au plus offrant. Appât du gain certes, mais également engagement idéologique et soif d'aventure, telles sont les principales motivations de ces hommes éparpillés à travers le monde, dont certains sont entrés dans la légende, à l'image de Garibaldi.
    Le XXe siècle est marqué par une continuité de l'engagement mercenaire avec la constitution de légions étrangères, de la Première à la Seconde Guerre mondiale en passant par la guerre d'Espagne.
    Les conflits de décolonisation voient ensuite la recrudescence de ces « Affreux ». Figure emblématique de cette époque, le nom de Bob Denard résonne alors de l'Afrique à l'Asie.
    Décriés à l'ère de la « Nation en armes », destinés aux opérations militaires parallèles au XXe siècle, les mercenaires ont connu une nouvelle mutation au XXIe siècle avec la prolifération des sociétés militaires privées, telle la sulfureuse Blackwater en Irak. Et aujourd'hui plus que jamais depuis 1789, ils peuvent proclamer : « Le monde est notre patrie », leur devise.

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