• Marcel Gonstran, un vieil ouvrier noir martiniquais, au moment de mourir évoque les souvenirs, sombres ou lumineux, qui ont emporté sa vie dans leur ronde. Jeune encore, il s'est pour un temps exilé en France où il rencontre et épouse Eléonora, bretonne aux yeux bleus et aux cheveux blonds qui lui donnera un fils débile..., « une reine », pense-t-il, et peu importe que ce soit une ancienne prostituée. Puis il est revenu au pays où il mourra malheureux et solitaire. La danse des souvenirs emmène constamment Gonstran de la décevante métropole aux Antilles, à ses amis, aux femmes qu'il a aimées, au monde de l'enfance. C'est la musique de l'écriture qui crée ici l'unité : douleurs, rires, joies, amertumes, tout est vécu au niveau de la sensation et de la sensibilité, dans une langue à la fois riche et naïve, d'une rare qualité poétique et qui ne doit rien au pittoresque ni au folklore. Une voix antillaise jamais entendue.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'eau-de-mort guildive tire son nom de cette eau-de-vie, dite guildive, qui était, aux Antilles, spécialement fabriquée pour les esclaves. Dans un langage bien à lui, à la fois réaliste et poétique, l'auteur de La vie et la mort de Marcel Gonstran tente d'enserrer dans un récit aux mailles lâches, où l'image surgit vivace à chaque page, la réalité de la Martinique, de ses habitants tels qu'ils vivent aujourd'hui. Des personnages passent et disparaissent : un paysan embourbé avec sa charrette dans une ornière tandis que foncent sur la route des voitures aux chromes étincelants... Reine, la coquette, dans ses jupons créoles, si bien faite pour l'amour... Rires, révoltes, tendresses, sourdes menaces, et partout la pauvreté, celle qui engendre les escrocs, les mendiants, les infirmes de toute espèce - et qui suscite aussi les policiers à la matraque facile. Fort-de-France, ses grandeurs et ses turpitudes, se dresse à la fin du livre, éclatant en un incendie et une révolte sans lendemain. Tout le récit est émaillé de ces mots de terroir du parler créole qui instaurent naturellement la différence entre deux pays, deux climats, deux civilisations, même si le colonisé parle la langue du colonisateur.

  • L'eau-de-mort guildive tire son nom de cette eau-de-vie, dite guildive, qui était, aux Antilles, spécialement fabriquée pour les esclaves. Dans un langage bien à lui, à la fois réaliste et poétique, l'auteur de La vie et la mort de Marcel Gonstran tente d'enserrer dans un récit aux mailles lâches, où l'image surgit vivace à chaque page, la réalité de la Martinique, de ses habitants tels qu'ils vivent aujourd'hui. Des personnages passent et disparaissent : un paysan embourbé avec sa charrette dans une ornière tandis que foncent sur la route des voitures aux chromes étincelants... Reine, la coquette, dans ses jupons créoles, si bien faite pour l'amour... Rires, révoltes, tendresses, sourdes menaces, et partout la pauvreté, celle qui engendre les escrocs, les mendiants, les infirmes de toute espèce - et qui suscite aussi les policiers à la matraque facile. Fort-de-France, ses grandeurs et ses turpitudes, se dresse à la fin du livre, éclatant en un incendie et une révolte sans lendemain. Tout le récit est émaillé de ces mots de terroir du parler créole qui instaurent naturellement la différence entre deux pays, deux climats, deux civilisations, même si le colonisé parle la langue du colonisateur.

  • Marcel Gonstran, un vieil ouvrier noir martiniquais, au moment de mourir évoque les souvenirs, sombres ou lumineux, qui ont emporté sa vie dans leur ronde. Jeune encore, il s'est pour un temps exilé en France où il rencontre et épouse Eléonora, bretonne aux yeux bleus et aux cheveux blonds qui lui donnera un fils débile..., « une reine », pense-t-il, et peu importe que ce soit une ancienne prostituée. Puis il est revenu au pays où il mourra malheureux et solitaire. La danse des souvenirs emmène constamment Gonstran de la décevante métropole aux Antilles, à ses amis, aux femmes qu'il a aimées, au monde de l'enfance. C'est la musique de l'écriture qui crée ici l'unité : douleurs, rires, joies, amertumes, tout est vécu au niveau de la sensation et de la sensibilité, dans une langue à la fois riche et naïve, d'une rare qualité poétique et qui ne doit rien au pittoresque ni au folklore. Une voix antillaise jamais entendue.

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