• « Les Mémoires de Serge, plus que le récit minutieux et détaillé de sa vie - qu'il ne fait d'ailleurs pas -, sont l'exposé critique des événements historiques et sociaux auxquels les hommes de ce temps ont dû s'affronter, et dont il convient de tirer des leçons pour que, plus avertie et donc plus assurée, la marche vers un objectif ou un idéal sans doute jamais assuré se poursuive. Il s'agit de rendre compte et, ce faisant, de se rendre compte. »
    - Jean Rière



  • « Le sort de la révolution se décidait dans une petite station à peu près inconnue, à 70 kilomètres de Kazan. Ce qui restait des forces soviétiques se cramponnait à cette petite station de Sviajsk. Elle fermait aux blancs la route fluviale de Nijni Novgorod et la ligne Kazan-Moscou. C'était, dans l'esprit de ses défenseurs, la clef de la Russie centrale, le dernier bastion sur lequel il fallait se faire tuer jusqu'au dernier. Sviajsk tient. L'avance victorieuse des blancs se brise là sur de pauvres tranchées creusées à la hâte, et derrière lesquelles il n'y a qu'une volonté de fer. »
    En l'an I, la République des soviets est une citadelle assiégée. Il faut tenir contre les Allemands, contre les blancs, contre les Alliés, dans l'espoir de l'éclatement de la révolution allemande, qui doit entraîner les autres « pays avancés d'Europe ». Serge restitue le fil des événements qui, dans ces circonstances dramatiques, ont transformé l'État-Commune né de la révolution en dictature du Parti à la fin de l'année 1918. Commencée en 1925, quand Serge fait parti de l'opposition de gauche du parti bolchévique, et achevée en 1928, après son exclusion pour « activité fractionnelle », cette fresque témoigne de la fidélité de son auteur aux idéaux d'Octobre. Elle montre les prodiges d'héroïsme déployés par la classe ouvrière et les paysans de Russie dans leur combat contre les oppresseurs de toutes nations, bien vite réconciliées après la guerre pour conjurer le danger rouge.
    Né à Bruxelles dans une famille d'exilés anti-tsaristes, rédacteur à l'anarchie, Victor Serge (1890-1947) rejoint la Russie à l'annonce de la révolution après avoir participé en juillet 1917 à une tentative de soulèvement anarchiste à Barcelone. Membre de l'opposition de gauche du parti bolchevique, il connaît la prison puis la relégation en Oural. Expulsé d'URSS après des années d'interventions de militants et d'écrivains, il arrive à Bruxelles en avril 1936. En 1941, il réussit à fuir la France et rejoindre l'Amérique centrale avec son fils Vlady grâce au Centre américain de secours (Varian Fry, Marseille). Il meurt à Mexico en 1947.


  • En un quart de siècle, l'Européen d'aujourd'hui a vu la guerre mondiale, des révolutions victorieuses, des révolutions vaincues, une révolution dégénérée, les fascismes, la crise économique, le réveil de l'Asie, de nouvelles guerres coloniales... On comprend qu'il soit las et inquiet. On se souvient qu'il a beaucoup écopé dans tout ceci. Et pourtant, on voudrait lui crier que ce crépuscule d'un monde a besoin de lui, besoin de chacun de nous ; que plus les heures sont noires et plus il faut de fermeté à considérer les choses en face, à les nommer par leurs noms, à accomplir malgré tout le simple devoir humain.
    Le nouveau Moyen Âge, où nous plongent les soubresauts du capitalisme finissant, nous impose la plus grande lucidité, le plus grand courage, la solidarité la plus agissante. Aucun péril, aucune amertume ne justifient le désespoir - car la vie continue et elle aura le dernier mot. Aucune évasion véritable n'est possible, sauf celle de la vaillance.
    Né à Bruxelles dans une famille d'exilés anti-tsaristes, rédacteur à l'anarchie, Victor Serge (1890-1947) rejoint la Russie à l'annonce de la révolution. Membre de l'opposition de gauche du parti bolchevique, il connaît la prison puis la relégation en Oural.
    Expulsé d'URSS après des années d'interventions de militants et d'écrivains, il arrive à Bruxelles en avril 1936. Boycotté en France par la presse du Front populaire, il est invité par La Wallonie, un journal socialiste de Liège, à publier une chronique hebdomadaire.
    Ce recueil en retient une centaine. Écrivain sensible et témoin lucide, Victor Serge se fait ici, sans renoncer à ses idéaux d'émancipation, le chroniqueur des contre-révolutions à l'oeuvre dans une Europe qui se dirige vers un second conflit mondial.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Victor Serge. "L'Affaire Toulaév" est sans doute le plus beau roman de l'écrivain et journaliste Victor Serge, auteur des célèbres "Mémoires d'un révolutionnaire". Il peut aussi être lu comme un document historique de première grandeur. Remarquablement construit autour d'un fait historique réel (l'assassinat de Sergueï Kirov et les purges qui suivirent dans l'URSS des années '30), ce livre démonte la terrifiante logique des grands procès staliniens. Autour du "grand chef", centre d'une gigantesque toile d'araignée bureaucratique et policière, il brosse, dans Moscou balayé par la tourmente hivernale, le portrait de tous ceux qui, courageux ou lâches, dignes ou veules, seront broyés par l'enquête autour de l'assassinat en pleine rue d'un dignitaire du parti.
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  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Victor Serge. Rédigé en 1936-38, avant "Le Zéro et l'infini" de Koestler et bien avant "L'Archipel du Goulag" de Soljenitsyne, "S'il est minuit dans le siècle" est une implacable analyse du mécanisme des grands procès de Moscou et des purges de l'ère stalinienne. Écrivain pleinement engagé dans les premières années de la révolution russe, Victor Serge brosse le tableau de l'univers concentrationnaire progressivement mis en place par les dirigeants soviétiques. Il dresse un portrait bouleversant de ses compagnons, ces hommes et ces femmes opposants au régime, trotskistes pour la plupart, idéalistes qui finirent déportés par milliers en Sibérie ou tout simplement massacrés parce qu'ils avaient une haute idée de la révolution, se sont révoltés contre la machine bureaucratique de l'Etat et ont refusé de se courber face au totalitarisme. Il les fait parler, partage leurs luttes, leurs tourments, leurs souffrances, la prison, la misère et les privations de toute sorte qui sont leur pain quotidien. Témoignage historique majeur qui ne cède cependant jamais aux manichéismes et aux simplifications, souvent comparé au "Souvenirs de la maison des morts" de Dostoïevski, "S'il est minuit dans le siècle" est un roman vrai poignant indispensable pour comprendre les terribles années du stalinisme.

  • Ce petit livre à l'usage des ingénieurs confrontés à la construction parasismique présente, sous forme d'applications, l'essentiel des connaissances actuelles ; de surcroît, il porte non seulement sur l'amélioration des sols mais aussi sur la constru

  • Les états psychotiques posent aux équipes soignantes et à la société des problèmes de grande ampleur: problème de compréhension, de traitement, question de leur évolution et de l'évaluation des méthodes de soin et de leur résultat. Les auteurs ont mis au point une méthode de repérage (la COP13) inspirée à la fois de la psychiatrie et de la psychanalyse afin de rendre compte des résultats des actions soignantes. Cet ouvrage doit permettre d'améliorer la connaissance des états psychotiques et ainsi d'y introduire plus de rationnalité et de qualité dans les stratégies thérapeutiques. La COP13 doit s'installer comme un test incontournable, à la manière d'un "Rorschach du champ des psychoses".

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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