• Victor Méric (1876-1933)
    Victor Méric, journaliste et écrivain, fut anarchiste puis communiste. En 1931, il fonde la Ligue Internationale des Combattants de la Paix.
    "Les bandits tragiques" relate l'histoire de la tristement célèbre bande à Bonnot, bande de jeunes gens, qui laissa en très peu de temps une trace sanglante sur son passage, et cela au nom de ses idées. Anarchistes ou voyous ?
    Victor Méric en profite pour dénoncer la justice qui fut implacable avec Albert Dieudonné qui n'avait participé à aucun des crimes.

  • La guerre ? Elle nous entoure. Et menée en notre nom. Et imbécile partout, soumise au fric et aux religions comme elle le fut toujours. Ce n'est pas d'aujourd'hui que l'homme pense la guerre. Ni que de grands auteurs tentent vainement de penser contre la guerre. Méric a traversé la première guerre mondiale : il la connaît dans son corps, son épouvante. Ce qui est terrible, dans ce livre écrit en pleine montée du nazisme, citant Hitler mais consacrant un magnifique chapitre aux pacifistes allemands, ses frères (Ernst Johannsen), c'est qu'il démontre comment, en 1932, dans tout le monde occidental, la pensée d'une arme de destruction massive - côté anglais, américain, allemand, français - est en place. Méric parle de guerre chimique : ce qu'il décrit ici correspond parfaitement aux guerres technologiques d'aujourd'hui, et nous aident nous aussi à ce que nous disions Non (titre d'un des chapitres). Ce qui fut imposé à Hiroshima était écrit avant l'invention de l'arme atomique. Ce n'est pas pour ses qualités visionnaires que nous revenons faire jouvence à la pensée libertaire de Méric. C'est bien pour la qualité même de cette pensée, l'appui qu'il nous faut pour être ensemble dans le présent qui déraille. Revenir à Méric, c'est pour la folie d'aujourd'hui, le danger qu'on y court, et que la folie des hommes puise aux mêmes causes. Le pamphlet, ici, est solide. Il est pour nous. - FB

  • « Un roman-feuilleton fait avec de la vie et du sang, encore chaud de toute la douleur humaine. »
    C'est l'une des affaires les plus connues et les plus commentées de la Belle Époque. En France comme à l'étranger, les anarchistes de « La Bande à Bonnot » ont fait les gros titres de tous les journaux. Nous sommes en décembre 1911 lorsque plusieurs comparses anarchistes braquent la Société Générale de la rue Ordener à Paris... événement qui met le feu aux poudres et déclenche une furie policière rarement vue. S'ensuivent des mois de courses-poursuites effrénées, d'affrontements violents à glacer le sang. Parmi cette énigmatique Bande à Bonnot, se trouve un profil différent, un sympathisant à la cause anarchiste, innocent du crime dont on l'accuse. Son nom : Dieudonné. Dans le tumulte de l'affaire comme dans les terribles débouchés judiciaires dont il fera l'objet, il incarne à lui seul l'aventure hors normes des membres de cette Bande.
    Parmi les nombreux textes qui s'intéressent à l'affaire, nous avons sélectionné ceux de Victor Meric et Albert Londres. Comme des faces d'une même pièce, et pour la première fois rassemblés au sein d'un même ouvrage, ils donnent à voir deux aspects jumeaux de cette affaire : l'avant et l'après, la chute et la rédemption, le récit collectif et le destin singulier d'un homme.

empty