• Hiver 56, François a 22 ans quand un accident le prive de ses bras. Bien au-delà de l'effroi, ce livre puissant raconte le combat de ce garçon, sa force et ses difficultés pour réintégrer non pas sa vie, mais une autre vie. Jusqu'au jour où, par-delà la vitre d'un aquarium, une murène lui réinvente un avenir et va lui ouvrir les portes d'une aventure singulière : les balbutiements du handisport.
     

  • En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plusieurs dizaines de milliers de détenues. Mila a vingt-deux ans quand elle arrive à l'entrée du camp. Autour d'elle, quatre cents visages apeurés. Dans les baraquements, chacune de ces femmes va devoir trouver l'énergie de survivre, au très profond d'elle-même, puiser chaque jour la force d'imaginer demain. Et Mila est enceinte mais elle ne sait pas si ça compte, ni de quelle façon.

  • À la fin des années 1950, Mathilde, adolescente, voit partir son père puis sa mère pour le sanatorium d'Aincourt. Commerçants, ils tenaient le café de La Roche-Guyon. Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant laisse alors ses deux plus jeunes enfants dans la misère. Car à l'aube des années 1960, la Sécurité sociale ne protège que les salariés et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui, par insouciance, méconnaissance ou dénuement ne sont pas soignés à temps. Petite mère courage, Mathilde va se battre pour sortir ceux qu'elle aime du sanatorium, ce grand paquebot blanc niché dans les arbres, où se reposent et s'aiment ceux que l'enfance ne peut tolérer autrement qu'invincibles.

  • L'une, Valentine Goby, est romancière. L'autre, c'est Charlotte Delbo, amoureuse, déportée, résistante, poète ; elle a laissé une oeuvre foudroyante. Voici deux femmes engagées, la littérature chevillée au corps. Au sortir d'Auschwitz, Charlotte Delbo invente une écriture radicale, puissante, suggestive pour continuer de vivre, envers et contre tout.
    Je me promets d'éclatantes revanches est un texte intime, un manifeste vibrant qui rend hommage au pouvoir des mots et de la langue, plus que jamais nécessaire.

  • "Marie G., faiseuse d'anges, dans sa cellule, condamnée à mort, l'une des dernières femmes guillotinées.
    Lucie L., femme avortée, dans l'obscurité de sa chambre.
    Henri D., exécuteur des hautes oeuvres, dans l'attente du jour qui se lève.
    De l'aube à l'aube, trois corps en lutte pour la lumière, à la frontière de la vie et de la mort."
    Valentine Goby.

  • Le rêve de Mamie Pommerol est de voler un jour. Juliette et sa soeur vont devoir mentir pour organiser une fête d'anniversaire mémorable.

  • Sept jours

    Valentine Goby

    Comme ils sont beaux. Mes enfants.
    Ils sont assis, tous les quatre, sur le muret. Immobiles. Silencieux. La maison dans le dos. En face, la mer.
    Ils regardent loin devant. Et loin derrière ; un soupir, un sourire pâle, un battement de cils. Les volets clos, les bagages posés sur le gravier, le soleil de septembre... c'est le décor d'un commencement ; d'un épilogue. L'un et l'autre peut-être.
    Un homme remonte l'allée, aveuglé de lumière. Dans sa main, il tient une Bible, le livre du début et de la fin ; ou l'inverse. Il ne sait pas que les quatre ombres assises là-bas, sur le muret, ont elles aussi peuplé un vide immense.
    Ébauché un monde.
    En sept jours.

    /> Quatre frères et soeurs se retrouvent, entre les murs de la maison où ils ont grandi. Seuls pour la première fois. En quête d'une rencontre. À la recherche d'un point de départ, au-delà des liens du sang.

  • « Vingt-sept ans d'absence. Vingt-sept anniversaires qui ont pris le dessus, année après année, sur le jour de naissance : ils n'ont plus compté l'âge écoulé de Sarah mais mesuré l'attente. » En 1982, Sarah a quitté la France pour Uummannaq au Groenland. Elle est montée dans un avion qui l'emportait vers la calotte glaciaire. Sa famille ne l'a jamais revue. Elle a disparu, corps et âme. Elle avait vingt-deux ans. Lisa, vingt-sept ans plus tard, part sur les traces de sa soeur. Elle découvre un territoire dévasté et une population qui voit se réduire comme peau de chagrin son domaine de glace. Valentine Goby, l'auteur de Qui touche à mon corps je le tue et Des corps en silence, nous emporte sur ces terres qui s'effacent dans un grand livre sur le désenchantement du monde.

  • Valentine Goby aborde ici ouvertement le récit autobiographique. Pour "Essences", elle revisite son enfance à Grasse, pays des parfumeurs et territoire du père, à travers les odeurs qui ont façonné les premières années de sa vie, de séduction en crises d'asthme. Plus tard, à Paris, à New York, à Hanoï et Manille, elle creusera la distance avec l'entreprise familiale, l'univers olfactif des origines, pour se forger une identité singulière dont la forme achevée sera le choix de la littérature.

  • Des corps en silence

    Valentine Goby

    "Elle imagine possible un mari fidèle, pour ça elle est prête à faire sa fille des rues, sa prostituée, sa courtisane. Tout plutôt que ça : qu'il couche ailleurs. Elle dit tout, elle pense tout, elle l'aime à se tuer."
    Deux femmes en résistance contre la fin du désir amoureux. À un siècle d'écart leurs chemins se croisent, se confondent, se séparent : l'une tente l'impossible pour reconquérir l'homme qu'elle aime, l'autre imagine une rupture radicale. Toutes deux refusent le silence des corps.

  • Fantine a abandonné sa fille aux Thénardier. Était-elle une mauvaise mère ? Telle est la question soulevée en classe un matin. En quoi cette histoire ancienne résonne-t-elle dans la vie de Sonia et Abdou ?

  • La fille surexposée

    Valentine Goby

    De 1900 à 1950 se multiplièrent les cartes postales coloniales : femmes-objets " couleur locale " ou costumées selon les standards aguicheurs du moment. Aujourd'hui l'artiste marocain Miloudi Nouiga balafre de peinture ces photos dans un geste doublement provoquant dénonçant à la fois le colonialisme d'hier et la censure présente des intégristes musulmans.
    De 1900 à 1950 se multiplièrent les cartes postales coloniales : femmes-objets " couleur locale " ou costumées selon les standards aguicheurs du moment. Aujourd'hui l'artiste marocain Miloudi Nouiga balafre de peinture ces photos dans un geste doublement provoquant dénonçant à la fois le colonialisme d'hier et la censure présente des intégristes musulmans. Valentine Goby s'inspire de cette révolte. Elle raconte le voyage d'une carte postale. L'image passe successivement du photographe qui prend le cliché dans les années 1920 à la prostituée marocaine qui pose, au soldat français qui achète la carte dans une boutique de Casablanca, années 1940 puis enfin à la petite fille française du militaire qui la retrouve aujourd'hui dans les papiers d'un héritage. Que voit-on vraiment ? De quoi, de qui parle-t-on ? Valentine Goby poursuit ainsi sa quête romanesque où le corps tient une place primordiale. La carte postale représentant la " fille surexposée " s'est projetée dans une peinture de Miloudi. Elle figure en couverture de ce livre et dans le musée imaginaire des révoltes de Valentine. On retrouve dans ce texte envoûtant la passion de celle-ci pour " les multiples mensonges de l'image " depuis sa construction voici cent ans jusqu'à sa reconstruction aujourd'hui en passant par toutes les métamorphoses de l'histoire. La fille surexposée est le septième volume de la collection " Pabloïd ". Inspirée d'une idée de Pablo Picasso, cette série comprend : Le baiser peut-être de Belinda Cannone, Au début de François Bégaudeau, Moi, j'attends de voir passer un pingouin de Geneviève Brisac, Chacune blesse, la dernière tue d'Anne Rabinovitch, La montre de l'Amiral de Dominique Pagnier et American gothic de Xavier Mauméjean.

  • Marie G., faiseuse d'anges, dans sa cellule, condamnée à mort, l'une des dernières femmes guillotinées. Lucie L., femme avortée, dans l'obscurité de sa chambre. Henri D., exécuteur des hautes oeuvres, dans l'attente du jour qui se lève. De l'aube à l'aube, trois corps en lutte pour la lumière, à la frontière de la vie et de la mort. Trois personnages pour trois destins qui vont se rejoindre dans la tragédie la plus implacable : l'assassinat légal.
    Un narrateur, Samuel Labarthe, et trois comédiens pour trois points de vue : Maureen Diot dans le rôle de l'avortée, fragile et blessée, Marianne Epin dans celui de l'avorteuse attendant son exécution et Bernard-Pierre Donnadieu, dans le rôle tabou du bourreau, maniaque et brutal.

  • Camille est née sans bras. Avant son déménagement cela ne posait de problème à personne mais dans ce nouveau collège, le regard des autres ne la quitte plus. C'est vrai qu'elle est impressionnante avec sa bouche et ses pieds d'une rare dextérité. Quand ils la voient nager comme un poisson, ses camarades n'en croient pas leurs yeux. Enfin, acceptée, l'enthousiasme de Camille l'anguille va gagner Halis, cet élève que l'on chahute à cause de son poids.
    Une magnifique réécriture de Murène par Valentine Goby qui traite du handicap et de la différence avec humour et intelligence.

  • Grâce à ses talents de grande menteuse, Juliette Pommerol se retrouve en séjour linguistique dans une famille anglaise typique. On retrouve avec plaisir ce personnage enjoué et entier, et partageons avec elle la nourriture et les habitudes des angliches. Réjouissant.

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