• Un homme parle à des animaux, c'est-à-dire à des êtres sans réponse. Il prononce Le Discours aux animaux qui est une suite de douze « promenades », une navigation dans l'intérieur - c'est-à-dire d'abord dans sa langue et dans ses mots. Un homme parle à des animaux et ainsi il leur parle des choses dont on ne parle pas : de ce que nous vivons par exemple, quand nous sommes portés à nos extrêmes, écartelés, dans la plus grande obscurité et pas loin d'une lumière, sans mots et proches d'un dénouement. Les autres siècles appelaient ça « crise intérieure », le nôtre « dépression ». Valère Novarina pense que c'est un état très nécessaire, très salutaire, à ne pas soigner : l'homme a encore beaucoup à se parler à lui-même...

  • Devant la parole

    Valère Novarina

    «Voici que les hommes s'échangent maintenant les mots comme des idoles invisibles, ne s'en forgeant plus qu'une monnaie : nous finirons un jour muets à force de communiquer ; nous deviendrons enfin égaux aux animaux, car les animaux n'ont jamais parlé mais toujours communiqué très-très bien. Il n'y a que le mystère de parler qui nous séparait d'eux. À la fin, nous deviendrons des animaux : dressés par les images, hébétés par l'échange de tout, redevenus des mangeurs du monde et une matière pour la mort. La fin de l'histoire est sans parole.»

  • Ensemble ? plus que recueil ? de neuf textes, La Quatrième Personne du singulier fait partie de ces livres 'théoriques' (mais tout aussi lyriques que théoriques) grâce auxquels Valère Novarina fait régulièrement le point sur son travail. Ici, les thèmes recoupent et prolongent ceux des précédents ouvrages de même registre (Le Théâtre des paroles, Lumières du corps, L'Envers de l'esprit). Avec peut-être un peu plus d'emportement, qu'il s'agisse de parler de la langue, française mais aussi hongroise, et du patois aussi bien, du théâtre toujours, de l'acteur, du sacré.

  • Le repas

    Valère Novarina

    Confronté au problème de l'adaptation théâtrale de certains de ses livres non directement écrits pour le théâtre, comme Le Discours aux animaux, ou difficiles à monter, comme Le Drame de la vie, et pour éviter des interventions extérieures hasardeuses, Valère Novarina a décidé de proposer lui-même aux éventuels metteurs en scène des adaptations en quelque sorte 'clé en mains'.
    Le Repas est une adaptation pour la scène des première pages de La Chair de l'homme.

  • Pendant la matière

    Valère Novarina

    Valère Novarina a consigné dans ces pages remarques et réflexions sur l'art, l'écriture, le théâtre, venant d'un « Cahier noir ». Il l'a fait à sa manière lapidaire et violente, non pas sur le terrain de l'analyse spéculative mais sur celui de la littérature, de la poésie.

    « Penser n'est pas avoir des idées, se composer une opinion ; penser, c'est attendre en pensée, avoir corps et esprit en accueil. De même parler, ça n'est pas traduire quelque chose en mot et savoir s'exprimer mais c'est attendre aussi la parole. »

  • Je suis

    Valère Novarina

    « Je suis » : les mots les plus usés qui soient. Cette pièce reprend, avec ses trois acteurs, ses trois actrices, plus trois musiciennes et trois machines bruyantes, tout ce qui s'écrit dans Pendant la matière et notamment que la poésie, le théâtre sont là pour rompre notre ensorcellement, pour lutter contre notre capture par les images, en ne représentant plus rien, en nous ouvrant sur la parole qui nous saisit et reste incompréhensible, en nous montrant « ce qui est certain parce que c'est impossible » : la résurrection. C'est la suite de Pendant la matière mais en rapides, en flots de mots, en syncopes, en comique. En vomique de la matière brute chutée brusquement dans des dialogues descendus tout droit de Platon... En un combat de chaque syllabe contre nos perpétuelles idées mécanistes qui toujours se reconstituent. En un combat qui se dit dans l'action, dans la danse, dans le chant des acteurs.

  • Le drame de la vie

    Valère Novarina

    2 587 personnages entrent et sortent, naissent et meurent. Ils sont animés par une pulsion suicidaire, comique (où le comique extrême rejoint l'extrême spiritualité) et allègre.

    En faisant ce livre, Valère Novarina a eu la vision de « l'accéléré » du temps : toutes les vies se réduisant à une entrée et une sortie, un instant très bref où nous aurions juste le temps de dire une phrase.

  • L'inquiétude

    Valère Novarina

    L'Animal du temps et L'inquiétude sont la réécriture, ou plus exactement l'écriture en deux parties, pour la scène, et pour un acteur, du Discours aux animaux.

  • L'animal du temps

    Valère Novarina

    L'Animal du temps et L'inquiétude sont la réécriture, ou plus exactement l'écriture en deux parties, pour la scène, et pour un acteur, du Discours aux animaux

  • La chair de l'homme

    Valère Novarina

    Valère Novarina transforme l'écriture théâtrale, il la pousse dans ses derniers retranchements, dans ses nouveaux territoires où naissent et s'épanouissent de nouvelles formes. La Chair de l'homme est un texte constitué de dialogues et de monologues alternés, amples, puissants, spectaculaires. Des multitudes de « personnages », ou une « voix », épuisent la langue, son passé, son présent, son futur : son « histoire ». Ce sont des déclamations, des éructations, des étonnements, des colères, des fureurs, des angoisses totales, de la misère, une incroyable richesse de mots, d'images, de sons. Tout cela pour dire la solitude de l'homme, sa bestialité tout autant que son esprit captif, sa pesanteur tout autant que sa gloire, sa grandeur, sa finitude, la viande et l'âme.

  • Cette pièce a été mise en scène par l'auteur d'abord à Avignon, en 1989, puis à Paris et dans quelques villes de province. C'est une pièce sur la « lumière » et la « nuit » que transmet la parole mais aussi un catalogue d'humanité fort large où l'on trouvera par exemple la Femme aux chiffres, le Chercheur de Falbala, plusieurs sortes d'enfants pariétaux et un être sans mesure : Autrui !

  • Ce volume réunit les cinq premiers textes publiés par Valère Novarina et qui étaient épuisés : L'Atelier volant, Le Babil des classes dangereuses, Le Monologue d'Adramélech, La Lutte des morts, Falstafe.

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