• Le 1er janvier, Tristan Bernard (1866-1947) entre dans le domaine public et, avec quatre titres, dans la catalogue numérique de la Bibliothèque malgache (collection « Bibliothèque littéraire »).
    Plus connu peut-être pour ses traits d'esprit que pour ses oeuvres, il a lui-même contribué à faire oublier que celles-ci sont pleines de ceux-là.
    Voici l'occasion de le vérifier, et de s'en réjouir.
    Mémoires d'un jeune homme rangé, premier roman en solitaire d'un écrivain qui ne s'y était risqué, auparavant, qu'en compagnie, préférant écrire des pièces de théâtre pour mettre en valeur ses qualités de dialoguiste. Daniel Henry y cherche son personnage, comme un comédien qui ne saurait quel habit endosser. Ses vêtements causent d'ailleurs quelques soucis à un jeune homme toujours en train de se demander comment le voient les autres. Et les réponses qu'il apporte lui-même ne le satisfont guère, jusqu'au moment où Berthe Voraud semble s'intéresser à lui. Mais le chemin vers leur union est tortueux.

    Supplément

    Une étude de caractère, sans faire l'économie de l'aspect physique (« Il est gras ; il n'est pas rose. »). Parue dans La Presse en 1900, elle est signée Francis de Croisset : « Il a l'observation minutieuse et analytique. Il scrute le coeur humain à coups d'épingles. Il le fouille de ses ongles courts, avec le plaisir aigu et chatouilleur qu'on ressent à gratter un bouton. »

  • Tristan Bernard (1866-1947)

    "La chambre où j'écris est au troisième étage d'un hôtel du Havre. Elle donne sur un des bassins. Mais à quoi bon décrire ce que je vois ? Ce n'est pas pour cela que j'ai pris la plume. J'écris pour moi tout seul. J'écris parce que je n'ai personne à qui parler. Et comme je ne veux pas que ces pages traînent, je les enverrai sous des initiales dans un bureau de poste de Paris, toujours le même pour ne pas me tromper.
    Je me regarde dans la glace, je ne suis ni beau ni laid, ni grand ni petit. J'ai trente-quatre ans. Il y a des personnes qui me donneront moins, d'autres plus. Mais quand je dirai mon âge, elles n'insisteront pas, car cette évaluation ne leur tient pas à coeur. Mon nez paraît un peu pointu depuis que je ne porte plus que la moustache. J'ai des cheveux châtain clair pas très dociles. Quand je me coiffe avec une raie, ça ne tient pas.
    J'ai un peu d'instruction, j'ai passé mon bachot. Au lycée, je n'ai pas fait sensation. Il y avait des professeurs qui me jugeaient intéressant, mais la plupart ne faisaient pas attention à moi.
    Je me suis marié de bonne heure, à vingt-quatre ans, et j'ai divorcé il y a trois ans. Ma femme me trompait.
    C'est moi qui ai pris les torts à mon compte. Ce n'était pas une mauvaise créature. Elle réfléchissait peu, voilà tout.
    Elle écoutait facilement les gens quand ils lui plaisaient. Moi, elle ne m'a pas écouté longtemps.
    Elle vit avec son amant, qui n'est pas non plus un mauvais type. Je sais qu'ils ne sont pas très heureux au point de vue matériel. Jusqu'à présent, je lui ai servi régulièrement sa pension. Maintenant, ça commence à être dur.
    J'ai eu beaucoup d'ennuis d'argent..."

    Paul Duméry, un ancien assureur, assassine l'un de ses créanciers et le vole. Il doit fuir car la police va très vite le soupçonner. Pendant sa cavale, il rédige son journal...
    Roman à découvrir ou redécouvrir.

  • Le Marquis des stades est un hommage aux champions autant qu'aux sportifs amateurs. Cyclistes, boxeurs, footballeurs, Tristan Bernard témoigne ici, avec humour parfois, de l'admiration qu'il avait pour les athlètes de tout poil !
    Tristan Bernard (1866-1947), fut de toutes les aventures intellectuelles de son époque. Auteur des Pieds nickelés, proche de Léon Blum, Marcel Pagnol ou Jules Renard, il est de la première rédaction de L'Humanité (1904) avant de contribuer aux débuts du Canard enchaîné en 1917.

  • Le 1er janvier, Tristan Bernard (1866-1947) entre dans le domaine public et, avec quatre titres, dans la catalogue numérique de la Bibliothèque malgache (collection « Bibliothèque littéraire »).
    Plus connu peut-être pour ses traits d'esprit que pour ses oeuvres, il a lui-même contribué à faire oublier que celles-ci sont pleines de ceux-là.
    Voici l'occasion de le vérifier, et de s'en réjouir.
    Contes de Pantruche et d'ailleurs est une collection de vingt-sept histoires fantaisistes et plaisantes. Des explorateurs européens en quête de cannibales africains n'en trouvent pas mais sont amenés à déguster leurs porteurs. L'Académie donne des prix à des ouvrages publiés d'abord sous d'autres titres, sans se soucier de cohérence. Le roi Dagobert entend le peuple murmurer et retourne, outre sa culotte, sa veste, son bonnet royal et ses pantoufles. Pierre Arabin meurt et renaît, pour la grande joie de ses amis tandis que les dames trouvent ses souvenirs un peu tristes. Etc.

    Supplément

    En guise de préface, les extraits du Journal de Jules Renard où celui-ci fournit quelques fragments pour faire, sans le vouloir, le portrait d'un homme qu'il fréquentait beaucoup : « une petite tête d'enfant chaude comme une pomme de terre en robe de chambre. »

  • Le 1er janvier, Tristan Bernard (1866-1947) entre dans le domaine public et, avec quatre titres, dans la catalogue numérique de la Bibliothèque malgache (collection « Bibliothèque littéraire »).
    Plus connu peut-être pour ses traits d'esprit que pour ses oeuvres, il a lui-même contribué à faire oublier que celles-ci sont pleines de ceux-là.
    Voici l'occasion de le vérifier, et de s'en réjouir.
    Dans Les veillées du chauffeur, on croisait Sherlock Holmes. En suivant l'idée, Tristan Bernard place dans Mathilde et ses mitaines une enquête entre les mains d'une femme qui seconde avec zèle son mari, un vrai policier celui-là. Pour une intrigue assez tirée par les cheveux grâce à une jeune femme recueillie une nuit, en bas de chez lui, par Firmin Remongel, instantanément tombé amoureux de cette brève apparition. Les apaches font du bruit dans les rues de Belleville, le quartier n'est pas très sûr mais il s'y passe des choses encore plus étranges que ne le laissent penser les premiers indices. Pour compléter l'information, il faudra d'ailleurs aller jusqu'au Havre et à Bruxelles.

    Supplément

    Dans la revue de presse, André du Fresnois, peu amateur de romans policiers, s'étonne sur un air guilleret. Et Paul Souday se fait moralisateur.

  • Le Classcompilé n° 143 contient 21 oeuvres de Tristan Bernard.
    Tristan Bernard, nom de plume de Paul Bernard né à Besançon le 7 septembre 1866 et mort à Paris le 7 décembre 1947 , est un romancier et auteur dramatique français. Il est célèbre pour ses mots d'esprit. (Wikip)
    Version 2.0 : Mémoires d'un jeune homme rangé, Un mari pacifique, Secret d'état, Nicolas Bergère, Contes de Pantruche et d'ailleurs, Voyageons

    CONTENU

    THÉÂTRE
    LE FARDEAU DE LA LIBERTÉ 1897
    SILVÉRIE, OU LES FONDS HOLLANDAIS (ILLUSTRÉ) 1898
    LE SEUL BANDIT DU VILLAGE (ILLUSTRÉ) 1898
    CONGÉ AMIABLE 1903
    LES COTEAUX DU MÉDOC 1905
    MONSIEUR CODOMAT 1907
    LE DANSEUR INCONNU 1909
    LES DEUX CANARDS 1913
    LE CORDON BLEU 1923
    JULES, JULIETTE ET JULIEN OU L'ÉCOLE DES SENTIMENTS 1929
    ROMANS
    MÉMOIRES D'UN JEUNE HOMME RANGÉ (ILLUSTRÉ) 1899
    UN MARI PACIFIQUE 1901
    SECRETS D'ÉTAT 1908
    NICOLAS BERGÈRE 1911
    MATHILDE ET SES MITAINES 1912
    LE TAXI FANTÔME 1919
    AUX ABOIS 1933
    RÉCITS ET CHRONIQUES
    CONTES DE PANTRUCHE ET D'AILLEURS (ILLUSTRÉ) 1897
    AMANTS ET VOLEURS 1905
    CITOYENS, ANIMAUX, PHÉNOMÈNES 1905
    VOYAGEONS 1933
    Les livrels de lci-eBooks sont des compilations d'oeuvres appartenant au domaine public : les textes d'un même auteur sont regroupés dans un eBook à la mise en page soignée, pour la plus grande commodité du lecteur. On trouvera le catalogue sur le site de l'éditeur.

  • Nicolas Bergère

    Tristan Bernard

    • Bookelis
    • 2 Novembre 2018

    Bernard Tristan - Nicolas Bergère : Le destin favorise-t-il vraiment Nicolas Bergère ? Ou Nicolas Bergère ne fait-il que se soumettre à ses caprices ? Dans ce roman qui décrit l'arrivée à Paris d'un jeune homme et son succès de boxeur, le héros se laisse porter de rencontres en événements comme s'il n'était impliqué par aucun. Jeux de hasards générateurs de fortune comme de ruine, activités louches ou entraînements intensifs, amitiés ou amours, Nicolas touche à tout alors que tout semble glisser sur lui sans presque l'atteindre. Non pas qu'il ne réagisse pas. Il en tire les leçons, s'active et atteint son but quand il le faut ! « Un paresseux est un homme qui ne fait pas semblant de travailler, écrit Tristan Bernard. La paresse est utile à cause de l'effort qu'elle demande pour la surmonter. Il ne faut compter que sur soi-même et encore pas beaucoup. » Mais Nicolas Bergère, lui, est un paresseux contrarié, un passif qui trouve plaisir dans la lutte.

    Un roman fort bien documenté par Tristan Bernard familier des milieux de la boxe et proche du boxeur français Georges Carpentier dont il fut le témoin de mariage. Mais alors que le roman Battling Malone de Louis Hémon s'inspire assez largement du jeune Carpentier, le rapprochement est moins immédiat, ici, dans cette fiction de Tristan Bernard.

  • Un mari pacifique

    Tristan Bernard

    • Bookelis
    • 2 Novembre 2018

    Bernard Tristan - Un Mari pacifique : Pour Daniel Henry, quelques temps après son mariage avec Berthe Voraud, la vie continue comme elle avait commencé. Il a obtenu un poste peu contraignant dans l'entreprise de M. Voraud, la passion de Berthe s'estompe peu à peu et un bébé arrive... S'il est toujours étriqué et conformiste, se coulant dans le moule de ce que l'on attend de lui, un événement va le réveiller : Berthe a une liaison avec son meilleur ami. La critique sociale, par Tristan Bernard, de la vie des bourgeois de son temps est ici plus subversive qu'humoristique dans cette suite des Mémoires d'un Jeune-Homme rangé.

    Proche de Léon Blum, Jules Renard, Lucien Guitry, Paul Gordeaux, Marcel Pagnol, et de bien d'autres, célèbre pour ses jeux de mots, ses mots croisés et son théâtre de boulevard, écrivain-chroniqueur-sportsman-gastronome, Tristan Bernard fut aussi un écrivain romanesque à succès. Il contribua au genre policier par son recueil Amants et Voleurs (1905) et plusieurs autres romans. Arrêté comme juif en 1943 et interné à Drancy, il échappe de peu à la déportation. Parue dans La Presse en 1900, cette phrase de Francis de Croisset résume fort bien notre auteur: « Il a l'observation minutieuse et analytique. Il scrute le coeur humain à coups d'épingles. Il le fouille de ses ongles courts, avec le plaisir aigu et chatouilleur qu'on ressent à gratter un bouton. »

  • Le 1er janvier, Tristan Bernard (1866-1947) entre dans le domaine public et, avec quatre titres, dans la catalogue numérique de la Bibliothèque malgache (collection « Bibliothèque littéraire »).
    Plus connu peut-être pour ses traits d'esprit que pour ses oeuvres, il a lui-même contribué à faire oublier que celles-ci sont pleines de ceux-là.
    Voici l'occasion de le vérifier, et de s'en réjouir.
    L'automobile n'a pas changé seulement le voyage, elle a aussi modifié le voyageur et les lieux mêmes dans lesquels il se déplace. Les anecdotes vécues ou imaginées rassemblent, sous forme humoristique, les avantages et les inconvénients de la nouveauté. Avec une belle collection d'attitudes diverses devant la machine devenue le point de repère absolu en fonction duquel s'organise désormais la vie sociale. Les veillées du chauffeur, plus de cinquante variations sur le même thème, avec l'apparition, de temps à autre, d'une bicyclette ou d'un cheval.

    Suppléments

    Gloire à l'auto, un texte de Tristan Bernard écrit pour Le Matin au moment où son livre était publié. Et une courte revue de presse.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Tristan Bernard (1866-1947)

    "Les événements singuliers que je me propose de relater ici sont à la vérité trop graves et trop récents pour que je puisse donner des noms réels aux personnages de cette histoire, et au pays où elle s'est passée. Je dirai seulement que l'État dont il sera question ici - et que nous appellerons la principauté de Bergensland - se trouve dans l'Europe centrale ; sa capitale - nommons-la Schoenburg - est une ville très importante, dont la population dépasse de beaucoup le chiffre de deux cent mille habitants. Je donne ici un nombre très au-dessous du nombre réel, afin de ne pas fournir de trop claires indications.
    Il est assez curieux que j'aie été amené à occuper dans cette ville une situation élevée, moi qui avais végété au quartier Latin en donnant des leçons de français à un seul élève, un jeune homme borné et paresseux, qu'une riche famille de snobs lançait de force dans le journalisme mondain.
    Chaque mois, mon élève me remettait dix louis sur les trois cents francs que sa mère lui allouait pour ses leçons. Je lui libellais un reçu de trois cents francs qu'il montrait à sa famille. J'avais commencé, par un scrupule de conscience un peu hypocrite, par exiger qu'il vînt chez moi trois ou quatre fois par semaine. Les premiers jours, j'avais essayé consciencieusement de lui donner une leçon, mais, devant son air rébarbatif, je pris le parti de lui lire à haute voix de bons auteurs, de façon à perfectionner son style.
    Je feignais de ne pas voir qu'il dormait, et je lisais pour moi, ce qui était assez agréable. Ainsi, je touchais une faible somme qui m'aidait à vivre, je me perfectionnais dans l'étude de nos classiques, et mon élève, tout en augmentant sa pension de cent francs, se reposait de ses nuits de fatigues. Jamais trois cents francs ne furent mieux employés.
    Cependant j'aurais bien voulu trouver un autre emploi pour m'assurer une existence moins étroite."

    Humbert, jeune professeur de français assez paresseux, est engagé par l'ambassade du Bergensland, petite principauté germanique. En poste dans la capitale, il est chargé de traduire et d'informer le premier ministre des nouvelles de France... Il devient vite au parfum des petits et grands secrets des hommes forts du gouvernement...

  • Tristan Bernard (1866-1947)

    "La guerre et quatre ans avaient fait de ce jeune lycéen un lieutenant d'artillerie aux larges épaules, et transformé en une grande demoiselle blonde une petite fille de mil neuf cent quatorze, Marie-Louise Dacquin, la fille du banquier. L'artilleur, c'était Jacques Arnaud Lambelle, le fils de l'historien.
    Ils se rencontraient, ce soir-là, chez Mme Alban, dans une célèbre salle à manger littéraire où l'on invitait des académiciens souriants et féroces, pour les mettre en présence des candidats à l'Académie, qui arrivaient la gorge découverte, tels, jadis, les clients du Minotaure.
    La période électorale s'était ouverte par la disparition du philosophe Claudis, passé d'une immortalité provisoire à un trépas bien révolu. Pierre Lambelle, l'historien, et Pachol, l'ancien ministre, avaient posé chacun une main d'emprise sur le fauteuil de Claudis, où s'étaient assis pesamment, au cours de trois siècles, quelques écrivains célèbres et une douzaine de graves personnages oubliés.
    La maîtresse de la maison détestait Pachol depuis qu'un jour il avait laissé sans réponse une demande de cartes pour la Chambre. Aussi favorisait-elle la candidature de Lambelle, et l'avait-elle invité ce soir-là, en même temps que deux académiciens influents.
    Le fils Lambelle, à table, s'était trouvé placé à gauche de Mlle Dacquin, dont il s'occupa bientôt exclusivement, car son autre voisine était une vieille fille vorace qui ne cessait de mâcher de la nourriture, en remuant de fond en comble son visage bistre sous les deux moustaches de ses sourcils.
    Marie-Louise, à un moment, tourna légèrement la tête et il sembla à Jacques que la ligne de son cou était d'une grâce sans égale. Il décida - un bon vin de Bourgogne aidant - qu'il aimerait pour la vie cette personne. En conséquence de quoi, à part celui-là, il lui dit tous les secrets de son coeur."

    Juste après la première guerre mondiale, Jacques, jeune officier au discours anarchisant, est amoureux de Marie-Louise. La famille de cette dernière voit la chose d'un mauvais oeil. L'élection du père de Jacques à l'Académie pourrait changer la donne... mais Pierre Lambelle a un sérieux adversaire : l'ancien ministre Pachol. Pendant ce temps-là, des cambriolages ont lieu et toujours un mystérieux taxi est aperçu non loin ...
    Court roman suivi de 8 nouvelles.

  • Cet ebook bénéficie d'une mise en page esthétique optimisée pour la lecture numérique.


    « Mon cher Coolus, je te dédie ce livre que tu connais bien. Il devait d'abord s'appeler : Héros misérables et Bandits à la manque, mais c'était un peu long et j'ai fini par lui donner ce titre d'Amants et Voleurs, qui ne s'applique pas à toutes les nouvelles du volume, et qui s'applique mal à quelques-unes. Ces amants débiles ne sont pas du modèle généralement adopté ; je crois cependant qu'il en existe sur la terre un certain nombre de cette faible trempe. Quant à ces voleurs, la plupart manquent évidemment d'énergie ; ils se comportent à peu près comme se fût comporté l'auteur, si les circonstances de sa vie l'eussent dirigé vers la carrière du crime. C'est le plus souvent le hasard, qui incline ces jeunes hommes au courage ou à la lâcheté, qui les pousse vers l'héroïsme ou vers l'infamie. Tu m'as dit que tu aimais certains d'entre eux. J'espère que d'autres lecteurs, bien que moins indulgents que toi regarderont pourtant avec un peu de sympathie ces timides canailles et ces héros sans vaillance. » -Tristan Bernard

    Ces quinze nouvelles dressent le portrait d'amants professionnels, d'assassins, de voleurs et de tricheurs dans un Paris d'avant guerre aux quartiers mal famés. Ces hommes aux moeurs bien sombres sont décrits ici avec une touche d'humanité et une certaine désinvolture laissant au lecteur une vague impression d'angoisse...

  • Extrait : Je lui ai dit simplement que j'avais parié vingt-cinq louis qu'elle ne me tromperait pas dans les quinze jours avec ce Hollandais... J'ai surtout insisté sur les vingt-cinq louis. Si elle est tentée d'oublier ses devoirs, elle n'oubliera pas le chiffre en question.

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