• Noël aux loups, noël aux corbeaux, noël aux sangliers. Trois noëls, trois solstices d'hiver que Jean-Loup Trassard nous décrit pour que nous sentions la terre de forêt d'hiver noire et lourde, les arbres qui connaissent bien la terre, le vent et le ciel, les animaux et les hommes qui vivent ce moment particulier de l'hiver de façon particulière.

  • "Voilà réunis quinze récits menuisés au cours des récentes années. Un poète russe est tant amoureux qu'il va chevaucher la Volga, un homme de gauche grisé par son pouvoir sur quelques amis incline vers la dictature. C'est pour assister à une très particulière mise à mort que le village se rassemble. Et l'ingénieur de la mine de cuivre, est-ce lui qui a rencontré une actrice ? Comment les trois paysans ivres ont-ils trouvé le trou de la serrure ? À l'évidence, le passé s'augmente d'un avenir ! Le sacristain qui tout à l'heure contait l'église voudra sonner les cloches et le marchand de bestiaux, son camion grand ouvert, redouble cris et coups de bâton sur le dos des vaches."
    J.-L. T.

  • Ayant cédé la ferme à son fils, Vincent Loiseau, âgé de soixante-quinze ans ou plus, demeure quand même à La Hourdais, dans sa famille, et s'y contente des tâches que son fils lui laisse faire.
    Selon le désordre de la mémoire, mais avec minutie et un humour discret, il raconte sa vie de retiré sur place, les travaux qui l'occupent et ceux qu'il accomplissait autrefois. C'est l'entretien des haies, son ouvrage préféré. Il en détaille le charme, en exprimant aussi sa profonde solitude. Une solitude dont il se console par un heureux contact avec les choses, les plantes et les animaux.
    Son monologue permet d'entrer dans une ferme, d'écouter les voix paysannes tout au fond du bocage, car il est l'occasion d'un jeu avec la langue restituant la façon singulière dont l'homme de la terre ressent ce qu'il fait, ce qu'il touche, et comment il le dit.

  • "C'était hier, au XXe siècle, le forgeron d'un petit hameau de l'Ouest profond - la Mayenne - m'a permis d'entrer dans sa forge et pendant plusieurs jours d'un été incertain m'a conté son amour du métier et surtout montré son travail, les péripéties du combat entre le fer et le feu, avec l'eau qui feule sous la trempe et la corne fragile des chevaux dont le maréchal ferre le pied. Cette confiance de l'artisan me permet de vous murmurer à mon tour, dans la pénombre et l'odeur de ferraille, le poème des éléments."

    Jean-Loup Trassard.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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